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dimanche 18 janvier 2026

 

Château d'Affieux

 
Édifié au sommet d'une croupe à l'ouest des Monédières et au sud de Treignac et de la Vézère, le bourg ancien d'Affieux fait l'objet d'un site inscrit englobant l'église et le château. L'église paroissiale, dédiée à Saint-Pardoux, est attestée au XIIe siècle, elle ne conserve de cette époque que la travée précédant le sanctuaire, avec ses colonnes à chapiteau nu. Au nord de l'église s'élève le château construit en 1636, date inscrite sur le linteau de la porte d'entrée. Il constitue un élément important du site. En venant de l'est, on peut apercevoir l'extrémité de la croupe où s'est perché le village, couronnée par les divers bâtiments du château d'où émerge la tour carrée coiffée d'un toit en pavillon et entourés de hauts conifères. Cette belle tour d'escalier construite en hors-œuvre, dont les baies portent un décor caractéristique du XVIIe siècle, est fermée par un portail à boules quillées. La façade ouest, flanquée de deux grosses tours rondes aux toits en poivrière, remaniée au XVIIIe siècle, donne sur un parc que prolonge la campagne jusqu'à l'horizon vallonné. Des communs ferment la cour sur deux côtés. Les communs et la façade ouest du logis ont été repris au XVIIIe siècle, date 1781 inscrite sur dépendances côté est. On peut embrasser d'un même coup d'œil le château ainsi que l'église. Située dans un pré en contrebas de l'église, la fontaine Saint-Pardoux, dont l'eau était supposée guérir les maux d'yeux, est signalée par une croix en fer forgé... 

 château d'Affieux 19260 Affieux

   

 

Château du Bac

Le château est formé d'un corps de logis principal allongé, au nord duquel font saillie deux constructions dont l'une à tourelle et prolongé à l'ouest par un petit bâtiment au toit à clocheton. Aux quatre parties de cette construction, s'ajoutent deux tourelles. Un corps de logis carré dont la façade est dans le prolongement de la façade orientale du corps de logis principal, fait saillie sur une partie de la façade nord de ce dernier. Une bretèche posée sur deux corbeaux à trois quarts-de-rond superposés fait saillie au côté ouest. A la partie supérieure de l'angle nord-est est posée, en encorbellement, une tourelle carrée. Dans l'angle formé à l'ouest par ce corps de logis ainsi que le corps principal, fait saillie une tourelle circulaire. A droite de cette tour un second logis fait saillie sur le même côté nord du corps de logis principal, et prolongeant à l'ouest le grand corps de logis, se trouve une construction de même largeur mais de plan carré. A quelques mètres est élevé le pigeonnier, de plan carré, formé d'un étage à ossature de pans de bois, posé à chaque angle sur une colonne circulaire par l'intermédiaire d'une sorte de chapiteau à la corbeille tronconique, dont la base est posée sur un disque en pierre de très forte saillie... 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château et de son colombier : inscription par arrêté du 23 septembre 1966. 

 château du Bac 19400 Argentat-sur-Dordogne

 

 

Château du Bach

Le portail d'entrée XVIIe siècle provient de l'ancien collège des Jésuites de Tulle. Vestiges d'un cloître gothique du XIVe siècle dans le parc. Style néo-Louis XIII, le château est bien significatif du goût éclectique d'un érudit de la fin du XIXe siècle. En effet, quand M. Clément Simon achète le château du Bach à Ernest-Martial-Fenis de Laprade, il a terminé sa carrière de magistrat qui l'a emmené à Tulle, Auch, Toulouse et Aix. Il transforme la demeure, élève un oratoire et se consacre aux recherches historiques limousines. Sa collection d'archives ainsi que sa bibliothèque (une grande partie aux archives de Tulle), permettent aux historiens modernes de trouver de précieux documents pour leur recherches. 

 Éléments protégés MH: le château proprement dit, le portail d'entrée et les éléments du cloître dans le parc : inscription par arrêté du 4 octobre 1993. 

 château du Bach 19460 Naves

 

 

Château de Bazaneix

Nous avons des traces en 1335 d'Etienne d'Aix, seigneur du Bazaneix, puis de Eymeric d'Aix seigneur jusqu'en 1375. Jean de la Peyssarie lui succéda par alliance jusqu'en 1414, date à laquelle Robert de Ligneyrac, son gendre, devint le nouveau seigneur du lieu. Le Bazaneix passa en 1691 à la Maison de Soudeilles qui le vendit en 1777, à Jean Antoine d'Amarzit de la Serre. Sous la Révolution, il passa aux mains de Jean-Baptiste de la Chapelle, dont la bru, Madame Serroux de Bienville l'acquit en 1874. Vers 1924, les d'Amarzit y résidaient. Avant la dernière guerre, Mademoiselle d'Amarzit a épousé le comte de Beaumont Beynac qu'elle a quitté pour un roturier, laissant le château à l'abandon, jusqu'à aujourd'hui. Jeanne d'Amarzit née Serroux de Bienville, de 1874 à 1929 au Bazaneix, mère de Suzanne de 1900 à 1981 au Bazaneix et épouse de Christophe de Beaumont de Beynac. Le Bazaneix n'est pas un château connu, facile à trouver ou situé le long d'une route devant laquelle on passe par inadvertance. Il suscite déjà un vif intérêt par sa recherche. Et lorsqu'on le découvre au milieu des arbres centenaires, c'est l'émotion pure. Il est là authentique et majestueux. Grand prix des "Vieilles Maisons Françaises" en 2001, Prix "Belles demeures" attribué par la Demeure historique 2001. Grandes journées médiévales au château du Bazaneix, tous les ans en Juillet. Tournoi de chevalerie, concerts de musiques occitane et celtique. Combats, camp militaire du XIVe siècle, et théâtre. Dîner spectacle le samedi soir. Gratuit jusqu'à 6 ans. 

 Éléments protégés MH: le château en totalité : inscription par arrêté du 20 octobre 1987. 

 château de Bazaneix 19200 Saint-Fréjoux

 

 

Château de Beauregard

Ce manoir construit au XVe siècle, dit château de Beauregard, appartenait à la famille Veyrie. En 1620, Louis de Pillon devient seigneur de Beauregard en épousant Florence de Veyrie, une descendante de cette famille. Quelques années plus tard, vers 1635, cette terre est rachetée par Jean Ramade, seigneur de Friac. A la fin du XVIIe siècle, ce dernier le vend à la famille Vézy qui le conserve jusqu'au début du XIXe siècle. Lors de l'acquisition du domaine, la famille Vézy fait agrandir le château, côté ouest, par l'adjonction d'un deuxième corps de bâtiment de plan rectangulaire. Cet agrandissement a pour effet de transformer le plan initial carré, en plan en L. Au XVIIIe siècle, une bassière est installée dans la salle basse du logis d'origine. En 1830, le manoir devient la propriété d'une famille de notaires de Meyssac, la famille Vauzou. A la fin du XIXe siècle, les dernières grandes transformations de l'édifice sont réalisées: des tourelles sont installées aux angles sud-ouest et nord-est de l'extension et une galerie à verrière est créée sur le mur gouttereau nord-est. Par ailleurs, un second logement, non mitoyen, est construit à l'extrémité sud du logis d'origine. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, ce dernier est transformé en hôtel de voyageurs. 

 Ce château, de plan régulier en L, est composé d'un logis, d'un logement et d'une grange-étable. Les toits en pavillon à égouts retroussés, à croupes et conique sont couverts d'ardoises. Des souches de cheminée en béton et en brique s'élèvent sur le toit en pavillon et sur l'extrémité sud de la ligne faîtière de l'extension. L'édifice est bâti en blocage de moellons de calcaire à joints beurrés. Une partie de l'agrandissement ainsi que les tourelles d'angle sont recouvertes d'un enduit au mortier de chaux de grès rouge. La partie la plus ancienne du logis, bâtie sur une cave voûtée en berceau, présente deux étages carrés et dispose, au rez-de-chaussée, d'une salle basse voûtée en arc en anse-de-panier. Dans cette salle, qui sert aujourd'hui de cuisine, une ancienne bassière est conservée. L'accès aux étages se fait grâce à un escalier tournant avec jour, en chêne, à deux volées droites. L'agrandissement, à un étage carré s'ouvre, côté sud-ouest, sur une galerie à verrière par l'intermédiaire de portes-fenêtres. L'une d'entre elles est encadrée de boiseries en remploi datant du XVIIe siècle. 

 L'accès à la galerie se fait également par l'extérieur, grâce à un escalier droit, en maçonnerie, situé sous la tourelle d'angle, nord-est. Les tourelles d'angles, qui n'abritent pas d'escalier, jouent, dans la composition d'ensemble, un rôle principalement décoratif. A l'intérieur, la cheminée monumentale en calcaire à entablement mouluré et corniche saillante est un remploi dont l'origine n'a pu être identifiée. Les faces latérales des piédroits sont ornées d'une volute formant un enroulement qui épouse le profil galbé du jambage. Ce décor est semblable à ceux repérés dans les autres manoirs du bourg de Collonges-la-Rouge (Maussac, Benges). Un autre ornement (volute rentrante et rubans) est sculpté sur la face frontale des piédroits. Sur la hotte, un blason bûché, en demi-relief, est timbré d'un casque à palmettes. L'ensemble de ce décor sculpté est encadré de feuillages. En dessous, se trouve une pierre en forme de parchemin sur laquelle est sculptée une inscription en grec, en partie effacée. 

 Un soin particulier a été apporté à la construction de la grange-étable située en face du logis. Il se traduit tant dans les matériaux de gros œuvre (petit appareil de moellons de calcaire associé à la pierre de taille en grès rouge pour les encadrements harpés des ouvertures; ardoises taillées en forme d'écaille pour la couverture) que dans la composition de la façade principale sud-ouest (portes charretières à clefs passantes accostées d'une ou deux baies cintrées et surmontées d'une baie fenière). Un ancien fournil, logeant toujours son four à pain, est conservé dans la cour sud-est du manoir. Il n'est plus utilisé aujourd'hui. Le logement, à deux étages carrés, construit à l'extrémité sud-ouest du logis est couvert d'un toit en demi-croupe en ardoise. Sa façade principale est rythmée par trois travées d'ouvertures organisées autour d'une travée centrale plus haute d'un niveau et formant un mur-pignon en façade. 

 château de Beauregard 19500 Collonges-la-Rouge

 

 

Château Bécharie

Les bâtiments du château flanquent la porte de la ville. Ils semblent dater du XVIe siècle avec un décor peint fin XVIe ou début XVIIe siècle, et des portes de bois de la même époque. Le bâtiment de la porte proprement dite est flanqué, à l'est d'un vaste édifice et à l'ouest, d'un corps de bâtiment nord jouxtant un corps de bâtiment sud avec tourelle en échauguette à l'angle sud est, et une grosse tour carrée à l'angle sud ouest. L'intérieur a conservé son caractère d'origine, dont la salle aux peintures murales au rez-de-chaussée de la tour. Ces peintures représentent, dans des cadres peints, les douze sibylles et les douze césars et au-dessus, des paysages habités. 

 Éléments protégés MH: les façades et la porte : classement par arrêté du 6 mai 1907. Les toitures, la rampe en fer forgé, la salle basse du rez-de-chaussée de la tour carrée avec ses peintures murales : classement par arrêté du 11 août 1987. L'intérieurs en totalité (à l'exception de la salle basse du rez-de-chaussée), les jardins en terrasse avec leurs murs de soutènement : inscription par arrêté du 11 août 1987. 

 château de Bécharie 19140 Uzerche

   

 

Château de Benge

Ce château dont la construction remonterait au XVe siècle, était initialement, constitué d'un logis de plan carré, sur cave voûtée, flanqué d'une tourelle d'angle au nord-ouest. Au XVIe siècle, ce petit manoir est agrandi (côté est) et fortifié avec la construction d'une tour, d'une tourelle et d'un hourd qui dateraient, selon Paul Bial, de 1560. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, de nouveaux aménagements sont réalisés. Un pavillon d'entrée est élevé et une bassière avec son potager est installée dans la pièce principale du premier étage. A la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, des agrandissements (aile ouest) et des remaniements (façade sud) sont entrepris. D'après Paul Bial, ce château a d'abord appartenu à la famille Benges puis, après un mariage, à la famille Beauchesne. Mais bien d'autres familles collongeoises se sont succédé dans cette maison. Jean-Pierre Mouzat en retrace l'histoire dans son article consacré à cette maison. Depuis 1957, de nombreuses restaurations ont été réalisées. En 1960, la façade sud et la charpente ont été refaites. En 1962, une partie du pignon nord du logis primitif, qui menaçait de s'écrouler, a été reconstruit. Cette même année, la cheminée armoriée a été restaurée et la ligne de toit a été modifiée pour dégager la tour du côté nord-ouest. Par ailleurs, lorsqu'on descend la rue de la Barrière en longeant la façade sud, on remarque sur le pignon ouest, les traces d'une ancienne maison mitoyenne. Construite en appareil régulier, il n'en reste presque rien aujourd'hui, en dehors d'une porte en en arc brisé, légèrement surélevée (quatre ou cinq marches) avec un chanfrein mince. La présence de cette porte, sans doute d'origine médiévale, laisse penser que l'implantation du bâti sur cet ilot est ancienne. 

 Ce manoir, dit château de Benges est situé à la limite ouest du bourg. De plan régulier en L, il est aligné en bordure d'îlot, le long de la rue de la Barrière. Il est composé de trois corps de construction et d'une grange. Cette dernière, située dans le jardin, au nord, a conservé sa couverture en ardoise taillée en forme d'écaille. Le toit, à longs pans brisés du logis est couvert d'ardoises à découpes variées, notamment sur le brisis. La toiture de la tourelle est en poivrière, celle du porche d'entrée est en pavillon. Sur la toiture, on distingue deux souches de cheminées à mitre, l'une sur le brisis nord, l'autre, sur le pignon est, est aujourd'hui en partie masquée par le porche d'entrée. On remarque également, sur le pignon nord du logis primitif, une autre souche de cheminée à mitre. Sur le brisis sud de la toiture, on note la présence d'une série de quatre lucarnes à fronton en arc en plein-cintre et de plusieurs outeaux qui permettent la ventilation du comble. Depuis la rue, on peut apercevoir une lucarne-pignon située sur le côté sud du toit conique de la tour du guetteur. Cette lucarne, qui est un réemploi, devait certainement être primitivement placée dans l'alignement de la porte de la tour d'escalier en vis, coté nord-est. Cet édifice est principalement constitué de moellons et de pierres de taille de grès et de calcaire. Des traces d'enduit à la chaux subsistent sur le mur-pignon est, ce qui tend à prouver que cette maison a été enduite comme beaucoup d'autres à Collonges-la-Rouge. Elle est agrémentée d'une cour et d'un jardin clôturés par un mur en pierre. 

 Le logis primitif, de plan carré sur un étage, était flanqué d'une échauguette dont on voit encore aujourd'hui à l'angle nord-ouest, le départ d'un cul-de-lampe. Ce logis était de petite dimension comme l'atteste le volume de la cave voûtée, orientée nord-sud. L'entrée se faisait côté rue, sur l'ancienne élévation sud, par une petite porte, aujourd'hui murée, située au niveau du soubassement de l'aile occidentale. Le deuxième corps de construction est constitué d'une tour d'escalier en vis hors-œuvre avec mâchicoulis (vestige du hourd), dite tour du guetteur, et d'un pavillon d'entrée avec un portail surmonté d'un arc en anse-de-panier chanfreiné qui a été accolé au logis primitif. Par ailleurs, on remarque la présence d'archères-canonnières et les vestiges d'une bretèche situées au-dessus du portail. Tous ces éléments de fortification ont participé à la transformation de ce manoir. De la même manière, signe d'un certain raffinement, la tourelle accolée à l'angle nord-est de la tour d'escalier en vis, dispose d'un cul-de-lampe mouluré et orné de feuilles d'acanthe. Dans cette tourelle, se trouve un petit escalier qui donne accès à une pièce située au dernier étage, au-dessus des corbeaux du mâchicoulis. Cette pièce est dotée d'une cheminée et de vestiges de décor peint. Ces indications nous montrent qu'il ne s'agissait pas seulement d'une pièce de garde, mais qu'elle a sans doute également servi de pièce de repos. 

 Le troisième corps de construction situé sur l'aile occidentale du logis et l'élévation sur rue sont le fruit de remaniement et d'agrandissement comme l'atteste la date portée, an XIII, ornée d'un cœur, située sur le linteau de la porte: ce corps de construction a été ensuite surélevé comme en témoignent les solives apparentes en façade, le comble à surcroît et les lucarnes à fronton à arc en plein-cintre. L'accès au château se fait par le porche couvert en pavillon qui mène au jardin. L'entrée dans le logis se fait par la tour d'escalier en vis qui distribue le sous-sol, l'étage d'habitation et la pièce située au dernier étage de la pièce dite du guetteur. Cette tour d'escalier est coiffée d'une coupole couverte de moellons de grès rouge appareillés avec une clé de voûte sculptée. Dans la pièce principale du logis, une cheminée, en grès rouge, adossée au mur gouttereau nord, est conservée. Ses piédroits à console présentent un décor de volutes sur les faces latérales. Cette cheminée est ornée d'une clef sculptée d'un relief en calcaire, sans doute en remploi, représentant le visage d'un homme portant dans ses mains un parchemin ouvert portant les armoiries de la famille Benges: d'argent à un chêne arraché de sinople, sortant d'un croissant (d'or), et accosté des lettres G. B. qui pourraient correspondre aux armes de Guillaume de Beauchêne, ancien propriétaire de la maison qui avait épousé une fille Benges. On note également la présence, dans cette pièce, de deux niches et d'un évier. 

 Au même niveau, côté sud, l'escalier en vis mène à la pièce principale du deuxième corps de construction. Constituée à l'origine d'une seule grande pièce, elle est aujourd'hui divisée en deux par une cloison. Dans cette pièce, une cheminée, adossée au mur-pignon est, présente des piédroits à volute rentrante. On note également la présence d'archères-canonnières, une orientée au sud et deux à l'est; témoins du caractère défensif de cette extension. Enfin, on relève la présence d'une bassière avec évier adossée au mur gouttereau nord. On ne sait pas à quelle époque la bassière a été installée, sans doute au cours des XVIIe-XVIIIe siècles, époque où les propriétaires ont souhaité améliorer leur habitat. L'accès à l'aile occidentale se fait par la pièce principale du logis primitif, mais également par celle de l'extension du XVIe siècle. Cette aile, de forme rectangulaire, est composée d'un étage de soubassement (dans lequel on remarque les vestiges d'une cloison en torchis) et de deux étages. Au premier étage, une cheminée en grès rouge avec une hotte droite présentant des piédroits en forme de fût de colonne, un évier et un potager double sont adossés au mur gouttereau nord. Ils constituent les principaux éléments de commodités de cette aile. 

 Éléments protégés MH: la partie appartenant à M. Albert Leduc : classement par arrêté du 23 septembre 1953. La partie appartenant à M. Maurice Croze : classement par arrêté du 18 mars 1954. 

 château de Benge 19500 Collonges-la-Rouge

   

 

Château de Bity

Après avoir brûlé en 1579, le château est reconstruit au début du XVIIe siècle. Il se compose d'un corps de logis rectangulaire avec, à chacun des angles, une tour carrée munis d'une échauguette sur cul de lampe. Il s'ouvre au sud sur une cour en terrasse, qui donne accès à un jardin, et en bordure de laquelle s'élèvent deux pavillons du XVIIIe siècle. Bity aurait été acheté en 1715 par Étienne de la Selve, conseiller au Présidial de Tulle, et revendu par la famille en 1843 qui s'installa au château de la Gane. Durant la Seconde Guerre mondiale, le château servit d'infirmerie de la résistance. Le château a été racheté le 3 mars 1969 et restauré par le couple Chirac. Le 25 février 1982, selon le secrétaire de Madame Chirac, celle-ci n’a aucune archive du château alors que les Selves de Sarran soutiennent que les Chirac se sont fait remettre les archives du château par le conservateur local. En 1999, Jacques Chirac y a reçu Jiang Zemin en visite privée. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château y compris celles des deux pavillons situés au Nord et au Sud de ce dernier : classement par arrêté du 3 avril 1969. 

 château de Bity 19800 Sarran

   

 

Château de Breniges

Du Moyen-Age jusqu'au XIIe siècle, Malemort fut le siège d'une très puissante seigneurie qui disparut faute de descendants. La dernière héritière fut Allemande de Malemort qui épousa le vicomte de Turenne et lui apporta son fief en héritage. Il existait un château dont il ne subsiste plus que quelques pans de murs appartenant au donjon. Pour barrer la vallée, un châtelet avait été construit près de la rivière avec tours, fossés murailles et un petit donjon carré. Une muraille et un souterrain réunissait ce châtelet au château. De ce châtelet, appelé château de Breniges, subsistaient trois tours, la tour carrée constituant le donjon et des amorces de contrescarpe. Dans les années 1950, la commune achète les ruines pour en faire une place publique. A cette époque, les bâtiments se composaient des trois tours sur l'une desquelles étaient adossées une maison et une grange du XVIIIe siècle, qui ont été détruites. Seules les deux tours rondes ont été conservées, remontant au XIIIe siècle. Les pierres sculptées provenant de la démolition ont été mises en dépôt. 

 Éléments protégés MH: les deux tours subsistantes : inscription par arrêté du 16 août 1956. 

 château de Breniges 19360 Malemort-sur-Corrèze

 

 

Château de Castel Novel

Le château de Castel Novel, possède une tour du XIIIe siècle, un corps de logis du XIVe siècle, des tourelles et une galerie du XVIe siècle, la façade de la demeure fut remaniée au XVIIIe siècle. L’ordonnance générale du château de Castel Novel, avec ses tours pointues et sa façade en pierre rouge de Collonges, date du début du XIVe siècle. C’est vers la fin des années 1500 que la famille d’Aubusson de la Feuillade en devient propriétaire pour plus de trois siècles. Alexandre Lambert vicomte d’Aubusson de la Feuillade, vend terres et château au Baron Jacques Léon de Jouvenel en 1844, l’un des derniers possesseurs de la demeure fut Henri de Jouvenel, journaliste et homme politique. Il épousa l’écrivain Colette, qui devint alors Baronne et châtelaine. Castel Novel sera souvent la toile de fond de ses romans. 

 château de Castel Novel 19240 Varetz 

 Téléphone : 05 55 85 00 01 

 

Château de Chadebec

La terre de Chadebec, comme une bonne partie de la paroisse de Saint Germain les Vergnes, a appartenu au Moyen-Age à la seigneurie de Favars. Le domaine passa dans la famille de Miremont en 1483 et, au début du XVIIe siècle, dans celle des Miramon qui la conservera au delà de la Révolution. Le château et le parc ont été reconstruits au XIXe siècle par Marsillon, ingénieur à Paris, qui a mis sa propriété au goût du jour. Il a fait appel à plusieurs architectes et paysagistes qui lui ont remis des projets de plans aquarellés conservés au château. Le parc a été restauré en 1877-1878. Aux abords du château, toutes les allées aux courbes douces ont pour point de départ ce bâtiment, elles délimitent de larges espaces de pelouses, plantés d'arbres isolés ou bien de bosquets d'essences rares. Le jardin potager forme un quadrilatère qui semblait divisé en quatre compartiments. La rivière anglaise, au cours sinueux, ceinture l'ensemble du parc. Au nord, la futaie, constituée de chênes et de hêtres, évoque la nature sauvage. Deux fabriques, le poulailler et la glacière, complètent l'ensemble. 

 Éléments protégés MH: le parc constitué des éléments suivants : le pavillon de jardin, le bâtiment de dépendance, le poulailler, la glacière : inscription par arrêté du 4 octobre 1990. 

 château de Chadebec 19330 Saint-Germain-les-Vergnes

   

 

Château de Comborn

Le château de Comborn est situé dans la vallée de la Vézère. Les voyageurs qui passent sur la ligne ferrée voient durant quelques instants des murailles en ruines, sans se douter qu'autrefois vivaient là de puissants seigneurs. La Vézère entoure la colline de trois côtés. On ne pouvait approcher que du côté de la terre et l'abord était défendu par deux tours. "Cette position au penchant escarpé d'une haute colline est commune à toutes les forteresses féodales, comme elle l'était aux chefs gaulois quand César vint les soumettre. On dirait aujourd'hui qu'une main capricieuse s'est plu à disperser les pierres du manoir, à déchirer ces pans de murs contre lesquels se heurtent depuis tant de siècles les orages et les vents, à briser ces ogives de voûtes antiques". Les ruines de Comborn sont reconnaissables, bien que très éprouvées par le temps et par la pioche des démolisseurs. Sur un étroit plateau subsistent encore des pans de murailles. Du côté sud, un pont-levis, dont on remarque encore les bases, livrait passage aux habitants du château. A 30o ou 40 mètres en avant, il fallait s'engager dans le couloir qui y conduisait et qui passait sur le fossé. A l'intérieur, au milieu de la cour, se dressait un donjon dont il ne subsiste que la base, avec sa porte d'entrée et sa voûte percée. C'est un des restes les plus anciens, que l'on croit être du XIe siècle. Plus loin, une tour, dite du guet, est de date plus récente, du XVe siècle probablement, après la guerre de cent ans. Sur la porte on remarque les armes de Comborn: "d'or à deux lions léopardés de gueules passant l'un sur l'autre". On lit dans un mémoire datant de la fin du XIVe siècle, relatif au rachat de la vicomté de Comborn, postérieur à la vente première de la vicomté, mais antérieur à la disparition de la branche aînée de la famille: "Le vicomte possède seul et en totalité le castrum, avec la haute, mère et mixte, impère et totale juridiction. Dans le château il reste encore la moitié d'une tour, des murailles, des hôtels de gentilshommes, parmi lesquels un des plus beaux et des mieux en point appartient à Mgr le chancelier qui l'a reçu du père du vicomte actuel lequel y est né". 

 Les appartements, cependant, étaient peu nombreux, bien qu'il y eût à Comborn une petite garnison. Nous connaissons les noms de quelques chevaliers: Adhémar, Doitran, Arbert et Guy de Charrieras, qui se rendirent en Espagne pour combattre les Maures, vers 1110, firent des dons à l'abbaye de Vigeois. Renard et Hugues Ladent, fils d'un Boson, chevalier, sont nommés en 1070 comme témoins d'un don à la Chapelle Geneste, à l'abbaye de Saint-Martin de Tulle. Enfin à l'extrémité nord les ruines d'une chapelle reconnaissable aux nervures du XVe siècle (clef de voûte aux armes des Comborn) et au reste des sculptures représentant la scène du serpent tentant Eve. Les murs ont à cet endroit 1,50 mètre d'épaisseur. Cette chapelle aurait été bâtie sur une autre plus ancienne et voûtée du XIe siècle. Un procès-verbal de visite de la chapelle du château, le 23 août 1645, nous dit que dans l'autel on trouva un écrit où étaient gravés ces mots: "L'an 1455, le 16 du mois de....bre, le révérend père et seigneur Michel a consacré cet autel et y a renfermé ces reliques en l'honneur de la bienheureuse M...". Michel Prado était un dominicain, évêque titulaire de Mio, dans les Cyclades On peut visiter encore les souterrains qui ont servi en partie de prisons. Trois murs d'enceinte entouraient le château proprement dit et à certains endroits ils atteignaient dix mètres de hauteur. 

 Comborn était titré vicomté et ses seigneurs portaient le nom de vicomte. On rencontre ce nom partout dans l'histoire, soit religieuse, soit civile, du pays. C'est qu'en effet il fut un temps où les vicomtes de Comborn furent tout puissants. Mais ce n'est qu'au Xe siècle qu'on trouve leur nom, dit M. Poulbrière, Charlemagne avait placé dans toute l'Aquitaine non seulement des comtes chargés de l'administration d'une portion du territoire, mais aussi un grand nombre d'hommes de guerre appelés vassi, parmi lesquels, dit Marvaud, nous pouvons trouver les origines si incertaines des premiers grands vassaux du Bas-Limousin. Nous savons qu'avant même le Xe siècle le pays ne fut pas à l'abri des invasions, surtout des Normands, qui, remontant les cours d'eau, ravageaient tout sur leur passage. Nous lisons leurs méfaits dans l'histoire générale du pays. A Objat, ils pillèrent l'église; le vicomte de Comborn guerroya contre eux et les chassa, mais garda tout naturellement les biens qu'il avait défendus. Voilà pourquoi nous voyons Archambaud III donner à l'évêque de Limoges l'église qu'il tenait en fief et ses droits. Brive repoussa les Normands: "Parmy les ravages des Normands, écrit le Père Bonaventure, Vigeois eut sa part des malheurs du temps; vers le neuvième ou dixième siècle on le remit en état et parce qu'on y avait transféré les reliques de sainte Madalgode". Uzerche subit le même sort. L'abbaye n'avait pas été seule ravagée par les Normands, la ville aussi fut en partie détruite et l'enceinte des murailles bâties par Pépin renversée sur plusieurs points. Le clergé et les nobles, quoique dans un but différent, s'accordèrent pour soulager tant d'infortunes. On commença par l'abbaye... Après que les abbayes eurent été construites, les grands vassaux s'en disputèrent encore la suzeraineté et les richesses. 

 Le premier des Comborn dont on connaît le nom est Hugues, qui eut un fils évêque de Cahors. Archambaud 1er de Comborn était habile à manier les armes, doué en même temps d'une force de corps que les chroniques se sont sans doute plu à exagérer dans ces temps héroïques de notre histoire; il se faisait redouter de ses ennemis qui, à cause de sa cruauté et de sa valeur sauvage, l'appelaient le Bouclier, parce que de même que celui-ci coupe sur un banc les viandes avec la hache, de même Archambaud coupait ses ennemis avec le glaive sur le champ de bataille. Toutes les provinces de la France et les contrées les plus éloignées retentissaient de la renommée de ses exploits. Le duc de Normandie, Richard sans Peur, dont la valeur fut si célèbre au moyen-âge, ne parlait qu'avec admiration du vicomte de Comborn; il rechercha son alliance avec empressement et lui donna sa sœur en mariage. Il n'eut pas d'enfants. Devenu veuf, il se remaria avec Sulpicia (vers 958), fille de Bernard vicomte de Turenne. Il prit possession de cette vicomté après la mort d'Adémar, son beau-frère, qui ne laissa pas d'enfants. Mais Bernard de Turenne avait une autre fille mariée à Ranulphe-Cabridel, vicomte d'Aubusson, qui poursuivit les droits de sa femme décédée (il s'était remarié). Archambaud prit les armes pour avoir le château de Turenne. Ranulphe s'en était emparé, on ne sait comment, quand Archambaud vint l'y assiéger avec toutes ses forces. Une hache à la main, il brisait une des portes de la citadelle, qui cédant enfin sous ses coups, s'ouvrit devant lui; mais au moment où il se précipitait dans l'intérieur avec son impétuosité ordinaire, une de ses jambes se trouva engagée entre les deux battants que pressaient avec violence ceux de l'intérieur. Il reçut une blessure grave dont il ne put jamais guérir, ce qui le fit appeler Jambe-Pourrie. Mais il entra dans le château d'où son rival venait de prendre la fuite, laissant une faible garnison qui fut massacrée. Ranulphe céda Turenne et se réconcilia plus tard avec son beau-frère et tous deux assiégèrent le château de Monceaux. 

 Archambaud céda plus tard ce château à son frère, Ellie de Ventadour, qui mourut sans postérité. Archambaud mourut vers 993. Il laissa un fils qui hérita de ses biens et prit le titre de vicomte de Turenne et de Comborn. Plus tard, sortirent de cette famille, qui se divisa, les vicomtes de Comborn proprement dits, ceux de Turenne, les seigneurs de Beaumont, de Treignac, de Ventadour, de Donzenac et de Malemort. La position de toutes ces forteresses féodales fut le résultat d'un calcul politique. A Comborn et à Ventadour, la possession des montagnes qui protégeaient l'entrée du Bas-Limousin contre les vicomtes de Limoges d'un côté et de l'autre contre les comtes du Périgord, à Turenne, les basses terres et le voisinage des comtes de Toulouse. Archambaud Jambe-pourrie, en présence de ses deux fils, pour faire oublier ses usurpations et ses violences, donna à l'abbaye d'Uzerche des biens, à condition que les moines célébreraient pour le repos de son âme et pour celles d'Ellis et Archambaud son fils et ses autres parents une messe chaque semaine, une autre tous les jours fériés et qu'ils entretiendraient à leurs frais un pauvre dans leur cloître. A Archambaud Jambe-pourrie succéda son fils Ellis. Il se battit awec le seigneur de Malemort. Ranulphe que nous avons vu abandonner le château de Turenne, avait une fille, appelée Farelda, mariée à Vitard de la Roche-Canillac, qui défendait le seigneur de Malemort. Ils marchèrent l'un contre l'autre et se battirent non loin de Tulle. Ellis fut gravement blessé et porté au monastère de Saint-Martin de Tulle; les moines lui donnèrent des soins qui le rétablirent. En reconnaissance, il leur céda plusieurs terres en Bas-Limousin et en Quercy. Il épousa Béatrix, fille de Richard 1er, duc de Normandie. Il eut deux fils, Guillaume et Archambaud. Il répudia sa femme et se remaria avec Péronnelle, qui lui donna deux fils, Ellis et Robert. Ils ne s'entendirent pas entre eux.

 Archambaud, indigné du renvoi de sa mère, qui avait quitté le château de Comborn en pleurant, assassina de sa propre main son frère Robert. Son père le chassa et il erra de manoir en manoir. Le jeune Archambaud se rapprocha plus tard de son père, quand il tua celui qui quelques années auparavant avait fait une blessure incurable à l'auteur de ses jours. Ellis donna à Archambaud II la terre de Comborn, avec celle de Ventadour et laissa à Guillaume la vicomté de Turenne. Archambaud III garda Comborn; son frère Ellis alla à Ventadour, et peu après Boson, le fils d'un troisième mariage, alla à Turenne. Archambaud III obtint de l'évêque de Limoges la permission de fonder le monastère de Meymac, de l'ordre de Saint-Benoît, qu'il déclara libre de toute juridiction et exempt de toute espèce de droits seigneuriaux. Accompagné de sa mère Rotherge, d'Ermengarde sa femme, de son frère Bernard, il renonça à tous les droits sur la nouvelle église de Limoges. Ellis II, qui vint ensuite (1095), fit aussi de grandes aumônes aux religieux du pays. Ce fut cet Ellis qui, jeune, fut confié à son oncle Bernard. Ce Bernard garda pour lui l'héritage de son neveu et quand celui-ci voulut le réclamer, l'oncle le chassa et l'héritier devint un exilé. Toutefois, secondé de quelques partisans, il s'empara du château de Comborn et ayant pris la femme de son oncle, il la déshonora en présence des assistants pour le déterminer à la répudier... Bernard, suivi de quelques chevaliers, vint plus tard devant le château pour braver son neveu. Le jeune homme sortit, poursuivit son oncle jusqu'auprès de l'église de Saint-Martial d'Estivaux, sur la route qui conduit d'Allassac à Vigeois. Il est pris et tué sur le lieu même. Ce meurtre d'après certains, devrait être attribué à un chevalier nommé Etienne de Bossac. Ellis, repentant à l'heure de la mort, implora la miséricorde divine et s'arrachant les cheveux il les jeta en l'air, comme pour obtenir du Seigneur le pardon de ses fautes. Etienne Baudrix lui rendit les derniers devoirs, ainsi que l'a raconté Baudrix son fils, prieur de Tulle. Pendant plusieurs jours, le peuple accourut porter de nombreuses offrandes dans le lieu où Ellis avait été assassiné. Son corps fut ensuite transféré à Tulle. Ellis II ne s'était pas marié; ce fut son oncle Bernard qui hérita. 

 Pour faire oublier le passé, pour que les moines lui pardonnassent son usurpation, et pour le repos de l'âme de sa victime, il donna à l'abbaye de Tulle le village de Tilic, en jurant sur l'autel que dans le meurtre de son neveu il n'avait fait que repousser la force par la force. Bernard, vicomte de Comborn, malgré des libéralités à Tulle et à Uzerche, ne put triompher des remords qui le tourmentaient; il entreprit le pèlerinage de Rome et de Jérusalem et, à son retour, il prit l'habit de moine à l'abbaye de Cluny. La veille de son départ, il donna à l'abbaye de Tulle, avec le consentement de son fils Archambaud, des terres situées sur la paroisse de Saint-Pardoux-l'Ortigier. Le fils de Bernard devint Archambaud IV, dit le Barbu à cause de sa longue barbe. Il assista comme suzerain à une grande assemblée de seigneurs et de barons, tenue dans l'abbaye de Tulle, pour juger un différend survenu entre l'abbé d'Uzerche et le prince de Ventadour à l'occasion de quelques terres dont jouissait ce dernier et qui, par sentence des arbitres, fut restituée en 1116 à l'abbaye d'Uzerche. La maison de Comborn et celle de Turenne prirent part, à la même époque, à la guerre sanglante qui eut lieu entre Hélie Rudel, comte de Périgord, à qui Adémar, vicomte de Limoges, redemandait une partie de son comté par droit de consanguinité. Adémar, conduisant à sa suite deux cents chevaliers avec leur hommes d'armes, ravagea le Périgord, détruisit plusieurs châteaux et brûla un grand nombre de villages. Après cette guerre, qui dura plusieurs années, une autre eut lieu entre le même vicomte et Pierre, seigneur de Pierrebuffière, à l'occasion du refus de ce dernier de rendre hommage à Adémar pour son château et de lui restituer une tour dont il s'était rendu maître. Après plusieurs rencontres entre le suzerain et le vassal, il y eut quelques jours de paix pendant lesquels Adémar fit arrêter son ennemi qui passait sur ses terres en revenant d'un pèlerinage à Charroux. Pierre fut maltraité, battu, dépouillé de ses vêtements et forcé par un froid rigoureux de traverser ainsi une rivière. Il alla mourir, trois jours après, dans l'abbaye de Solignac, des coups qu'il avait reçus.

Gaucelmc de Pierrebuffière, époux de Béatrix, fille d'Archambaud IV, vicomte de Comborn, irrité de la mort de son père, voulut le venger. Il appela son beau-père dans son parti qui, suivi de ses hommes d'armes, sortit aussitôt tout joyeux du château de Comborn. Raymond 1er, vicomte de Turenne, et plusieurs autres seigneurs accompagnèrent aussi Gaucelme et firent d'horribles ravages sur les terres de la vicomté de Limoges et notamment à Ségur. Mais les gens d'Adémar III firent prisonnier Gaucelme, dans une rencontre, et le conduisirent en triomphe au château de Ségur où ils l'enfermèrent. Il y resta un an et n'en sortit que par l'intervention d'Eustorges, évêque de Limoges, et d'Emblard, abbé de Saint-Martial, qui négocièrent un rapprochement entre les partisans et ceux d'Adémar III. Ils jurèrent paix et fidélité devant l'évêque. Ellis de Ventadour n'avait pas assisté au traité et ne voulut pas pardonner à Adémar III l'emprisonnement de son oncle; il attendit patiemment l'occasion de se venger et un jour qu'Adémar avait été en pèlerinage au Puy, il plaça des hommes qui devaient s'emparer de sa personne. Adémar tomba dans une embuscade où il fut pris et enfermé dans une tour où il resta deux ans. Archambaud de Comborn, devenu son partisan, entreprit de le délivrer, mais il manqua à l'appel à l'heure indiquée et le vicomte de Comhorn fut obligé de se retirer. Adémar paya très cher sa liberté fixée à 12.000 sous d'or, somme énorme à cette époque. Archambaud IV avait épousé Brunissende, fille d'Adémar III, vicomte de Limoges. Ce fut lui qui bâtit le château de Blanchefort. Ses deux fils, Adémar IV et Gui IV, héritèrent de la vicomté de Limoges, car Adémar III s'étant fait moine mourut à Cluny. Archambaud V donna la terre de Chadebec à l'abbaye d'Obasine en 1159 et une borderie en 1180. Vers 1174, il fit violence à Gilbert de Malemort parce que celui-ci avait fait faire un habit de différentes couleurs et avait résolu de ravager les terres d'Archambaud V. Mais il fut fait prisonnier et paya pour sa libération une forte rançon. Archambaud V mourut le 5 octobre et fut inhumé à l'abbaye d'Obasine.

Archambaud VI fonda la Chartreuse de Glandier. D'après la charte de fondation, ce serait pour le salut de son âme et de celles de ses ancêtres, tandis que différentes légendes, très répandues dans le pays, rattachent toutes la fondation de Glandier à l'expiation d'un grand crime commis par Archambaud... Voici quel serait ce crime: à la mort de Bertrand, abbé de Tulle en 1210, les moines voulaient élire Bernard de Ventadour, alors qu'Archambaud voulait faire nommer un de ses neveux; il aurait employé et les promesses et les menaces, mais voyant que rien n'y faisait, il pénétra dans la salle du Chapitre où étaient réunis les moines pour l'élection et en tua sept. Archambaud repentant aurait été condamné à bâtir plusieurs monastères (1219). C'est cet Archambaud qui, lorsque Blanche de Castille vint montrer son fils, devenu Saint Louis, aux barons du Midi, visita avec elle l'abbaye d'Obasine, se déclara le partisan du prince et lui jura obéissance. Il avait épousé Guicharde, fille de Hugues de Beaujeu. Bernard II fut fils d'Archambaud VI qui avait épousé Marguerite de Turenne, disputa certains droits à Raymond VI de Turenne. Archambaud VII, fils de Bernard, vicomte de Comborn, fut marié deux fois. Sa première femme fut Marie, fille de Guy, vicomte de Limoges, et la deuxième Marguerite, fille de Geoffroy, seigneur de Pons et de Montignac. Guy, vicomte de Comborn, fut le fils d'Archambaud VII et de Marie, sa première femme. Il épousa Amicie, fille d'Eschivet de Chabannes, morte sans enfant et, en second lieu, Almodie, fille de Geoüroy de Thouars. En 1285, il confirma la donation de son père à l'abbaye de Tulle. Guy eut deux filles, Eustachie, vicomtesse de Comborn et Marie, qui épousa son cousin Guischard de Comborn. Bernard III, fils d'Archambaud VII, devint vicomte de Comborn; il épousa Blanche de Ventadour, fille d'Ellis, sei- gneur de Donzenac. Eustachie, sa nièce, lui fit donation de ses terres si elle mourait sans enfant. Il mourut, lui, en 1320. Archambaud VIII, le fils aîné, fut vicomte de Comborn. Il servit à l'armée devant Saint-Jean-d'Angély, en l'an 1351.

 Archambaud IX, qui vint ensuite, fils du précédent, fut marié à Marie d'Amblard. Ils n'eurent point d'enfant. Il vendit toutes ses terres à Guichard, seigneur de Treignac, son parent, qui venait des Comborn par un frère de Bernard III. Guischard, devenu, lui, seigneur de Chamberet, Guichard, cinquième du nom, avait épousé Louise d'Andnzé, de laquelle il eut nombreuse postérité. Le fils aîné, Jean, vicomte de Comborn, épousa en 1427, Jeanne de Rochechouart. Il fit partage de ses biens, le 28 août 1469, et ce fut Jean II qui devint vicomte. Il épousa Jeanne de Maignelais et fut enterré dans l'église des chartreux de Glandier, auprès de son père, après avoir testé en l'année 1480. Le premier des fils, Amanieu, mourut sans enfant. Amanieu de Comborn avait vendu la terre de Comborn avec pacte de rachat à Messire Geoffroy de Pompadour, évêque du Puy. Il la racheta en 1500, mais il fut stipulé que si Amanieu vendait à nouveau, il ne pourrait le faire qu'aux seigneurs de Pompadour. En 1508, voyant que lui et son frère François, seigneur de Chamberet, étaient sans enfants, il fit une vente pure et simple à Antoine de Pompadour, neveu de Geoffroy, de sa vicomté de Comborn, coseigneurie d'Allassac, Treignac, Saint-Salvadour, Beaumont, Rochefort, Chamberet, Chamboulive, toutes leurs appartenances, vente ratifiée en 1509 par François de Comborn, seigneur de Chamberet. Mais il arriva que le seigneur de Pierrebuffière, Chasteauneuf, qui avait épousé Catherine de Comborn, soeur aînée du vicomte Amanieu, dont il avait des enfants, prétendit à toute la succession de la maison de Comborn. Après plusieurs difficultés, elle fut partagée; le seigneur de Pompadour eut Treignac, Allassac et plusieurs autres terres; le seigneur de Chasteauneuf eut Comborn, Chamberet et quelques autres avec le nom et les armes de Comborn. En 1518, Pierre de Connigaud, seigneur du Cange, cède au seigneur de Pompadour ses droits sur la vicomté de Comborn (düt à sa mère, 1497, feue dame de Châtelus, épouse d'Amanieu de Comborn), et en reçoit des terres au diocèse de Limoges. En 1645, le 7 janvier, Comborn est adjugé sur saisie à MM. de Malaurie, Ceyrac, de Bar, Sauvezy, du Verdier, Henri de Pierrebuffière. En 1649, par transaction entre les adjudicataires, le seigneur du Saillant, Raymond de Lasteyrie, est acquéreur du chef-lieu de la vicomté; il l'avait été du château du Saillant par un de ses prédécesseurs, en 1372. Le château actuel de Comborn reconstruit en 1753, est devenu en 1827, la propriété de M. Sirey, qui eut pour gendre le peintre de paysage et d'histoire Auguste Jeanron (mort en 1881). Il appartenait encore à cette famille au début du XXe siècle.

 Éléments protégés MH: les vestiges médiévaux : le donjon, la tour carrée, la chapelle et sa crypte, salles souterraines, les muraille d'enceinte, les façades et les toitures du corps de logis du XVIIIe siècle : inscription par arrêté du 15 octobre 1985.

 château de Comborn 19410 Orgnac-sur-Vézère 

 

 

Château de Cornil

Cornil était au Moyen-Age une petite place de guerre. Il y avait au moins deux châteaux, l'un qui se trouvait près du bourg, et l'autre dont il subsiste une tour près de l'église. Ils furent tous deux marqués par les sièges au temps de la Ligue. Sur la hauteur se dressent deux bâtiments carrés, contigus, le plus élevé possédant cinq étages. Une tourelle contre le donjon contenait jadis l'escalier, toute la demeure est garnie de mâchicoulis dont les consoles allongées sont divisées en trois ou quatre retraites. En juillet 1590, aux temps forts des guerres de religion, les troupes royales commandées par Anne de Lévis tirèrent le canon sur ces deux châteaux. Plusieurs jours de siège et d’intimidation furent nécessaires pour amener la garnison à se rendre. Le château du bourg a totalement disparu aujourd’hui. 

 Éléments protégés MH: les restes du château : inscription par arrêté du 14 avril 1927. 

 château de Cornil 19150 Cornil

   

 

Château de Cosnac

Le château de Cosnac était une place forte de la seigneurie de Malemort, à la frontière entre le comté du Quercy et la vicomté de Limoges. La première mention du château date de 1300. Aux XVe et XVIe siècles, il est agrandi. De cette époque date la tour rectangulaire qui comprend une chambre avec une belle cheminée Renaissance au quatrième étage, ainsi qu'une cheminée sculptée. Le château est constitué de deux bâtiments en T. La tour rectangulaire centrale est occupée par un escalier droit à double volée. Au troisième étage, une porte XVIe siècle ouvre sur un escalier en vis qui conduit à une chambre au quatrième étage et se poursuit jusqu'au comble. Des communs complètent l'ensemble. Le château de Cosnac, reconstruit au XVIIe siècle, en conservant des dispositions du XVIe siècle, constitue un exemple remarquable de l'époque classique dans cette partie du Limousin. 

 Éléments protégés MH: les deux corps de bâtiment du château et les deux corps de bâtiment des communs: inscription par arrêté du 20 octobre 1987. 

 château de Cosnac 19360 Cosnac

   

 

Château de Couzages

Importance stratégique du château commandant la vallée de la Couze et ayant appartenu à la Vicomté de Turenne. Mention du château au XIe siècle, reconstruction du donjon au XIIIe siècle. Château vendu comme bien national en 1795. Pigeonnier recouvert d'un dôme. La morphologie des ouvertures du donjon, des portes et des fenêtres en arc brisé, permet de dater le donjon de l'époque gothique. 

 Éléments protégés MH: les vestiges et le domaine du château, soit les vestiges et le sol, et le pigeonnier : classement par arrêté du 26 février 1996. 

 château de Couzages 19600 Chasteaux

 

 

Château de Cramier

Le mas de Cramier est mentionné dès 1470. Avant la Révolution, l'ensemble présentait une maison, une tour, un cuvier, une écurie, un jardin et un pré. Le château actuel est en cour quadrangulaire ouverte, construit au centre de la plaine de la Vézère, le bâtiment rectangulaire du corps principal, avec tour d'escalier centrale est parallèle aux communs du porche d'entrée auxquels il est lié par d'autres communs. Edifié en grès, l'ensemble des ouvertures sont en pierre de taille à feuillure. Une grande variété parmi les essences plantées et de nombreux rosiers courent le long des différents murs. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du bâtiment en U : inscription par arrêté du 24 mai 1991. 

 château de Cramier 19600 Saint-Pantaléon-de-Larche 

   

 

Château d'Estresse

Le château d'Estresse est formé d'un corps de logis entre deux pavillons qui l'encadrent. De plan rectangulaire, le pavillon nord abrite le porche d'entrée avec un portail chanfreiné à l'arc surbaissé. Surmontant les ouvertures, à la partie supérieure de la façade, une bretèche portée en saillie sur une rangée de sept corbeaux, profilés de trois quarts de rond, percée de quatre petites canonnières. Trois bouches à feu existent également sur cette façade. A l'angle sud s'élève une tourelle circulaire percée de dix petites canonnières. Vers le nord un ancien mur d'enceinte joint ce pavillon d'entrée. Au sud du corps de logis s'élève une tour carrée épaulée par deux contreforts, et munie d'une bretèche enveloppant l'angle. Les Roquet, qui habitaient Estresse, étaient d'anciens bourgeois de Beaulieu. Plusieurs membres de la famille figurèrent, au Moyen-Age, parmi les consuls de cette ville... 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 15 octobre 1971. 

 château d'Estresse 19120 Astaillac

   

 

Château de la Fage

Le château de la Fage, qui remonte au XVIe siècle, a subi de nombreuses transformations et mutilations (incendie en 1789). Les lucarnes Renaissance qui en constituaient les éléments les plus intéressants, ont été transférées au château de la Noaille. La demeure se compose de deux bâtiments de trois étages. L'un est composé d'un corps de logis rectangulaire épaulé de deux tours carrées dont l'une s'est écroulée. L'autre, de style Renaissance et bâti sur le même alignement, abritait le logis seigneurial. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments ainsi que la grande salle voûtée : inscription par arrêté du 27 avril 1972. 

 château de la Fage 19600 Noailles

   

 

Château de la Farge


La famille de Boisse posséda La Farge du Moyen Age jusqu'à la Révolution. André de Boisse, chevalier croisé, acquit en 1237 une rente sur les terres de Lafarge. Le château fut reconstruit de 1620 à 1666. Le marquis Stanislas de Boisse est le dernier seigneur qui ait habité La Farge. Il émigra en 1789. Le domaine fut acheté en 1881 par M. Talamon, négociant à Paris. Il restaura le château et pour le jardin, fit appel à Edouard André, célèbre paysagiste. On peut distinguer un jardin structuré en terrasse mettant en valeur la façade du château et le parc paysager qui agrémente la colline jusqu'à l'étang au sud ouest. L'ordonnance paysagère de la terrasse du château est construite sur des structures du XVIIe siècle révélées par le grand canal rectangulaire à l'est qui ouvre sur un paysage champêtre et sur la chaîne des Monédières. Le parc est constitué d'une pelouse délimitée par des masses arborescentes variées, un cheminement en sous-bois conduit à l'étang en contrebas... 

 Éléments protégés MH: le parc et le jardin d'agrément: inscription par arrêté du 29 mai 1991. 

 château de la Farge 19370 Chamberet

 

 

Château de Favars

Au XVIIIe siècle, le château fut la propriété de Jean-Baptiste de Merigonde, baron de Saint-Hilaire, Favars et Penacors. Il est absent du château quand la populace révolutionnaire, le 24 janvier 1790, vient démolir la digue de Lachamp et pêche le poisson en signe de révolte contre les seigneurs. Malgré les protestations du propriétaire qui ne peut empêcher le cours des événements de cette révolutions, l'édifice est incendié et les propriétaires émigrent. Le château de Favars est incendié en 1791, mais sera reconstruit au XIXe siècle. La tour du XIIIe siècle a été restaurée près des bâtiments annexes. Cette tour de guet et de défense circulaire possède une tourelle d'escalier sur cul-de-lampe pour accéder à la terrasse. Deux salles intérieures voûtées en arcs de cloître. Les mâchicoulis sur corbeaux furent également restaurés. 

 Éléments protégés MH: la tour de guet et de défense : inscription par arrêté du 22 août 1949. 

 château de Favars 19330 Favars