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dimanche 2 novembre 2025

 - LE CHATEAU DE BELLIGNIES A BELLIGNIES - 59570 (Privé):


CC BY-SA 4.0

Le Château de Bellignies est un château bâti à Bellignies, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, en France. La construction du Château de Bellignies date XVIIIe siècle. Sa tour est du XIIIe siècle. Gabriel Jean du Chasteler, fut seigneur de Bellignies, décé le 26/08/1652. Marié à Gertrude Françoise d'Andelot, décédée le 29/09/1669, elle est inhumée à Bellignies, elle était la fille de Gertrude d'Andelot, dame de Bellignies. Bonne Jeanne Françoise du Chasteler, leur fille, héritière du Château de Bellignies, Comtesse de Hertaing, elle décède le 26/04/1706. Mariée, par contrat du 21/10/1679, à Philippe de la Tramerie, Comte de Hertaing. Le château est classé aux M.H. ainsi que le parc du château. Le Château de Bellignies est privé, fermé au Public.
Coordonnées par GPS : 50° 20' 0,28" Nord, 3° 45' 38,53" Est

Le Château de Bellignies, son Histoire.

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La façade principale du château de Bellignies
La façade principale du château de Bellignies.

La façade principale du château de Bellignies
La façade après les travaux de rénovation réalisés en 2022.

Le Château de Bellignies.
La tour médiévale.

Le château de Bellignies était une place forte au Moyen Age, ce dont témoigne la tour Le Bel, datant du 13e siècle. Deux images réalisées à la fin du 16e siècle par Adrien de Montigny pour le comte de Croÿ indiquent un ensemble fermé comprenant la tour, un bâtiment avec deux tourelles et une ferme. L'actuel corps de logis a été construit au 18e siècle et remanié au 19e siècle. Château composé d'un corps de bâtiment principal et de deux ailes disposées en équerre. Le donjon est inséré dans l'angle reliant l'aile principale (nord) et l'aile ouest. L'élévation antérieure est composée de neuf travées ; des pilastres scandent les trois travées centrales. L'élévation comprend trois niveaux et un étage de comble, couverts d'une croupe brisée. L'aile orientale prolonge le corps principal. L'aile ouest s'élève sur deux niveaux, couverts d'une croupe. L'élévation postérieure est surélevée et desservie par un escalier extérieur droit. Tour en moellon de pierre calcaire, terminée par quelques rangées de brique, couverte d'un toit en pavillon percé de lucarnes. La dépendance (remaniée) porte la date de 1679. La ferme a été partiellement réaménagée mais a conservé les écuries et les mangeoires de pierre calcaire.
Source texte : www.culture.gouv.fr

Le château de Bellignies sur les albums de Croÿ.
Autre vue du château sur les albums de Croÿ.

L'aile Nord-Ouest
L'aile Nord-Ouest

 LE DOMAINE DU CHATEAU BEGHIN A THUMERIES - 59239 (Location de Salles):



Le Domaine du Château Beghin est un château bâti à Thumeries, dans le département du Nord,en région les Hauts de France, en France. Construit en 1890, le Château Beghin a appartenu à Joseph Béghin, personnage imporant de la haute bourgeoisie du Nord. Le Domaine du Château Beghin se dresse fièrement au milieu d’un parc exceptionnel parmi les arbres centenaires. Vous pourrez y organiser votre mariage ou fêtez votre départ en retraite ou tout autre évènement en y louer une ou plusieurs salles. 250 convives peuvent être accueillis.
Adresse : Domaine du Château Beghin 11, rue Joseph Beghin Tel : 06 50 88 40 30, 59239 Thumeries (Location de salle)
Email: chateaubeghin@yahoo.fr
Site Web : Domain Beghin
Coordonnées par GPS : 50° 28' 47" Nord, 3° 03' 20" Est

  LE PALAIS DES BEAUX-ARTS A LILLE - 59000 (Se Visite):



Le Palais des Beaux-Arts est un palais bâti Place de la République, à Lille, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, en France. Le Palais des Beaux-Arts de Lille est un Musée Municipal d'art et d'antiquités, situé Place de la République à Lille, dans le Nord, dans la région Hauts-de-France, en France. Les acquisitions de la ville sont par ailleurs très dynamiques jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Elles comprennent quelques œuvres majeures, de David, Goya, Delacroix, Courbet, Corot ou Puvis de Chavannes, dont certaines ont marqué l'histoire de la peinture, mais surtout des œuvres anciennes ou contemporaines d'artistes d'origine régionale et locale qui viennent compléter les autres formes d'apports. Il en résulte des collections où les pièces flamandes et hollandaises du xve au xviie siècle et françaises du xixe siècle tiennent une place de tout premier rang. C'est l’un des plus grands Musées de France et le plus grand Musée des Beaux-Arts, après Paris, en nombre d'œuvres exposées. Le Musée Municipal a été ouvert le 6.03.1892. Depuis 2014, la programmation du palais des Beaux-Arts se partage chaque année entre un « Open Museum » au printemps, carte blanche donnée à un artiste inattendu dans un musée pour dialoguer avec les collections permanentes126, et une grande exposition à l’automne.En 2017, il a accueilli 253 817 visiteurs. Sa superficie est de 22 000 m2 dont 12 000 m2 de surface d'exposition. Le Palais est ouvert au Public et se visite.
Adresse : Palais des Beaux-Arts Place de la République Lille 59000
Coordonnées par GPS : 50° 37' 50" Nord, 3° 03' 45" Est

  LE CHATEAU DE BEAURIEUX A BEAURIEUX - 59740 :


CC0

Le Château de Beaurieux est un château bâti à Beaurieux, dans le département du Nord, en région les Hauts-de-France, en France. La seigneurie relevait de la terre d'Avesnes et passa à Guillaume, comte de Fauquembergue, puis, vers 1620, à Jean de Robaulx, écuyer, gouverneur de Beaumont qui, en 1631 reçut ses lettres de noblesse du souverain Espagnol. Le Château de Beaurieux fut reconstruit, de 1668 à 1671, conservant une tourelle, appartenant à l'ancien château-fort, détruit durant les guerres du roi de France Louis XIV. Le Château de Beaurieux fut reconstruit en 1668 a perdu l'aile droite (Ouest) de l'U. Il a donc maintenant la forme d'un L. Rebâti sur les anciennes fondations et avec les matériaux anciens, il est évident que le percement des fenêtres sur les murs extérieurs (qui ne supportaient jadis que des meurtrières), la disparition de l'entrée voûtée et de sa herse, le remplacement regrettable des anciens toits de style « Flamand-Espagnol » et des fenêtres à meneaux par des toits et ouvertures style Louis XIV, lui ont enlevé une bonne partie de son charme d'antan. A l'intérieur du Château de Beaurieux se trouve de belles tapisseries, et de beaux meubles, de style gothique au style XVIIIe siècle, ainsi que plusieurs tableaux de valeur, dont le portrait du Maréchal de Villars, par Hyacinthe Rigaud, le portraitiste du roi Louis XIV. Le Parc, qui est postérieur à l'époque féodale, a conservé de très beaux arbres et une charmille, de toute beauté.
Coordonnées par GPS : 50° 10' 37,79" Nord, 4° 7' 36,63" Est

Le château de Beaurieux, son Histoire.

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Aile Nord du châteaux de Beaurieux.
Aile Nord du châteaux de Beaurieux.

Source Gallica:
Mémoires de la Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes, Tome XV, 1935.
La seigneurie relevait de la terre d'Avesnes et passa à Guillaume, comte de Fauquembergue, puis, vers 1620, à Jean de Robaulx, écuyer, gouverneur de Beaumont qui, en 1631 reçut ses lettres de noblesse du souverain Espagnol.
Le Château actuel (1935)est une reconstruction partielle faite de 1668 à 1672 de l'ancien château féodal antérieur au XIVè siècle et détruit à plusieurs reprises, la dernière fois en 1656 par les années françaises qui assiégeaient Beaumont défendu par le gouverneur François De Robaulx (qui fut tué sur la brèche de cette ville).
L'ancien château avait la forme d'un U, les deux branches extrêmes de l'U défendues par deux tours rondes à meurtrières dont une subsiste encore. Entre les deux tours, un mur crénelé, légèrement en retrait, fermait la cour du château où l'on ne pouvait entrer que par une voûte à herse débouchant vers l'Eglise (nord). Cette voûte est occupée maintenant par la Bibliothèque.
Une ferme organisée défensivement, avec enceinte propre, était joïntive au château pour lui assurer son ravitaillement et servir de communs. L'ensemble bien défendu et fermé que formaient le Château-fort et sa ferme était organisé pour recevoir dans leurs murs là population du village pendant le temps, généralement très court, où les bandes de soudarts où de pillards séjournaient dans un pays sans ressources.
Le Château reconstruit en 1668 a perdu l'aile droite (ouest) de l'U. Il a donc maintenant la forme d'un L. Rebâti sur les anciennes fondations et avec les matériaux anciens, on peut aisément se faire une idée approchée de sa physionomie ancienne, mais il est bien évident que le percement des fenêtres sur les murs extérieurs (qui ne supportaient jadis que des meurtrières), la disparition de l'entrée voûtée et de sa herse, le remplacement regrettable des anciens toits de style « Flamand-Espagnol » et des fenêtres à meneaux par des toits et ouvertures style Louis XIV, lui ont enlevé une grande partie de son ancienne et sauvage beauté !
Quoi qu'il en soit, il a beaucoup d'allure avec ses vieilles tourelles et ses murs épais éclairés de vitraux armoriés. Intérieurement, malgré les invasions et les pillages dont il a souffert si souvent sur cette frontière, on y trouve encore quelques belles tapisseries, et de fort beaux meubles allant du gothique au style XVIIIe siècle, enfin plusieurs tableaux de valeur, notamment le portrait connu du Maréchal de Villars par Hyacinthe Rigaud, le portraitiste de Louis XIV.
Le Parc, qui est postérieur à l'époque féodale, a de très beaux arbres et une vieille charmille couverte de toute beauté.

Le château resta dans la famille de Robaulx jusqu'en 1974, année où il fut acquis par M. et Mme Duputel. Le château a aujourd'hui la forme d'un L dont le pied est tourné vers l'église. Cette partie de l'édifice est très intéressante, c'est un bâtiment quadrangulaire formé de trois éléments distincts: une tour de pierre, dans les murs de laquelle apparaissent deux arcs brisés de grandes dimensions; un bâtiment où domine la brique et dont les fers d'ancrage indiquent 1671, et une tour carrée dont les fenêtres à meneaux et les consoles à ressauts sentent le pastiche. L'édifice qui constitue le montant vertical du L, à un étage, est une construction de brique à l'extrémité sud de laquelle est greffée une petite tour.

Le château de Beaurieux, la tour primitive.
La tour Sud.

Le château de Beaurieux sur le cadastre de 1828
Le château sur le cadastre de 1828.
La vue satellite et le cadastre de 1901 nous montrent les très importantes modifications apportées au domaine avec notamment la démolition de l'ensemble des bâtiments situés à l'Est. Ci dessus, on peut voir à quelques mètres de l'église, l'emplacement de l'ancien presbytère.
(Document des archives départementales du Nord)
Le château de Beaurieux sur le cadastre de 1901
Le château sur le cadastre de 1901.
(Document des archives départementales du Nord)
L'église de Beaurieux, vue du parc du château.
L'église vue du parc.


Le château de Beaurieux en 1597 sur les albums de Croÿ.
Le château de Beaurieux en 1597 sur les albums de Croÿ
Tome I Propriétés des Croÿ, Editions du Crédit Communal de Belgique.
La tour du château de Beaurieux.
La tour Sud, coté parc.
Carte postale de Pierre Legrand.
Vue satellite du château de Beaurieux.
Vue satellite du château et de l'église de Beaurieux.
Seule la façade Nord est visible du domaine public.
GPS : N50.176868 E4.127411
Le château de Beaurieux, façade Ouest.
Coté cour

Le château de Beaurieux, lucarne de toit.
Oeil de boeuf de la toiture coté cour.

Château de Beaurieux, vue sur les toits.
Les tours Nord et le clocher de l'église.

Le château de Beaurieux, facade.
Façade Ouest.

Le château de Beaurieux, les dépendances.
Les dépendances.

Château de Beaurieux, armoiries de la famille Robaulx
Mosaïque représentant les Armes de la famille Robaulx, sur le sol de la chapelle.

La chapelle seigneuriale : Avant que ne fut construite l'Eglise, il existait en dehors du château, à 30 mètres de son entrée, une chapelle seigneuriale, dite « Chapelle St Christophe » et qui servait à la sépulture des Seigneurs, elle était leur propriété particulière au même titre que le château. Cette propriété et cette destination furent reconnues par de nombreux actes publics ou particuliers ou des jugements de la Cour souveraine du Hainaut.
Elle existait déjà en l'an 1100, fut détruite lors des guerres des Flandres et relevée en même temps que le château.
Elle tire son nom de la statue de St Christophe, sculptée en plein bois de chêne, à une époque certainement antérieure au XIVe siècle. Cette statue fut de tous temps révérée dans le pays et elle était l'objet d'un pèlerinage et de visites très suivies de la part des mamans dont les enfants criaient, et, St Christophe, surnommé pour ce fait « St Braillard » par la piété populaire reçoit encore de fréquentes visites intéressées !
La Chapelle est actuellement soudée latéralement à l'Eglise à hauteur du choeur et permet d'y suivre la messe à travers six fenêtres grillagées.
L’intérieur est peint en bleu et la coupole peinte de couleur crème avec des nervures bleues. A la clef de voûte sont suspendus un motif floral et une colombe symbolisant le Saint Esprit, tous deux en bois doré. Les murs sont garnis de huit monuments funéraires des différents seigneurs de Beaurieux.
Ses murs sont garnis de monuments funéraires des différents Seigneurs. Beaucoup de ces monuments ayant été brisés en 1793, il ne subsiste plus que les très belles tombes de la famille de Hun et une partie de celles des Robaulx, portant leur fière devise, "Quocumque ferar, erectus": "Partout où me porterai, je serai debout ! " et dont la plus ancienne, celle d'Albert de Robaulx décédé dans son château de Beaurieux le 8 février 1696 et de sa femme Anne-Marie de la Falize donne l'énumération des fondations pieuses ayant subsisté à Beaurieux jusqu'en 1906 après avoir traversé guerres et révolutions depuis le XVIè siècle.
Sur le monument suivant au nom de Ferdinand-Auguste de Robaulx 1710-1809 est gravée la devise » En avant Robaulx Beaurieux pour Dieu et le Roi ». La dernière inscription est celle du comte Jehan de Robaulx de Beaurieux 1903-1972, ancien maire. A son décès son épouse donna la chapelle à la commune qui en fit restaurer le toit.
Indépendamment de ces monuments, la Chapelle possède comme autres antiquités, un tabernacle en pierre sculptée, représentant le Christ au Jardin des Oliviers et portant l'inscription suivante : « Englebert de Vertain, Seigneur de Beaurieux, fit ce Tabernacle l'an 1452 », (classé Monument Historique en 1992), un tableau de l'Ecole hollandaise, signé « Z. v. Hff.... 1676 » représentant un Christ au Golgotha de grandeur nature et un Autel, dont la pierre consacrée, très ancienne, occupe toute la surface. Cette chapelle est classée aux Monuments historiques.

Château de Beaurieux, dalle funéraire dans la chapelle.
Une des pierres tombales de la chapelle
seigneuriale St Christophe.

Château de Beaurieux, vitrail représentant les armoiries de la famille Robaulx
Les armoiries de la famille Robaulx
sur les vitraux de la chapelle.
Le tabernacle de la chapelle du château de Beaurieux.
La chapelle possède un tabernacle, classé Monument Historique, en pierre sculptée, représentant le Christ au Jardin des Oliviers et portant l’inscription suivante : "Englebert de Vertain, seigneur de Beaurieux, fit ce tabernacle l’an 1452".
Caveau de Johan de Hun et de son épouse dans la chapelle du château de Beaurieux

Le monument, possédait à l'origine deux gisants couchés sur une table de marbre noir, le tout engagé dans une niche demi-circulaire également en marbre, pratiquée dans l'épaisseur du mur méridional de la chapelle. Les statues ont été détruites à la révolution de 1793.

 On voit sur la paroi du fond l'écu aux armes du seigneur de Hun et sur les côtés, huit écussons blasonnés représentant les domaines des deux époux, quatre 

à droite et quatre à gauche de l'inscription suivante :
SOVBZ CEST LAME GISSET MESr JEHAN DE

 HVN CHLR SEIG DE VILLERS JONQVERE BEAVRIEV PITGHAM ELEM ZC QI TPASSA

 LE IIIIe JOr DOCTOBRE LA XV LXIII ET 

QVAT ET LVI ONT PRINS FIN LES ARMES

 ET LE NOM * ET DAME MARGVERITE

 DE MARTIGNY SA CHERE ESPEVSE DAE DE

 LA CARNOYE MVCHENBVS SEQVEDIN

 QI TRESPASSA LAN XV DIEV PAR SA 

GRACE LEVR FAS MISERICORDE... AMEN.

(La date du décès de Marguerite de Martigny n'a pas

 été complétée. Remariée à Georges d'Eve, Seigneur

 de Malnuy, et décédée en mars 1569 elle n'a sans

 doute pas été enterrée à Beaurieux d'où le fait 

qu'il n'y ait que le XV.. de gravé)

Caveau de Johan de Hun et de son épouse dans la chapelle du château de Beaurieux
Le château de Beaurieux, la façade Est.
Elévation Est et l'église.

  Le CHATEAU BARATTE OU L'HOTEL DE VILLE DE TEMPLEUVE A TEMPLEUVE-EN-PEVELE - 59242 :


CC BY-SA 3.0

L'Hôtel de Ville de Templeuve ou Château Baratte ou Chateau de Bellevue est bâti à Templeuve-en-Pévèle, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, en France. Sa construction date du XIXe siècle. L'architecte était Louis Bonnier. C'est la propriété de la commune. Baptisé à l'origine, le Château de Bellevue, à sa construction en 1853, il prit ensuite le nom de son bâtisseur. Occupé par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale, il fut récupéré par la Famille Baratte, à la fin de la guerre. Abandonné en 1938, il fut récupéré par des Britanniques, pendant la drôle de guerre. À la suite de la débâcle de 1940, il fut pillé et les archives furent brûlées. Utilisé pour loger des familles sans abri, après la guerre et jusqu'en 1950, il fut vendu, en 1960, par la Famille Baratte à la municipalité. Détérioré par les années, sans habitant, il fut racheté puis restauré par la mairie et abrite désormais ses services administratifs depuis 2002. L'Hôtel de ville est inscrit partiellement aux M.H. depuis le 16/05/2002, pour ses façades et toitures sur rue, son vestibule et l'escalier d'honneur, sa salle des fêtes.
Adresse: Hôtel de Ville - Château Baratte 1 Place du Général de Gaulle 59242 Templeuve-en-Pévèle
Coordonnées par GPS : 50° 31' 38" Nord, 3° 10' 33" Est

  LE CHATEAU DE BAILLEUL A CONDE-SUR-L'ESCAUT - 59163 :


Château de Bailleul (37 Rue de la Cavalerie, 59163 Condé-sur-l'Escaut

Le Château de Bailleul est un château bâti à Condé-sur-L-Escaut, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, en France. Le Château de Bailleul est appelé Chatelet de l'Hostel de Bailleul et date de 1411. L'ancienne bibliothèque a été installé dans ses murs. Le château est classé aux M.H. depuis 1904 et 1987. On accède de Bailleul par 2 rues : 35-37 rue de la Cavalerie ou par la rue de la Bibliothèque à Condé-sur-L-Escaut. Il existe aussi sur la commune d'autres châteaux à découvrir : le Château de Lorette, XIXe siècle ; le Château de l'Hermitage (1786) ; le Corps de Garde de la Porte du Quesnoy (1803) ; le Corps de Garde de la Porte du Quesnoy (1803) ; le Châtelet de l'Hostel de Bailleul (1411, cité au XIVe siècle);
Coordonnées par GPS : 50° 26' 58" Nord, 3° 35' 26" Est

 LE CHATEAU D'AVESNES-LE-SEC A AVESNES-LE-SEC - 59296 (Privé):


Le Château d'Avesnes-le-Sec appelé aussi le Château de l'Abbaye Saint-Aubert est un château bâti à Avesnes-le-Sec, dans le département du Nord, en région Nord-Pas de Calais, en France. Sa construction date du XVIIe au XIXe siècle. Il appartenait initialement à l'Abbaye Saint-Aubert de Cambrai. Sur un terrain qui leur appartenait et à l'emplacement de construction contemporaine de la tour, les moines de l'abbaye Saint-Aubert de Cambrai firent bâtir, en 1788, sous la prélature de Jean-François-Marie-Joseph Isebraut de Lendonck, le Château d'Avesnes-le-Sec. La pierre de fondation qui se trouve dans une cave précise que l'édifice a été élevé sous la conduite et la direction du sieur Beauvais, maître charpentier et entrepreneur de la Ville de Cambrai. En 1887, elle a été acquise en bien propre par Marie-Adélaide Verkinder, épouse du député Ernest Déjardin. Le Château d'Avesnes-le-Sec a été inscrit et classé partiellement le 21/09/1983. Le Château d'Avesnes-le-Sec est privé, fermé au Public.Adresse : Château d'Avesne-le-Sec Rue du Château et Rue Jean-Bart à Avesnes-le-Sec 59296
Coordonnées par GPS : 50° 15' 10" Nord, 3° 22' 24" Est

Le château de l'abbaye Saint-Aubert est un château situé sur la commune d'Avesnes-le-Sec dans le département du Nord.

Historique

En 1788, les moines de l'abbaye Saint-Aubert de Cambrai, sous la prélature de Jean-François-Marie-Joseph Ysebrant de Lendonck, ont fait bâtir le château actuel sur des terres appartenant à l'abbaye. Les plans seraient d'Ange-Jacques Gabriel ou d'Alexandre-Théodore Brongniart.

Le château est vendu comme bien national sous la Révolution. À l'aide d'un prête nom, le comte François Marie Joseph de Frahan en devient le propriétaire. Il est vendu par ses descendants à Pierre Joseph Danjou en 1853, puis à Nicolas Meriaux en 1884.

En 1887, Marie-Adélaide Verkinder, épouse du député Ernest Déjardin, acquiert le château. Il passe à sa fille et son gendre, l'ambassadeur Pierre Lefèvre-Pontalis.

Durant la Première Guerre mondiale, le château devient l'État-major du Jagdgeschwader 1 et le baron Manfred von Richthofen y réside.

Le château, ses douves et ses ponts font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le , tandis que les bâtiments des communs, le bâtiment ancien situé en bordure du chemin numéro 4, les façades et les toitures de la tour-pigeonnier et du pavillon situé dans le parc et le mur d'enceinte avec ses portails font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis cette même date

Image illustrative de l’article Château de l'abbaye Saint-Aubert
Carte postale du Château de l'abbaye Saint-Aubert au début du XXe siècle
Nom localChâteau de l'abbaye Saint-Aubert
Début constructionXVIIe siècle
Fin constructionXIXe siècle
Propriétaire initialAbbaye Saint-Aubert de Cambrai
ProtectionLogo monument historique Classé MH (1983, Château)
Logo monument historique Inscrit MH (1983, Autres bâtiments)
Coordonnées50° 15′ 10″ nord, 3° 22′ 24″ est
PaysDrapeau de la France France
Région historiqueHauts-de-France
DépartementNord
CommuneAvesnes-le-Sec


  LE CHATEAU D'AVESNES OU CHATEAU DE NICOLAS D'AVESNES A CONDE-SUR-L'ESCAUT - 59163 :



Le Château d'Avesnes appelé le Château de Nicolas d'Avesnes est un château bâti à Condé-sur-l'Escaut, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, en France. C'est un château féodal qui a appartenu à Nicolas d'Avesnes et qui relève du Hainaut. C'est un édifice roman du XIIe siècle. Il fut remanié en style phillipien au XVe siècle puis, sera transformé en arsenal à la fin du XVIIe siècle. Le Château des Avesnes a bien changé. Autour du châtelet d'entrée, 5 tours philippiennes demeurent : la tour du Dragon ; la tour Mahaut (du nom de l'épouse de Nicolas d'Avesnes, Mahaut de Namur) ; la tour Nicolas, plus grosse que les autres, est posée sur le point de confluence de la Haine et l'Escaut ; une tour posée sur la courtine, entre la tour Nicolas et l'arche permettant à l'eau de l'Escaut, par un petit canal, de pénétrer dans l'enceinte jusqu'au pied du donjon. Nous l'appellerons « Tour de l'Escaut » la dernière tour en élévation, en triste état, se trouve près du moulin de Croÿ. Nous l'appellerons « la Tour du Moulin ». Depuis quelques années, le châtelet accueille des logements, à usage d'habitation. Cette surprenante construction ne manque pas de charme, rendant aux vieilles pierres, une fonction sociale, et permit de croire à une renaissance économique des lieux. Entre le châtelet d'entrée et la tour du Moulin, se trouve le moulin dit de Croÿ. Ce moulin à eau, construit ou reconstruit, entre 1484 et 1514, par Jean d'Oettingen, ne présentait pas à l'origine de tour « pigeonnier ». En 1775, le moulin fut remanié et se vit rajouter une tour. Après la Révolution, la Tour servit de pigeonnier, jusqu'à la Première Guerre Mondiale.
Adresse : Château d'Avesne à Condé-sur-l'Escaut 59163
Coordonnées par GPS : 50° 26' 49" Nord, 3° 35' 27" Est

Le château des comtes de Hainaut est un château situé dans la commune de Condé-sur-l'Escaut dans le nord de la France.

Châteaux de Condé-sur-l'Escaut

Condé-sur-l'Escaut (Nord) compte trois châteaux particuliers : celui d'Emmanuel de Croÿ, (XVIIIe siècle) blotti au cœur de la forêt domaniale de Bonsecours (le plus connu) ; celui de Bailleul, dont l'existence est attestée dès le XIVe siècle (l'ancienne bibliothèque) ; celui que Nicolas, seigneur d'Avesnes et de Condé, fit élever au milieu du XIIe siècle à l'emplacement de Notre-Dame de Condé sur le confluent Haine - Escaut, où les Normands s'étaient retranchés à la fin du IXe siècle.

Paradoxalement, ce dernier édifice demeure le plus mal connu. La mémoire locale limite sa fonction au rôle d'arsenal de Louis XIV. Au regard du temps et de l'Histoire, ce n'est pas juste. En janvier 2005, des sondages archéologiques menés par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) ont mis au jour les substructions du château roman, de la chapelle castrale et du puits Sainte-Renelde, réservant de nombreuses surprises et démontrant que le site de Condé-sur-l'Escaut constitue un archétype majeur de la politique castrale menée en Hainaut, dès le XIIe siècle.

Situation géographique et politique du Hainaut

Le Hainaut est un comté dérivé de la Civitas Cameracencis (la cité de Cambrai), elle-même issue du territoire des Nerviensceltes de la Belgique Seconde, que les armées de Jules César battent sur la Sabis (peut-être la Selle ou la Sambre) en 57 av. J.-C. Le Pagus Haenonsis est cité la première fois dans la Vie de saint Aubert, évêque de Rouen, écrite vers 720 par Aigrard, moine hagiographe (voir Le Quesnoy, l'archétype du Hainautp. 18 à 31, B. Carpentier / Sopaic, Charleville-Mézières / 2005). Le 11 mai 1071, luttant contre son beau-frère Robert-le-Frisoncomte usurpateur de Flandre, la comtesse Richilde l'inféode au Prince-Évêque de Liège, en faisant un arrière-fief du Saint-Empire romain germanique. Le 14 décembre 1083, Richilde remet le pouvoir comtal à son fils, Baudouin de Mons.

Passant entre les mains des d'Avesnes (1280), des Bavière (1356), des Bourgogne (1433) puis de la maison espagnole des Habsbourg (1468), le Hainaut est pris à l'Espagne par Louis XIV entre 1659 (traité des Pyrénées) et 1678 (traité de Nimègue). Mais au traité de Ryswick (1697), le Roi Soleil restitue une part de ses conquêtes. Le Hainaut est scindé en deux parties. Mons, Ath et Enghien rejoignent les Provinces-Unies. Restent en France Condé-sur-l'Escaut, ValenciennesLe Quesnoy et Maubeuge. Cette scission perdure de nos jours. Une langue commune, le Rouchi, maintient cependant la cohérence entre Hainuyers.

La partie restée en Belgique (état créé en 1830) devient la province de Hainaut, tandis que la partie française est intégrée dans le département du Nord (59), le 4 mars 1790.

Naissance du château fortifié de Condé-sur-l'Escaut

En 1140, le comté de Hainaut comprend Valenciennes, Mons et Beaumont. Entre ces points de concentration humaine s'étend la terre de Leuze dont Condé-sur-l'Escaut constitue « le bout » (Condé a parfois été appelé « le bout de la terre de Leuze »).

Politique castrale en Hainaut

Cette seigneurie n'appartient pas au comte Baudouin IV qui a succédé à son père en 1120, à l'âge de onze ans. Un de ses tumultueux vassaux, Nicolas d'Avesnes, y fait construire, entre 1143 et 1150, sur le confluent de la Haine et de l'Escaut, un puissant château fortifié. La politique castrale hainuyère s'intensifie. Cet édifice, précédant celui de Baudouin V, a pu être construit en bois, comme c'est l'habitude en Normandie et en Angleterre. Aucune source ne permet cependant de le démontrer et il faut se contenter, pour tenter d'étayer l'hypothèse, de rappeler que l'endroit fut renforcé par les Normands (d'après la chronique rimée (1274) du poète tournaisien Philippe Mouskès : « les Normands de Gand vinrent selonc l'Escaut. Courtrai arsent et puis Tournai, et Saint-Amand et puis Douwai. Puis s'en alèrent à Condet, le castiel ont pris et minet »), venus se retrancher sur le confluent Haine-Escaut à l'hiver 885-886.

Une motte a pu être élevée à l'endroit dès le Xe siècle. Seules des fouilles archéologiques en profondeur permettraient de confirmer cette sérieuse théorie.

Les seigneurs d'Avesnes complètent leur dispositif tactique. Ils élèvent la tour d'Avesnes, fortifient Trélon et Landrecies. Le comte, pour imposer son autorité, lance à son tour une grande campagne d'édifications castrales. Il doit se protéger sur tous les fronts, face à la Flandre, le Cambrésis et l'Avesnois. Il fortifie Binche en 1127 et relève l'enceinte de Mons en 1140. En 1142, il fait entourer Raismes et Braine-le-Comte d'une chemise, et construit un château fort au Quesnoy vers 1150. En 1155, il fait d'Ath une bourgade et y monte la tour Burbant, en 1166. En 1158, il fortifie Beaumont, fonde Bouchain et fait construire à Valenciennes la Salle-le-comte. Ailleurs, il bâtit des tours ostentatoires, comme à Beaufort et Monceau-Saint-Waast. Il ne peut accepter que Nicolas, puis son fils Jacques d'Avesnes, le défient au sommet de leur donjon.

Erreur de Jacques d'Avesnes

Le 4 octobre 1174, Jacques d'Avesnes fait assassiner Robert, évêque de Cambrai, sur le pont de Condé. Celui-ci revenait d'Ath, avec un sauf-conduit du comte et la protection de Louis de Frasnes. Baudouin V « le Courageux » utilise ce prétexte pour punir l'impétueux vassal. Il prend le castel, renverse ses tours et ses murailles et fait brûler le bourg. Si l'on en croit Gislebert de Mons, le castel préroman disparaît. Encore que la narration du chancelier de Baudouin V puisse être simplement symbolique : une interprétation pragmatique permet d'émettre l'hypothèse selon laquelle le castel de Nicolas n'est pas détruit de fond en comble. Le donjon, élément essentiel de la défense dans la conception romane du château, a pu être préservé. En 1184, le château est reconstruit et entre définitivement dans la mouvance des comtes de Hainaut qui le rétrocèdent, à titre de fief, aux d'Avesnes (Ces derniers devront attendre 1280 pour voir un des leurs, Jean II d'Avesnes, à la tête du comté). Ce sont les substructions de cet édifice du XIIe siècle qui ont été mises au jour au début de l'année 2005.

De la tour César à l'Arsenal

La seigneurie condéenne du château (un deuxième fief partage le territoire de Condé-sur-l'Escaut, la seigneurie de Bailleul) passe, en 1225, aux Châtillon, et, en 1335, aux Bourbon. En 1529, Charles Quint la reçoit à titre de gage. La maison d'Espagne la rétrocède aux Bourbon au traité du Cateau-Cambrésis (1559). Marie de Montmorency, veuve de Charles de Lalaing (1499-1558), la rachète en 1560[1]. Sa petite-fille, Jeanne de Lalaing, la transmet par mariage aux Croÿ. En 1678, le traité de Nimègue donne Condé à la France. Quatre ans plus tard, Philippe-Emmanuel-Ferdinand de Croÿ cède le château à Louis XIV qui en fait un arsenal. Le donjon, dernier vestige du château roman, est arasé en 1727. Quelque 278 ans plus tard, ses fondations revoient le jour.

Le siège de la seigneurie du château ne présente plus, à partir de 1727, aucun élément roman de son architecture, à la suite de la destruction du donjon, appelé « tour César », et à l'établissement d'un arsenal dans le périmètre intérieur des courtines de type philippien. La présente recension des substructions mises au jour par les archéologues de l'INRAP se limitera au castrum roman, aux deux états de la chapelle castrale intégrant trois puits dits de Sainte-Renelde, et à un point de l'enceinte gothique.

Description du château dans son état du XIIe siècle

Au XIIe siècle, un donjon d'environ 20 à 24 mètres est bâti au bord d'une butte de terre à la confluence entre Escaut et Haine. Une chemise vient entourer la butte et se raccorde directement au donjon. Rythmée par des contreforts sur la face externe et interne, cette enceinte d'environ 35 mètres de long devait sans doute entourer la haute-cour du château, la basse-cour se trouvant en contrebas de la tour. Un chemin de ronde était établi au-dessus de la muraille, renforcée par de lourds créneaux et hypothétiquement agrandi côté cour par un plancher de bois posé sur les contreforts.

Ce château se rapproche d'autres monuments de même envergure que l'on qualifie de type anglo-normand. Dans la région de Condé, on peut par exemple citer la Tour d'Ostrevant à Bouchain ou le donjon du château d'Ath en Belgique qui sont encore en élévations et permettent d'imaginer les proportion du donjon de Condé.

Pour l'instant, l'archéologie n'a pas encore mis au jour d'hypothétiques traces d'occupations postérieure, mais la forme de la chemise et du donjon permettraient de supposer l'existence d'une motte castrale au même emplacement stratégique sur la confluence.

Description du château dans son état du XIIIe siècle

Au XIIIe siècle, une enceinte vient se poser autour du donjon qui perd la quasi-totalité de sa chemise. Un châtelet marque l'entrée du château côté ville au nord. Huit tours sont bâties dont une tour maîtresse au sud-est, au plus près de la confluence. Une porte d'eau est percée du côté de l'Escaut, permettant de former un havre à l'intérieur de la cour, sans doute fermée par une herse et une vanne. Côté ouest, une « aula », ou hall, est construite entre deux tours, posée sur la courtine. Plus tard, la chapelle St Nicolas vient s'adosser côté cour. Cette chapelle castrale était de type gothique avec un chevet à pans coupés et des éléments architecturaux retrouvés autour de son emplacements qui permettent d'identifier son architecture. Un jubé divisait le lieu de culte en partie cultuelle / partie publique. L'emplacement de l'autel est marquée par une fondation rectangulaire entourée aux quatre coins par quatre fondation cylindriques qui devaient sans doute supporter un baldaquin.

Nombre de chapelles castrales

Un peu plus loin, dans le périmètre de la grande enceinte, apparaît la chapelle castrale dont un plan du Génie de 1728 montre les tracés. Tout est conforme. A priori, les bases du lieu de culte semblent posées sur un mur ressemblant à première vue à l'appareillage de la chemise d'enceinte observé ci-dessus. La chapelle mesure environ 7 m. de long pour 5 m. dans sa plus grande largeur. Disposée nord-sud, elle n'est pas orientée, ce qui laisse supposer une contrainte qu'il reste à découvrir (les édifices de culte catholique présente leur chœur à l'est et leur entrée à l'ouest. On dit qu'ils sont orientés). À l'intérieur, côté ouest, apparaît un puits.

Découvertes

La première est constituée par un deuxième puits accolé à l'extérieur de l'édifice, au sud, sûrement le plus ancien, qui peut être le puits médiéval. À l'angle sud-ouest de la petite chapelle est mis au jour un curieux contrefort en pierre bleue (dite de Tournai, exploitée au Moyen Âge, comme en témoigne la cathédrale romane de Tournai, en Belgique). Le mur que ce contrefort soutient est mis au jour. En le suivant, on découvre un deuxième contrefort, puis un autre.

Le mystère atteint son comble, lorsque les substructions d'une plus grande chapelle castrale, ne figurant sur aucun plan connu, apparaissent. Cette fois-ci, l'édifice est orienté (c'est-à-dire que son chœur est à l'Est). Au sol, on aperçoit de petites céramiques carrées, en terre cuite glaçurées vertes ou jaunes (le pavement du sol). Des gravats, à l'extérieur, montrent qu'un encadrement de style gothique flamboyant, en pierre blanche, décorait des fenêtres. Force est de constater qu'un grand soin a été apporté à l'appareil et au décor par les ouvriers et artisans médiévaux.

Nombre de puits Sainte-Renelde

Puis un troisième puits apparaît (vraisemblablement le plus récent et le plus connu de tous).

Ces puits, au nombre de trois, sont situés près de la chapelle castrale (le plus ancien), mais à l'extérieur, au sud ; le deuxième, à l'intérieur de la petite chapelle, contre le mur ouest, et le troisième, à l'intérieur de la grande chapelle.

Tous trois portent le nom de sainte Renelde. Leur nombre constitue une nouvelle surprise des sondages archéologiques et semblent confirmer l'existence d'un culte ancien.

Eau miraculeuse de Condé

L'eau de Condé-sur-l'Escaut était encore célèbre au XIXe siècle pour ses propriétés miraculeuses et curatives. Elle soignait particulièrement les yeux, rendant la vue aux plus malvoyants. Au début du siècle dernier, des pèlerins venaient encore demander aux locataires de la gendarmerie (construite sur les fondations du lieu de culte) de leur donner quelques centilitres du précieux liquide. Lassés, les gendarmes rebouchèrent le puits et le culte disparu après la Seconde Guerre mondiale, mais ne fut pas oublié pour autant.

Dès mon arrivée sur le site des sondages, plusieurs personnes me demandèrent en effet de leur prélever quelques gouttes du miraculeux liquide. En Hainaut, les légendes populaires sont tenaces.

Cependant sainte Renelde n'est pour rien dans cette affaire. Une lecture erronée a transformé Condacum (Kontich) en Condatum (Condé). Il n'en fallait pas davantage à la dévotion locale pour adopter la sainte et la faire venir de Flandre, d'où elle serait originaire (Kontich se trouve à 32 km au nord de Bruxelles), en Hainaut. Cette confusion maladroite ne retire cependant rien à la qualité des eaux de Condé-sur-l'Escaut, issue de la même nappe phréatique que celles de Saint-Amand.

Castel gothique

À quelques pas des chapelles castrales, les fondations d'une tour gothique apparaissent. Cet édifice de l'ancien château des comtes de Hainaut, encore dit « ancien arsenal », fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

Tour et enceinte gothiques

La courtine, le châtelet d'entrée et les tours en élévation sont postérieures au XIIe siècle. Le développement puis la floraison de l'architecture philippienne s'affranchit du donjon et utilise les tours de plan circulaire qui ne présentent aucun angle mort, contrairement aux tours et donjons antérieurs de plan quadrangulaire. Voici encore une surprise réservée par les sondages archéologiques : il est désormais tout à fait plausible d'affirmer que le site castral de Condé-sur-l'Escaut constitue un archétype de l'évolution du château-fort en Hainaut et vraisemblablement au-delà.

Le site présente, à travers ses états romans et gothiques, l'évolution de l'architecture castrale à travers les siècles (dernière modification au XVIIe siècle) : pour preuves, deux états de courtine et les fondations d'une tour gothique mises au jour.

Tour gothique

À l'angle sud-ouest, les substructions d'une tour postérieure au XIIe siècle réapparaissent et confirment l'évolution rapide du site castral. La tour d'angle rythme ici la courtine de ce que l'on appellera la basse-cour. La superficie de cette dernière semble démesurée, prouvant l'intense activité qui devait y régner : four, écuries, habitations diverses, granges et autres bâtiments fonctionnels y prenaient vraisemblablement place, tous adossés au côté intérieur des courtines. Ces bâtiments devaient être construits en bois, ce qui expliquerait qu'on n'en trouve guère trace, hormis sur des croquis médiévaux.

La tour découverte présente un détail intéressant : elle repose sur une base plus large dont le rétrécissement est obtenu par l'insertion d'un parpaing tranché sur la coupe. Cette forme en sabot se retrouve sur d'autres tours construites à la même époque, notamment sur la tour de Villers, à Bruxelles, ouverte à la gorge. Le rattachement à la courtine, en retrait, fonctionne sur le même schéma. Cependant, à Condé, la courtine se prolonge contre le flanc intérieur de la tour et rejoint le sol par un escalier permettant l'accès au chemin de ronde et à l'intérieur de la tour.

Enfin, l'appareil de la courtine est différent et permet de croire à une construction d'époque vraisemblablement antérieure.

De nos jours, seuls des éléments, remaniés et postérieurs au XIIe siècle, demeurent.

État actuel

Aujourd'hui[Quand ?], le château des d'Avesnes a bien changé. Autour du châtelet d'entrée, cinq tours philippiennes demeurent : la tour du Dragon ; la tour Mahaut (du nom de l'épouse de Nicolas d'Avesnes, Mahaut de Namur) ; la tour Nicolas, plus grosse que les autres, posée sur le point de confluence de la Haine et l'Escaut ; une tour posée sur la courtine, entre la tour Nicolas et l'arche permettant à l'eau de l'Escaut, par un petit canal, de pénétrer dans l'enceinte jusqu'au pied du donjon. Nous l'appellerons « tour de l'Escaut » ; la dernière tour en élévation, en triste état, se trouve près du moulin de Croÿ. Nous l'appellerons « tour du Moulin ».

Depuis quelques années[Quand ?], le châtelet accueille des logements à usage d'habitation. Cette surprenante destination ne manque pas de charme, rendre aux vieilles pierres une fonction sociale, et permet de croire à une renaissance économique des lieux. Enfin, entre le châtelet d'entrée et la tour du Moulin se trouve précisément le moulin dit de Croÿ. Ce moulin à eau, vraisemblablement construit ou reconstruit entre 1484 et 1514 par Jean d'Oettingen, ne présentait pas à l'origine de tour « pigeonnier ». En 1775, le moulin est remanié et se voit adjoindre une tour. Après la Révolution, cette dernière sert de pigeonnier jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Projets actuels

De nouvelle fouilles sont en cours d'exécution[Quand ?] sous la gouverne de Lionel Droin pour mettre à découvert les fondations des deux chapelles pour ensuite expliquer la manière dont elles ont été construites. Les fouilles devraient durer minimum trois ans. Une première période de quinze jours a été effectuée durant les vacances d'avril 2008. Depuis, chaque mois d'août, 30 à 40 jeunes bénévoles, stagiaires ou passionnés viennent apprendre les métiers de l'archéologie dans ce qui est devenu un chantier-école. La So. Dev Château Arsenal (SOciété pour le DÉVeloppement du château de l’Arsenal) a été fondée dans le but de décider de l'avenir du site ainsi que de sa conservation.

Le chantier de l'Arsenal aurait réuni la plus grande équipe archéologique de France d'une seule équipe (près de 40 participants au mois d'août 2013). En parallèle aux activités proposées, des visites gratuites sont organisées ainsi qu'un atelier d'initiation à l'archéologie pour les enfants.

Évolution architecturale

Le passage d'un point de vue architectural du roman au gothique est, à Condé-sur-l'Escaut, désormais explicable. Au XIIe siècle, un château typiquement roman voit le jour. La chronique de Gislebert de Mons, chancelier du comte de Hainaut, Baudouin V « le Courageux », le confirme. Le donjon, bâtiment principal du site castral, constitue l'ultime refuge de la défense. Son architecture se consacre entièrement à la protection. Le rez-de-chaussée est constitué d'un étroit et unique passage parementé en pierre. Les murs, au niveau du premier étage, présente une largeur d'environ deux mètres. Le passage, du donjon à l'intérieur du périmètre constitué par la chemise, se fait par un étroit couloir d'un mètre de largeur, situé à l'arrière du bâtiment (sud). Il est aisé d'imaginer, comme à la tour du Burbant, à Ath (Belgique), un bâtiment s'étageant au moins sur deux ou trois niveaux et comportant l'« aula », la grande salle du conseil, et, au dernier degré, la camera, appartement privé des locataires du site.

L'organisation architecturale du donjon et de sa chemise étaye davantage encore la priorité défensive du donjon. La chemise n'a pas pour vocation de le protéger. Elle fonctionne avec lui et en complément de son action, pour servir d'ultime refuge aux défenseurs du confluent formé à cet endroit par l'Escaut et son affluent, la Haine. Une simple observation permet en outre de constater que la chemise est acculée contre l'angle formé par le confluent. La fortification condéenne s'organise en trois temps : un solide bâtiment principal renforcé par une chemise à renfort aux ruptures d'angle, le tout appuyé par la défense naturelle constituée par l'Escaut et la Haine. La fortification naturelle complète avantageusement la fortification humaine.

On pénètre à l'intérieur du périmètre castral (diamètre d'environ 30 à 40 mètres) par le donjon. La largeur du pas de la porte du donjon roman (1,85 m) le démontre, ainsi que les traces d'usure sur les pierres de seuil. La « salle voûtée » décelée sous le donjon n'est vraisemblablement, à l'origine, qu'une sorte d'entrée principale complétée par une salle des gardes où, après avoir franchi un pont de bois, le visiteur vient se présenter.

Nouvelles interrogations

À ce titre, mais il faudra ici une confirmation scientifique, il est permis de penser que le petit canal intérieur (visible sur toutes les vues médiévales connues et sur l'essai de reconstitution au XVIIe siècle), se prolongeait au XIIe siècle jusqu'à la Haine. Le sens de l'écoulement des eaux de l'Escaut et de son affluent tend de toute évidence à confirmer cette hypothèse. Alors, le château roman aurait bénéficié du redoublement d'une ceinture d'eau. Notons ici que c'est d'ailleurs l'aménagement qu'ont choisi les ingénieurs de Jean d'Oetingen (seigneur de Condé-Bailleul), à la fin du XVe siècle, pour entourer le château gothique d'une ceinture d'eau : le seuwoir (canal) créé prenant le nom de Haynette (petite Haine). La théorie n'est donc pas dénuée d'intérêt et son exploration permettrait de comprendre encore mieux le fonctionnement du château roman. Une fouille archéologique approfondie devrait infirmer ou confirmer l'assertion. Au XIIIe siècle, l'évolution du château roman en château gothique, de type philippien, commence.

Dès le XIIIe siècle, sous l'impulsion de Philippe II Auguste, époux d'Isabelle de Hainaut, un nouveau type de château voit le jour en France et en Europe. Un plan géométrique, flanqué de tours rondes, muni d'un châtelet d'entrée, enveloppe le site castral primitif. Des archères percées dans les tours permettent de battre le pied exposé des courtines. Des hourds sont disposés au sommet des tours tandis que les bâtiments fonctionnels s'adossent aux courtines intérieures. L'archétype philippien est un quadrilatère rythmé de tours circulaires aux angles des courtines, le plus souvent rectilignes. Au centre vient prendre place la tour principale, le donjon. Parfois, la tour plus puissante prend place à un des angles.

Datation du passage du roman au gothique

Voici exactement la configuration que prend le château fort de Condé en Hainaut. La date exacte de son adoption du style philippien est difficilement évaluable, d'autant que l'évolution architecturale s'étale de toute évidence sur plusieurs décennies, sinon davantage. Cependant, il est permis de penser que l'achèvement de la refonte du château peut dater de la fin du XVe - début du XVIe siècle, quand Jean d'Oetingen, seigneur de Bailleul (l'autre seigneurie condéenne) réorganise, à l'instigation du comte régent de Hainaut, Aubert de Bavière, la Batellerie et le saut de la Haine dans l'Escaut. Condé et sa corporation de bateliers causaient en effet bien des difficultés à la liberté du trafic fluvial entre Mons et Gand. Le contrôle de ce point névralgique qui nécessitait le querquage-déquerquage (débarquement-rembarquement, de querque, signifiant « barque », en rouchi) des marchandises fut réorganisé au pied du château, entre la tour du Dragon et la tour Nicolas.

En toutes hypothèses, lorsque paraît la vue de Condé conservée par les archives de l'État à Mons (au XVIe siècle), la métamorphose commencée au XIIIe siècle est achevée. L'ancien donjon roman est maintenant isolé au milieu de la vaste enceinte gothique. Sa chemise a disparu. Le canal intérieur, sans autre intérêt qu'esthétique, a été remanié et relie le donjon à l'Escaut, franchissant la courtine sous un arc de décharge. Le modèle philippien s'empare du site. Le plan du château adopte la forme générale d'un rectangle (environ 125 sur 90 m). Face à l'entrée principale de la tour César, une porte-châtelet est édifiée. Cinq tours d'angle de plan circulaire et trois tours semi-circulaires sont en place, séparées d'une courtine de 40 mètres de longueur en moyenne. La tour Nicolas, stratégiquement placée dans l'angle du confluent, est plus forte que les autres. C'est désormais elle qui doit assumer le rôle d'ultime réduit, renvoyant l'ancien donjon à la fonction plus modeste de résidence. La métamorphose est achevée.

Château des comtes de Hainaut
Présentation
TypeChâteau
Patrimonialité Classé MH ()
 Inscrit MH ()
Localisation
DépartementNord (département français)
CommuneCondé-sur-l'Escaut
Coordonnées50° 26′ 49″ N, 3° 35′ 27″ E