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samedi 27 septembre 2025

  LE CHATEAU D'AIGNEVILLE A AIGNEVILLE - 80210 


Le Château d'Aigneville est une ancienne gentilhommière bâtie à Aigneville, dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France, en France. Le Château d'Aigneville se situe derrière l'église d'Aigneville. La construction du Château d'Aigneville date du XVIIIe siècle. Le Château d'Aigneville est de style néo-Classique. L'Architecte était Giraud Sannier. Vers 1540, Nicolas Danzel, seigneur de Brunville, receveur des droits seigneuriaux de la châtellenie de Maisnières, résidait déjà à Aigneville où il fit bâtir le chœur de l'église du village.En 1575, son fils, Nicolas reçut du roi Henri III ses lettres de noblesse et devint vicomte de Boismont. À l'époque, les seigneurs d'Aigneville ne résidaient pas dans le château actuel mais dans une maison seigneuriale aujourd'hui disparue.Au début du XVIIIe siècle, Jean Danzel, vicomte de Boismont, est mousquetaire de la Garde du Roi.La branche ainée des Danzel de Boismont s'éteignit au XIXe siècle avec les frères Auguste et Gustave, restés sans descendance. Deux branches cadettes existaient alors. La première, détachée au XVIIe siècle est à l'origine de l'actuel Château d'Aigneville. La seconde branche est domiciliée dans une demeure du hameau voisin d'Hocquélus. Au début du XVIIe siècle, l'actuel château d'Aigneville n'est qu'un pavillon de plain-pied au milieu d'un vaste domaine agricole. La propriété appartient alors à Antoine-François Danzel qui demeure à Abbeville. En 1746, Philippe-François Danzel, Président du grenier à sel d'Abbeville, hérite du domaine. Il fait réparer les divers bâtiments agricoles et lance la reconstruction de l'habitation. La nouvelle demeure construite est le corps central du château actuel. Elle est alors constituée au rez-de-chaussée, d'un vestibule, d'une salle à manger, d'une office, d'un salon et à l'étage de quatre chambres. A la Révolution française, le château appartient à Louis-Antoine Danzel, Capitaine de cavalerie aux Gardes du Corps du Roi. Ce militaire décide de se fixer sur ses terres d'Aigneville pour se consacrer à l'exploitation du domaine agricole. Il devient d'ailleurs maire de la commune en l'an VIII. Son fils Louis-César Danzel fait construire les 2 ailes du château qui abritent une bibliothèque, une grande cuisine, 4 nouvelles chambres et 3 chambres de bonne. Au tout début du XXIe siècle, le Domaine d'Aigneville est constitué du château et de plusieurs bâtiments agricoles. La bâtisse principale et plusieurs bâtiments bénéficient alors d'une très importante rénovation. L'immense grange, en ruine, devra toutefois être détruite. Devenu la propriété de la Famille Danzel depuis sa construction, le Château d'Aigneville fut cédé, à la fin 2020 et quitta le giron familial. Il existe 3 châteaux dans la commune à découvrir : le Château d'Aigneville, le Château de Courcelles et le Château d'Hocquélus.
Coordonnées par GPS : 50° 01' 58,46" Nord, 1° 37' 2,65" Est
Le château d'Aigneville est une gentilhommière picarde du XVIIIe siècle qui se dresse au centre du village d'Aigneville dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Situation

Le château d'Aigneville est situé dans le département français de la Somme sur la commune d'Aigneville, à égale distance du Tréport et de Saint-Valery-sur-Somme. À la lisière de la baie de Somme, il est localisé à l'intérieur du périmètre du Syndicat Mixte Baie de Somme Trois Vallées.

Histoire

L'histoire du château d'Aigneville se confond dans celle de la famille Danzel qui a rassemblé et qui conserve les archives du château. Vers 1540, Nicolas Danzel, seigneur de Brunville, receveur des droits seigneuriaux de la châtellenie de Maisnières, résidait déjà à Aigneville où il fit bâtir le chœur de l'église du village. En 1575, son fils, Nicolas reçoit du roi Henri III ses lettres de noblesse et devient vicomte de Boismont. À l'époque, les seigneurs d'Aigneville ne résident pas dans le château actuel mais dans une maison seigneuriale aujourd'hui quasiment disparue.

Au début du XVIIIe siècle, Jean Danzel, vicomte de Boismont, est mousquetaire de la Garde du Roi.

La branche ainée des Danzel de Boismont s'éteint au XIXe siècle avec les frères Auguste et Gustave, restés sans descendance. Deux branches cadettes existaient alors. La première, détachée au XVIIe siècle siècle est à l'origine de l'actuel château d'Aigneville. La seconde branche est domiciliée dans une demeure du hameau voisin d'Hocquélus.

Au début du XVIIe siècle siècle, l'actuel château d'Aigneville n'est qu'un pavillon de plain-pied au milieu d'un vaste domaine agricole. La propriété appartient alors à Antoine-François Danzel qui demeure à Abbeville.

En 1746, Philippe-François Danzel, président du grenier à sel d'Abbeville, hérite du domaine. Il fait réparer les divers bâtiments agricoles et lance la reconstruction de l'habitation. La nouvelle demeure construite est le corps central du château actuel. Elle est alors constituée au rez-de-chaussée, d'un vestibule, d'une salle à manger, d'une office, d'un salon et à l'étage de quatre chambres.

À la Révolution française, le château appartient à Louis-Antoine Danzel, capitaine de cavalerie aux Gardes du Corps du Roi. Ce militaire décide de se fixer sur ses terres d'Aigneville pour se consacrer à l'exploitation du domaine agricole. Il devient d'ailleurs maire de la commune en l'an VIII. Son fils Louis-César Danzel fait construire les deux ailes du château qui abritent notamment une bibliothèque, une grande cuisine, quatre nouvelles chambres et trois chambres de bonne.

Au tout début du XXIe siècle, le domaine est constitué du château et de plusieurs bâtiments agricoles. La bâtisse principale et plusieurs bâtiments bénéficient alors d'une très importante rénovation. L'immense grange, en ruine, devra toutefois être détruite. Propriété de la famille Danzel depuis sa construction, le château d'Aigneville est cédé fin 2020 et quitte donc le giron familial.

Description

Le corps central du château est constitué d'un rez-de-chaussée de cinq travées en brique et d'un étage sous comble à la Mansart. Il est en soi caractéristique des modestes gentilhommières du XVIIIe siècle. De forme carrée, les ailes sont élevées sur deux niveaux. Les chambres de bonne ne sont pas situées sous les combles mais ont été aménagées à l'entresol de l'aile gauche, entre l'office et le premier étage.

L'intérieur du château n'a pas été considérablement modifié au XXe siècle. Il conserve donc la plupart de ses décors d'origine. Le décor XVIIIe siècle du salon est par exemple resté intact. Il est constitué de moulures en paillis rehaussées de fleurettes et de rubans, formant trumeau au-dessus de la cheminée, encadrements au dessus des doubles portes et panneaux entre les fenêtres.

Sur la gauche du château subsiste une vaste ferme. Les bâtiments sont organisés autour d'une grande cour au milieu de laquelle une mare a été creusée. La ferme est constituée d'écuries, d'étables, d'un poulailler et de diverses dépendances construites en colombages, couvertes de tuiles. Les pignons sont maçonnés en craie, brique et silex. L'un des bâtiments abrite deux fours à pain superposés en état de fonctionnement.

Période ou stylenéoclassique
ArchitecteGiraud Sannier
Début constructionXVIIIe siècle
Destination actuelleHabitation privée
Coordonnées50° 01′ 57″ nord, 1° 37′ 03″ est[1]
PaysDrapeau de la France France
ProvincePicardie Picardie
RégionHauts-de-France
DépartementSomme
CommuneAigneville

 


 LE CHATEAU D'AGENVILLERS A AGENVILLERS -

Le Château d'Agenvillers est un château bâti à Agenvillers, dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France, en France. La construction du Château d'Agenvillers date du XVIIIe siècle. Dans le parc du château, se trouve le pigeonnier, construit en briques. Philippe Seydoux en attribue la construction à Claude Leroy de Saint-Lau (1600-1660), Seigneur de Genvillers et qui fut grainetier au grenier à sel d'Abbeville.
Coordonnées par GPS : 50° 10' 45" Nord, 1° 55' 13" Est

 LE CHATEAU D'ACHEUX-EN-VIMEU A ACHEUX-EN-VIMEU - 80210 


Le Château d'Acheux-en-Vimeu est un nouveau château bâti à Acheux-en-Vimeu, dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France, en France. C'est un nouveau château, construit sur les ruines de l'ancien château. Sa construction date de la fin du XVIIe siècle. Il fut la résidence de Messire Gédéon, Seigneur, en 1645, d'après Prarond. En 1688, il abrite Tillette d'Acheux qui « trucide son curé ». Il passe ensuite dans la propriété du Marquis de Valanglart, le Seigneur de Moyenneville. Aujourd'hui, le Château d'Acheux-en-Vimeu est privé, fermé au Public.
Coordonnées par GPS : 50° 03' 54,26" Nord, 1° 40' 35,51" Est

samedi 30 août 2025


 

Entre PARIS et la Côte Picarde, à 10 mn de l'A16 et d'Amiens, ce château privé vous propose ses belles salles de réception "briques & pierres" du XVIIème, au pied de la tour du XIVème, pour vos manifestations, mariages, conférences, expositions etc ...
Prestations à la carte : location seule ou "clé en main".

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Château de Flesselles
111, Rue du Château
80260 Flesselles

Tel : +33 3 22 93 45 00
Fax :

Contact : M. et Mme Patrick Benoit

Gare : Amiens (15 Km)
Aéroport : Amiens-Glisy (20 Km)



 

De briques et de pierre, cet élégant château picard du XVIIIe siècle est entouré de 10 hectares de parc, jardin de vivaces à l'anglaise, potager, jardin d'accueil japonais... Cet Eden dégage une atmosphère à la fois chaleureuse et majestueuse. Il nous reste à découvrir dans une promenade bucolique plus de 3000 variétés de rosiers anciens, des bassins, des fontaines disposés aux détours de jardins thématiques aux ambiances et tonalités diverses, harmonieusement composés par Catherine Guévenoux.

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Château de Maizicourt
29, Route d'Amiens
80370 MAIZICOURT

Tel : +33 3 22 32 69 64
Fax : +33 3 22 45 09 41

Contact : Monsieur Guevenoux

Gare : Abbeville (30 Km)
Aéroport : (0 Km)

samedi 2 août 2025

 Château de Tilloloy



A 6 kilomètres de Roye, dans un parc de 15 hectares, le château de Tilloloy ouvre ses salons à la location pour vos réceptions. Caractéristique de l’époque Louis XIII, cet édifice de 60 mètres de long, coiffé d’un toit à la Mansart, offre la majesté de ses élégantes façades en briques et chaînage de pierres percées de 114 portes et fenêtres à petits carreaux. Entouré de douves sèches que l’on franchit par un pont, il ouvre sur un grand vestibule dallé, orné d’un escalier d’honneur en pierre de taille et à rampe en fer forgé joliment ouvragé. Un immense tableau mural y présente l’arbre généalogique de la famille de Belleforière- Soyécourt, dont descend Charlotte d’Andigné, l’actuelle propriétaire.

Site Internet 
80700 Tilloloy 

 Château de Picquigny 




De cette forteresse du XIe, il reste de remarquables vestiges tels que l’enceinte du XIVème siècle, le Pavillon Sévigné, souvenir du séjour de la marquise, la cuisine Renaissance et la Collégiale et les souterrains.

 Site Internet 
80310 Picquigny

 Château de Péronne




Ce majestueux château a été voulu par Philippe Auguste au début du XIIIe siècle. Il conserve de nos jours l’aspect qu’il possédait au Moyen Âge. On peut en admirer notamment les tours massives. Le château fût le théâtre d’un épisode dramatique de l’histoire de France. En 1468 ils étaient la propriété du duché de Bourgogne, c’est à dire de Charles le Téméraire. Des conflits avec le roi Louis XI décidèrent d’une entrevue entre Charles le Téméraire et le Roi dans l’enceinte même du château. Louis XI arriva accompagné d’une escorte assez réduite, mais parallèlement, Louis XI, souverain au tempérament manipulateur, fomentait en soubassement la révolte du peuple liégeois. Quand Charles le Téméraire apprend cette trahison, il fait enfermer sur le champ le Roi dans les prisons du château, terrible humiliation pour la couronne de France. Louis XI ne parvint à sortir de cet emprisonnement qu’en ratifiant un traité qui stipulait quelques concessions, rien moins que l’abandon de plusieurs villes de la Somme. Prix fort pour la libération du Roi de France, consignée dans un traité dit « Traité de Péronne ». Vestiges dont seul le front sud-ouest du château demeure aujourd’hui.

Site Internet 
80200 Péronne

 Château de Long




Château du XVIIIème siècle. Construction époque Louis XV réalisée en briques roses et pierres blanches comportant un corps de logis rectangulaire et un toit mansardé. A l’intérieur, décor sculpté et peintures de Huet. Parc de 20ha, jardins avec serres et lavoir classés. Colombier XVIIIe. Orangerie, glacière, communs, étang de 6ha, bois de 4ha.

 Site Internet |
80510 Long 

  Forteresse de Ham



Le château primitif, dont la construction se perd dans la nuit des temps, fut restauré par Odon IV au, puis au par Jean II de Luxembourg-Ligny. Le neveu de ce dernier, Louis de Luxembourg-Saint-Pol, comte de Saint-Pol et connétable de Louis XI en 1465, fit construire en 1441 un donjon monumental, la grosse tour ou « tour du connétable », qui avait 33 mètres de diamètre, 33 mètres de hauteur et dont les murs faisaient 11 mètres d’épaisseur. Le château de Ham fut assiégé à plusieurs reprises, en particulier par Philippe II d’Espagne en 1557. Rattaché à la couronne de France sous le règne d’Henri IV, il fut l’objet de transformations à la fin du par Vauban. Il fut ensuite transformé en prison d’État. Il accueillit de célèbres prisonniers au nombre desquels le dernier fut le prince Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III) qui y séjourna six ans, et finit par s’en échapper, déguisé en maçon, sous l’identité de Badinguet. En 1870, la deuxième armée du Nord encercla la ville de Ham occupée par les Prussiens et les obligea à signer une capitulation.

Site Internet 
80400 Ham

  Château de Folleville


Ce château se donne en premier lieu comme une forteresse, dont la construction répond à des critères militaires. Malgré les murs démantelés, des éléments sont encore visibles : la tour, les « tournelles » (tour d’angle : il y en a trois), archères, mâchicoulis, fossés, souterrain refuge. Sans parler des éléments aujourd’hui disparus : pont-levis, cachots. Éléments protégés MH : Ruines du château, sols archéologiques du château et pavillon des gardes. Propriété de la commune, beaux vestiges.

Site Internet 
80250 Folleville

 Château de Flixecourt




Château à usage de logement patronal faisant partie de l’ensemble textile Saint frères Flixecourt, construit entre 1884 et 1886, dates sur la grille du grand portail, d’après les plans de l’architecte Paul Louis Deleforterie d’Amiens pour Jean-Baptiste Saint. Existence d’un fonds d’archives privées. Il abrita l’état-major du général Rawlinson, commandant de la IVe armée anglaise, lors de l’offensive en Août 1918. Il fut en 1942 le cadre d’une importante conférence de la Luftwaffe, présidée par le maréchal Goering. Eléments protégés MH : Façades et toitures du château, grille d’honneur, grand escalier de pierre à balustres avec son plafond peint, pièces suivantes avec leur décor : hall d’entrée, grand et petit salons, grande et petite salle à manger, salle de billard, chambre bureau, salle de bains, chambre d’angle, chambre de Monsieur, salle de bains adjacente au premier étage, façades & toitures des écuries & du château d’eau, mur de soutènement à balustres clôturant le long du parc.

Site Internet |
80420 Flixecourt 

 Château de Bagatelle


Niché dans un décor de verdure qui l’enclot tout entier, Bagatelle offre un ensemble probablement unique en France de boiseries peintes, d’architecture, de mobilier et de décorations d’époque. Demeure familiale Bagatelle n’est pas un musée mais conserve tout le charme vivant d’une maison habitée. Visites guidées des salons peints et du salon de musique (Vincent d’Indy joua souvent ici). Vous visitez ensuite le parc botanique qui s’étend sur plus de 10 hectares. Le jardin à la Française entourant directement le Château trouve ses origines au 18ème siècle et a été complété au 19ème siècle par un parc à l’anglaise.

Site Internet |
80100 Abbeville 

  Château de Rambures


Le Château de Rambures est un château fort situé en Picardie (dans la Somme, au sud d’Abbeville et non loin de la Vallée de la Bresle et de la Baie de Somme). En compagnie d’un guide vous découvrirez l’intérieur de la forteresse transformée au XVIIIe en demeure de plaisance, avec notamment une salle à manger de style néo-gothique, un mobilier picard des XVe, XVIe et XVIIe siècles. La chambre du roi accueillit à plusieurs reprises Henri IV. Parc labellisé « Jardin remarquable » et roseraie.
  Site Internet |
8, rue du Château 80140 Rambures



lundi 23 juin 2025


 

Château d'Argoules à Argoules -


 Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
80120 Argoules - France

Code Insee de la commune : 80025
Somme [80] - Amiens - Picardie (Hauts-de-France)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
1 Rue Verte 80120 Argoules

Eléments protégés :
Le château, façades et toitures, comprenant la terrasse nord talutée avec son escalier et l'escalier intérieur (cad. AC 5) : inscription par arrêté du 23 septembre 2009château d'Argoules 80120 Argoules, château XVIe-XIXe siècles, propriété privée, ne se visite pas, escaliers jardin, étang (IMH)


 

château d'Argoeuves 80730 Argoeuves,

 


. Château d'Argœuves 19, Grande Rue 80470 Argœuves ; HORAIRES. De juillet à septembre, selon calendrier “Ouverture 2025” : 12h – 18h château XIXe siècle de style XVIIIe


     C'est le général de cavalerie Pierre-Auguste Dejean, colonel de dragons, lieutenant général et aide de camp de l'Empereur, qui construisit le château. Il y a tout lieu de penser que c'est seulement au début du XIXe siècle que Dejean, alors âgé d'une trentaine d'années, s'est improvisé maître d'œuvre. C'est donc sous l'Empire que Dejean dut dresser, pour son ami Gorguettes d'Argœuves (la famille était propriétaire de la seigneurie depuis le milieu du XVIIe siècle), les plans de l'unique édifice que l'on possède de lui et qui constitue par conséquent un intéressant témoignage de ses talents d'architecte occasionnel. Le château est une aimable folie entièrement en pierre, son style et l'ordonnance de ses façades restent très influencés par le XVIIIe siècle bien qu'il soit d'une construction plus tardive. A la façade principale la porte d'entrée est précédée d'un petit portique constitué de deux colonnes d'ordre dorique, cannelées dans leur partie inférieure, supportant une frise ornée de triglyphes et de métopes. L'avant corps, dans l'alignement de la façade, est surmonté d'un fronton triangulaire, alors que sur le parc l'avant corps est à trois pans et par conséquent saillant. A l'intérieur, des décors de stucs, de lambris ainsi que des peintures symbolisant les travaux champêtres sont conservés.

Éléments protégés MH : le château, façades et toitures, ses dépendances (dont le pigeonnier et la serre) et son parc, en totalité: inscription par arrêté du 5 février 2013, modifiée par arrêté du 30 juin 2015.


 

Château de Bouillancourt-en-Séry


 Le château de Bouillancourt-en-Séry, plus souvent appelé château de Bouillancourt, est situé sur le territoire de la commune de Bouillancourt-en-Séry dans la Somme. Construit à différentes époques (Xiiie siècle, XVIIe siècle, XVIIIe siècle et XIXe siècle), il est un exemple intéressant d’une forteresse médiévale transformée et adaptée au cours de l’histoire.

Il n’est pas possible de dater exactement la construction du château de Bouillancourt-en-Séry. Néanmoins, elle peut être située de manière relativement précise au début du XIIIe siècle, avant 1218, date à laquelle Guillaume de Cayeu y fonda une chapelle dédiée à saint Eustache dans la tour Nord-Est[1].

Depuis le , les façades, les toitures et les sols archéologiques de l’ancienne basse-cour sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[2].

En 2020, le château devient un lieu ouvert au public. Il accueille plusieurs projets associatifs et fait l'objet d'importants travaux de restauration[3].

Histoire

Le château de Bouillancourt est situé à près d’un kilomètre en retrait de la vallée de la Bresle, au centre du village de Bouillancourt-en-Séry. Il témoigne, sur le temps long, de l'évolution des formes et des usages des châteaux[4]. Depuis la forteresse médiévale défensive à la résidence habitable des élites rurales en passant par la reprise des codes médiévaux au XVIIIe siècle par l’aristocratie d’Ancien Régime, le château de Bouillancourt-en-Séry offre un exemple intéressant des remaniements successifs permettant la mutation d’un château défensif en un château résidentiel.

Une architecture militaire typique du début du XIIIe siècle

 

La construction du château de Bouillancourt-en-Séry est attestée dès 1218 quand Guillaume de Cayeu fonde dans la tour Nord-Est une chapelle dédiée à saint Eustache dont la gestion est confiée aux moines de l'abbaye Notre-Dame de Séry. La famille de Cayeu est alors l'une des plus puissantes du Vimeu et du Ponthieu médiéval.

La forme de la forteresse médiévale, mise en lumière par l’INRAP lors de fouilles en 2023, le rapproche des châteaux du début du XIIIe siècle qui adoptent une structure hexagonale sans donjon[1]. C’est le cas du château de Boulogne-sur-Mer qui, construit entre 1225 et 1230, est doté d’une enceinte polygonale et de tours de flanquement aux angles sans donjon.

Six tours d’environ vingt mètres de haut étaient réunies par des murs épais abritant des galeries de communication. Chaque côté mesurait près de dix-neuf mètres et demi[5] et les anciennes tours étaient munies de meurtrières dont certaines sont encore observables aujourd’hui.

Leurs bases empâtées étaient faites de pierres calcaires dures (matériau simple à extraire sur les plateaux picards) et, par endroit, d’assises mêlant silex et briques. Le sommet des tours était couronné de créneaux qui furent supprimés lors des réaménagements des XVIIe et XVIIIe siècles.

Vue aérienne de la façade ouest du château de Bouillancourt-en-Séry avant les travaux de l'année 2023-2024. On y observe notamment les deux tours restantes du château du XIIIe siècle et au centre les armoiries apposées au XIXe.

Une première porte donnait accès à une autre basse-cour, elle-même fortifiée par des tours et une enceinte. L’enceinte basse, beaucoup plus vaste, était renforcée par plusieurs tours isolées du plateau par de larges fossés. Certaines de ces tours ont été retrouvées lors de fouilles entreprises en 1835 et leur existence a été confirmée par des nouvelles fouilles menées en avril-mai 2023 par l’INRAP[6].

Proche de la vallée de la Bresle, l’intérêt défensif de la place était indéniable du XIIIe au XVe siècle dans un contexte de rivalités à la frontière du duché de Normandie. Certaines des tours ont été endommagées durant la guerre de Cent Ans[1], notamment en 1433 à l’occasion de la prise du château par des troupes anglaises. À la suite de ces destructions et du fait de l’évolution des techniques de guerre, le château est progressivement devenu obsolète.

De cette structure défensive médiévale demeurent aujourd'hui les deux tours ouest. Comme l’a indiqué la DRAC lors de l'inscription de 2001 : « Les restes de l’époque médiévale témoignent d’une histoire et d’un type d’architecture castrale et militaire »[7].

XVe – XVIIe siècles : une forteresse obsolète aux propriétaires illustres

Du XVe au XVIIe siècle, le château de Bouillancourt-en-Séry est vendu à de nombreuses reprises et s'y succèdent des propriétaires célèbres qui l'achètent avec les terres qui l'entourent. La seigneurie sort de la propriété de la famille de Cayeu en 1435 à la suite du rachat du château par Jean de Bourgogne à Hugues de Cayeu dernier Cayeu propriétaire de Bouillancourt et conseiller de Charles VII et de Philippe Le Bon. L'achètent successivement la famille d'Etampes de 1435 à 1483, la famille de Mailly de 1483 à 1566, la famille de Gonzague-Nevers de 1566 à 1628, la famille de Rambures de 1628 à 1634 avant le retour en 1634 de la famille de Gonzague-Nevers qui vend la propriété la même année à Jean L'Yver, seigneur de Boëncourt[1].

Chronologie des familles propriétaires du château de Bouillancourt-en-Séry 
DatesFamille propriétaire
Début XIIIe-1435Famille de Cayeu
1435-1483Famille d'Étampes
1483-1566Famille de Mailly
1566-1628Famille de Gonzague-Nevers
1628-1634Famille de Rambures
1634-1740Famille L'Yver
1740-1753Jacques-Louis Roussel
1753-1926Famille Boucher d'Ailly-Ternisien de Boiville
1926-2020Famille Bougleux
Depuis 2020Famille de Lardemelle

Réaménagement du XVIIIe siècle : la reconversion en espace habitable

Dans un contexte général d’affaiblissement de la seigneurie de Bouillancourt-en-Séry, deux tours sont détruites dans la décennie 1640[8]. Jean L’Yver organise alors d’importants travaux parmi lesquels la construction d’un logis seigneurial dont il ne subsiste aucune trace puis ses héritiers vendent le château en 1740 à Jacques-Louis Roussel.

Vue de la façade sud du château de Bouillancourt-en-Séry après les travaux de l'année 2023-2024
Vue de la façade est du château de Bouillancourt-en-Séry au début du XXe siècle

En 1753, le château est de nouveau vendu. L'acte de vente mentionne l'existence de quatre des tours du XIIIe siècle et du logis construit au XVIIe siècle. Désormais dépourvu de toutes fonctions défensives, d'importants travaux sont entrepris entre 1764 et 1775 : deux nouvelles tours sont détruites et le corps de logis actuel est construit[1]. Les créneaux des tours disparaissent et les fossés sont comblés dans le cadre d’un projet de construction d’une maison adaptée à de nouveaux critères de vie.

À l'ouest, une façade en brique et pierre de Caen contraste avec les faits de briques et de moellons. Élevé sur trois niveaux, le corps de logis central correspond aux critères esthétiques et sociaux des XVIIe et XVIIIe siècles. Le château n’a alors plus d’usage défensif mais les vestiges de la forteresse médiévale sont conservés comme des éléments architecturaux décoratifs. La conservation des deux tours de la façade est témoigne ainsi de l’émergence progressive du mouvement néo-gothique et d’un nouvel imaginaire de la période médiévale. Le fait que la famille Le Boucher d’Ailly de Richemont conserve ces deux tours témoigne alors d’un nouveau rapport au Moyen Âge qui a de nombreuses résonances sociales, politiques, esthétiques et architecturales.

La transformation au XIXe siècle : les stratégies d'une élite nouvelle

Au château de Bouillancourt, le XIXe siècle se caractérise par d’importants travaux qui commencent au début du XIXe siècle avec la construction de l’aile sud, réservée aux domestiques.

Vue de la façade nord du château de Bouillancourt-en-Séry au début du XXe siècle

Entre 1887 et 1900, de nouveaux travaux sont entrepris comme en témoigne le récit qu’en fait Paul de Boiville, le propriétaire de l’époque, dans ses mémoires[9]. En 1887, il fait réaménager le rez-de-chaussée et le premier étage. Ce dernier, autrefois composé de salons, est transformé en chambre et la bibliothèque du rez-de-chaussée devient un salon. Il fait également construire un bureau d’inspiration victorienne au nord de la terrasse et fait construire maison du concierge[9]. Sur la façade ouest, une porte est percée qui donnait une terrasse dont il ne reste plus que la poutre métallique[10].

Plus tard, entre 1887 et 1900, Paul de Boiville décide de réorganiser l’ancienne basse-cour en faisant construire les écuries et les dépendances de ferme[9] encore visibles aujourd’hui. Un pigeonnier en torchis est également construit qui s’est effondré au début des années 2000.

Enfin, aux alentours de l’année 1886, la famille Ternisien de Boiville fait apposer entre les deux tours, sur la façade ouest, les armoiries des familles Ternisiens de Boiville et Le Boucher d’Ailly de Richemont[10]. Cet ensemble de style néogothique est encadré de fausses meurtrières et de faux mâchicoulis.

Le parc

Allée des tilleuls du château de Bouillancourt-en-Séry

Le patrimoine arboré du parc révèle son histoire. Ces plantations ont suivi les différentes étapes de construction du château. On trouve ainsi un grand nombre d’arbres séculaires comme des hêtres pourpres, des tilleuls, des platanes ou des érables sycomores caractéristiques des plantations de prestige. On accède notamment au château par une grande allée de 144 tilleuls plantés au XIXe siècle.

Le parc du château, qui a historiquement tenu une fonction décorative et plaisancière, continue à ce jour sa fonction d'espace d'ingénierie agricole. Un potager en permaculture et en maraichage sur sol vivant renouvelle l'usage nourricier et productif des sols du château[11],[12].

Le château aujourd'hui

 

Racheté en 2020 par des particuliers, le château a été transformé pour pouvoir s’ouvrir aux publics. Il devient à cette occasion une structure qui accueille des projets associatifs et soutient différentes initiatives locales culturelles, patrimoniales et sociales[3].

Il devient un tiers-lieu labellisé Fabriques de Territoires en 2023[13],[14] qui accueille et soutient des projets divers : potager en permaculture, résidences d’artistes[15], concerts, visites historiques[16], accueil de groupes de musique, expositions[17], épicerie participative[18], événements culinaires et gastronomiques[19].

Lauréat pour le département de la Somme du loto du patrimoine[20] porté par la Mission Bern, le château bénéficie d’une aide  qui lui permet de procéder en 2023 à d’importantes restaurations. Le projet est également soutenu par la DRAC Hauts-de-France, la Fondation du Patrimoine, la Fondation Belle Main, la Banque des Territoires, la Fondation Mérimée, la Fondation AirBNB, Réinventer le Patrimoine ou encore l’ANCT.