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samedi 9 août 2025

 

Château de Montségur

Sur le pog de Montégur ont été relevés des témoignages d'occupation préhistorique (âge du Bronze final, de la Tène III et du Bas Empire) ainsi que les traces de trois occupations médiévales successives dont un premier château féodal disparu, déjà en ruines au début du XIIIe siècle. Réédifié en 1204 à la demande de parfaits cathares, il est associé à un village fortifié (castrum). Après la reddition de 1244, le château est reconstruit au cours de la deuxième moitié du XIIIe siècle. Le castrum de Montségur a abrité, à partir de 1232, la haute hiérarchie de l'église cathare. En 1243, Montségur fut assiégé pendant dix mois par une armée de dix mille hommes dirigée par le Sénéchal de Carcassonne et l'Evêque de Narbonne. Après la prise du Roc de la Tour, l'assaillant investit la montagne et prépara le siège qui eut lieu en 1244. Au moment du siège, 500 personnes environ vivaient au sommet du pog. Après la reddition du château par le seigneur du lieu, le 16 mars 1244, 225 parfaits et parfaites périrent sur le bûcher installé dans un champ au pied du château (dit "champ des Cremats"). Cette tragédie marqua la fin du mouvement cathare dans le Midi de la France. En 1968, a été mis en place un important programme de fouilles qui ont porté sur le château lui-même et ses abords, l'agglomération du village, les postes de défense avancés. Cette recherche, libérée du contexte mystique qui entoure le site, a permis d'acquérir deux certitudes : d'une part, en 1244, la population assiégée ne vivait pas dans le château mais dans le castrum (village fortifié), et d'autre part, l'actuel logis-donjon est postérieur à l'occupation cathare. Il peut être daté de la deuxième moitié du XIIIe siècle, il correspond à une phase Montségur III. Reconstruit probablement par les seigneurs de Lévis, pour abriter une garnison, il rentre alors dans le réseau des fortifications mises en place par l'administration royale pour la défense de la frontière sud du royaume de France (telles Peyrepertuse, Puylaurens, Queribus, Aguilar...). Son édification a nécessité le réaménagement de la plate-forme sommitale où des remblais ont été aménagés avant l'élévation des murailles. Ces mesures ont bouleversé les structures antérieures. On est passé d'un castrum féodal à une forteresse militaire avec un ensemble de bâtiments bien disposés autour d'une cour centrale. Sa construction témoigne d'un grand savoir-faire en matière d'architecture militaire : les archères, à étrier (base triangulaire) ou à "bèche" (type rencontré sur les constructions royales dans le sud de la France), sont datables du deuxième tiers du XIIIe siècle. La défense était complétée par les hourds en bois placés sur le couronnement du donjon et du mur-bouclier qui faisait face à la dépression rocheuse située à l'est du château. Hourds et archères permettaient des tirs superposés, pour mieux protéger la base des murs. On suppose que le château a été par la suite progressivement délaissé après l'union du Comté de Foix à la France. Au XIXe siècle, ses murailles ont servi de carrière de pierre : la collecte de pierre de parement a occasionné notamment le délabrement des archères. Pendant la reconstruction du château et l'occupation postérieure du site, l'ancien village cathare a été utilisé comme décharge. Le mobilier exhumé est très difficile à dater à cause de l'enchevêtrement des couches archéologiques du sol. Dans les remblais, au pied des murailles, ont été trouvés des éléments de construction (clouterie, fragments de tuiles, de carreaux de dallage), de la céramique, de nombreuses monnaies, ainsi qu'un très grand nombre de boulets de pierre datant du siège de 1244. Les fouilles réalisées sur les versants nord-ouest et ouest ont permis de dégager l'agglomération médiévale, entourée d'une enceinte, qui se développait autour et en contrebas de l'actuel donjon. Bien que ce fut une occupation temporaire, elle était parfaitement adaptée au relief calcaire, avec ses murs en pierre sèche, ses terrassements utilisant au mieux les barres rocheuses. A l'extérieur de l'enceinte se trouvaient un chemin protégé avec lices, peut-être avec fossé sec, et deux ouvrages de défense avancés (barbacane et poste de guet) qui protégeaient le château et la partie principale du village du reste de la montagne. Des citernes collectrices d'eau pluviale assuraient l'alimentation en eau. La roche a été aplanie pour rendre les sols praticables et tout un réseau de communication a pu être mis en évidence : passages (via, carriera), escaliers de pierre, cheminements (sur remblais, murs de soutènements). Ces ruelles permettaient l'accès aux logis ainsi qu'aux dépendances (magasins, réserves...). Les maisons présentaient une architecture de pierre et de bois : il s'agissait sans doute de logis rudimentaires aux toits recouverts de matériaux périssables. Les documents témoignent d'une activité commerçante. Les vestiges ont démontré que les habitants pratiquaient aussi une activité agro-pastorale. Le pog ou pech de Montségur est un relief calcaire culminant à 1207 mèètres, à la fois érigé et massif, curieusement isolé au milieu d'une vallée d'origine glacière. Excepté le versant méridional orienté vers le village actuel de Montségur, tous ses autres versants sont très escarpés. Au sommet du pog, les vestiges de la forteresse présentent, du nord-ouest à l'est, un donjon rectangulaire (20 m X 9 m) auquel est soudée une enceinte oblongue ayant la forme d'un polygone irrégulier (80 m X 25 m environ). Cette courtine se termine à l'est par un "mur-bouclier" dont le crénelage a disparu. Mais les corbeaux extérieurs sont les témoins en place de l'ancien hourdage, construit très en surplomb pour concentrer le tir au-dessus de cette zone fragile. Une passerelle moderne permet d'accéder à la cour intérieure par la porte sud, protégée par un assommoir. On retrouve dans le château les vestiges de sept archères, cinq dans les murs de la salle basse du donjon (mur nord, mur est et mur sud) et deux au sommet du mur-bouclier. Ces archères, destinées au tir à l'arc ou à l'arbalète, comportent une fente droite à ébrasure triangulaire ou étrier, ou une extrémité à "bèche" c'est-à-dire à évasement à la base. Il n'y a pas de trace de fortifications rajoutées sur le contour actuel du château de Montségur : il s'agit d'un ensemble cohérent, homogène, en moyen appareil lisse, qui répond à un seul et même plan de construction. Les vestiges du village s'étagent au pied du château actuel, sur ses versants nord-ouest et nord. 

 Éléments protégés MH: les ruines du château : classement par liste de 1862. Les vestiges archéologiques se trouvant sur le Pog de Montségur, constitué par le village au pied du château, les lignes de défense situées sur les versants Nord et Sud, le poste de guet du Roc de la Tour : classement par arrêté du 3 mars 1989. 

château de Montségur 09300 Montségur 

Téléphone : 05 61 01 06 94

 

dimanche 3 août 2025

 

Château de Léran

Fief médiéval modeste, il appartient à la branche cadette des Lévis-Mirepoix jusqu'au XVIIIe siècle. L'ancienne forteresse de Guy de Lévis, en partie détruite au moment des guerres de Religion, est reprise en grande partie au XVIIe siècle par Gabriel et Catherine de Lévis. Le château appartient jusqu'en 1757 à la branche cadette des Lévis-Mirepoix, qui l'abandonne à cette date. En 1851, le duc Adrien Charles Guy Athanaze décide de faire de la forteresse de Léran le château de la famille. Une représentation antérieure à cette intervention témoigne d'un bâtiment de plan rectangulaire, massif, doté de bretèches et de petites ouvertures. Grâce à la fortune de sa riche épouse, Hildegarde de Mérode-Westerloo, le duc de Lévis-Mirepoix commande à l'architecte parisien Clément Parent (1823-1884) une restauration et une quasi reconstruction de l'édifice du XVIIe siècle. Les travaux sont réalisés entre 1875 et 1883 (Clément Parent réalise à la même date, 1876, le château des Lévis à Montigny-le-Ganelon). L'édifice est transformé dans le goût néo-médiéval en vogue. Les intérieurs sont fastueusement décorés, utilisant des remplois gothiques (cheminée du palais épiscopal et de la résidence de Philippe de Lévis). Des verrières sont l'oeuvre de Ernest Lamy de Nozan. De la forteresse primitive, il ne reste que les douves, la base des murailles et l'emplacement du pont-levis. Le bâtiment principal, de plan quadrangulaire, est construit en pierres de taille et conserve une allure massive médiévale. La silhouette du château adopte une facture néo-médiévale par l'adjonction de hauts combles percés de lucarnes. La cour d'honneur est fermée par deux ailes aux pignons flanqués d'échauguettes, reliées par une arcature ajourée. Elle conduit à un escalier monumental en remplacement de l'ancien escalier. Dans la salle des gardes, la cheminée de l'ancien palais épiscopal de Mirepoix a été récupérée. 

Éléments protégés MH: le grand escalier Louis XIII, la cheminée provenant de Mirepoix, la bibliothèque au deuxième étage avec les boiseries et les vitrines et sa cheminée, la grande salle d'honneur au deuxième étage : inscription par arrêté du 12 juin 1986. 

 château de Léran 09600 Léran

   

 

Château de Gargas

Logis du XVIIe siècle, dont l'aile nord renferme quelques éléments d'un logis antérieur du XVe siècle. Au rez-de-chaussée les pièces ont été refaites au XIXe siècle, mais au premier étage, plusieurs pièces; le salon-bibliothèque, les chambres et le corridor, conservent des décors de gypseries, des cheminées recouvertes de stucs, réalisés dans les deux dernières décennies du XVIIe siècle. L'entrée du logis se fait dans l'angle nord ouest par une élégante porte surmontée d'un linteau sculpté portant la date 1632. A l'intérieur de l'édifice, un escalier rampe sur rampe dessert les trois niveaux. Éléments protégés MH: le château, à l'exception des parties classées: inscription par arrêté du 14 octobre 1997. Les trois pièces du premier étage de l'aile ouest ayant un décor de gypseries : classement par arrêté du 4 mai 1998. 

 château de Gargas 09500 Viviès 

Téléphone : 06.71.62.25.29 

 

 

Château de Crampagna

La position stratégique du piton explique son occupation dès l'époque romaine. Différentes campagnes de constructions sont réalisées au cours des XIVe, XVIIe et XVIIIe siècles. Le château de Crampagna connut d'importants combats durant des guerres de Religion et fut pris en 1586 par le sire d'Anelon, protestant. L'enceinte n'est plus très visible. La partie XIVe siècle comprend une masse rectangulaire ornée d'une fenêtre en plein cintre au sud, et une fenêtre trilobée au nord. Elle contient la chapelle pièce ogivale avec des sculptures à la retombée des nervures et une porte gothique. A l'angle, une tour qui devait être le premier donjon. C'est là que se trouvent l'escalier à vis et le cachot. La construction du XVIe est contigüe à la précédente au nord. Pourvue de mâchicoulis et de rainures destinées au jeu des madriers. La troisième partie qui date de 1712, est en gros moëllons et montre, au sud, quelques ouvertures Renaissance. Elle renferme de grandes salles aux voûtes cintrées. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures : inscription par arrêté du 19 juillet 1977.la totalité du château de Crampagna: inscription par arrêté du 17 septembre 2015. 

 château de Crampagna 09120 Crampagna 

Téléphone : 05 61 05 31 47 

 

Château de Savignac-les-Ormeaux

Le château actuel, remanié sous la Restauration, conserve intactes les deux façades nord et ouest datables du XVe siècle. La façade sud, remaniée sous la Restauration, présente un avant-corps plaqué sur le bâtiment du XVe siècle, exemple curieux d'une architecture rustique locale. Il s'agit d'une façade à trois étages flanquée de deux tourelles-pigeonniers avec toiture à quatre pans recouverte d'ardoises taillées en écaille. Le bâtiment du XVe est constitué par le quadrilatère visible depuis l'angle nord ouest du château. Il est souligné par un rang de corbeaux qui soutiennent la toiture, et par deux échauguettes, l'une carrée sur corbeaux, l'autre circulaire en cul de lampe. A l'intérieur, l'escalier se développe sur trois étages, plafond à la française à la peinture gris clair à liseré rouge. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 10 décembre 1976. 

 château de Savignac 09110 Savignac-les-Ormeaux

 

 

Château de Nogarède

Château à l'origine féodal cantonné de quatre tours avec sa chapelle aux abords immédiats. L'aspect primitif a été modifié par percement de meneaux, arasement d'une tour à la Révolution, et percements au XVIIIe siècle. Il s'agit d'un édifice de briques et de pierres, de style Renaissance de la plaine garonnaise. Décor antiquisant avec colonnes cannelées, chapiteaux doriques, ioniques ou corinthiens, plaqué sur une structure de type féodal. La porte de 1550 s'ouvre sur un escalier à vis. La salle du premier étage avec sa cheminée du XVIe siècle est décorée de peintures murales. Une autre pièce présente un plafon peint du XVIIe siècle. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; la grande salle avec sa cheminée et la chapelle : inscription par arrêté du 26 octobre 1989. 

 château de Nogarède 09130 Sieuras

   

 

Château de Queille

Construction de plan rectangulaire, datant probablement de la fin du XIIe siècle et sensiblement modifié depuis. Des baies géminées ont été bouchées ou remplacées par des baies rectangulaires. Quelques baies du XIVe siècle conservent encore leur croisillon de pierre. Les façades s'élèvent de quatre étages et présentent, au-dessus du premier et à la partie haute du quatrième étage, une suite de corbeaux de pierre qui devaient supporter un chemin de ronde et des mâchicoulis. 

 Éléments protégés MH : les restes du château : inscription par arrêté du 18 octobre 1944. 

Château de Queille 09500 Saint-Quentin-la-Tour 

 Téléphone : 05 61 01 50 02 

 

 

Château de Montégut-en-Couserans

Le château de Montégut était entouré de plusieurs enceintes successives dont les traces sont encore visibles. Il possédait au nord une tour rectangulaire sans ouverture extérieure dans la partie restante, flanquée d'un corps de bâtiment formé d'une salle dont les voûtes reposaient par trois arches en plein cintre sur un pilier central. L'appareil de cette tour, ainsi que celui d'une partie du mur d'enceinte, permettent de situer sa construction antérieurement à celle d'une autre tour plus petite datant sans doute du XIIe siècle. Un puits creusé dans le roc occupe le centre de la cour dont l'accès se fait par la seule porte donnant à l'extérieur, au nord est de l'ensemble. Au XVIIe siècle, la transformation en résidence donne à l'ensemble son aspect actuel, l'intérieur se présente dans les parties non ruinées, comme une suite de pièces qui furent assez luxueuses avec des cheminées en bois de style Louis XIII. Selon la tradition locale, Simon de Montfort, après sa victoire sur les Albigeois, aurait contraint les seigneurs de Montégut, ses alliés, à démanteler les tours. 

 Éléments protégés MH: l'enceinte extérieure, les façades et les toitures, les vestiges archéologiques à l'intérieur du château et les deux plafonds à décor peint (la salle à manger au rez-de-chaussée et la chambre au premier étage), la frise peinte du vestibule d'entrée au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 10 août 1987. 

 château de Montégut 09200 Montégut-en-Couserans

   

 

Château de Lacombe

En Ariège, l'insécurité due aux guerres de religion, à l'instabilité des frontières, aux hordes de brigands, se prolonge au-delà du premier quart du XVIIe siècle. Les seigneurs se voient contraints de maintenir la protection des villages, des denrées: ils construisent ou entretiennent des maisons fortes qui conservent, en plus modestes, les traits défensifs des anciennes forteresses. C'est le cas de Lacombe, qui gardait la vallée de Rabat, au pied des Trois-Seigneurs. Ses propriétaires, les Guilhem, sont les fondés de pouvoir des Comtes de Foix. Bernard Guilhem fait agrandir son ancienne demeure en renforçant son système défensif, sur le modèle répandu de la maison forte ariégeoise du XVIIe siècle. Il fait orner l'intérieur avec des cheminées fastueuses à décor de stuc en ronde-bosse, rappelant les oeuvres du Primatice à Fontainebleau. Les cheminées de Lacombe reprennent des modèles issus du recueil des oeuvres d'Abraham Bosse, publié en 1633. Le château est construit sur une butte dominant la vallée de Rabat. Une allée bordée de trente platanes centenaires conduit au château. Celui-ci est entouré de dépendances et d'un jardin composé de six parterres en forme de haricot qui entourent deux bassins où l'on trouve des conduites en fonte. L'édifice consiste en un quadrilatère massif cantonné de trois tourelles de dimensions différentes. Sur deux d'entre elles, des vestiges de corbeaux conservent le souvenir d'un ancien chemin de ronde. La façade principale, massive, est ajourée sur trois travées irrégulières, de fenêtres à simples croisillons en pierre calcaire de taille. Quelques fenêtres à meneaux ont été transformées. La porte d'entrée, à linteau rectiligne, est surmontée d'un arc de décharge. A l'intérieur du château, présence de deux cheminées monumentales à décor sculpté en stuc et d'une troisième ornée d'un panneau peint. Sur la première cheminée, les piédroits sont composés d'atlantes qui soutiennent un entablement central à fronton cintré brisé à volutes rentrantes. Au-dessus se déploie un manteau cantonné aux angles par quatre figures allégoriques de vertus: la Force, la Justice, la Tempérance et la Prudence. Au centre du manteau, un cartouche en cuir retourné représente une scène antique de sacrifice. Au-dessus de cet ensemble, un épaisse corniche saillante que vient interrompre un fronton central demi-cylindrique orné de "putti" portant les armoiries, et d'allégories féminines de l'abondance.  

Éléments protégés MH: les cheminées du grand salon au premier étage et du petit salon au deuxième étage : classement par arrêté du 21 mars 1983. Le château (sauf cheminées classées) : inscription par arrêté du 18 juin 1992. 

 château de Lacombe 09400 Tarascon-sur-Ariège

   

 

Château de Fornex

Principale demeure des Foix-Rabat, le château de Fornex s'inscrit dans un quadrilatère cantonné de quatre tours circulaires, dont deux ruinées entouré d'un fossé. Datant pour l'essentiel du XVe siècle, il présente des traces de remaniements des XVIe et XVIIe siècles, dont un décor sculpté Renaissance et gothique tardif. Les ailes nord et ouest ont été détruites et remaniées entre la révolution et le XIXe siècle. Cet édifice est un exemple intéressant de château résidentiel des XVe et XVIIe siècles, ayant succédé à la fortification de 1263, dont il peut rester quelques vestiges en sous-sol, le caractère défensif a été maintenu lors des modifications, avec la construction des tours d'angle massives et le percement de bouches à feu à une époque tardive. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, le passage voûté d'ogives dans l'aile nord-est et la salle voûtée au-dessus de ce passage, la salle dite "chapelle" du premier étage de la tour nord-est, la tour d'escalier du château : inscription par arrêté du 5 décembre 2007. 

 château de Fornex 09350 Fornex

   

 

Château de Mirabat

Exceptionnelle rareté du dispositif défensif, associé à celui du château de La Garde. Construction très ancienne: le château est en ruines dès le XIVe siècle. L'édifice était un château de garnison car vu sa superficie et sa situation géographique, il n’a pu servir de regroupement de population, et il n’y avait pas de résidence seigneuriale. Seul un seigneur éminent pouvait avoir financé une telle construction et entretenu la garnison. A l’heure actuelle il est impossible de connaître l’identité de ce seigneur : Roger I, Vicomte de Couserans, Roger II, Vicomte de Couserans, Comte de Palhars, ou plus tard Arnaud d’Espagne pour renforcer les frontières avec le Palhars dans un contexte de guerre ? Le château de Mirabat, dont les murs sont construits en marbre blanc, conserve encore beaucoup de secrets; ainsi, au fond d’une citerne, un tesson d’amphore d’époque romaine a été retrouvé. 

 Éléments protégés MH: le château de Mirabat : inscription par arrêté du 11 décembre 1995. 

 château de Mirabat 09140 Oust

   

 

Château de Sibra

Après avoir appartenu à l'abbaye de Camon, la seigneurie de Sibra est acquise en 1597 par Louis de George, annobli en Saint George. En 1706, grâce aux mesures prises par Louis XIV, les religieux de Camon récupèrent la seigneurie de Sibra avec ses anciennes redevances. Le moulin demeure banal. A cette date, le château est dit "à quatre tours avec toutes marques seigneuriales", la chapelle et les communs sont bâtis dans une cour carrée entourée de murailles à "pierre chaux et sable". En 1712, la seigneurie est à nouveau rachetée par la famille de Saint-George qui exerce toujours en 1761 "toute justice et directe" sur les hameaux de Sibra, Pastouret et Sermet. Au 18e siècle, les terres sont consacrées à 15% à la vigne, le reste est en blé, orge et avoine. Vers 1811, le domaine est racheté par Pierre Espert, issu d'une famille d'édiles locaux. Avec ses frères, il s'est brillamment illustré dans les campagnes napoléonniennes er reçoit le titre de vicomte. En janvier 1878, le domaine est vendu aux enchères au profit de Joseph Paul François Villary dit Alcide Villary de Fajac. L'ensemble est ainsi décrit "de vastes bâtiments servant au logement des maîtres et des colons avec écuries, étables, remises et hangars, jardins potagers et d'agrément", le tout accompagné de fermes et de près de 150 ha. De l'ancienne courtine subsiste deux anciennes tours rabaissées, visibles aujourd'hui dans la "Maison du Boulanger" et dans la tour-réservoir, toutes deux proches de la façade occidentale du château. A partir de 1878, l'ancienne maison forte est réaménagée et partiellement reconstruite. Les travaux de rénovation sont réalisés par Delpoux, entrepreneur à Lagarde, sous la direction de Louis Mortreuil, architecte à Toulouse. Celui-ci, alors âgé de 68 ans, a appartenu au courant néo-médiéval rationaliste de l'architecture méridionale. La reprise du château avec rehaussement en pierre de taille et béton de la grande tour carrée, est chiffrée à 45.627 francs, celle des dépendances et communs à 20.464 francs. L'extérieur se caractérise par un décor de style éclectique. La décoration intérieure fait appel au vocabulaire ornemental néo-médiéval et néo-renaissance. Le château de Sibra, avec son hameau, est implanté en contrebas du village de Lagarde sur un terrassement naturel, au-dessus de la vallée de La Touyre. De plan rectangulaire, le château est bordé par une terrasse, sur son long côté, et orienté au sud vers un paysage de collines et de montagnes. L'édifice est construit en moellons calcaires recouvert d'un enduit. D'allure féodale, le château est cantonné par des tours d'angle, à l'exception de l'angle sud-ouest, souligné seulement d'une tourelle en poivrière. Les trois autres tours, de hauteur et de forme différentes, possèdent un couronnement à créneaux et mâchicoulis dans le style défensif médiéval, et des flèches à couverture d'ardoises. L'accès au château se fait depuis l'est, par un portail monumental ouvrant sur une cour d'honneur bordée par deux ailes de dépendances. Élevée dans cette perspective, la façade latérale Est du château est la plus marquée, entre ses deux tours d'angle carrées, en particulier la tour nord-est, monumentale, qui abrite l'escalier et rappelle un beffroi urbain. Au rez-de-chaussée, une verrière ornée de vitraux peints (plantes et oiseaux) précède le vestibule d'entrée. Au-dessus, une terrasse et une série de baies au décor sculpté abondant empruntent leurs motifs décoratifs au style éclectique. Une annexe est venue se greffer contre la façade nord. La tour nord-ouest, de plan circulaire, est coiffée d'une flèche conique en ardoises. Elle contenait un réservoir en béton pour l'alimentation en eau du château La façade sud est percée de nombreuses fenêtres surmontées de linteaux à retombées latérales en cul-de-lampe. Un bas-relief représentant "Saint-Georges terrassant le dragon" est plaqué contre la façade. Le décor intérieur est fortement marqué par le style néo-renaissance. Il concerne : boiseries, fausses tapisseries, ferronnerie, une cheminée à décor de céramique dans la bibliothèque et des toiles peintes dans la salle à manger. Autour du château, côté ouest, on note la présence de deux anciennes tours d'enceinte reconverties : l'une en petit château d'eau pour l'arrosage du jardin, l'autre en "Maison du Boulanger", c'est-à-dire en fournil. Côté nord, se tient un autre groupe de dépendances associées à l'économie domestique du château (poulailler, colombier, porcherie), adossés à un mur-pignon d'une ancienne dépendance portant la date 1766. Enfin, sur deux rangées parallèles, de part et d'autre de la cour d'arrivée à l'est, s'alignent plusieurs écuries, des remises à voiture et un chenil destiné aux chiens de chasse, ainsi qu'un chai et un bâtiment comportant une habitation double, intitulé Maison du Garde et du Jardinier. Les anciennes étables et bergeries, situées dans le hameau lui-même, au sud-est de l'enceinte du château, ont été restaurées en appartements dans un récent programme immobilier. En soubassement de ce hameau, ouvrant au sud, se trouvent les anciennes serres et orangerie du château. Réalisée à l'extrême fin du XIXe siècle, la série des fabriques de Sibra illustre parfaitement le style pittoresque en vogue dans les jardins publics de la deuxième moitié du XIXe siècle en France. Sur les tapisseries de la salle à manger peintes en 1881, ne figurent ni le lac ni les fabriques du parc. La première fabrique construite est probablement le relai de chasse, vers 1883, date d'achèvement des communs du château dont il reprend les matériaux et la mise en oeuvre : dans une correspondance, il est en effet question de la chute de la cheminée de la nouvelle construction, dans le parc. Les archives familiales ne donnent aucune mention de dates ni de commandes pour les autres fabriques. On peut supposer qu'elles ont été programmées autour de 1890, cette date étant portée sur une plaque de consécration de la grotte dite de Lourdes. La seule indication est donnée par un projet aquarellé, datable des années 1900, intitulé : "Propriété de Monsieur Villary de Frayac, projet de grottes et de rochers". L'illustration ne concerne cependant que la grotte du lac et les enrochements autour du lac. Ce projet est signé "Robino Aîné, 147 Bd de Talence, Bordeaux". Or, cette entreprise, connue depuis 1880 pour ses travaux en ciment, figure bien à cette adresse à partir de 1896 comme succursale puis comme successeur de la Maison H. Chassin de Paris. Une aquarelle datée de 1906, représente le lac avec ses enrochements, attestant que ce travail a bien été réalisé à cette date. Il est est de même d'une série de cartes postales éditées par les Frères Labouche et datables des années 1905. Le parcours des fabriques du parc de Sibra n'est pas balisé mais l'itinéraire le plus logique demande d'emprunter l'allée des marronniers et de faire un circuit en boucle (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre) qui permet d'aboutir à la grotte du lac. Le reflet parfait du château dans les eaux du lac semble en effet être le point focal de cet itinéraire. Les fabriques se laissent découvrir au hasard de la déambulation, et sont actuellement masquées par la végétation non contrôlée du parc. L'ensemble des fabriques comporte : un édicule intitulé le "relais de chasse", petite construction rectangulaire d'une pièce dont la cheminée a disparu, flanquée d'une tourelle à étage ; une rotonde végétale en ifs, agrémentée de bancs pour la méditation, entourant un piédestal circulaire orné d'un obélisque ; une colonnade en ruine se reflétant dans une pièce d'eau ; une série de quatre grottes ayant chacune des fonctions spécifiques : la grotte de Lourdes ou chapelle à l'air libre précédée d'une tonnelle-roseraie, la grotte Pastouret ou belvédère panoramique, la grotte mégalithique ou abri de la source du parc, et la grotte du lac, lieu de fraîcheur, embarcadère pour les promenades en barque sur le lac ; un ensemble de mobilier en faux bois de style rustique (ponceau, salon de jardin). La mise en oeuvre du relai de chasse demeure traditionnelle, en pierre de taille et moellons calcaire identiques à ceux des dépendances du château. En revanche, la maçonnerie de l'obélisque et de la colonnade est en ciment, comme la balustrade de la terrasse du château. La série des grottes est réalisée en pierre artificielle, soutenue par des poutres en béton armé. Le mobilier de jardin est réalisé en ciment imitant le bois. 

 Éléments protégés MH: le château avec son parc et ses fabriques et annexes : inscription par arrêté du 7 juillet 2004. château de Sibra 09500 Lagarde 

Téléphone : 07 87 96 89 42 

 

 

Château de Loubières

Bâtiment fortifié, le château de Loubières a été construit au XIIIe siècle, et appelé également château du Boulais. Ce château médiéval a appartenu au Trésorier Payeur des Comtes de Foix, puis à la famille de Séré. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château de Loubières : inscription par arrêté du 14 mars 1977. 

 château de Loubières 09000 Loubières

   

 

Château de Poudelay

Il s'agissait vraisemblablement d'une maison-forte remontant au XVe siècle. Dans son état actuel, cette demeure est surtout marquée par des remaniements de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. A l'extrémité sud, un faux donjon donne un aspect féodal à l'ensemble. Au nord, le bâtiment est couvert par un toit débordant à croupe rappelant l'architecture de villégiature de l'époque. A l'intérieur, l'élément le plus remarquable demeure un papier peint de la manufacture Dufour, les "Vues d'Italie" en panoramique, datant des années 1820. 

 Éléments protégés MH: le salon contenant un papier peint panoramique, situé au premier étage du corps central du château, ainsi que les pans de toiture et les façades correspondantes : inscription par arrêté du 20 août 2007. 

 château de Poudelay 09230 Fabas

   

 

Château de la Garde

Qualité du dispositif défensif (vaste enceinte rectangulaire au milieu de laquelle s'élève un donjon) associé à celui du château de Mirabat. Châteaux édifiés en moellons, mais déjà en ruines au XVIe siècle. Selon la tradition, Charlemagne de passage dans le village de Seix lors d'une campagne menée contre les Sarrasins, aurait organisé la défense contre l'ennemi, faisant édifier le château de la Garde et y plaçant une garnison, car cette zone de passage nécessitait des postes de guet et de défense. La forteresse consiste en une vaste enceinte rectangulaire au centre de laquelle s'élève un donjon. La muraille est percée d'une brèche irrégulière au dessus de laquelle se suspend un mâchicoulis. La façade Est Sud Est est flanquée de deux tours d'angle, une ronde et une en forme de fer à cheval. 

 Éléments protégés MH : les vestiges du château : inscription par arrêté du 8 février 1996. 

 château de la Garde 09140 Seix

   

 

Château de Fiches

La terre de Fiches a été acquise à la fin du XVIe siècle par Jean de Roubert, ou Robert, juge-mage au comté de Foix en 1600 puis conseiller au Parlement de Toulouse; sa famille conserve ses propriétés au XVIIe siècle (188 hectares en 1612 puis 187 en 1671), mais s'éteint au XVIIIe siècle et le nouveau propriétaire du château, Joseph Faure, avocat puis président du présidial de Pamiers, ne possède plus que la métairie de Fiches et quelques terres. Le premier logis flanqué d'une tour carrée est peut-être construit pour Jean de Robert vers 1600. Le deuxième logis peut être daté du second quart du XVIIe siècle, d'après la forme des fenêtres à alternance pierre et brique et l'emplacement de l'escalier, et devrait donc être attribué à Charles de Robert, marié avant 1640 à Anne-Louise de Labarthe de Cassignan, décédée en 1642. Des aménagements, et le décor d'un deuxième plafond, auraient été réalisés dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. Le château est acheté vers 1715 par Joseph Faure, dit de Fiches, président au présidial de Pamiers de 1718 à 1773: le logis est mis au goût du jour par la modification des fenêtres sur cour et de nouveaux aménagements intérieurs. Si le territoire de Verniolle ne compte aucune terre noble à la fin du XVIIe siècle, dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle la carte de Cassini figure un château à Fiches, ce qui laisserait entendre que le propriétaire a acquis les droits de justice. Jean Joseph Adrien Fauré de Fiches, né vers 1775 et mort en 1858, réside à Fiches; il est auditeur de Lamarck en 1821 puis conseiller général. On lui doit sans doute la construction de l'orangerie, dont l'une des baies remployées dans la façade sur cour du logis porte la date de 1820, et peut-être celle du pigeonnier et l'aménagement du parc. Les derniers travaux significatifs ne sont peut-être pas antérieurs à la fin du XIXe siècle avec démolition du corps de bâtiment qui fermait la cour au sud, remplacé par une grille, remploi des baies de l'orangerie, gypseries du salon du rez-de-chaussée... Le château est situé aux confins du territoire de Verniolle, une partie du parc se trouvant sur la commune de Varilhes, éloigné de deux à trois kilomètres des deux villages et de moins de sept kilomètres de Pamiers. L'édifice est constitué d'un corps de bâtiment central à deux étages et de deux ailes de communs plus basses encadrant une cour à peu près carrée, fermée au sud par une grille portée par un muret. L'aile orientale, qui a accueilli un chai, est en fait le premier logis, construit vers 1600, flanqué à son angle sud-est d'une tour carrée munie de nombreuses fenêtres de tir, aujourd'hui masquée par des constructions adventices que les traces de boucharde sur les encadrements des baies situent au XIXe siècle. L'élévation sur cour de ce premier logis conserve deux fenêtres carrées qui ont perdu leurs croisées de pierre. Si la façade sur cour du corps de logis principal, remaniée au XVIIIe siècle et à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe, est entièrement enduite et ne permet guère l'analyse, son élévation postérieure, mieux conservée, permet en revanche de restituer ses dispositions d'origine, et en particulier la deuxième échauguette qui se trouvait probablement à l'angle nord-ouest. Le plan se caractérise par un grand vestibule d'entrée, équipé d'une cheminée, qui donne accès à l'escalier rejeté sur le côté ouest. A l'est, un salon présente un décor de gypseries néo-Rocaille, aux armes des Faure et des Simorre; la cuisine occupe l'extrémité du bâtiment. Le grand escalier, qui dessert les deux étages, est à mur-noyau et volées droites; ses marches sont constituées de madriers, les paliers et repos sont couverts de voûtes d'ogives. Au premier étage, le plafond peint "au bestiaire" du grand salon superposé au vestibule d'entrée est toujours resté apparent. Le plafond "à décor bleu", de la deuxième moitié du XVIIe siècle, du salon voisin à l'est a en revanche été masqué par un plafond en plâtre, quand on y a aménagé un cabinet au XVIIIe siècle. De la seconde moitié du XVIIe siècle date peut-être aussi l'alcôve de la chambre est où a été retrouvée une frise peinte contenant un monogramme malheureusement non déchiffré. Les chambres du deuxième étage résultent pour l'essentiel d'aménagements des XVIIIe et XIXe siècles. 

Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château, ainsi que l'escalier principal du corps de logis, le plafond peint de la grande salle du premier étage et le plafond de la salle contiguë à cette grande salle : inscription par arrêté du 29 avril 2005. 

 château de Fiches 09340 Verniolle 

Téléphone : 06 70 07 35 83 

 

 

Château de Montaillou

Au début du XIIe siècle, la seigneurie relève du comte de Foix. En 1244, après la chute de Montségur, le château de Montaillou fut en partie rasé, mais dut être reconstruit car il est mentionné en 1272. En 1638, il dut être démoli par ordre de Louis XIII. Les ruines se dressent sur une bute qui domine le village. Il s'agissait d'une simple maison forte carrée dont il ne reste plus que trois murs. Divers arrachements laissent supposer qu'elle avait trois niveaux. 

 Éléments protégés MH: les restes du château : inscription par arrêté du 21 décembre 1984. 

 château de Montaillou 09110 Montaillou

   

 

Château de Miglos

La forteresse s'inscrivait dans un système défensif qui protégeait le comté de Foix et qui comprenait, plusieurs grottes fortifiées (ou spoulga).Si le lieu-dit et l'église de Miglos sont attestés dès 1097, et un seigneur de Miglos cité en 1160, les premières mentions du château à proprement parler datent de 1213. Le château fait alors partie des garanties offertes par le comte de Foix au roi d'Aragon pour preuve de sa bonne foi et de son allégeance à l'Église, lors de la Croisade des Albigeois. 

 Le bâtiment fut classé monument historique le 22 septembre 1987. 

 Château de Miglos 09400 Miglos

 

 

Château de Roquefixade

Le château de Roquefixade est mentionné pour la première fois en 1034. Au XIIIe siècle, il sert de refuge et de lieu de résistance pour les Albigeois. Il est saisi en 1272 par le Roi de France, Philippe le Hardi, après que le comte de Foix, Roger-Bernard III, avec lequel il avait des démêlés, se soit rendu. Le château fort comportait deux enceintes superposées à l'image d'un huit. L'entrée se faisait par une avant porte percée dans l'enceinte extérieure de "basse cour", puis on gravissait une rampe et on franchissait enfin une tour-porte équipée d'un assommoir. L'entrée de la deuxième enceinte, la plus élevée, comportait deux portes successives étroites. À l'intérieur de cette deuxième enceinte les batiments étaient disposés autour d'une cour et le donjon occupait la partie la plus haute à l'ouest. Du sommet les défenseurs de Roquefixade pouvaient communiquer par des feux avec ceux de Montségur. Fixé au sommet de son rocher abrupt, le château de Roquefixade joua son rôle jusqu'au premier tiers du XIIe siècle. En 1632, Louis XIII et Richelieu estimant que ces vieilles forteresses coûtent cher à entretenir, Roquefixade va servir de carrière de pierres. 

 Éléments protégés MH: les vestiges du château de Roquefixade : classement par arrêté du 17 février 1995. 

 château de Roquefixade 09300 Roquefixade

   

 

Château de Quérigut

Le château de Quérigut est mentionné dans un texte datant de 1208. Ainsi un village s'est développé autour, les populations qui résidaient alors dans les hameaux proches, ont migré au pied de ce château qui fut élevé très près du château d'Usson. Du XVe siècle jusqu'à la fin du XVIIe siècle il fut plusieurs fois assiégé par les Espagnols. Une tentative de prendre le château échoue en 1495. En 1589, les assiégeants parviennent à le brûler. En 1607, Louis XIII y établit une garnison. Elle sera supprimée par un arrêt du conseil d’État du 25 avril 1638. Le château sera de nouveau brûlé en 1676. En 1709, Louis XIV ordonne la remise en état du château et y établit de nouveau une garnison. Il ne subsiste aujourd'hui du château de Quérigut qu'une tour massive en ruine, qui était l'ancien donjon. 

 château de Quérigut 09460 Quérigut