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vendredi 14 novembre 2025

CHATEAU MURAT GRAND BOURG

Situé à Grand-Bourg sur l'île de Marie-Galante, le Château Murat est une somptueuse demeure du 19e siècle, une ancienne habitation sucrière qui occupait autrefois un domaine de 200 hectares et était consacrée à la culture de la canne à sucre. En 1839, l'habitation comptait environ 300 esclaves si bien qu'elle était la plus grande sucrière de toute la Guadeloupe. On peut d'ailleurs encore aujourd'hui découvrir les vestiges de quelques "cases à Nègres".



Monument historique

Le Fort Napoléon de Terre-de-Haut a été érigé entre 1844 et 1867 et classé monument historique le 15 décembre 1996. Il offre une vue exceptionnelle sur la rade des Saintes. Depuis 1980, il est géré par l'Association Saintoise de Protection du Patrimoine (ASPP).

Le jardin

Panoramique et exotique

Profitez d'une vue panoramique exceptionnelle sur l'archipel des Saintes, l’une des plus belles baies du monde et les îles autour lors de votre promenade dans le jardin botanique de cactées. Les amoureux des cactus pourrons découvrir le “mélocactus intortus” également appelé tête à l'anglais ou coussin de belle-mère.

Le musée

Un archipel d'Histoire

Dix-sept salles d'exposition ont été aménagées dans la caserne du Fort Napoléon, présentant l'histoire de l'archipel, les techniques de navigation, la colonisation, les espèces endémiques et les spécialités locales. Venez écouter nos guides vous raconter ces récits insulaires.

Le fort Napoléon est une fortification située sur l'île de Terre-de-Haut dans l'archipel des Saintes en Guadeloupe. Propriété du conseil départemental de la Guadeloupe, il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Le fort est bâti au sommet du morne Mire, à l'emplacement d'un premier fortin appelé initialement « fort Louis » et rebaptisé fort Napoléon en 1805 peu avant sa destruction par les Anglais. Totalement reconstruit en 1867, sous le règne de Napoléon III[2],[3], le fort ne servit jamais de forteresse, en temps de guerre, mais de camp d'internement jusqu'au début du siècle dernier.

Aujourd'hui transformé en petit musée sur l'histoire des Saintes et son environnement culturel, il est situé au milieu d'un jardin botanique dédié aux plantes grasses auxquelles se mêlent de nombreux iguanes.

Historique

Un enjeu de la rivalité franco-anglaise au XVIIIe siècle

De 1759 à 1763, les Anglais prennent possession des Saintes et d'une partie de la Guadeloupe continentale. L'archipel est restitué au royaume de France à la signature du traité de Paris, le .

Succédant à une redoute de la fin du XVIIe siècle, un fortin est édifié entre 1777 et 1779[4] sur le morne Mire à 119 m d'altitude. Cet ouvrage, de forme rectangulaire, est protégé par une enceinte de maçonnerie en mortier de terre. Il comporte un casernement pour 45 hommes et deux citernes recueillant l'eau de pluie. Son armement est constitué de deux canons et trois mortiers destinés à protéger la passe de la Baleine et la rade de Terre-de-Haut.

Parallèlement est édifié le fort de la Reine (fort Joséphine en 1805) sur l'îlet à Cabrit. Suivront la redoute du Prince Joseph[5] sur le morne Morel en 1805, la tour-modèle au sommet du morne Vigie en 1843. La batterie de Tête rouge ne sera implantée près du bourg qu'en 1869-70.

En 1782 a lieu la bataille maritime des Saintes dans le cadre plus global de la guerre des Antilles entre Français et Anglais. Lors des guerres napoléoniennes, les Anglais débarquent sur l'île en  et rasent le fort Napoléon, mais conservent le fort Joséphine.

Reconstruction au XIXe siècle

Après le traité de Paris de 1814 et la restitution de la Guadeloupe, le fort Napoléon[6] est reconstruit sur les ruines du fortin en élevant de hautes murailles d’enceinte et en aménageant un magasin à poudre. Les travaux se déroulent de 1816 à 1840[7].

Le Comité des Fortifications du Ministère de la Marine et des Colonies décide, en 1842, de bâtir une véritable fortification bastionnée[8], système offrant de meilleurs atouts défensifs. Le chantier s'étale de 1844 à 1867, avec une interruption entre 1849 et 1857.

Le fort n’a jamais été utilisé à des fins militaires. Il ferme ses portes au moment du départ de la garnison (1889) et du retrait de la compagnie de discipline (1890).

Du camp d'internement au musée

Un camp d'internement pendant la Seconde Guerre mondiale

Le fort n'a pas connu l'épreuve du feu. Il sert de camp d'internement pendant la Seconde Guerre mondiale quand le régime de Vichy y fait interner des français d’origine italienne et libanaise dont Paul Valentino, résistant et député de la Guadeloupe qui s’en évade.

Abandon du fort

La colonie de vacances de l’Association des Sonis de Pointe-à-Pitre y organise des séjours durant les grandes vacances dans les années 1950-60. Puis le fort reste à l'abandon, livré à la végétation et aux dégradations jusqu'à l'installation du Club du Vieux Manoir en 1973.

Restauration du fort

Cette association spécialisée dans la restauration de vieilles bâtisses historiques envisage le lancement d'un vaste programme de mise en valeur et d’animation culturelle et touristique des monuments et sites naturels de Guadeloupe. Son chantier du fort Napoléon est repris l’année suivante par l'Association saintoise de Protection du Patrimoine. Un contrat est passé avec le département, et de nombreuses actions vont voir le jour sous la conduite du bureau et des membres de l’association.

Un musée et un jardin botanique y sont aujourd'hui aménagés.

En , l'État alloue une enveloppe de 600 000 euros pour la restauration du fort dans le cadre du plan « France Relance » à la suite du diagnostic établi par l'architecte Laurent Lavall (en accord avec Pierre Bortolotti, architecte en chef des monuments historiques) sur la liste des travaux prioritaires à entreprendre[9]

Architecture et caractéristiques

Fort

Le fort est construit avec des pierres extraites localement[10]. En forme d'octogone irrégulier, ce troisième fort Napoléon comporte 8 bastions. Les  courtines hautes d'une dizaine de mètres au-dessus des fossés relient entre eux les bastions. Le chemin de ronde, long de 400 mètres fait le tour des remparts. Un chemin de ronde intérieur est séparé du premier par un talus[11]. C’est sur ce talus qu’étaient disposées les pièces d’artillerie protégées latéralement par huit traverse-abris[12]. L'entrée est protégée par un pont-levis à contre-poids encore en place.

Caserne

Elle est édifiée au centre de la cour. C'est un bâtiment à 3 niveaux constitués de 7 travées[13]. Le rez-de-chaussée comporte un four à pain, une cuisine, un réfectoire, une citerne souterraine de 370 m3 recueillant les eaux de pluie et une salle de garde ainsi que différents magasins. Au premier étage on trouve les chambres des officiers et de grandes salles servant de dortoirs à la troupe. On peut y loger 220 hommes sur plusieurs rangées de lits séparées par un couloir central de 1,60 m. Au troisième niveau du bâtiment est aménagée une terrasse entourée d’un parapet percé de meurtrières et de six bretèches en retrait avec leurs mâchicoulis, faisant ce cette caserne un réduit défensif. Contrairement à l’usage qui privilégie un revêtement de terre pour amortir les boulets, cette terrasse, au sol dur pavé, recueille l’eau de pluie qui, par une canalisation verticale et un ingénieux système de filtration, alimente la citerne souterraine du rez-de-chaussée.

Musée et jardin

Le fort est aujourd’hui, la plaque tournante de l’écotourisme culturel aux Saintes grâce à la création d’un jardin exotique et d’un musée de l’histoire et des traditions locales. Installé à l’étage de la caserne, ce musée est consacré à la connaissance de l’histoire et du milieu naturel de l’île. Sont présentées des maquettes et modèles réduits retraçant la bataille navale des Saintes de 1782. A voir également les reconstitutions de batailles, les techniques de navigation, l’histoire de la colonisation, des cartes postales et photographies anciennes.

 FORT FLEUR D EPEE -LE GOSIER


 Fort Delgrès

(Fort Saint-Charles) BASSE -terre

Le fort Delgrès, anciennement fort Saint-Charles, est un fort français qui domine la ville de Basse-Terre en Guadeloupe. Il fut un haut lieu de la lutte franco-anglaise dans les Antilles puis de celle des Guadeloupéens conduits par l'officier mulâtre Louis Delgrès, résistant au rétablissement de l'esclavage confié à Antoine Richepanse par Napoléon Ier. Il a été classé monument historique par arrêté du [1].

Historique

Construction et différents noms

En 1649, Charles Houël, gouverneur puis seigneur et propriétaire de la Guadeloupe, fait bâtir un "donjon", le "château de la Basse -terre", une tour carrée de 11 m de côté environ et de 4 étages, sur une hauteur dominant la ville de Basse-Terre, capitale de l'île. Dans un second temps, il le fait renforcer par la construction d'angles saillants en forme d'octogone, puis il fait ajouter, à l'est et à l'ouest, deux cours entourées de murs[2]. Cet édifice est un lieu sécurisé mais surtout le symbole de son pouvoir sur la population[3]. Faisant l'objet de transformations successives, le fort Houël de 1667 sera nommé ensuite : château de Guadeloupe en 1700, fort Saint-Charles en 1753, fort Royal (de 1759 à 1763) et fort Matilda en 1794[4]. Il prend, en 1803, le nom de Richepance, mort cette année-là, après que ce dernier a réprimé la rébellion de Louis Delgrès et de ses compagnons d’armes contre le rétablissement de l'esclavage. À nouveau fort Matilda (1810-1814 et 1815-1816), puis Richepanse (1816-1960), il redevient le fort Saint-Charles en 1960, avant de prendre son nom actuel de fort Delgrès en 1989, en hommage à Louis Delgrès, devenu le héros de la lutte contre l'esclavage.

Attaques

Dès son inauguration, le fort est régulièrement la cible des attaques anglaises, alors le grand concurrent des Français dans les Antilles avec les Hollandais et les Espagnols. En 1691, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, ceux-ci le bombardent pendant 35 jours, mais doivent se replier lorsqu'arrivent des renforts de Martinique[2].

Bien qu'il soit facile à bombarder depuis la mer, il est peu à peu transformé en une véritable forteresse. Après un bombardement intensif, le , pendant la guerre de Sept Ans, il est évacué par l'armée française. À cette époque, il est rebaptisé fort Royal par les Anglais[3].

En 1794, durant la Révolution, Basse-Terre est occupée par les Anglais et l'ouvrage prend alors le nom de Fort Mathilde (Fort Matilda)[5],[6]. Des références au monument sous ce nom se retrouvent également sur des plaques commémoratives en mémoire d'officiers anglais tombés au combat au sein d'autres monuments historiques de la Caraïbe. L'une de ces plaques est encore aujourd'hui visible à l'All Saints Church ou Holy Trinity Cathedral dans la ville de Port of Spain (Trinidad-et-Tobago[7]).

Après de violents affrontements avec les troupes anglaises, Victor Hugues parvient à s’en emparer à la fin de l'année 1794, ce qui lui permet de reprendre le contrôle de la Guadeloupe et d’y faire appliquer l’abolition de l’esclavage décrétée le 4 février par la Convention nationale.

En Napoléon ayant maintenu la légalité de l’esclavage dans les colonies où l’abolition n’avait pas encore été appliquée en raison de résistances des planteurs, il laisse son général Richepanse envahir la Guadeloupe pour y rétablir également l’esclavage, cette fois en dehors de tout cadre légal. Le fort est alors occupé par l'armée coloniale de Delgrès et Ignace, en résistance contre l’assaut de Richepanse et de ses troupes venues de métropole. Cette bataille, perdue par Delgrès et ses hommes, est la dernière bataille impliquant ce fort[3]. L'année suivante, en 1803, Napoléon ordonne que le lieu prenne le nom de fort Richepance.

Déclassement

Le , le fort est officiellement déclassé par les militaires[3]. Le 15 juillet 1912, la vente publique de tous les forts de la Guadeloupe est autorisée avec obligation de démantèlement. En janvier 1916, les recrues pour la guerre sont cantonnées dans le fort. Le 26 mai 1917, le gouverneur Merwart prend un arrêté de classement du fort Saint-Charles en tant que monument remarquable de la Guadeloupe. Cependant, des parcelles sont vendues à des particuliers tandis que d'autres sont squattées. Dès 1924, il est exploité en tant que hangar à bananes destinées à l'exportation par Maurice Fissier qui est à l'origine de travaux tels que le remplacement du pont-levis écroulé par un pont en madriers. En 1950, la grande caserne qui logeait à l'époque l'armée a été frappée par un incendie.

En 1960, Le fort Richepance[8] est rebaptisé fort Saint-Charles. puis, en 1975, l'État le cède pour le franc symbolique au département[9]. Classé monument historique le , il est rebaptisé fort Delgrès en 1989 par le conseil général de la Guadeloupe en hommage au héros de l'abolition Louis Delgrès. Depuis 2004, il est la propriété et le siège de la direction des affaires culturelles et du patrimoine. Le fort est restauré au cours de l'année 1993, avec l'appui des bénévoles de l'association Chantiers Histoire et Architecture Médiévales[10].

Description

Situation

Le fort se situe à l'extrémité sud de la ville de Basse-Terre, contre le Galion et le bord de la mer des Caraïbes. Il domine la ville de Basse-Terre. Ses épaisses murailles de pierres surplombent la mer et offrent une vaste vision panoramique sur la mer, la ville et la montagne.

L'accès se fait à partir de la rue du Gouverneur-Aubert, dans le quartier du Carmel[9].

Construction

Plan du Fort Delgrès
Le corps de garde du fort.
Un bastion au Fort Delgrès, août 2017.

Le fort initial a été construit au XVIIe siècle, il a ensuite subi deux grands agrandissements en 1720-1759 puis en 1759-1770. Construit en pierre, ses imposantes murailles se voient depuis la mer.

La disposition initiale du fort est dans le sens est-ouest, perpendiculaire à la mer. Adossé à la rive nord du Galion, sa principale faiblesse est l'alignement de ses diverses zones de vie depuis la mer, le rendant très peu résistant aux canonnades ennemies. Des traverses de défilement sont construites pour arrêter la course des boulets et compartimenter chaque partie.

Entre 1720 et 1750, les casemates, la poterne et la grande poudrière vinrent compléter la partie la plus ancienne du monument.

Entre 1763 et 1780 y furent ajoutés, les cuisines, les citernes, un souterrain qui mène dans les fossés en direction du Carmel. Les grand contreforts en forme de demi-lune viennent améliorer la défense du fort.

Notes et références