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samedi 2 août 2025

 Fort de Tende (Le Fort central

Fort de Tende (Le Fort central) est un ouvrage militaire italien destiné à la défense du col de Tende, localisée au sud des Alpes, à la frontière franco-italienne, dans le département des Alpes-Maritimes.
Et à deux kilomètres se trouve le Fort de Marquerie.
Image illustrative de l’article Fort Central
Vu du fort en 2006
TypeCitadelle et fortifications
Début construction1881
Fin construction1885
Propriétaire initialArmée de Terre
Destination initialeDéfense d'un col stratégique
Coordonnées44° 09′ 04″ nord, 7° 34′ 09″ est
PaysDrapeau de la France France
Région historiqueVallée de la RoyaProvence-Alpes-Côte d'Azur
DépartementAlpes-Maritimes
CommuneTende

Le Fort central (Forte Colle Alto) est un ouvrage militaire italien destiné à la défense du col de Tende, localisée au sud des Alpes, à la frontière franco-italienne, dans le département des Alpes-Maritimes.

Situation stratégique

Le Fort central s'inscrit dans un système de défense comportant cinq autres ouvrages : les forts de la MarguerieTabourdePernante, de Giaure et Pépin. Le but de ce système conçu dans le cadre du plan de défense de l'Italie de 1871, était de sécuriser le col de Tende et d'interdire toute avancée des troupes françaises. Le col de Tende ferme au nord la Vallée de la Roya, qui débouche sur la Méditerranée à Vintimille[1].

Les enjeux de cette situation stratégique sont comparables à ceux de la frontière franco-italienne entre Menton et Vintimille.

Organisation du site

Situé à 1 920 mètres d'altitude, il se trouve directement sur le col et la route qui y passe.

Le fort a la forme d'un trapèze équilatéral : le front de gorge (nord) est parallèle au front de tête (sud) qui fait face aux assaillants (Français dans le cas présent). Un fossé entoure le fort sur trois côtés[2] ; pour sa défense il dispose, à deux angles, d' ouvrages de flanquement saillants de type caponnière. La porte d'entrée, précédée d'un pont à arche unique donne sur une caserne du temps de guerre. Les embrasures des canonnières s'ouvrent sur le flanc sud et les flancs latéraux ; au-dessus, s'alignent des meurtrières groupées par trois [1].

L'armement était constitué de 12 canons sous casemates en rez-de-chaussée dont 8 de calibre supérieur à 15 cm, positionnés au fronts sud et sud-ouest pouvaient atteindre le fond de la vallée[3].

Un casernement a été construit, en 1883-84, à proximité et en contre-bas du fort. Il fut le principal lieu de cantonnement de la garnison et du commandement du camp retranché. Outre les chambrées pour 300 hommes[4], on trouvait des écuries, une boulangerie et un abattoir. Le casernement disposait également d'un hôpital, d'un colombier et d'un central pour la téléphonie/ télégraphie[5].

Un téléphérique, partant de Panice Sottana, au sud de Limone Piemonte, alimentait le fort, palliant l'enneigement de la route d'accès en hiver[4].

Historique

Le fort central et les 5 autres ont été construits entre 1881 et 1883. Entre 1914 et 1918 les forts sont désarmés ; dans les années 1930, Mussolini lance un programme de fortification de la haute Roya, appelé le Vallo Alpino. Les forts servent au cantonnement des troupes et au stockage des munitions.

En septembre 1947, l'entrée en vigueur du traité de Paris a pour conséquence de déplacer vers le nord la frontière avec l'Italie, en attribuant à la France La Brigue (enclave du massif du Marguareis) et Tende[6] qui, bien qu'appartenant au territoire du comté de Nice, avaient été laissés, en 1860, au royaume d'Italie pour des raisons politiques et stratégiques.

Accès au site

Jusqu'au début du XXe siècle, le téléphérique militaire, côté italien, permettait de garantir l'approvisionnement de la caserne et du fort, même en hiver.

Outre par la route du col de Tende, il est possible de rejoindre le fort, côté français, par une piste qui part du hameau de Castérino et passe par la baisse de Peïrefique[7] et le fort de la Marguerie.

Aujourd'hui l'accès au site peut se faire en 4x4 l'été, et dans le cadre de randonnées en motoneige l'hiver.

lundi 23 juin 2025


 

Château de Tourrette-Levens

 

Le château a été construit au XIIe siècle, par Raymond Chabaud dont la famille a détenu le fief jusqu'en l’an 1684. Le château est, à l’époque, l’un des plus beaux de la région avec ses six tours, trois rondes et trois carrées. Il ne subsiste de cette époque qu'une seule tour. 

 Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 septembre 1937. 

 Château de Tourrette-Levens 06690 Tourrette-Levens

  


 

Château de Mouans

 

Le château de Mouans, construit de la fin du XVe siècle au tout début du XVIe siècle, par Pierre de Grasse2, est resté la propriété des Grasse jusqu'en 1750, puis il passa aux Villeneuve. Au cours de la Révolution, le château de Mouans subit le sort de bon nombre de demeures seigneuriales. C'est « la bonne ville de Grasse », qui le détruira en grande partie. Il devint la propriété de la Famille Durand de Sartoux au début du XIXe siècle qui le relèvera en suivant les plans d'origine. 

 Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 4 janvier 1989. 

 Château de Mouans 06370 Mouans-Sartoux 

 


 

Château de Sospel

 

Sospel a été entouré d'une enceinte dès les environs de 1230. Sospel faisait alors partie du comté de Vintimille. Le comte Guillaume IV a résisté à un siège de Vintimille par les Génois à partir de 1219. Il est secouru par Raimond Bérenger V en 1220. Le comte de Vintimille a dû abandonner Vintimille qui est prise par les Génois le 8 septembre 1222. La ville va être liée aux engagements des comtes de Vintimille vis-à-vis de la république de Gênes, puis avec les comtes de Provence. En 1232, la ville a dû s'engager auprès du podestat de Vintimille de démolir ses remparts quand la république de Gênes l'exigerait. 

 Les vestiges du château font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 6 juin 1933. 

Château de Sospel 06380 Sospel

  


 

Château de Montfort

 

Ce château dit Le Gaudelet, est localisé dans le chemin de Montfort, et a été construit en 1523 sous le règne de François 1er par René de Savoie, son oncle. Cette demeure est composée d’un corps de bâtiment et d’une tour. L’intérieur en est remarquable et comprend notamment un escalier inscrit à l’inventaire des monuments historiques, une imposante cheminée conçue pour y faire cuire du gros gibier, et des plafonds à caisson. La propriété est aujourd’hui privée. 

 Éléments protégés MH: le château de Montfort en totalité : inscription par arrêté du 26 décembre 1969. 

 château de Montfort 06480 La Colle-sur-Loup

   


 

Château de Saint-André

 

Saint-André est mentionné pour la première fois le 9 décembre 999, dans le testament d'Odile qui a donné une propriété située à la villa della Rocca à l'abbaye Saint-Pons de Nice. Elle avait été mariée une première fois avec Miron puis, avant 1010, avec Laugier, seigneur de Vence. Le fief a appartenu à Raybaud Chabaud, seigneur de Tourettes, en 1441. En 1555, Melchior Michelotti a épousé la fille de Jean III Chabaud et a alors acquis les trois quarts du fief. En 1606, Pierre Thaon, fils de Philippe Thaon (mort en 1635), épouse Camilla Michelotti (née v. 1580), fille de Melchiorre Michelotti (né v. 1547) et de Brigitte Doria. Elle a été l'héritière du fief de Revel, constitué d'une partie du quartier de Tourettes, à Tourrette-Levens (où subsiste le château de Revel) près de Nice, et de Saint-André, à Saint-André-de-la-Roche. Le château est mentionné pour la première fois en 1624. Le document fait mention d'une donation des biens du chanoine Jules Thaon à son neveu Charles Antoine Thaon à condition de pouvoir habiter au château. La transformation de la maison forte en villa doit probablement dater de cette donation. 

Le château est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 10 juin 1975 et classé à la même date.

 Château de Saint-André 06730 Saint-André-de-la-Roche

  


 

Château de Gréolières

 

Une enceinte polygonale, qui n'est conservée que sur trois côtés, clôture une plateforme rocheuse. Elle est percée de meurtrières. Celles-ci sont nombreuses, rapprochées et à la base du mur dans le secteur occidental, plus rares, moins serrées et placées plus haut dans le secteur oriental. L'enceinte est partiellement renforcée par des fausses braies. Une rampe d'accès longe le côté sud-est. Le tronçon oriental de l'enceinte montre une construction hétérogène. Un mur en assises régulières, mais de hauteurs inégales, de pierres à face éclatée au marteau a été surélevé en assises de pierres mal équarries, assemblées par d'épais joints de mortier, qui utilisent de nombreuses cales. Mais la partie inférieure du mur n'est elle-même pas homogène, on y distingue deux zones, de part et d'autre d'une solution de continuité verticale qui passe à mi-chemin entre les deux meurtrières et qui est soulignée par une fissure dans la maçonnerie. Au nord-est de cette solution de continuité (à droite), on observe un remploi de nombreuses pierres dressées à l'aiguille, sans réserve, mêlées aux pierres équarries. Au sud-ouest (à gauche), les hauteurs des lits sont moins régulières et les remplois de pierres dressées moins fréquents. Enfin, de part et d'autre de cette ligne, les encadrements des fentes de tir ne sont pas identiques. Une fouille archéologique a été pratiquée sur le site du château de Hautes Gréolières. Ses résultats permettent une lecture plus détaillée sur un certain nombre de points. Du point de vue chronologique, en particulier, il se confirme que l'occupation de ce site n'est pas antérieure au XIIIe siècle et que son intensité maximale se situe vers 1350-1400, à la suite de quoi le déclin est très rapide. Du point de vue architectural, il faut principalement noter la découverte de la base d'un donjon initial. La découverte de cet élément d'architecture est importante car les constructions de ce type, dressées très vite au cours de combats, sont difficiles à identifier et il est possible que ce soit la seule repérée avec certitude dans le département. L'analyse architecturale, les résultats de la fouille archéologique et l'étude des sources historiques permettent de proposer deux grandes périodes pour l'évolution du château. Sur un site auparavant vierge, le comte de Provence fait construire, vers 1230, une forteresse destinée à contrôler le château de Gréolières, situé en contre-bas. Cet "autre" château de Gréolières est mentionné pour la première fois vers 1232. Les restes de cette construction ont été mises au jour par la fouille. Il s'agit d'un donjon de plan carré, de 6,90 mètres de côté, dont les murs sont épais de 2,05 mètres. Par endroits, on ne voit plus qu'une simple trace dans le socle rocheux. Mais ailleurs, ses restes consistent en quelques assises d'une maçonnerie en grand appareil faite de gros blocs de format carré. Vues de loin, les pierres paraissent belles et donnent au parement un aspect imposant, mais vues de près, les blocs s'avèrent n'être que grossièrement équarris. L'aspect de ce travail peu soigné, probablement exécuté très rapidement, correspond bien à une construction de guerre. Le comte conserve quelque temps cette place qui devient rapidement le centre d'un nouveau fief dénommé "Gréolières Hautes". Durant cette période, un logis, construit en deux campagnes, a été accolé au sud du donjon, tandis qu'à l'ouest était réservé une cour. L 'accès se faisait alors par l'ouest. Le château se trouve, en 1307, aux mains de Raibaude de Caussols, épouse de Réforciat d'Agoult. Il passe ensuite, par mariage, des Agoult aux Villeneuve. Durant les guerres civiles qui marquent, pour toute notre région, la fin du XIVe siècle, le château a été occupé par une troupe importante. Il est difficile de préciser s'il s'agit d'une garnison aux ordres des Villeneuve ou de l'une de ces bandes armées groupées autour d'un aventurier, qui se serait emparée du château. Après cette période, vers 1400 ou peu avant, le château est agrandit, partiellement reconstruit et modernisé. L'accès par l'ouest est abandonné au profit d'un nouveau mur d'enceinte, celui percé de nombreuses meurtrières, décrit ci-dessus; il est protégé par des fausses braies. Un nouvel accès est aménagé au sud-est; il se fait par une rampe d'accès qui contraint l'arrivant à présenter son flanc droit vers le château, c'est-à-dire à marcher à découvert puisque c'est la main gauche qui tient le bouclier. En 1570 1'un des barons de Vence, protestant, s'est réfugié dans le château inférieur de Gréolières. C'est pour cette raison que les deux châteaux de Gréolières ont particulièrement souffert au XVIe siècle, durant les opérations militaires liées aux Guerres de Religion. Après cet épisode, les Villeneuve, déjà seigneurs de Basses Gréolières, délaissent le château supérieur. 

 Le château est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 28 juin 1976. 

 château de Hautes Gréolières 06620 Gréolières 


 

Château de Roubion

 

Le château est cité à la fin du XIIe siècle. Le château appartenait au XIIIe siècle aux frères Guillaume et Raimond Rostaing, co-seigneurs de Beuil. Ils exerçaient la justice dans la seigneurie de Roubion. Après le mariage d'Astruge de Beuil avec Andaron Grimaldi, le château est entré dans le patrimoine de la famille Grimaldi de Bueil. Le château a été incendié ainsi que le village qui est mis à sac par les troupes françaises du marquis de Vins, en 1691, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Il en reste la base des quatre tours et des vestiges des murs de l'enceinte. 

 Il est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 22 décembre 1941. 

 Château de Roubion 06420 Roubion

   


 

Château de Gilette

 

Un habitat fortifié est mentionné durant la première moitié du XIIIe siècle, mais de nombreux membres d'une famille de ce nom sont cités à partir du début du XIe siècle. Ils sont de haut rang social, et l'un d'eux est même consul de la ville de Grasse. La fondation du château de Gilette pourrait être sensiblement plus ancienne que sa première mention. Ce château se dressait sur le sommet rocheux qui domine l'agglomération actuelle et où l'on voit des restes de fortifications de diverses époques. Au XVIe siècle la fortification du sommet rocheux est complétée et elle occupe toute la place disponible. Un nouveau village se développe alors sur le col où nous le voyons aujourd'hui. 

 Éléments protégés MH: les ruines du château de Gilette : inscription par arrêté du 28 juin 1933. 

 château de Gilette 06830 Gilette

   


 

Château Grimaldi de Cagnes-sur-Mer

 

Édifié vers 1300 par Rainier Grimaldi, seigneur de Cagnes et Amiral de France, ce château-fort soutiendra ainsi sièges et assauts, avant d’être transformé, vers 1620, par Jean-Henri Grimaldi, en demeure seigneuriale alliant le charme et la richesse d’un palais. Acquis par la Ville en 1937, il est devenu Musée municipal en 1946, classé Monument Historique en 1948, il est aujourd’hui le musée ethnographique de l’olivier, la donation Solidor (40 portraits de Suzy Solidor peints par des artistes tels que Cocteau, Dufy, Foujita, Lempicka, Laurencin, Picabia, Van Dongen...), et des plafonds peints baroques exceptionnels. 

 Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 15 avril 1948, à l’exception de deux parcelles classées par décret du 5 mai 1948. 

 Château Grimaldi de Cagnes-sur-Mer 06800 Cagnes-sur-Mer Téléphone : 04 92 02 47 35 

 


 

Castellaras de Thorenc

 

Le Castellaras est un piton rocheux de 1400 m d'altitude dominant les alentours. Son sommet est formé d'une vaste plate-forme ceinturée d'à-pic ou de barres rocheuses. Ce lieu, naturellement défendu, a été renforcé aux points faibles par une muraille aujourd'hui ruinée qui, par endroits, a encore plus de 5 mètres de hauteur. Le site couvre une surface d'environ 7 500 m2 occupée par les ruines d'une grande bâtisse dite le Château, dont les murailles semblent dater du XIVe siècle, d'un bâtiment rectangulaire (écurie ou bergerie), d'une citerne et d'une chapelle romane du XIIe siècle. Au pied des murs, en bas de la pente et le long du chemin de viguerie, des paysans s'étaient regroupés dans un hameau. Situé sur un ancien oppidum celto-ligure en bordure de la voie Ventiane qui reliait Cemelenum (Cimiez) à Castellane en passant par Vintium (Vence) ainsi que d'un grand chemin reliant Grasse à Entrevaux alors connu sous le nom de viguerie. Le premier document relatif au site date de 1200 et mentionne "le castrum de Thorenc". En 1263, un autre texte fait état de 18 feux (foyers) sur le castrum. La vie locale est alors essentiellement pastorale. De nombreuses grottes barrées situées dans une falaise au sud-ouest du site ont pu servir de bergeries ou d'habitations. Le hameau a été ruiné en 1391 au cours des luttes entre les successeurs de la Reine Jeanne. Le relief escarpé du site a favorisé son abandon pour la vallée voisine de la Lane, dans les Haut et Bas Thorenc. Le 2 janvier 1837, le cadastre de la commune d'Andon comprenant le lieu-dit Castellaras y fait état de 135 hectares répartis en 92 ha de bois, 2 ha de terres cultivées, 35 ha de pâture et 6 ha de ruines, dont celles d'une église, d'un ancien château et d'une chapelle. 

Le site archéologique du château, emplacement, ruines, maçonneries enterrées et vestiges sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 28 mars 1991. 

 Castellaras de Thorenc 06750 Andon

  


 

Château de la Napoule

 

Le château de la Napoule fut édifié au XIVe siècle par les comtes de Villeneuve. Il a subi au cours des siècles de nombreuses transformations étant même transformé en verrerie au XIXe siècle. En 1918, deux américains, Henry et Marie Clews s'installent dans les restes de l'édifice médiéval qu'ils vont ensuite acquérir et reconstuire. Grâce à leur fortune, le couple put restaurer les bâtiments et en construire d'autres de toutes pièces, en apportant leur touche personnelle (Henry était sculpteur et sa femme architecte). Les jardins furent également aménagés. Fondée en 1951 par Marie Clews, l’Association d’Art de la Napoule Mémorial Henry Clews a fait du château un lieu d’échanges culturels... 

 Éléments protégés MH: le château de la Napoule et ses jardins : inscription par arrêté du 6 janvier 1947. 

 château de la Napoule 06210 Mandelieu-la-Napoule 

Téléphone : 04 93 49 95 05 

 


 

Château de Vallauris

 

Le château de Vallauris, reconstruit au XVIe siècle, possède quatre tours rondes coiffées en poivrière. C'est un des rares exemples d'architecture Renaissance en Provence. Autrefois ancien prieuré de l’Abbaye de Lérins, propriété des moines de Lérins (on peut encore voir la chapelle du XIIe siècle), le lieu abrite aujourd'hui trois musées : le musée national "La Guerre et la Paix", le musée Magnelli et le musée de la Céramique. La chapelle est un édifice à nef unique, ses élévations lui confèrent une monumentalité inhabituelle. Deux travées couvertes d'une voûte en berceau brisé s'articulent à une abside en cul-de-four par un large arc brisé. Les murs présentent un moyen appareil à la stéréométrie soignée mais avec des traces visibles de mortier. A l'extérieur, cet appareil comporte des éléments de nature géologique variée : moellons gris, roses, ocres qui donnent beaucoup de charme à l'édifice. Un simple bandeau de section carrée court à la limite murs-voûte sans retour sur des pilastres. Les baies, deux opposées par travées, sont soit encadrées de claveaux très ajustés (au sud), soit surmontées d'un linteau monolithe échancré en arc d'une technique beaucoup plus fruste. L'abside très haute présente un grand appareil plus régulier à la stéréotomie parfaite. En grande partie visible de l'intérieur du château (salle basse en sous-sol et premier étage avec fenêtre axiale) elle est confortée par une haute plinthe reposant sur un lit de blocs grossiers. Aucune date ne précise la consécration de la chapelle : cet édifice a pu être construit après le milieu du XIIe siècle, puis remanié ou restauré début XIIIe siècle, date à laquelle on rattache la belle abside et les baies sud. Le portail sud, avec ses quatre consoles soignées mais purement géométriques, devrait être attribué à cette restauration. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures ; l'escalier intérieur du château proprement dit : inscription par arrêté du 23 mai 1951. La chapelle : classement par arrêté du 2 novembre 1951. 

 château de Vallauris 06220 Vallauris

  


 

Château Vallombrosa

 

Le château Vallombrosa est une gigantesque demeure néo-gothique construite à Cannes entre 1852 et 1856 par sir Thomas Robinson Woolfield pour le compte de Lord Londesborough ; il porta les noms de « château des Tours » (appelé aussi « villa Sainte-Ursule »), et plus tard « Hôtel du Parc ». En 1858 le château est acquis pour 180 000 francs par Riccardo ou Richard-Marie-Jean Etienne Manca-Amat (1834-1903), duc de Vallombrosa et d'Asinara, d'origine sarde ; il le vendra en 1893 au riche hôtelier allemand Martin Ellmer, qui le fit transformer à partir de 1906 en palace de style baroque sous le nom d'Hôtel du Parc par Laurent Vianay... 

Le parc Vallombrosa et l'ancien Hôtel du Parc sont partiellement inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 10 juin 1993. 

 Château Vallombrosa 06400 Cannes
   France-Voyage


 

Château de Valrose

 

En 1867, le baron Paul Von Derwies, financier russe et conseiller du tsar Alexandre II, acquiert de grandes parcelles dans ce vallon, et crée sur ce terrain, un domaine des plus fastueux et extravagant de la Riviera de cette fin de XIXe siècle. Il s’attache les services de deux architectes; David Grimm et Antonio Crocci, auxquels il confie la construction du château, et à Antoine Béranger celle du Petit Château. Le théatre transformé en salle de concert est l’œuvre de Mikhaïl Makaroff en 1869, tandis que l’horticulteur Joseph Carlès, réalise l’aménagement du Parc. Le château est de style gothique et son intérieure multiplie les luxes avec plafonds à fresque, lustres de cristal et toiles de maître. De 1870 à 1881, Valrose devient un haut lieu de la vie musicale et mondaine. Le 10 mars 1881, les mondanités atteignent leur apogée lors d'une réception en l’honneur du grand duc Nicolas. Le baron succombe à une apoplexie le 17 juin 1881. En 1899 la banque Von Derwies est déclarée en faillite. La propriété est vendue en 1912 à un certain Poutiloff, qui la revend en 1920, au roi de l’étain bolivien, Itaro Patino. 

Le grand château, le petit château et le parc, sa fabrique de jardin et ses statues, sont classés monuments historiques par arrêté du 22 juillet 1991. 

 château de Valrose 06000 Nice

  


 

Château des Seigneurs

 

Le château des Seigneurs de Lascaris a été construit aux XIIe et XIVe siècles, il domine le village par sa tour, seul élément encore intégre de ce batiment aujourd'hui en ruine. Cette demeure, pas sa structure médiévale complexe dont subsistent quelques mur des salons de noblesse (pour la plupart reconverti en jardins potagers aujourd'hui) et les traces du pont-levis, témoigne de la puissance des seigneurs médiévaux de La Brigue, les comtes Lascaris. 

 Le château est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 2 février 1949. 

 Château des Seigneurs 06430 La Brigue

   


 

Château de Vaugrenier

 

Demeure de style palladien construite à la fin du XVIe siècle, ses premiers propriétaires étaient une famille originaire de Provence apparentée à Monseigneur du Laurens, archevêque d'Arles. Vers 1750, l'édifice fut acquis par la famille de l'actuelle propriétaire la comtesse Elisabeth de Vanssay. À l'origine, le château et ses annexes constituaient un vaste domaine agricole, s'étendant sur 150 hectares, constitué de prairies, pâturages à vaches et à moutons, bois et étang, terres, plantations de mûriers… Ces terres, à l'exception de trois hectares et demi, furent expropriées par le Département en 1960 et 1963, pour constituer le Parc Départemental de Vaugrenier. 

 Éléments protégés MH: le manoir, y compris le bâtiment agricole accolé à la façade postérieure Nord-Ouest au XVIIIe siècle: classement par arrêté du 30 janvier 1992. 

 château de Vaugrenier, chemin de Vaugrenier, 06270 Villeneuve-Loubet 

Téléphone : 04 93 65 06 97