1900 Châteaux de France inscrits et classés au titre des Monuments Historiques-chateaux privees1100-patrimoine-des chateaux historique de france -patrimoine-des chateaux historique de france -patrimoine-des chateaux historique de france )

Rechercher dans ce blog

Prime Vidéo Ciné+OCS - Ligue 1+ - AB1 - Action Max - AutoMoto - Canal j & TiJi - Crime District - Gulli Max - Histoire - Hopster Education - Mangas - Mezzo - Mon Science & Vie Junior - Mubi - Tfou Max- Geo - MGM- Science & Vie - Filmo- Noggin - Shadowz- Society+ - MGGTV Amazon Amazon Renewed - Animalerie - Appareils Amazon et Accessoires - Applis et Jeux - Auto et Moto - Beauté et Parfum - Bébé et Puériculture - Boutique cartes cadeaux - Boutique Kindle - Bricolage - CD et Vinyles - Climate Pledge Friendly - Commerce, Industrie et Science - Cuisine et Maison - DVD et Blu-ray - Epicerie - Fournitures de bureau - Gros électroménager - High-Tech - Hygiène et Santé - Informatique - Instruments de musique et Sono - Jardin - Jeux et Jouets - Jeux vidéo - Livres - Logiciels - Luminaires et Éclairage - Mode - Nouveautés dénichées - Produits Handmade - Sports et Loisirs - Téléchargement de Musique
Affichage des articles dont le libellé est 35 Ille-et-Vilaine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 35 Ille-et-Vilaine. Afficher tous les articles

samedi 1 novembre 2025

 Tour Solidor (Ille et Vilaine)

LOCALISATION

Commune: Saint-Malo. Sur une avancée rocheuse dans le quartier de Saint-Servan.
Longitude 2° 1' 33.83'' O, Latitude 48° 38'2.58'' N
Localisation avec Google Earth

HISTORIQUE

IVeExistence d'un castrum gallo-romain.
XeLes vikings construisent la tour Aiquin pour surveiller l'embouchure de La Rance.
1255Des soldats malouins, aidés de mercenaires français, détruisent la tour.
1382Construction de la tour actuelle par le duc Jean IV de Bretagne pour contrôler la cité de Saint-Malo.
1588Les Malouins s'emparent de Solidor pour le compte du duc de Mercœur, chef de la Ligue de Bretagne.
1636Louis XIII fait restaurer la tour.
XVIIIeTransformée en prison à la Révolution.
1886Restaurée par l'architecte Albert Ballu.
1970Accueille le musée des cap-horniers.

Solidor: Dessin de Chastillon (1610) et Lithographie du 19e.

La tour Solidor est un donjon fortifié de 33 mètres bâtie sur une avancée rocheuse au débouché de la Rance dans la commune de Saint-Malo, quartier de Saint-Servan. Elle est composée de trois tours réunies par de petites courtines. Elle permettait de surveiller la navigation de l'estuaire.

Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis [2].

Historique

Le donjon fut construit entre 1369 et 1382 sur ordre du duc Jean IV de Bretagne afin d'avoir un contrôle sur la Rance à une période où la ville de Saint-Malo est rebelle à son autorité. Une mention latine de l'époque le nomme Stiridort dans la phrase « In quodam castro seu fortalitio vocato Stiridort, quod prefatus dominus dux (Jean IV) nuper et de novo edificari fecit » (D. Morice, Preuves II, 429)[3]. Ce qui en breton moderne donne *Steirdor, de stêr ou steir « rivière », et dor « porte », soit la « porte de la rivière »[4],[réf. obsolète]. La présence du donjon permettait de prélever les taxes sur les marchandises transportées par bateaux. La tour a été bâtie sur un site déjà fortifié, la tour d'Oreigle[5], aussi appelée Tour Aiquin[6] qui s'écrivait, à l'origine, Doreigle, se prononçant « Dorighel » et le rattachant au breton dorikel, soit, « portillon » ou « petite porte », par opposition à la Grande Porte de l'isthme[4],[réf. obsolète]. Cette tour comprenait un petit châtelet, transformé en corps de garde du nouvel ensemble et une enceinte fortifiée, elle-même construite sur des fortifications gallo-romaines datant du IVe siècle qui défendaient le port antique de la cité d'Aleth et dont il subsiste des vestiges dans le bastion d'entrée actuel. Par ailleurs, l'archéologie n'a trouvé aucun niveau d'occupation en rapport avec les Vikings.

En 1588, les Malouins se sont emparés de la tour pour le compte du duc de Mercœur, chef de la Ligue de Bretagne. Elle était seulement gardée par cinq ou six hommes. Un capitaine y fut mis en place en 1590 avec trois soldats, une servante et deux chiens de guet.

En 1636, Louis XIII ordonna d'y faire des réparations.

En 1694, la garde de la tour fut confiée aux habitants de Saint-Servan. L'ingénieur Siméon Garangeau en dressa alors des plans pour en améliorer la défense.

En 1756, on remplaça le pont-levis de l'entrée par un pont en pierre.

L'histoire et l'évolution des technologies militaires ayant rendu son usage initial caduc, la tour est transformée en prison pendant la Révolution et l'Empire. Des prêtres, des religieuses et des militaires y furent enfermés. Des graffitis sont encore lisibles sur les portes intérieures qui fermaient les cellules. La tour Solidor est affectée au service de la Marine par un arrêté du 29 germinal an XII.

En 1886, le ministère de la Marine la cède à l'administration des Monuments Historiques. Elle est alors restaurée par l'architecte Albert Ballu qui la dote de son grand toit actuel.

L'aspect actuel de la tour est un peu différent de celui qu'il avait au début du XXe siècle, il ne subsiste en effet comme bâtiment que la tour et le corps de garde.

Tour Solidor en 1966.

De 1970 à 2019, elle héberge un musée des cap-horniers qui réunit les collections du musée de Saint-Malo sur la navigation au long cours et les cap-horniers (cartes, maquettes, instruments de navigation...). Une girouette en bois en forme d'albatros fut offerte par la section chilienne de l'Amicale internationale des cap-horniers en 2003.

La tour Solidor est située à proximité de la cité d'Aleth. On peut repérer à marée basse, les vestiges d'une chaussée en pierre qui menait au port gallo-romain, le niveau de la mer étant de 8 m plus bas qu'aujourd'hui.

De la cale Solidor, un bac passagers et véhicules traversait régulièrement la Rance vers Dinard, avant la mise en service du barrage de la Rance en 1967.

Peinture

Le musée de Saint-Malo possède dans ses collections un pastel d'Henri Arondel (1827-1900) représentant la tour Solidor.

Le musée de Bretagne possède de nombreuses œuvres (principalement photographies et dessins) autour de la tour[7].

Image illustrative de l’article Tour Solidor
La tour Solidor en 2008[Note 1].
Période ou styleMédiéval
TypeDonjon
Début construction1369
Fin construction1382
Destination initialeContrôle de la Rance
Destination actuelleMusée international du Long-Cours Cap-Hornier
ProtectionLogo monument historique Classé MH (1886)
Coordonnées48° 38′ 02″ nord, 2° 01′ 34″ ouest[1]
PaysDrapeau de la France France
Anciennes provinces de FranceBretagne
RégionBretagne
DépartementIlle-et-Vilaine
CommuneSaint-Malo


 Cité de Saint-Malo (Ille et Vilaine)

LOCALISATION

Commune: Saint-Malo.
Longitude 2° 1' 32.50'' O, Latitude 48° 38'54.55'' N
Localisation avec Google Earth

HISTORIQUE

1144Construction des premiers remparts sous l'impulsion de l'évêché d'Aleth, Jean de Chatillon qui veut y bâtir sa cathédrale.
XVeConstruction du château à l'entrée nord-est de la cité par les ducs de Bretagne.
1661Grand Incendie. Une partie de l'enceinte est reconstruite.
1708Les remparts sont reconstruits par l’ingénieur militaire Siméon Garangeau.

Saint-Malo: Dessins du 19e

Les remparts de Saint-Malo sont les fortifications érigées au Moyen Âge et à l'Époque moderne pour protéger la ville bretonne de Saint-Malo dans le département d'Ille-et-Vilaine en France. Ces murailles percées de neuf portes, peuvent atteindre 16 mètres de hauteur par endroits et s'étendent sur 1 754 m.

Histoire

La construction des remparts de Saint-Malo débute au milieu du XIIe siècle sous l'épiscopat de l'évêque malouin Jean de Châtillon à l'occasion du transfert du siège épiscopal d’Alet à Saint-Malo[2]. Ils sont plusieurs fois modernisés à partir du roi Charles VI, qui fait construire le Château-Gaillard et le petit donjon. L'ingénieur militaire Siméon Garangeau est nommé directeur des fortifications de Saint-Malo en 1691. Vauban lui confie la mission de renforcer l'enceinte de la ville pour en faire une citadelle des mers. Il remplace la plupart des tours et tourelles médiévales, qui ne résistent pas à l'impact de boulets en fonte, par des bastions (bastion Saint-Louis, bastion Saint-Philippe, bastion du Fort à la Reine, cavalier des champs Vauvert à l'arrière de la tour Bidouane, bastion de la Hollande…) reliés par des courtines[3]. L'artillerie est placée à ciel ouvert, sur les bastions et les courtines. Les trois quarts de l’enceinte sont remplacés entre 1708 et 1742 par Garangeau. Il réalise l’extension de la ville et la restauration d’une importante partie de son enceinte au sud et à l’est (portant sa longueur totale à 1 754 m). Ces travaux permettent à l’intérieur de la cité de passer à une superficie de 16 à 24 hectares[4],[5], et causent la disparition de la Poterne de la Blaterie, d’abord, puis de la Tour Mouillée, la Potedrne Brevet, la Tour Battue et le Fort Collifichet. Le pied des remparts descendait directement jusqu’au socle rocheux et à la mer, jusqu’à ce que des quais commencent à s’y adosser à partir de 1582[6]. Ils sont surmontés de mâchicoulis typiques de l’architecture militaire bretonne, réels ou factices[7]

Les remparts plan (fin XVIIe siècle).

De l’enceinte médiévale de la ville, il ne reste que la Grand’Porte du XVe siècle (les tours de 1552 ont été reconstruites entre 1582 et 1583), la courtine ouest du Château (entre la Tour Carrée et le Vieux ou Petit Donjon), la partie des Petits Murs (dont les plus anciennes parties remontent au XVIIe siècle et seront remaniées en 1464[8]) entre la Tour Bidouane (qui remplace la Tour de la Cloche en 1652)[9]et le Bastion de la Hollande (1674)[10], où seront incorporées en 1684 les niches des chiens du Guet[11].

Une ultime transformation est effectuée vers le milieu du XIXe siècle entre le Fort La Reine (XVIIe et XVIIIe siècles) et le Cavalier des Champs-Vauverts (XVIe et XVIIe siècles[12]). Cette partie du nord des remparts (1855 - 1864) supporte une rue dont le nom perpétue le souvenir du Château-Gaillard, aujourd’hui détruit, qui datait, comme le Petit Donjon précédemment cité, de 1395. Le dédoublement de la Porte Saint-Vincent et le percement des dernières portes et poternes interviendront, eux, dans le dernier tiers du XIXe siècle, avant l’aménagement vers 1930 du passage piéton du Bidoret, ancien corps de garde entre la Porte Saint-Vincent et la Tour Générale[13].

Épargnés par les bombardements américains du mois d’[4], les remparts de Saint-Malo sont classés monuments historiques par arrêté du [14].

Les remparts de Saint-Malo représentent la Bretagne dans l’émission de Stéphane BernLe monument préféré des Français sur France 2 pour la saison 2015 et la saison 2021[15].

La ville et ses remparts depuis le Grand Bé, à marée basse.

Parties architecturales : portes, tours et bastions

1. Porte St-Vincent, 2. Grand'porte et ses deux tours, 3. Porte Saint-Loui, 4. Porte de Dinan, 5. Poterne d'Estrées[16], 6. Bastion la Hollande, 7. Porte Saint-Pierre, 8. Porte des Bés, 9. Tour Notre Dame, 10. Porte des Champs Vauverts, 12. Tour Bidouane, 13. Fort à la Reine, 14. Poterne aux Normands, 15. Porte Saint-Thomas, 16. La tour Qui-Qu'en Grogne (elle fait partie du château mais est accolé à la porte Saint-Thomas).