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samedi 9 août 2025

 

Château de Bligny

Cette propriété, qui domine le village, est bâtie sur les bases d’un château féodal, par le marquis de Dampierre. Pair de France, qui avait fait l’acquisition du domaine en 1773, afin de s’adonner à la chasse aux loups. La porte principale, provenant de l’ancien château féodal démoli en 1770, est de style Louis XIII avec ses fines décorations sculpturales de raisins et de pampres. Il y a plusieurs siècles que les vignes ont investi les coteaux de Bligny. Le marquis de Dampierre, propriétaire de la verrerie de Bligny, habitait le château du lieu, au cœur du village. En 1871 le marquis de Dampierre perd son fils, tué au front, puis le phylloxera sonne le glas du vignoble de Bligny. Sa reconstitution commence au début du XIXe siècle, quand il revint au Baron de Cachard. C’est Louis XVIII qui l’a anobli et l’a gratifié de son titre de Baron. Le Baron de Cachard donne au domaine son essor viticole, et il décide d’y créer un important vignoble, ce qui lui a valu le surnom de "Gentilhomme Vigneron". En 1930, le vignoble s’étend sur 44 ha. Après la guerre, la propriété est rachetée par un Tourangeau, M. Lefèvre qui souhaite compléter sa gamme de mousseux par un champagne. Le projet n’aboutit pas, la propriété est morcelée. En 1952, la famille Lorin rachète le vignoble en plusieurs lots et replante la vigne en 1954. 

 château de Bligny 10200 Bligny 

Téléphone : 03 25 27 40 11

   

 

Château de Ricey-Bas

La construction du château sur son emplacement actuel date de 1086, par Robert 1er, seigneur de Ricey. Le château est passé de famille en famille pendant la plus grande partie du XIVe siècle et le début XVe siècle. Il fut dévasté à plusieurs reprises et ne fut plus habité. Le Chancelier Rolin acquiert le château de Ricey vers le XVe siècle. L’essentiel des travaux entrepris se font entre le XVIe-XVIIIe siècle. Le château n’occupait qu’une partie de l’îlot formé par la Laigne et le bief où se trouvaient trois moulins en ruines à la fin du XVIe siècle et qui étaient incorporés au parc par André Baron en 1674. Le parc du château de Ricey-Bas se découvre dès l’entrée des Riceys, avec un grand portail de pierre et un long mur orné de vases Médicis. Le parc que l’on découvre aujourd’hui a peut-être été simplifié dans son plan, mais il conserve le schéma qui existait au XVIIIe siècle, c’est à dire que le grand parc classique coexiste avec la forteresse médiévale. Le jardin et le parc de Ricey-Bas est axé sur le grand vestibule placé à la charnière des bâtiments médiévaux et de l’aile du XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château, le jardin à la française et les grandes allées du parc : inscription par arrêté du 29 mars 1967. Le pigeonnier ; les façades et les toitures du bâtiment des écuries : classement par arrêté du 2 novembre 1979. L'aile Nord-Ouest du château construite au XVIe siècle, en totalité : classement par arrêté du 25 novembre 1985. 

 château de Ricey-Bas 10340 Les Riceys 

Téléphone : 03 25 29 30 32

 

 

Château de Fuligny

Reconstruction du château de Fuligny au XVIIIe siècle sur un site ancien. Au XIXe siècle, la propriété se composait d'un pont, de deux pavillons d'entrée, d'un pigeonnier et des dépendances. Le château fut démoli en 1988. Le pigeonnier est le bâtiment le plus important retant au sud de l'entrée. De plan circulaire, en moellons enduits, exceptés le cordon séparant les deux niveaux et les encadrements de baies en grès. L'ensemble est coiffé d'une toiture en poivrière recouverte de tuiles plates, surmontée d'un lanternon. A l'intérieur, le niveau inférieur est isolé du reste de l'édifice par une voûte d'arête. Le pigeonnier est contemporain de la reconstruction du château au XVIIIe siècle. 

 Éléments protégés MH: le colombier et le portail d'entrée avec ses trophées : inscription par arrêté du 26 novembre 2003. 

 château de Fuligny 10200 Fuligny

 

 

Château de Vaux

Jean II d’Aubeterre qui, à la fin du XVIe siècle, acheta les seigneuries de Fouchères et de Vaux, était le fils de Pierre d’Aubeterre, négociant à Troyes, et de Jeannette de Mesgrigny, fille d’un président au bailliage de la ville. Dans les années 1630, Jean d’Aubeterre, l’un de ses successeurs, habite à Vaux une maison seigneuriale fermée de murailles et de fossés. C’est dans cette demeure, dont un acte de 1680 signale le très mauvais état, que meurt en 1693 son fils Jean-Baptiste. Jacques d’Aubeterre qui hérite alors du domaine, est capitaine de cavalerie et beau-frère de Joseph-Antoine Hennequin, ancien ambassadeur à Venise, qui fait bâtir Charmont. En 1715, il obtient l’érection en comté de sa terre de Vaux, réunie à la châtellenie de Jully-le-Châtel;, et lorsqu’en 1720, un incendie ravage le château, n’épargnant que la chapelle, il en décide la reconstruction, comme en témoigne un marché de couverture daté de 1723. Les travaux excèdent ses possibilités financières car lors de sa mort, trois ans plus tard, ses créanciers imposent un bail judiciaire du domaine. Son fils Jean-Jacques, comte de Jully, est chambellan de l’empereur Charles VII, puis capitaine des gardes de l'électeur de Bavière. Il ne réside que rarement en Champagne et, vers 1750, cède le domaine à son beau-frère, Claude-Joseph de La Rue, comte de Mareilles, qui fait achever les travaux. En 1760, le marquis de Montmort, lieutenant général des armées du Roi, achète Vaux et Jully. Saisi après sa mort, survenue en 1795, le domaine revient finalement à sa petite-fille, Adélaïde Mony. Charles-Emile de Maupas qui, en 1855, achète Vaux aux héritiers des Mony, est un ami intime de Napoléon III et l’un des principaux acteurs du coup d’État du 2 décembre. Préfet de Police de Paris, puis ambassadeur à Naples et préfet des Bouches-du-Rhone, il mène grand train à Vaux où il se retire après la chute de l’Empire et meurt en 1888. À sa fille Mme de Fontenay, succède sa petite-fille, la comtesse de Ponton d’Amécourt. Délaissé à partir de 1934, abandonné depuis l’occupation, le château est dans un état critique en 1971, lors de son rachat par M. Philippe Vallery-Radot qui fait procéder aux travaux conservatoires les plus urgents, fait dégager le parc paysager et aménager l’un des corps de dépendances pour accueillir un établissement de l’Association parisienne pour l'Éducation de l’Enfance inadaptée. À partir de la route de Bar-sur-Seine, une majestueuse allée rectiligne, large de cinquante mètres et longue de plus de deux kilomètres, remonte un vallon boisé jusqu’à un immense espace traité en parc à l’anglaise, dont les pentes rejoignent la forêt d’Aumont. Ce site grandiose et solitaire s’accorde parfaitement avec le caractère de cet imposant édifice, alliant à des proportions superbes un soin particulier dans la mise en oeuvre. A la qualité de l’architecture répond celle des sculptures de l’avant-corps. Au-dessus de l’entrée, le masque d’Hercule revêtu de la peau du lion de Némée symbolise la force. A la naissance du toit, des groupes d’enfants couronnent une balustrade aveugle, de part et d’autre des armoiries monumentales de Maupas, encadrées de chevaux. Sur le parc, les clés sont également historiées et les balustrades chargées de trophées militaires. Gravement éprouvé par un long abandon, cet exceptionnel édifice, l’un des plus remarquables de Champagne, avec ceux de La Motte-Tilly et de Brienne, est dans un état quasi désespéré: les lucarnes s’effondrent, les toitures et les planchers percent. Les travaux conservatoires effectués au milieu du XXe siècle à l’imitiative de M. Vallery-Radot; étaiement et couverture provisoire, ont temporairement interrompu le processus de dégradation. Ils ne rendent que plus souhaitable la restauration plusieurs fois envisagée d’une demeure conçue par l’un des plus grands architectes du XVIIe siècle et parvenue intacte jusqu’à nous, dans son ordonnance comme dans son environnement. ) 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ainsi que l'escalier avec sa rampe en fer forgé et les grilles d'entrée : classement par arrêté du 25 janvier 1980. Les façades et les toitures des communs y compris le pigeonnier ainsi que l'allée d'accès au château: inscription par arrêté du 25 janvier 1980. 

 château de Vaux 10260 Fouchères 

Téléphone : 03 25 40 17 47 

 

 

Château de Villeneuve

Ensemble composé d'une maison de maître, d'un pigeonnier, d'une serre et d'une grange, construits vers le milieu du XIXe siècle dans le goût italianisant et constituant le domaine du directeur de l'ancienne papeterie. 

 L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1994. 

Château de Villeneuve 10110 Bar-sur-Seine 

 Téléphone : 03 25 38 63 85

   

 

Château de Vanlay

Siège de l’une des deux seigneuries de Vanlay, le château appartenait en 1362 à Jean de Dinteville, seigneur de Polisy. On en attribue la reconstruction à Gaucher de Dinteville, l’un des dix enfants de Claude de Dinteville qui fut surintendant des Finances de Charles le Téméraire et mourut en 1477 à Nancy, au côté du duc. Capitaine de Bar-sur-Seine et gentilhomme de la chambre du duc d’Orléans, Gaucher de Dinteville fut inhumé à Vanlay en 1528, de même que le dernier de ses fils, également prénommé Gaucher, qui s’exila à Venise en 1538. Réintégré dans ses charges à l’avènement d’Henri II, ce dernier mourut en 1550 et sa veuve, Louise de Coligny dut continuer à habiter Vanlay où l’on peut toujours lire ses armes, sculptées dans la pierre. Leur fille unique, Marguerite, épousa son cousin Joachim, baron de Dinteville et lieutenant général au gouvernement de Champagne, qui mourut en 1607, sans postérité, en son château de Dinteville. Acquise en 1646 par Michel Particelli d’Emery, surintendant des Finances et seigneur de Tanlay, en Bourgogne, la terre de Vanlay échut en 1705 aux Thévenin, puis aux La Tour du Pin et aux Bernis-Calvière. Cité au XVIIe siècle comme une motte fermée de fossés, murailles et pont-levis, tenant à la rivière de Vanlay, le château consiste en un pavillon d'habitation carré, abritant plusieurs cheminées de pierre, flanqué d’une aile et d’une tour d’angle cylindrique, munie de meurtrières. Il appartient à Mme Petitean. 

Éléments protégés MH: le château, son portail d'entrée et ses douves : inscription par arrêté du 22 octobre 1969. 

 château de Vanlay 10210 Vanlay

 

 

Château de Rosières-près-Troyes

Le château de Rosières devait exister en 1201, construit dans une zone marécageuse, il appartenait à Guillaume 1er de Rosières qui était vassal du compte de Troyes. A sa mort en 1249 et jusqu’en 1252 c’est son fils, Thibaud III qui reprit la seigneurie avec pour coseigneurs ses frères Guillaume II et Thomas de Rosières. En 1448, il passa dans la famille de Verdun, la petite fille d’Etienne le Peuvrier aussi appelé Etienne de Verdun, descendant lui même de Pierre de Verdun, épousa Le pelé, écuyer demeurant à Troyes, qui à l’époque était détenteur de "la Motte de Rosières". En 1521, le château subit une modification, François 1er alors Roi de France déclare la seigneurie franc alleu avec droit de haute et basse justice et établissement d’un pont-levis levant et baissant avec chaînes de fer. A la fin du XVIe siècle, la seigneurie échut par alliance à Adrien de Pétremol, trésorier de l’Extraordinaire des Guerres, puis intendant des Finances et président de la chambre des Comptes de Champagne, qui donna au château sa configuration actuelle. C’est lui qui fit entreprendre la reconstruction du corps de logis, comme le confirme le marché passé le 3 juillet 1585 avec un carrier de Polisy, portant sur le transport à Rosières de 200 blocs de pierre de Polisot. Acquis en 1615 par Vincent Le Marguenat, le domaine fut adjugé en 1656, moyennant 43 600 livres, à Samuel Guichon, receveur général et payeur des rentes de la ville de Paris. Pierre Guichon, son fils, devint trésorier général des fortifications. Quant à Marie, sa fille, elle épousa en 1672 Charles Perrault, contrôleur général des bâtiments et jardins de Sa Majesté, qui écrivit à Rosières, sinon ses célèbres Contes, une ode à l’Académie française célébrant le climat où la Seine n’est encore qu'un humble ruisseau (1690). Son frère Claude, l’architecte de la célèbre colonnade du Louvre, aurait remodelé le pavillon d’entrée. Acquis en 1733 par Pierre Puget, grand bailli de Troyes, le château échut en 1766 à Louis-Nicolas Berthelin. Entouré d’un parc boisé traversé de canaux, ce pittoresque édifice, aujourd’hui propriété de M. Pierre Pomez, présente l’intérêt d’avoir conservé, sur son terre-plein rectangulaire entouré de douves, la juxtaposition traditionnelle des bâtiments d’exploitation agricole et des bâtiments seigneuriaux. L’allée d’accès traverse un intéressant pavillon, celui de Claude Perrault, orné de hautes chaînes de pierre appareillées à refends et de consoles rappelant les mâchicoulis. En dépit de profonds remaniements, le logis a conservé de grandes lucarnes Renaissance en pierre et un pavillon abritant la chapelle. A droite se développe une longue aile du XVIIIe siècle, dotée d’une suite d’arcades et d’un fronton armorié; à gauche, au-delà du colombier polygonal, se succèdent d’anciens bâtiments agricoles, flanqués, comme les logis, de pavillons d’angle en saillie sur les douves. 

 Éléments protégés MH: le château de Rosières en totalité : inscription par arrêté du 16 juin 1926. 

 château de Rosières 10430 Rosières-près-Troyes

   

 Le château est situé dans le département :

Château de Saint-Parres-aux-Tertres

Le château est situé tout au bout d'une large allée arborée. Cet édifice construit au XVIIIe siècle, est dans la même famille depuis cinq générations. L'ensemble présente de belles dépendances dont la grange et sa splendide charpente, le pigeonnier et ses poteries servant de nids, le corps de ferme, le verger et le potager à l'ancienne aux haies de buis. 

 Éléments protégés MH: les façades et toitures du château et de ses dépendances : inscription par arrêté du 2 novembre 1979. 

 château de Saint-Parres-aux-Tertres 10410 Saint-Parres-aux-Tertres

   

 

Château de Charmont-sous-Barbuise

Mentionnée dès 1233, la forte maison de Colaverdey (du nom de la famille qui la possédait) fut ruinée en 1423 par les Anglais du régent de Bedford, et vendue vers 1445 par Jean de Poitiers, chambellan du duc de Bourgogne, à Jean Mauroy, bailli d'Arcis, futur lieutenant général au bailliage de Troyes. En 1534, Michelet Mauroy, monnayeur de Troyes, hérite d'une motte fermé de fossés avec un bâtiment en ruine. Il fait reconstruire le logis seigneurial et obtient en 1555 l'autorisation d'y établir un pont-levis. En 1646 François Mauroy légua Colaverdey aux Hennequin. En 1669, par lettres patentes du roi Louis XIV datées de Versailles à Louis François Hennequin, seigneur de Charmont et Collaverdey, le nom de Collaverdey est remplacé par celui de Charmont. En 2003, le château fut repris à l'abandon par les actuels propriétaires. On y accède par une belle grille en fer forgé et une allée couverte. Le château, en belle pierre, couvert de tuiles plates, est de style classique. Coté parterre, il surplombe un bras de la Barbuise avec un superbe parc entouré de fossés. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du bâtiment des anciennes écuries : inscription par arrêté du 3 novembre 1988. 

 château de Charmont 10150 Charmont-sous-Barbuise 

 

 

Château de La Chaise

Pavillon de chasse de style Napoléon III construit autour de 1860 par la famille Du Pont de Compiègne. Le château de La Chaise a sans doute été édifié en deux temps, d'abord la partie centrale en pan de bois, puis les deux ailes latérales (aile Sud en pan de bois, aile Nord en brique avec décor de plâtre), il est achevé en 1864. Les communs ont été construits en 1885, l'ensemble possédait un décor polychrome, goût du XIXe siècle pour l'architecture pittoresque issue de la découverte de l'architecture traditionnelle française et étrangère. A l'intérieur, la partie centrale possède une salle lambrissée, un escalier en bois à balustres et une salle du premier étage avec cheminée en marbre. A l'extérieur, façade sud flanquée d'une double galerie. 

 Éléments protégés MH: le corps central en totalité, les façades et les toitures pour les ailes latérales : inscription par arrêté du 14 mars 2000. 

 château de La Chaise 10500 La Chaise

   

 

Château de Pouy-sur-Vannes

Le château possède une histoire longue de plus de 850 ans puisqu’il fut élevé vers 1145. Il présente le rare privilège d’unir l’architecture de deux grandes époques : le Moyen-Age et le début du XVIIe siècle. Deux familles, les Saint Blaise et les Le Bascle d’Argenteuil étaient co-seigneurs de Pouy. A la fin du XVe siècle, le château, pillé et incendié à plusieurs reprises, n’était plus que ruines. C’est Hector II de Saint Blaise qui fut le constructeur au début du XVIIe siècle, du beau toit et de sa charpente qui existent toujours. Louis de Saint Blaise continua l’œuvre de réunification de Pouy. A Louis, succéda François le Bascle d‘Argenteuil, lieutenant colonel de cavalerie en 1688. A son fils Jean-Louis échurent les plus grands honneurs puisque le 14 septembre 1716 qu’il fut nommé lieutenant général des Provinces de Champagne et de Brie, et Gouverneur de Troyes. Sa mort survint au château de Pouy en 1758. Au XIXe siècle, le château de Pouy et les 750 hectares de terres fut la propriété de plusieurs grands agriculteurs dont les derniers, M. et Mme Laproste en devinrent propriétaires en 1896. Ils sont les grands parents de Mme de la Noë, qui mariée en 1920 à un officier de marine, n’eut pas d’enfant. Et c’est ainsi qu’à sa mort, en 1971, Madame de La Noë lègue le château de Pouy et ses terres à la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur. Au moment du don, le château et ses annexes méritent des réparations, mais les terres représentent encore plus de 600 hectares, dont 250 hectares de forêts. Après quarante années aux mains de la société d'entraide des membres de la Légion d'honneur, le château de Pouy-sur-Vannes change de mains. Ce bien est propriété de Juan Pablo Molyneux, un architecte d'origine chilienne installé à Paris et à New York. Diplômé en architecture classique de l'École des Beaux-Arts de Paris, le nouveau propriétaire a un studio dont la réputation dépasse largement les frontières de l'Hexagone. L'architecte a lancé un vaste chantier de rénovation. Un escalier en verre serait aménagé pour conduire aux étages. Et la salle Empereur du premier étage, qui pouvait accueillir 150 personnes, serait transformée en deux chambres-suites. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 11 août 1969. 

 château de Pouy 10290 Pouy-sur-Vannes 

Téléphone : 07 78 47 10 67
   

 

Château de Bossancourt

Possession des Jaucourt au XIIIe siècle, la seigneurie de Bossancourt échut au début du XVIe à Pierre Le Genevois, baron de Blaigny, avocat du Roi à Chaumont, puis à son fils Gabriel, évêque de Noyon et pair de France, et enfin à Charlotte Le Genevois qui épousa Hercule de Chastellux, vicomte d’Avallon. Elevé sur l’emplacement d’une demeure médiévale, le château est l’oeuvre de Philippe-Louis, comte de Beauvoir, puis marquis de Chastellux, petit-fils du chancelier d’Aguesseau, qui le fit construire entre 1758, date de l’attribution du domaine à son profit, et 1767, date de sa vente à François Marcel de Bossancourt et Madeleine Jacobé de Vienne. Devenu vers 1920 propriété de la famille de Touchet, il vient d’être acquis par M. et Mme Gérard Richalley. Le corps de logis et les pavillons qui l’encadrent, larges, profonds et couverts de combles à pente modérée, présentent de sobres façades en moellons enduits et chaînes de pierre appareillée, donnant sur le parc paysager tracé dans la vallée de l’ Aube. A proximité du château subsistent de nombreuses et intéressantes dépendances: pressoir du XVIIIe siècle, écuries, pigeonnier et lavoir. Moulin à farine présumé remonter au deuxième quart du XIXe siècle et dépendant anciennement du château de Bossancourt, a été converti en usine génératrice d'énergie et conserve ses installations, notamment une turbine hydraulique, le système de levage et l'armoire électrique.

 Éléments protégés MH: le portail d'entrée, les façades et les toitures du château, ainsi que la cheminée de la cuisine, le pressoir et le pigeonnier, les façades et les toitures du moulin, du lavoir et des écuries : inscription par arrêté du 19 février 1982. 

 château de Bossancourt 10140 Bossancourt

   

 

Château de Saint-Benoist-sur-Vanne

Situé dans la vallée, près du tracé de l’ancienne voie romaine de Sens à Troyes, le village doit son nom à l’abbaye de Saint-Benoît sur Loire qui le reçut de l’évêque de Troyes, au XIe siècle. Le château occupe un terre-plein délimité par une double ceinture de larges fossés, près du cours de la Vanne et du long bief qui alimente le moulin. Incendié en 1594 par les ligueurs de Troyes et reconstruit vers 1615 par Joseph de Vienne, ancien compagnon d'Henri IV, le corps d'habitation a conservé beaucoup de caractère, avec ses étroits pavillons d’angle, ses hauts combles à forte pente et ses lucarnes classiques en pierre sculptée. Son ordonnance souffre, en revanche, des remaniements opérés au XIXe siècle, sensibles dans les encadrements des baies, repris en briques, et dans le complet rhabillage de la façade sur cour, agrandie d’annexes latérales. Mais c’est le grand pavillon d’entrée qui fait l'originalité du château. Sur les angles extérieurs, d’élégantes trompes portent des tourelles de pierre formées d’un faisceau d’étroits cylindres, dont le profil ondulant évoque celui des piliers de l’ultime période flamboyante. Au-dessus de l’arcade charretière, reprise en briques, et du logement des bras de l’ancien pont-levis, trois consoles supportaient une bretèche, à la base du comble. On attribue cette élégante architecture à Antoine Guerry des Essarts ou à sa fille Louise de Saint-Marcel. Lieutenant général au bailliage de Chaumont, Antoine Guerry des Essarts avait épousé en 1538 Guillemette Le Genevois, soeur de l’évêque de Noyon, puis Jeanne d’Averly, dame de Saint-Benoist. Vendu après la mort de M. Jean Buxtorf, descendant de la famille de Longueau qui acheta le domaine en 1651, le château a été acquis par M. Jean Bertrand qui a entrepris d'importants travaux, avec le concours des Monuments historiques. Restauré au cours d’une première étape, le beau colombier polygonal allie à la puissance de sa silhouette la légèreté d’un double clocheton en charpente. 

Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château et des communs, la porterie, les douves et les vannes, le pigeonnier : inscription par arrêté du 13 septembre 1984. 

 château de Saint-Benoîst-sur-Vanne 10160 Saint-Benoîst-sur-Vanne

 

 

Château de Saint-Aventin

Ce château a remplacé en 1840 l’ancien château de Saint-Aventin. Le propriétaire qui l’a fait édifier, est un certain Billy Deheurles. Le château de Saint-Aventin s’affirme dans un style néo-classique. Le riche comte Stroganoff, issu de la Russie tsariste, y vécut vers 1900. Le château semble avoir un train de vie luxueux pendant toute cette période. Devant le château, une grande pelouse entourée de deux allées bordées d’arbres apparaît. Les allées et pelouses principales ont conservé leurs tracés ; des arbres plus que centenaires demeurent et agrémentent l’ensemble de la propriété. L’ovale de l’allée sablée qui cerne l’immense tapis de la pelouse, conduit jusqu’au pied de la sobre demeure encadrée d’arbres séculaires. Les parterres fleuris des jardins étaient sans cesse renouvelés au gré des fantaisies de leurs maîtres. Selon l’ancien plan, le parc à la française était composé de quatre pièces entourées d’allées; de part et d’autre de celui-ci, se trouvaient deux vergers et un jardin potager. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château ; l'écrin de verdure entourant le château : inscription par arrêté du 28 juin 1995. 

 château de Saint Aventin, rue de la Vallée, 10390 Verrières

 

 

Château d'Éclance

Une famille chevaleresque portant le nom d'Eclance est attestée aux XIIe et XIIIe siècles et le fief relevait de celui de Jaucourt. Il appartint aux XIVe et XVe siècles aux Choiseul Aigremont, puis passa par les femmes à Jean d'Anneville, bailli de Bar-le-Duc, qui en octobre 1512, obtint de Louis XII des lettres patentes l'autorisant à fortifier son château. Celui-ci est partagé entre une belle demeure du XVIIIe siècle et une aile droite qui est un corps de ferme. Depuis le XIIIe siècle, la spécialité locale était le fromage. La comtesse de Champagne envoyait les fromages d'Éclance à la cour de Philippe Auguste en 1217. Une autre particularité d'Éclance est qu'il y a deux châteaux ; tous les deux sont coupés en deux. Le château d'Éclance à la sortie vers Trannes est partagé entre le logis et une aile droite qui est un corps de ferme. Le deuxième, plus modeste, est lui aussi partagé entre une demeure seigneuriale et un corps de ferme. A noter que le château d'Eclance à été détruit par un incendie en Janvier 2014. L'ensemble de la charpente à été refaite en charpente traditionnelle. 

 Éléments protégés MH: le portail d'entrée avec sa grille et la rampe d'escalier en fer forgé: inscription par arrêté du 19 mars 1982. 

 château d'Eclance 10200 Eclance

   

 

Château de Jaillac

Le château est situé tout au bout d'une large allée arborée. Cet édifice construit au XVIIIe siècle, est dans la même famille depuis cinq générations. L'ensemble présente de belles dépendances dont la grange et sa splendide charpente, le pigeonnier et ses poteries servant de nids, le corps de ferme, le verger et le potager à l'ancienne aux haies de buis. 

 Éléments protégés MH : les façades et toitures du château et de ses dépendances : inscription par arrêté du 2 novembre 1979. 

 Château de Jaillac 10410 Saint-Parres-aux-Tertres

   

 

Château de la Cordelière

En 1591, Guillaume Hennequin de Vaubercey et sa deuxième épouse Catherine Mauroy, devinrent les tous premiers propriétaires de ce domaine qui revint ensuite à leur fille, Catherine Hennequin et à son époux, Sébastien de la Ruelle, gentilhomme de la grande Fauconnerie du Roi. Nicolas Parent, né à Chaource le 24 juin 1744, avocat du roi à Troyes le reçut en héritage. En 1780, il fit construire un château qu'il baptisa la Cordelière, celui que l'on nomme actuellement la petite Cordelière, Il mourut guillotiné sous la Terreur, le 4 février 1794. Sa soeur, Françoise, mourut ainsi que sa fille, en août 1802. En 1833, le fils de cette dernière, Frédéric Louis Micheau, devint le nouveau propriétaire de la Cordelière. Il fut conseiller général, Chevalier de Malte et nommé Comte Micheau de Chassy par le Grand Duc de Toscane. En 1852, le domaine revint à sa fille Aurélie-Louise qui épousa le Comte Gabriel Chandon de Briailles, propriétaire des vins de Champagne Moët et Chandon. Ils eurent deux fils : René né en 1853 et Frédéric en 1858. Après la mort de ses parents, Frédéric demeura à la petite Cordelière, chez ses grands-parents et devint le Vicomte Chandon de Briailles. Après son mariage avec Odette de Fontenay (du château de Vaux), il fit édifier en 1892, face à la Petite Cordelière, un magnifique château de style Renaissance entouré d'un parc avec jardin à la française. Le projet et les dessins du château sont dus à M. René Sauger, architecte-voyer en chef de la ville de Paris, et la construction à M. Emile Riché, entrepreneur à Troyes. A la mort de Frédéric le château fut habité par l'aîné de ses enfants, le Comte François Chandon de Briailles. En 1958, un groupe de médecins et d'industriels troyens loue le château qui est finalement vendu à un industriel belge. Avant que les membres du Golf Troyes le Cordelière ne rachètent la propriété. Le château est actuellement la propriété d'une société qui a transformé le parc en un terrain de golf: reconnu comme l'un des plus beaux de France. Le château, de style gothique et Louis XII, est composé d'un rez-de-chaussée et un premier étage éclairés de vastes fenêtres. On accède au rez-de-chaussée par un majestueux perron. Trois pavillons forment saillie sur chacune des deux façades. Au rez-de-chaussée un cabinet de travail avec cheminée au bois sculpté, une salle de billard Empire, un petit salon et un autre salon mais plus vaste et de style Louis XVI. Une première salle à manger et modeste de proportions, que rehaussent de somptueuses tapisseries, et, accédant dans le grand salon, la salle à manger pour réception. Cette pièce est la plus élégante du château, dominée par un plafond à chevrons apparents, ornés de dorures sur fond bleu et de boiseries sculptées sur ses murs. Une cheminée monumentale en marbre blanc, à bas-reliefs et à mascarons sculptés est copie exacte de celle qui se trouve dans la salle des Doges aux Pricuriaties de Venise. Au premier étage se trouvent les chambres. Au pied du château, une chapelle a été élevée en 1931 où est enterrée la famille Chandon de Briailles. 

 château de La Cordelière 10210 Chaource

Téléphone : 03 25 40 18 76

 

 

Château de Polisy

Maison-forte existant depuis le XIVe siècle, réaménagée et en partie rebâtie entre 1537 et 1555. En 1537, Jean de Dinteville, ambassadeur de François Ier en Angleterre, se retire à Poligny qu'il aménage. Les Les travaux débutent par la basse cour, comme le rappelle l'inscription de l'ancienne entrée. Ils sont terminés en 1544, comme le précise une autre inscription dans les caves du château. On remarque la façade d'entrée qui offre à l'étage supérieur une composition des années 1540 dans l'esprit de Serlio, où des baies rectangulaires alternent avec des niches. A l'intérieur, il subsiste des solives peintes et le décor peint d'une cheminée représentant une allégorie de la justice et de la chasteté, qui accompagnait un magnifique pavement de faïence vernissée daté de 1545. Jean de Dinteville mourut dans son château en octobre 1554, des suites d’une longue et pénible maladie. Dans la chapelle privée attenante à l’église paroissiale qu’il avait fait auparavant restaurer et où avaient été inhumés tous ses aïeux, on n’a pas retrouvé la trace de sa tombe. Après sa mort, le château de Polisy passa aux mains d’une nièce, et bientôt devint la propriété de la famille Choiseul, qui, au XVIIIe siècle le transforma intérieurement, en créant des pièces plus basses que celles du XVIe siècle et en les décorant de lambris. Une nouvelle entrée avec un perron et des pavillons en saillie est aménagée entre 1777 et 1842. L'extension néo XVIIIe, au Nord du corps de logis, date des années 1903-1908 et marque la fin des transformations du château. L'ensemble du château a été très endommagé par un incendie en 1992. 

 Éléments protégés MH: l'ancienne basse-cour du château: l'aile d'entrée avec l'auditoire, l'ancien passage d'entrée avec la pièce à l'ouest et sa cheminée, la laiterie y compris le puits, le cellier et son entrée ; le bâtiment du XIXe siècle avec trois portes cochères dont celle du centre est surmontée d'un édicule avec une serlienne ; le logis du fermier ; l'ancienne chapelle seigneuriale avec son décor Renaissance et son enfeu : inscription par arrêté du 10 mars 2011. Le château : inscription par arrêté du 28 novembre 2011. 

 château de Polisy, rue des Ponts, 10110 Polisy

   

 

Château de Chavaudon

Construit en 1913 par l’architecte Hector Guimard, qui a donné les élévations du château, l’édifice présente quatre façades différentes en brique, pierre, béton et ciment. A l’intérieur, la disposition d’origine est rationnelle et met un accent particulier sur l’hygiène. La demeure conserve quelques éléments de décor de style Art-Nouveau, comme les garde-corps ou l’entrée en grès bleu turquoise. 

 Éléments protégés MH: le château en totalité, les façades et les toitures des communs (l'ancienne écurie-garage, le lavoir, le chenil et la maison du gardien), le portail d'entrée avec sa grille et le parc : inscription par arrêté du 27 février 2014. 

 château de Chavaudon 10290 Marcilly-le-Hayer

   

 

Château d'Arcis-sur-Aube

Un aveu rendu en 1667 fait état des "place et motte sur lesquels estoient construits le chastel, donjon et maison-forte dudit Arcyes; en laquelle y avoit de beaux et somptueux ediffices, portes, portaulx, cuisines, estables, tours, tourelles... lesquels murailles et grands fossez ont esté ruinés, maison bruslée, pendant les guerres et troubles survenus en ce royaume et commencés en l’an 1588". Pierre Grassin qui, en 1721, fit élever le château actuel sur cet emplacement, appartenait a une famille de robe originaire de Sens. Devenu sous la Régence directeur général des Monnaies de France, il mourut sans postérité. Le domaine passa au fermier général Barthélemy Thoinard, puis a la marquise de Collandre et, sous Louis XVI, au marquis de Labriffe. Danton naquit en 1759 a Arcis, ou son père était procureur au bailliage, dans la maison située rue de Paris. Il y revint souvent pendant la Révolution et racheta des terres. Le 20 mars 1814, Napoléon établit son quartier général dans le château, mais dut se replier le lendemain devant Schwarzenberg et ses 90.000 autrichiens. Le comte Armand, diplomate et conseiller général de l’ Aube, habita le château au siècle dernier. M. Albert Dupré, industriel à Romilly, lui succéda avant la dernière guerre. Évoqué par Balzac dans Le député d’Arcis, la ville d’Arcis fit acquisition du château en 1948 et abrite aujourd’hui la mairie. C’est une demeure de proportions modestes, élevée d’un rez-de-chaussée en pierre appareillée et d’un étage sous comble à la Mansart. Sur l’ancienne place d’armes, les deux tours, plus ou moins découronnées, qui encadrent la grille, remontent à l’ancien château. La porte s’ouvre dans un petit avant-corps marqué par un ressaut dans la toiture, restauré après la suppression de l’attique et du fronton. Plus intéressante, la façade nord donne sur une terrasse, au-dessus du cours tumultueux de l’Aube, malheureusement dissimulé par la végétation. Élevé de deux niveaux sous un grand fronton triangulaire, l’avant-corps s’ouvre au rez-de-chaussée par trois grandes baies en plein cintre. On appréciera la qualité des masques sculptés sur les clés, et celle des ferronneries des deux perrons, analogues à celles de l’escalier d'honneur. Cette façade est criblée d'impacts de boulets de canon, vestiges de l'époque napoléonienne. 

Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château et de la tour Est, la partie subsistante de la tour Ouest, la grille avec le portail d'entrée en fer forgé, le hall d'entrée, l'escalier avec sa rampe en fer forgé, le bureau du Maire et la salle des mariages avec leur décor au rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 21 mars 1983. 

 château d'Arcis sur Aube, place des Héros, 10700 Arcis-sur-Aube