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vendredi 14 novembre 2025

 

Château du Gol reunion

Le château du Gol est un château disparu de La Réuniondépartement d'outre-mer français dans l'océan Indien. Il s'agissait de la maison des maîtres de l'habitation du Gol, plantation caféière, puis sucrière, située à Saint-Louis. Cette maison, ses dépendances et le camp des esclaves se trouvant à proximité, constituent le centre névralgique de la plus importante propriété de Bourbon à la fin de l’Ancien régime[1].

Localisation

Le château, maison des maîtres de l'habitation du Gol, s'élevait autrefois dans la plaine côtière du Gol, sur la commune de Saint-Louis, derrière l'actuelle usine du Gol[2].

Historique

Maison de maître de la plantation

D'après les documents des Archives nationales[2], le château est construit vers 1747, sur la plantation familiale du Gol, à la demande d'Antoine Marie Desforges-Boucher (1715-1790), ingénieur de la Compagnie des Indes puis gouverneur de l'île, qui y séjourne sporadiquement, puis longuement de 1768 à 1783[3].

Il sert à l'occasion de lieu de repos pour les autorités administratives lorsqu'elles sont en déplacement hors de Saint-Denis dans le sud-ouest de ce qui était alors une colonie. C'est ainsi que l'ordonnateur de Bourbon Honoré de Crémont rédigea du château le  le compte-rendu de la première expédition qui traversa l'Enclos Fouqué et atteignit la zone sommitale du Piton de la Fournaise, le volcan actif au sud-est du territoire[4].

Marie-Antoine Desforges-Boucher quitte Bourbon en 1783 pour s’installer à Lorient. L’année suivante, le domaine est vendu à de riches bourbonnais, Joseph Jean-Baptiste de Lestrac (ca. 1736-1814) et Antoine François Marie Pascalis (qui fut maire de Saint-Louis en 1791). La propriété compte alors 206 esclaves[5].

Puis, en 1834 et 1840, Jean-François Placide Fortuné Chabrier (1791-1851) rachète les trois propriétés distinctes, et reconstitue l'habitation originelle du XVIIIe siècle. Au mois de février 1848, à la veille de l’abolition définitive de l’esclavage, 660 esclaves se trouvent sur l'habitation du Gol, dont la plupart dans le camp du Gol, non loin de la route nationale. Ce nombre est de très loin supérieur aux chiffres recensés dans l'habitation Desbassayns ou ceux du domaine du Chaudron, environ 300 à 400 esclaves chacun[3].

Abolition de l'esclavage

En 1848, la Deuxième République abolit définitivement l'esclavage par décret. Cette abolition s'accompagne toutefois de l'indemnisation des propriétaires esclavagistes[6]. Jean-François Placide Fortuné Chabrier touche ainsi, en 1849, la somme de 376 791 Francs en compensation du préjudice financier causé par l'affranchissement de tous ses esclaves[7].

Abandon du château

Comme bon nombre d’entrepreneurs réunionnais ayant à défendre leurs intérêts, Chabrier ne réside pas toujours dans la colonie. Ses affaires le conduisent régulièrement en métropole, surtout à Paris où il possède des appartements, pour y profiter des mondanités. Le château du Gol, de moins en moins habité, semble avoir été abandonné dans la seconde moitié du XIXe siècle[8].

Architecture

Le château présente un corps de logis possédant un étage couvert d’une toiture mansardée, précédé d’une galerie sur deux niveaux au sud. Son concepteur Antoine Marie Desforges-Boucher semble s'être référer aux malounières des armateurs bretons

Château du Gol à Saint-Louis en 1847, par Antoine Louis Roussin.
Début constructionXVIIIe siècle
Propriétaire initialAntoine Marie Desforges-Boucher
Destination actuelleDétruit
PaysDrapeau de la France France
Région françaiseLa Réunion
CommuneSaint-Louis

  château Morange à Saint-Denis de La Réunion.


Le Château Morange fait partie des édifices remarquables de La Réunion, et plus particulièrement de la ville de Saint-Denis. L'imposante et luxueuse demeure fut construite vers 1850, en plein essor économique et à la même époque que l'Ancien Hôtel de Ville, par la riche bourgeoisie de l'île.

Le château Morange est un édifice remarquable de l'île de La Réunion, un département d'outre-mer français dans le sud-ouest de l'océan Indien. Il est situé boulevard Doret à Saint-Denis, le chef-lieu. Le château, son patio, son parc, ses dépendances et ses clôtures sont inscrits en totalité au titre des Monuments historiques depuis le [1],[2].

Historique

Le « Château » Morange a été construit à l'initiative de Prosper Morange par l'entrepreneur F. Chatel vers 1850. Cette demeure est située dans le quartier des Camélias, au piémont de la route qui se dirige vers St-François. La riche bourgeoisie lors de l'apogée de la prospérité de l'île au milieu du XIXe siècle a fait construire de magnifiques demeures à la périphérie du centre-ville, dont le château Morange, la demeure Nas de Tourris, boulevard de la Providence, ou plus loin à Montgaillard la demeure Dierx-De Heaulme. Le château Morange est une demeure néo-classique dans le même style que le musée Léon-Dierx, rue de Paris ou la demeure Lauratet, rue A. de Villeneuve.

Après l'effondrement de l'économie sucrière à partir des années 1860, le château Morange a servi de prison à des exilés célèbres, notamment le raïs marocain Abdelkrim al-Khattabi (Abd-Del-Krim) entre 1926 et 1929. Il est aujourd'hui utilisé comme Maison des Jeunes et de la Culture, disposant d'une salle de spectacle de 110 places.

Architecture

Le château Morange a été construit au milieu du XIXe siècle. Le bâtiment principal est constitué de plusieurs corps de logis avec portique à colonnade formant varangue antérieure et escalier de distribution extérieur.

Les bâtiments sont en lave, moellon, brique et enduit avec couverture métallique

 CHATEAU LAURATET SAINT LOUIS

 Château Bel-Air reunion 

 château Bel-Air, au Tampon, à La Réunion

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
23 rue Kerveguen
97430 Le Tampon - France

Code Insee de la commune : 97422
La Réunion [974] - Saint Denis

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
53 Chemin de Kerveguen 97418 Le Tampon

Eléments protégés :
Façades et toitures ainsi que le jardin (cad. CK 361, 476) : inscription par arrêté du 13 septembre 1984

Historique :
Demeure de style créole construite vers 1908 pour le Comte de Kerveguen et destinée à servir de résidence pour sa maîtresse, Mademoiselle Deverne, actrice à la Comédie française. Construite en bois, la maison de deux niveaux domine un grand parc. Son architecture est d'inspiration néo-classique, un style qui s'est perpétué tardivement à la Réunion. Au cours des années 1930, elle a servi de logement de fonction pour le directeur d'une société franco-mauricienne exploitant des propriétés de cannes à sucre.

Périodes de construction :
1ère moitié XXe siècle

Propriété privée