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dimanche 31 août 2025

 

Château d'Agencourt

Première mention en 1320 dans un relevé des fiefs de la prévôté de Nuits : messire Pierre de Blaisy, chevalier, tient du duc sa maison d'Agencourt et 30 livres de terre. Le 8 janvier 1425, Guillaume de Vichy, seigneur d'Agencourt, tient en fief du duc de Bourgogne "premièrement, je ledit Guillaume confesse à moy appartenir la fort maison dudit lieu d'Agencourt, dependances et appertenances d'icelle, ainsi comme elle se comporte de long et de large et de costez, enclose des terraulx, environ les estables à chevaux, la place et grange devant ladite fort maison, les cultiz joingnant esdiz terreaux contenant un grand journal de terre, tenant à la voie commune d'une part, et à moi ledit Guillaume d'autre part. Item ay sept journaulx de terre arables assis au finage dudit Agencourt, tout d'une piece au lieu dit en Latorne, assez près de ladicte fort maison emprès la voie commune d'une part et Jehan de Boux de Nuys d'autre part". Suivi par la description détaillée de la réserve et des tenures, le tout sans justice. Le 31 mai 1442, sentence du bailliage de Dijon rendue en faveur de noble homme Guillaume de Vichy, écuyer, comme seul seigneur d'Agencourt et prenant en main pour les habitants dudit lieu, et encore en faveur dudit Guillaume et de Jean de Fussy, écuyer, tous deux comme seigneur de Premeaux et prenant en main pour les habitant dudit Premeaux, contre le procureur de Monseigneur le duc de Bourgogne audit bailliage, qui prétendait que les habitants desdits lieux de tout temps et d'ancienneté étaient de guet et garde et retrait à Argilly, et à cause de ce devaient contribuer aux menus emparements du château dudit Argilly ; ledit de Vichy disant au contraire que lui appartenait seul et pour le tout le château d'Agencour, village et finage d'icellui en toute justice haute, moyenne et basse, lequel château était environné de bons murs et fossés pleins d'eau vive, et y avait de bonnes grosses tours tellement qu'il était tenable pour résister à toute puissance tant de force comme aussi par le moyen des artilleries dont le château était bien et notablement garni, et pour apparoir de la vérité, il était vrai que au temps que les anglais et gens de compagnie avaient été en pays de Bourgogne, ils avaient été en grande et belle compagnie devant le château, et avaient fait tout leur devoir de le prendre et gagner par siège, assaut, échelles et autrement, mais telle résistance leur avait été faite par le moyen de la force dudit château, de l'artillerie d'icelui et des gens qui étaient dedans, que le château avait été préservé de leurs mains. Et semblablement, quand dernièrement les écorcheurs avaient été en pays de Bourgogne, et bien qu'ils eussent été en puissance devant ladite place, ils n'y avaient jamais pu porter dommage, et que d'ailleurs lesdits habitants s'étaient retraits de tout temps audit château, et non a celui d'Argilly, ce qui devait être selon les ordonnances faites sur ce en matière de retrait, par lesquel tous les habitants du plat pays étaient tenus de retraire à la plus proche place tenable et d'y contribuer aux menus emparements. Par laquelle sentence fut dit que lesdits habitants d'Agencourt devaient retraire audit Agencourt, y faire guet et garde, et contribuer aux menus emparements, et les habitants de Premeaux devaient retraire à Nuits si bon leur semblaient.1111 

 Le 4 août 1487, acte de partage par Claude de Vichy, écuyer, et Henriette de Traves sa femme, seigneur et dame d'Agencourt, et de Jacques, Jean, Jeanne, Claude et Marie de Vichy leurs enfants, par lequel ledit Claude de Vichy et Henriette sa femme ; font donation entre vif à Jacques de Vichy leur fils de la maison forte, terre et seigneurie d'Agencourt, Premeaux, Nuits, Noirans, Poligny etc, sauf l'usufruit à son père (les deux filles ont 600 livres de dot, la troisième 10 livres de rente pour l'église). Jean de Vichy reçoit la terre et seigneurie de Diombes. Le 5 septembre 1487, quittance reçue par Jean Jehannier de Saint-Jean-de-Losne, notaire, et passé au château d'Agencourt par Claude de Vichy, écuyer, seigneur d'Agencourt, et Jacques de Vichy, écuyer, son fils, qui épouse Catherine Foulquier, fille de Louis Foulquier, seigneur de Marigny. Le 11 juin 1538, François de Vichy, écuyer, seigneur d'Agencourt, verse pour le couvent de sa ville une pension assignée sur un pré situé "devant la maison dudit Agencourt". Le 9 août 1538, mandement du bailli de Dijon, à la requête du procureur du roi au siège de Nuits, pour saisir les biens étant au château d'Agencourt, où est décédé la nuit dudit jour François de Vichy, écuyer, laissant plusieurs enfants mineurs. Le 10 août 1538, procès verbal fait au château d'Agencourt par Jean des Bruyères, écuyer, seigneur de la Chocelle, lieutenant local et particulier au bailliage de Dijon au siège de Nuits, par lequel demoiselle Marie de Villers, veuve de feu François de Vichy, écuyer, seigneur d'Agencourt, se nomme et porte bailliste de ses enfants suivant le droit appartenant à gens nobles. Ledit procès verbal fait en la maison forte et seigneuriale d'Agencourt, comme maison principale et capitale des biens et chevances du feu père. Le 6 mai 1635, donation dans la maison seigneuriale d'Agencourt. Au milieu du XVIIe siècle, il fut un relais de chasse important, où d'ailleurs Louis XIII aurait fait une halte. Le 6 décembre 1676, dénombrement de la terre et seigneurie d'Agencourt par Charles de Saint-Martin, écuyer ; les habitants d'Agencourt doivent le guet et garde au château. En 1793, les sommets de quelques tours ont été détruits. Il semblerait selon d'autres versions, qu'elles le furent à la suite de conflits guerriers avec le seigneur voisin au Moyen-Age. Au XIXe siècle le Père Rey fondateur de la colonie de Cîteaux, acheta le château pour y établir un noviciat des soeurs de Saint Joseph d'Oullins, lesquelles en 1878, en firent une providence pour les orphelines et les filles pauvres.

 En plaine, à l'est de Nuits-Saint-Georges, à l'extrémité occidentale du village. La maison forte d'Agencourt, actuellement transformée en maison familiale, se compose d'une plate forme arrondie, entourée de fossés en eau, fermée de bâtiments d'enceintes composites sur le quart sud-est de sa périphérie, et ouverte à l'est, face au village, sur une basse-cour encore marquée par un beau bâtiment d'écurie du XVIIIe siècle. Sur la plate-forme, les trois bâtiments qui épousent la périphérie ronde et qui plongent dans le fossé sont modernes, et réutilisent des éléments anciens, notamment une pierre armoriée fichée dans le pignon nord, marquée du millésime 1607. Au nord de la plate-forme, l'angle sud-ouest des bâtiments est garni d'une tour ronde conservée sur un étage et tardivement couverte d'un toit à un versant posé sur le second étage en ruine. L'examen de la cave de cette tour permet d'y identifier le seul élément ancien de la maison forte ; il s'agit d'une cave à voûte en cul-de-four surbaissé, percée originellement de trois canonnières rondes et d'une porte au nord-est. Les canonnières sont à fente de visée et chambre de tir couverte d'un arc surbaissé. La fente de visée est traversée à mi-hauteur par une barre de fer servant vraisemblablement à suspendre les couleuvrines. La canonnière occidentale a été transformée en fenêtre. Une quatrième canonnière a été percée au nord, à droite de la porte en entrant ; c'est un modèle sans chambre de tir, à ébrasement interne ; l'orifice rond est barré d'une barre d'appui métallique. La porte d'accès a conservé une partie de son huisserie médiévale : les gonds et les pentures ; la serrure de bois a été démontée récemment, et n'existe plus que sous forme d'empreinte. À l'est de la plate-forme, le pont dormant est constitué de deux arches surbaissées ; une reprise de maçonnerie indique que l'ahah du pont-levis a été comblé par un massif de maçonnerie. Le fossés, non revêtu, à fond de cuve, est mis en eau par une source. Sa moitié septentrionale a été comblée récemment. À l'est du château s'étendent d'est en ouest les écuries modernes qui limitent la basse-cour au sud, et dont le rez-de-chaussée voûté sert actuellement de salle de restaurant. Les angles nord-ouest et sud-ouest de ce bâtiment sont respectivement garnis d'une tour carré et d'une tour ronde, dont les bases plongent dans le fossé, et qui semblent également tardives.

 Éléments protégés MH: les écuries du château : inscription par arrêté du 9 janvier 1991.


château d'Agencourt, rue du lavoir, 21700 Agencourt

  

 

Château d'Antigny

Il est fait mention en 1172 dans dans le Cartulaire de Saint-Seine : Castrum antiniaci. En 1178, Antigny serait une possession de l'abbaye de Saint-Seine. En février 1251, Hugues d'Antigny, seigneur de Pagny, et Henri de Pagny, seigneur de Sainte-Croix, à la suite de la discorde survenue à propos de l'héritage de leur oncle Philippe d'Antigny, cèdent à Hugues IV ce qui appartenait à "Phelippe, seigneur d'Antigné et es apertenances, c'est à savoir en forteresces, en villes, en fyez, en jostices, en homes, en vignes , en terres, en prez, en boys, en molins, en aigues , en mayson, en seigneories et en gardes... et por chief de ceste chose desus escripte et devisée, il ha quité à nos et à nos heirs perduraublement totes les droitures que il et sui hoirs avoient ou devoient avoir en totes les autes choses celui Philippe, nostre oncle, en quelque lieu que eles fussoient, sauf ses fyez et ses services (Parmi ces biens, le château d'Antigny)". En 1297, Richard de Montbéliard, damoiseau, seigneur d'Antigny reconnaît tenir du duc le château d'Antigny et sa serrée avec toutes le terre de ladite serrée... Item Cussey, item la moitié de la ville de Muresaut, et le chatel de Chagny jurable et rendable... item le chatel de Chaudenay-en-Auxois.1111 

 En juin 1303, procès entre Richard de Montbéliard, seigneur d'Antigny, et le duc de Bourgogne, le premier déclarant que sa sœur ainée Jacquette doit tenir de lui sa part d'héritage, c'est-à-dire les forteresses de Muressaut et et Cussey, le duc prétendant qu'elle les doit tenir directement de lui-même. Il est arrêté que Robert de Grancey, mari de Jacquette, entrera en la foi de Richard pour ces deux forteresses qui seront tenues en arrière-fief ducal. D'autre part, Richard de Montbéliard reprend en fief du duc, le chasteaul d'Antigné, la ville dudit chasteaul d'Antigné... et aussi le chasteaul de Chaigné qui est jurable et rendable au duc, la ville, la chatellenie et dépendance... pour quoi il reçoit en accroissement de fief la maison à la dame des prés près de Chaigné. Richard reprend également du duc ce qu'il a à Thomirey, Bessey, Selve, Villy et Longecourt. En revanche, "veut que lesdites chatellenies d'Antigny et de Chaigny, les villes et dépendances ne puissent êtres mis de son vivant ni après sa mort, ni après la mort des ses hoirs en rerefief...". Le 24 août 1361, le comte de Joigny reprend en fief du duc de Bourgogne sa terre d'Antigny relevant du duché, et celle de Paiens, mouvant de la terre d'Isle-en-Champagne. Le 13 juillet 1372, Catherine de Vienne, dame de Muresaut en partie, tient son châtel et terre de Muressaut du seigneur de Larrey, et arrière fief du comte de Joigny, à cause de son château et terre d'Antigny.1111 

 Le 26 juin 1402, Louis de Noyers, comte de Joigny et seigneur d'Antigny, tient du duc sa terre et châtellenie d'Antigny... Item le fief que tient de lui Jean Broichot, chevalier, à cause de sa maison forte de Lailly... Item en indivis avec sa sœur Marguerite de Noyers le fief de Jean Peaudoie, écuyer, de la maison forte de Lusigny. Le 7 février 1424, dénombrement par Guy de la Trémouille, seigneur d'Uchon, comte de Joigny et seigneur d'Antigny, veuf de Marguerite de Noyers nouvellement trépassée, de la terre, maison forte et seigneurie d'Antigny-le-Châtel. Item le fief de Jean Broichard, chevalier, à cause de la maison forte de Lailley. Item le fief de la fort maison de Lusigny par Louis de Chasant, écuyer. En 1435, mariage de Guillemette de Vergy, nièce de Louis de la Trémouille, avec Guillaume de Pontaillier, qui prévoit qu'en cas de décès de celui-ci, le château reviendrait à celle-là. En 1474, Noble homme Claude de Courdosse, escuyer, a cause de demoiselle Guiotte du Puy à présent sa femme, tient la seigneurie de Lusigny, la maison forte et village de Mercey en toute justice, le tout mouvant du château d'Antigny. Jeanne Labbé et Claude de Paquier tiennent chacun leur moitié du château de Nantoux en fief d'Antigny.1111 

 Le 25 septembre 1477, confiscations faites sur les "rebelles au roi". Lettres patentes du roi portant don à Jacques de Dinteville, chevalier, seigneur d'Échannay, des châtels et châtellenie de Frôlois et Antigny qui furent au seigneur de la Batie à cause de Guillemette de Vergy sa femme. Plus le château et seigneurie de Talmay confisqué sur Jean et Guion de Pontailler et ses frères, comme propre héritage sans rien réserver. Le 8 septembre 1481, lettres patentes du roi Louis XI, contenant donation à Jean de Pontailler, seigneur de Talmay, son chambellan, des biens confisqués sur ses frères et sur madame de la Bastie, sa mère, demeurée au service et obéissance de Marguerite de Bourgogne. Les chasteaulx, chastellenies, seigneuries, maisons, héritages et autres choses ci-après déclarées, c'est assavoir les terres et seigneuries d'Anthigny et de Salon, qui furent et appartindrent à Guillemette de Vergy, dame de la Bastie. En 1583, inventaire du domaine de la chapelle d'Antigny : conflit entre l'abbé de Saint-Maurice, chanoine et trésorier de Saint-Pierre de Mâcon, tutélaire de ladite chapelle, et le curé de Foissy. En 1629, Jacques de Vienne termine la construction du château, comme l'indique la date au dessus de la porte.1111 

 Le 6 août 1655, érection du marquisat d'Antigny en faveur de sire Claude Damas du Breuil et de Claude Alexandrine de Vienne son épouse pour sa baronnie d'Antigny-le-Châtel, "ayant servi de dot et appanage aux filles de la maison de Montagu, de la maison de Bourgogne, laquelle terre par alliance et succession était tombée dan la noble et ilustre maison de Vienne... De la maison forte et château d'Antigny relevoient plusieur vassaux au nombre de 17 communautés". En 1786, devis pour réparer et empêcher la chute de la tour d'Antigny. "Cette tour compose un rectangle irrégulier qui a moyennement 32 pieds 5 pouces de longueur sur 24 pieds 5 pouces de largeur, le tout dans œuvre... (murs épais de 4 à 5 pieds) Ces quatre murs sont lézardés sur la hauteur de 26 pieds ; les lézardes proviennent en partie de la charpente du comble... Le mur côté du nord est altéré par deux manteaux et tuyaux de cheminée qui sont d'une pesanteur énorme". Joanne mentionne en 1869 : il y avait à Foissy un château fort dont il reste les ruines et une chapelle du XIVe siècle.1111 

 À l'est du clocher de Foissy le château d'Antigny, l'un des plus vieux et des plus prestigieux de Bourgogne, est composé d'une enceinte polygonale avec tour rectangulaire sur une motte au nord, et au sud, bâti dans la basse-cour, un château plus moderne, composé de bâtiments du XV au XVIIe siècle bâtis autour d'une cour rectangulaire. Au nord, la motte ovale, de 28 x 35 m au sommet, est aménagée sur l'avancée vers l'ouest d'un éperon naturel. Elle est séparée du plateau par un fossé à l'est, et remodelée sur les trois autres côtés. Le sommet est entouré à l'ouest et au nord par une enceinte polygonale, qui portait encore un chemin de ronde et peut-être des créneaux sur les gravures du XIXe siècle. Au sud-est de l'enceinte se dresse une tour, dont subsiste le rez-de-chaussée éventré et l'angle nord-ouest, conservé grâce au soutien d'une tourelle d'escalier qui contrebutait cet angle. Le rez-de-chaussée est occupé par une grande cave couverte d'un berceau en arc surbaissé, dont la façade méridionale est béante. L'angle nord-est porte les traces de trois étages, avec les montants gauches de trois cheminées gothiques, et les montants droits de deux croisées au premier et second étage. Au sud et en contrebas du château, la basse-cour barlongue est fermée à l'ouest par un bâtiment moderne à un étage carré et un étage de comble sur rez-de-chaussée et étage de soubassement, et à l'est par un bâtiment formé de deux corps légèrement désaxés : au nord une chapelle gothique à trois travée, au sud un bâtiment moderne rectangulaire. Ce bâtiment reprend en partie les murs d'une ancienne courtine, qui était armée d'une archère droite. À l'angle sud-est de ce dernier bâtiment et de la basse-cour se dresse une tour ronde en moyen appareil, à soubassement et rez-de-chaussée voûté, deux étages carrés et un étage de tir desservant un mâchicoulis sur console à trois ressauts. Cette tour est armée de plusieurs canonnières rondes pour pièces semi-lourdes, aménagées dans l'allège des baies. Les bâtiments et le mur aveugle qui ferment la basse-cour au sud sont des reconstructions récentes. Le château occupe l'angle nord-est du hameau d'Antigny, visiblement bâti dans une enceinte rectangulaire à angles adoucis, entourée par un fossé et une levée interne bien visible dans les prés au sud du château.

 Éléments protégés MH: les bâtiments en totalité et les sols, y compris le jardin à la française, la charmille et les terrasses: classement par arrêté du 18 octobre 1993. 

 château d'Antigny 21230 Foissy

 

 

Château d'Arcelot

Première mention d'Arcelot en 1203; Huguenin d'Arceau déclare que Robert, évêque élu de Langres, prétendait que "Arcelet" et ses fortifications étaient du fief lige de l'église de Langres ; après procès, Huguenin s'avoue homme lige de l'évêque pour Arcelot ; il ne pourra construire de forteresse qui ne soit du fief de l'évêque de Langres, au finage d'"Ancelet", ni entre "Bere et Arc". En 1217, dans une des ailes du château est une très jolie chapelle, fondée en 1217 par les seigneurs. En 1330, Elvis, dame "d'Acceaux et d'Acelloz", déclare qu'elle a repris en fief de l'évêque de Langres la maison forte et la ville d'Arcelot "dois le grand pont de Tile jusques à la forêt de Maigney-Saint-Maart". Au registre du syndicat de la chambre des compte du 26 août 1460, accord entre les gens des trois états au sujet des fortifications (les 29 représentants de la noblesse semblent les possesseurs des principaux châteaux) Étienne de Mailly, seigneur de Masière, Arceau et Arcelot. En 1474, Claude de Mailly, chevalier, seigneur d'Arceau et d'Arcelot, tient le chastel, terre et seigneurie d'Arcelot du fief de Montsaujon en toute justice. Visite de feux de 1643 : "même la plus grande partie du chasteau et toutes les granges d'icelluy furent bruslées".1111 

 Le château actuel fut construit au nord de la forteresse médiévale, entièrement détruite. En 1720, construction de deux pavillons et reconstruction de l'actuelle chapelle à l'emplacement de l'ancienne ; bâtiment principal érigé entre 1761 et 1765 par Thomas Dumorey, architecte en chef de la province, auteur des plans et de la décoration du nouveau bâtiment ; les deux pavillons, dont la démolition était alors projetée, ne furent jamais détruits ; remaniements mineurs des communs et dépendances au XIXe siècle; jardin à la française transformé en jardin paysager à la fin du XVIIIe siècle et dans la première moitié du XIXe siècle. Bâtiments situés dans l'axe d'une ancienne avenue rectiligne tracée à travers bois, empruntée par le CD 960 de Dijon à Epinal ; bâtiment principal à un étage carré, constitué de trois corps de même hauteur ; corps central en avancée sur les deux façades ; bossages continus en table sur la façade antérieure, au rez-de-chaussée ; décor limité aux encadrements des ouvertures (chambranles à crossettes, guirlandes de laurier) et aux dessus de fenêtres ornés de tables saillantes nues ou sculptées d'attributs évoquant les saisons ; pavillons plus bas à un étage carré, en renfoncement ; oeils-de-boeuf en façade ; toit brisé à croupes brisées sur le corps central et les pavillons, à longs pans à croupes sur les corps latéraux ; au sud du château, ferme située dans le même axe au nord, communs de plan en L ; parc et pièce d'eau à l'est des bâtiments ; orangerie isolée en bordure du parc, au sud-est. Ce château représente l'un des exemples les plus achevés du classicisme français en Bourgogne : escalier en pierre de taille muni de grilles en fer forgé d'un très beau dessin, salon de 1764 avec décor de stuc ; à l'extrémité sud, chapelle fondée au XIIIe siècle et décorée au XVIIIe siècle dans laquelle se trouve un mausolée en marbre noir élevé en 1781 par Antoine-Louis Verchère pour sa femme. 

 Éléments protégés MH: le château et ses communs : inscription par arrêté du 22 septembre 1948. Le parc, le parterre ouest et la demi-lune devant le parterre : inscription par arrêté du 30 avril 1999. 

 château d'Arcelot 21310 Arceau 

 Téléphone : 03 80 37 00 73

 

 

Château d'Arcenay

La terre d'Arcenay eut aux XIIe et XIIIe siècles des seigneurs qui en portaient le nom. Passé ensuite à la famille de Couches puis à la famille de Louvois. Le château échut par mariage en 1519, à Jean II de Conygham, capitaine des gardes écossaises. Les Conygham se le transmirent durant trois siècles jusqu'au mariage, en 1827, de Marie Louise de Conygham avec Marie Scipion de Balathier. Les propriétaires actuels du château en sont les descendants. La transformation a été effectuée de 1748 à 1750 par l'architecte Jean-Baptiste Caristie, de Saulieu, pour Olympe Philippe de Conygham, qui en avait hérité en 1747. Il est nettement indiqué sur la carte Cassini au XVIIIe siècle. Le château possède également des dépendances, une grange et un pigeonnier dont le toit a été détruit dans la première moitié du XXe siècle mais les boulins sont toujours visibles. Le cadastre 1823 nous montre bien son plan. L'édifice est une réplique du pavillon central du château de Lacour situé sur cette même commune. 

 château d'Arcenay 21210 Lacour-d'Arcenay

  

 

Château d'Arnay-le-Duc

Vers 1093, Aganon de Mont-Saint-Jean, évêque d'Autun, bénit et consacre la chapelle Saint-Jacques, donnée à Saint-Bénigne par Girard, sire d'Arnay et Hugues son frère. En 1215, Poncenin d'Arnay donne à Eudes, duc de Bourgogne, sa terre d'Arnay. Le 27 octobre 1289, Guillaume dit Rabusteau, damoiseau d'Arnay, reconnait devoir la somme de 500 livres au duc de Bourgogne, assise sur les biens qu'il a au château en la ville d'Arnay. La forte-Motte d'Arnay, près de l'église Saint-Laurent, y compris les murs, fossés et dépendances sont donnés à cens perpétuel, en 1400, par Jean de Meulun, Messire de Tancarville, lieutenant du roi, aux habitants de cette ville, à condition qu'ils l'édifieront et la mettront en état de résistance aux ennemis du royaume de France et du pays. De 1529 à 1536 reconstruction d'une partie des remparts et des tours de la ville. On y employa, avec autorisation du roi, les matériaux provenant des démolitions de plusieurs parties du vieux châteaux, que les habitants laissaient tomber en ruine. En 1574, réparations faites aux portes et au pont-levis de l'ancien château. Pendant les guerres de Religion, le château d'Arnay fut pris et repris plusieurs fois, puis à la fin démoli par les catholiques. En 1717, est cité Arnay qui avait un fort château, dont il ne reste plus qu'une tour où la mairie tient ses séances. Il reste une grosse tour en 1774 dont le bas sert de cachot pour les prisonniers. La mairie n'y tient plus ses séances, mais dans la maison seigneuriale dont Mme de Brionne a cédé l'usage à la ville. L'église et le presbytère sont dans l'emplacement de la motte forte.

 Le bourg d'Arnay est bâti sur une terrasse dominant la rive sud de l'Arroux ; son enceinte urbaine est encore partiellement visible à l'ouest, où elle couronne un petit escarpement rocheux. Au centre du bourg, le cadastre dessine autour de l'église une double enceinte rectangulaire à angle adoucis, dans lesquelles on peut reconnaître un château entouré de fossés ou de lices. Le seul vestige en place de ce château, dit de "la motte-forte", est une tour ronde au chevet de l'église. Il s'agit d'une tour ronde à rez-de-chaussée voûté, deux étages carrés sur plancher de poutre, et un étage défensif en encorbellement. Les étages sont desservis par un escalier en vis en-œuvre dans une saillie rectangulaire au sud de l'ensemble, saillie qui semble le vestige d'une ancienne courtine. 

 Éléments protégés MH: la tour de la Motte-Forte : classement par arrêté du 16 mars 1921. 

 château d'Arnay-le-Duc 21230 Arnay-le-Duc

   

 

Château d'Auxonne

En 1479, pour tenir en respect la province, Louis XI décide de faire construire des forteresses destinées à surveiller les Bourguignons et la frontière : ce sont les châteaux de Dijon, d'Auxonne et de Beaune. Auxonne à cette époque, est déjà une place forte entourée de murs renforcés par des tours. On choisit, pour construire l'édifice, un emplacement à l'intérieur de la ville, dans l'angle sud-ouest de l'enceinte, entre le marais et la Saône. Nous trouvons en 1480 le compte du receveur général. Frais pour faire venir des pierres pour le château que le roi faisait faire à Auxonne depuis quatre ou cinq mois. Le 1er octobre 1525, ordonnances de la châtellenie de Pontailler aux habitants de Maxilly, de Jancigny et des Grands Moulins de mener et charroyer au château d'Auxonne, des pieds de chênes. Lettre de provision pour l'office de capitaine du château d'Auxonne pour François de Languedoc, à la place de Catherin de Raillart le 17 octobre 1566. Gaspard de Saulx, vicomte de Tavannes (partisan de la Ligue) est gouverneur d'Auxonne en 1585. Il fait fortifier le château d'Auxonne ; fait prisonnier, il livre au roi son château d'Auxonne et la forteresse de Saulx ; conduit à Pagny, il s'évade. Le 6 septembre 1596, lettre de provision de l'office de capitaine et gouverneur de la ville et château d'Auxonne pour Henry de Bauffremont, baron et fils du feu baron de Sennecey. Le 12 octobre 1622, lettre de provision de l'office de capitaine et gouverneur de la ville et château d'Auxonne pour Roger de Bauffremont, baron de Sennecey. En 1650, un document décrit la ville depuis la rive droite de la Saône, au sud du pont, et le château, de plan carré, qui occupe l'angle sud-ouest de l'enceinte, cantonné de quatre tours rondes aménagées en boulevard à canon, avec des créneaux à pongée de tir. Les deux courtines sont couronnées d'un chemin de ronde à créneaux couvert ; l'entrée se fait au nord par une tour-porche. Le château est protégé au sud par une demie-lune isolée. Selon Courtépée en 1774 : le château tel qu'on le voit est l'ouvrage de Louis XII, et pour Joanne en 1869 : château fort de la Renaissance, flanqué de cinq grosses tours et d'un redan.

 Le château d'Auxonne est la mieux conservée des trois citadelles sœurs de Dijon, Beaune et Auxonne ; bâti dans l'angle sud-ouest de l'enceinte médiévale, c'est un ensemble quadrangulaire flanqué à l'ouest et au sud par trois tours de l'enceinte primitive ultérieurement transformé en tour à canon, et au nord par deux grosses tours de 19 m de diamètre, qui ont perdu leurs embrasures de tir. Le château s'ouvrait au nord et au sud par deux portes à pont-levis protégées par des ravelins. Aujourd'hui, le château d'Auxonne occupe un espace délimité par cinq tours d'angle reliées par d'épaisses courtines, et il offre encore la masse imposante de ses tours d'artillerie et des bâtiments à usage de casernes. La plus importante, la tour Notre-Dame comporte trois niveaux voûtés aux murs très épais (cinq à six mètres à la base). Dans la cour, le bâtiment le plus ancien en bordure de Saône date des années 1520, le logis du gouverneur abrite une superbe cheminée portant, avec l'écu de France, la salamandre couronnée, emblème de François Ier. 

 Éléments protégés MH: les tours, les courtines et le bâtiment de la porterie : inscription par arrêté du 5 juillet 1926. 

 château d'Auxonne 21130 Auxonne 

 Téléphone : 03 80 37 34 46

   

 

Château d'Avosnes

 La première trace écrite date de 1199 lorsque l'abbé de saint-Seine donne Avosne aux Pauvres chevaliers du Christ. En 1520, amodiation des revenus de la seigneurie d'Avosne par le grand prieur à Simon et Denis Potot, marchands. En 1461, le seigneur du lieu est Saint-Jean-de-Jhérusalem. Le château d'Avosnes fut construit vers 1520 par Simon et Denis Potot, fermiers du Grand Prieur de Champagne, seigneurs d'Avosnes. En 1579, procès entre le grand prieur de Champagne et Louis et Germain Potot, ses tenanciers d'Avosne, accusés d'avoir fait fortifier leur maison d'Avosne. Le 10 juillet 1594, M. de Lux, M. de Tavanes et M. de Blaisy avec leurs troupes avaient mené deux pièces devant la maison des Potost d'Avosnes, qu'ils avaient battu une tour, estaient entré dedans, avaient pris les frères et la mère... L'on tient qu'outre la querelle de la maison de Blaisy, il y a encore plusieurs autre gentilhommes leurs voisins contre lesquels ils s'etaient elevés. L'on dit qu'il avaient brûlé le chasteau de Champrenault, surpris la maison de Missery appartenant à M. de Lux. La batisse passa ensuite à la famille Boillot au XVIIe siècle, puis c'est la famille Guillaume qui en est propriétaire. En 1725 c'est la famille Driot qui l'acquiait et jusqu'en 1932, conserva le château grâce à la dernière représentante de la lignée. Actuellement ce sont les de Girval qui en sont les propriétaires.


 Le village d'Avosnes est bâti sur un rebord de plateau dominantla vallée encaissée de l'Ozerain ; il se compose de deux noyaux, le plus important au nord autour de l'église, le second à 400 mètres au sud, au pied de l'abrupt de rebord de plateau. Le château d'Avosnes est bâti en contrebas de ce quartier, dans un site médiocrement défensif et difficilement aménageable. Les bâtiments restant sont tardifs, et ont peu de caractères défensifs. Ils se composent d'un logis seigneurial en équerre au nord, et d'une basse-cour autour d'une cour carrée au sud. Le logis seigneurial est composé de deux corps de logis à un étage carré et un demi-étage, qui se rejoignent par un pan concave sur leur angle interne ; derrière ce pan concave se dresse une tourelle ronde qui contient un escalier en vis, et dont le second étage est couronné de fenêtres de tirs et de canonnières à fente de visée. Le bâtiment occidental, le plus massif, sous toit en pavillon naguère en lâves, est équipé d'une échauguette sur culot à godron à trois fenêtres de tirs sur l'angle nord-est ; de l'échauguette symétrique sur l'angle nord-ouest ne subsiste que le culot. Le bâtiment septentrional, sous toit à deux versants, est garni d'une tourelle carrée près de l'angle nord-ouest, près de la tourelle d'escalier ; son rez-de-chaussée a été dégagé du versant qui lui fait face par un creusement de celui-ci, qui peut recevoir le nom de fossé. Ce bâtiment est prolongé à l'est par un curieux bâtiment de plan triangulaire, dont la fonction primitive était visiblement d'occuper l'espace vacant entre deux bâtiments d'enceintes, dont le second a disparu. La pointe du triangle est garnie d'une échauguette dont le culot est garni d'un masque ; les allèges des fenêtres de tirs sont percées de canonnières rondes. Au sud, la basse-cour est composée de bâtiments d'enceintes disparates et discontinus, dont le plus intéressant est, sur le milieu du côté occidental, un bâtiment rectangulaire à un étage carré, percé de portes et de fenêtres à accolades, à meneaux ou à traverse, et garni d'une tour carrée sur sa façade occidentale; ce bâtiment est peut-être le seul vestige du château bâti en 1544. L'angle sud-ouest de la basse-cour, dont tout le côté sud, au-dessus de la vallée, est porté par un mur de soutènement, est occupé par un pigeonnier carré cerclé d'un bandeau. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures; l'escalier intérieur de la tour: inscription par arrêté du 20 octobre 1971. 

 château d'Avosnes 21350 Avosnes

  

 

Château de Barbirey sur Ouche

La terre de Barbirey dépendait de la baronnie de Marigny vers 1120, mais le château n'est pas cité avant 1633. En 1669 une visite de reconnaissance précise que le château est en ruine. Dans le village, l'entrée du château ne laisse rien soupçonner : le haut porche s'ouvre sur une cour carrée que délimitent le château et les communs. De majestueux tilleuls l'enserrent et renforcent la cohésion de cet espace clos sur lui-même. On pourrait s'attendre à un parti classique déployant à l'arrière des bâtiments un jardin d'agrément tout aussi protégé. Ce serait oublier le paysage de la vallée de l'Ouche qui dut tant séduire le bâtisseur du XVIIIe siècle qu'il y inscrivit un rêve d'architecte: une demeure à la fois fermée et ouverte sur l'infini. Le château n'est qu'un écran de pierre où la façade arrière livre une vue merveilleuse, embrassant le déroulement continu des croupes boisées et des prairies vertes ou blondes. Le domaine, entièrement clôt de murs, possède une seconde entrée plus solennelle avec sa grille de fer forgé, située au bas de la vallée où la route la rejoint. Une longue allée en pente douce, anciennement bordée d'arbres, monte jusqu'à la terrasse du château. 
Le corps de logis central fut bâti par le financier Jean Paris de Montmartel en 1763. Pavillon de campagne plus que véritable château, il fut acquis en 1783 par le président Grosbois puis, au XIXe siècle, appartint successivement aux familles Tardy et Denizot. Thèodore Bouchard rachète le domaine et ajoute deux ailes au corps de logis qui en double la surface. Il aménage le parc à l'anglaise avec l'aide de son frère Julien. Le vallonnement du domaine se prêtait admirablement à l'application des préceptes paysagers en vogue au XIXe siècle. Une brochure et un plan de 1891 présente un "parc planté de grand et beaux arbres avec son lacis d'allées, sa pièce d'eau centrale agrémentée d'une île et son vaste beau potager en terrasse". Classé "Jardin Remarquable" depuis 2004, ce parc Paysager du XIXe siècle, de trame romantique, est situé entre Dijon et Beaune. Il s'étend sur huit hectares, à la confluence des vallées de l'Ouche et de la Gironde. Entièrement recréé depuis plus d'une vingtaine d'années, les très belles perspectives qui ont été dégagées établissent un dialogue harmonieux entre le jardin, le village et les paysages. Le superbe potager en terrasses surplombant le parc, la prairie naturelle, le belvédère, les étangs, le verger traditionnel, la carrière, et les sous-bois forment un ensemble très varié de biotopes et d’atmosphères. Autour de sa cour intime plantée de tilleuls, le château conserve ses communs du XVIIe et XVIIIe siècle, réunissant granges, pigeonnier, écurie, lavoir, et four à pain. 

 Éléments protégés MH: le domaine en totalité, les parties bâties et non bâties y compris le mur de clôture et les portails Est et sud: inscription par arrêté du 29 décembre 2005. 

 château de Barbirey 21410 Barbirey-sur-Ouche 

 Téléphone : 03 80 49 08 81 

 

 

Château de Beaumont sur Vingeanne

En septembre 1276, lettres de Jean de Vergy chevalier sire de Fouvans et sénéchal de Bourgogne par laquelle narration est faite que le duc Robert, son cousin, prétendait la mouvance de Beaumont-sur-Vingeanne et de la châtellenie de Renève et leurs dépendances, et qu'il a été prouvé par enquête pour ce fait que lesdits lieux sont de l'arrière fief dudit duc ; c'est pourquoi il cède audit duc la mouvance desdits lieux. Le 25 juin 1361, Amé de Genève, qui a le bail de Geoffroy II de Charny, mineur, à cause de Jeanne de Vergy, sa femme, mère dudit Geoffroy, reprend de fief pour la châtellenie de Beaumont-sur-Vingeanne, à cause de la mort de Guillaume de Vergy, sire de Mirebeau, père de Jeanne (Jeanne est veuve de Geoffroy Ier de Charny, mort à Poitiers). Le 9 juillet 1364, comptes du receveur général : Philippe le Hardi recommande à Hugues de Corgoloin, capitaine du château de Beaumont-sur-Vingeanne, de veiller jour et nuit, parce que "ses ennemis d'oultre la Soone s'estoient vantez d'avoir icelle forteresse toutes foiz qu'il leur plairoit, et n'en faisoient point de doubte". En 1366, le château est pris et ruiné par les écorcheurs. En 1411, Marguerite de Charny, femme de Jean de Bauffremont, et Henriette de Charny, héritières de Jeanne de Vergy de la terre de Beaumont, demandent au duc qui a saisi leur terre de Beaumont pour hommage non fait d'affecter "aucune bonne personne" à la garde des terres et du chastel, et de faire dresser l'inventaire des biens. Le 26 mars 1424, Humbert, comte de la Roche, seigneur de Villiers et de Beaumont, tient du duc sa terre de Beaumont à cause de Marguerite de Charny sa femme, et consiste en châtel, forteresse, bourg, murs, fossés et ville dudit lieu, prévôté, péage etc. Le 28 mai 1528, Philippe Chabot, amiral de France, reprend de fief pour la moitié de la terre, seigneurie et châtel de Beaumont-sur-Vingeanne. Nomination en 1537 du chapelain de la chapelle Saint-Catherine, située dans le château de Beaumont, par l'amiral Chabot.

 Comptes de Beaumont-sur-Vingeanne en 1568-1569 : façon de quatre fenêtres de bois mises aux grandes croisées de la grande salle basse du château de Beaumont par commandement de M. et de Madame "pour la seurthé de leur grene y estant". Réparation de la couverture de la tour Amyralle. Le 12 février 1608, dénombrement de la terre et baronnie de Beaumont-sur-Vingeanne par Guillaume de Saulx, chevalier des ordres du roi, bailli de Dijon, seigneur de Tavannes, baron d'Arc-sur-Tille et Bonnencontre. La terre de Beaumont consiste en un châtel avec plusieurs tours garnies de leurs portails et poternes, pourpris, pont-levis, environné de fossés etc, avec toute justice audit Beaumont, Baissey, Blagny et Champagne-sur-Vingeanne dépendant de la baronnie. Vers 1632, réparation à la halle du château. Plantation d'abricotiers dans le jardin, réparation à la brèche de la cour : au mois de juin, on dépose des blés amenés du moulin de Champagne, dans la salle haute du château, mais comme, par crainte de l'armée du duc Charles de Lorraine, on posait des sentinelles aux fenêtres toutes les nuits, huit boisseaux ont été perdus. Ouverture d'une canonnière qui flanque, le long des murailles du château jusque sur le pont-levis. On enlève les échafauds des maçons placés contre la muraille de fermeture du donjon à cause de la crainte de l'armée du duc Charles. Ouvrage de ferrures pour rattacher un des ancres de la tour admiralle. Depuis le 18 janvier 1636, le château de Beaumont fut pris et pillé par Clinchamp. Au retour du siège de Saint-Jean-de-Losne, l'armée de Gallas investit le château une seconde fois. "Le 8 novembre 1636, les ennemis, au nombre de plus de 6000 hommes entrèrent pour la troisième fois à Beaumont, prirent le château, tuèrent ceux qu'ils y rencontrèrent tant en hommes, que femmes et enffans, et jetèrent par la fenêtre les pauvres malades".

 Le 10 mars 1637, procès verbal dressé par les officiers de la justice du comté de Beaumont des désordres causés par l'armée de Gallas revenant de Saint-Jean-de-Losne en 1636, et qui brûlèrent le château dudit Beaumont et tous les papiers tant des habitants que du seigneur. Vers 1646-1652, couverture de la tour de la porterie et de la tour rouge du château de Beaumont, et restauration des greniers. Construction de la galerie de la porterie du chateau. Le 20 novembre 1667, dénombrement du comté de Beaumont-sur-Vingeanne par Jacques de Saulx, comte de Tavannes et de Beaumont, marquis d’Arc-sur-Tille. Il consiste en un château et bâtiment, en ce qui reste de l'incendie, avec toute justice audit lieu et à Dampierre, Champagne, Blagny, Oisilly et Bessey : "premierement la justice haulte moyenne et basse, espaves, amandes et confiscations Le chasteau et bastiment en ce qui reste de l’incendie. Le grand verger au dessous dudit Beaumont couvrant environ trois journaux". Vers 1670, autorisation donnée par la comtesse de Tavanes aux habitants de Beaumont de construire une église dans l'enceinte du château. L'église, située à Heuilley en Comté, étant tombée en ruine en 1720, les habitants obtinrent du seigneur la chapelle du château pour en faire leur église paroissiale. Elle fut érigée en cette qualité par l'évêque de Langres, sous le vocable de saint Barthélémi. Selon Courtépée, en 1774 on voit encore les ruines d'un château fort bâti sur la pointe d'un rocher par les sires de Vergy. 

 Le château est restauré en 1936 puis à partir de 1942. Logis, communs et parties agricoles implantés à flanc de colline, en bordure du village, au sud ; logis précédé d'une cour d'honneur ouverte par une porte cochère sans couvrement et une porte piétonne; jardin paysager au sud-est accessible, rue basse, par une porte cochère de même structure ; jardin potager au sud-ouest; communs et parties agricoles au nord-est ; loge du gardien et remises dans la cour d'honneur, de part et d'autre du portail ; gros oeuvre en pierre calcaire extraite des carrières de Plantenay à Beaumont-sur-Vingeanne ; façades en pierre de taille ; travées axiales de la façade postérieure, jambes et chaînes d'angle à bossages à Anglet ; murs de petit pan enduits ; logis comprenant un étage de soubassement triple en profondeur, un rez-de-chaussée surélevé, double en profondeur, desservi par un escalier antérieur en fer à cheval à une volée et par un escalier postérieur en U, un étage entresolé limité à la moitié antérieure du bâtiment et un comble perdu ; étage de soubassement accessible, en façade, par un escalier droit et par un escalier tournant reliant le vestibule aux celliers ; entresol desservi par deux escaliers droits dissimulés dans les lambris du vestibule ; étage de soubassement voûté; accès à l'étage du bâtiment droit des communs par un escalier tournant suspendu à volées droites avec rampe en fer forgé ; tuiles plates sur l'ensemble des bâtiments, vernissées sur le logis ; cimetière des chiens et puits au sud-est du parc. 

 Éléments protégés MH: le château en totalité et son parc : classement par arrêté du 16 avril 1948. château de Beaumont 21310 Beaumont-sur-Vingeanne 

 Téléphone : 03 80 47 70 04

  

 

Château de Beire le châtel

Première mention en janvier 1229 lorsque Guillaume de Vergy rend hommage lige au duc Hugues de Bourgogne pour son château de Mirebeau, la garde du prieure de Saint-Léger, la châtellenie et seigneurie de Mirebeau, la sénéchaussée de Bourgogne et la seigneurie de Beire le Chatel. En mai 1290, Othe de Beire prend en fief lige du duc des terres assises entre la maison forte de Beire et Spoy. Le 7 octobre 1360, lettre d'Eudes de Grancey autorisant le duc à avoir "la fort maison de Bere et ses appartenances, toutes et quantes fois que bon lui semblera, parmi payant 900 florins au mouton audit Eudes de Grancey, auquel le duc baille ledit Bere pour ladite somme et à rachat comme dit est". En 1361, "Beire le Chastel, tenu en la main de Monseigneur à cause de l'estroerie de Monseigneur Jacques de Baudoncourt". En 1474, Nicolas de Baudoncourt, écuyer, seigneur de Beire, "tient ledit Beire partie en fief du duc, et la maison fort et pourpris autour, tant en maisnies, rivière, moulin, terre, prés, en fief de Mirebeau et arrière fief du duc. Et Beire en fief de Mirebel". En 1481 cession du château et des 200 livres de rente faite par Alexandre de Saulx à Antoine de Baissey, seigneur de Longecourt, bailli de Dijon, et à Jean son frère, gruyer de Bourgogne, en échange de la seigneurie de Beire-le-Châtel. En 1666, enquête de l'intendant Bouchu. Registre des déclarations des biens et dettes des communautés. Beire le Chastel et Beire la Ville. Qui en sont les Seigneurs. Leurs Noms. Qualités. Facultés. Mœurs. Et Employs. Les seigneurs François Bailly et Pierre Dumay, conseillers au Parlement de Dijon en sont seigneurs de bonnes qualités, sages et prudens. Les habitants ne se plaignent point d’eux. En 1880, les descendants de Louis-Edouard de Salvaing de Boissieu ajoutent deux tours rondes et deux tourelles, transforment les parties hautes de la tour carrée en séchoir à houblon, et comblent les fossés, qui étaient encore en eau au XVIIIe siècle.

 Situé en plaine, à l'ouest du village, entre deux bras de la Tille, le château de Beire est composé d'un corps de logis moderne rectangulaire orienté nord-sud, flanqué d'une tour ancienne au nord, de deux tours modernes au sud, et à l'ouest d'un énorme et superbe donjon carré médiéval, le tout complété par deux pavillons d'entrée et d'un pigeonnier isolé. Le bâtiment moderne, construit au XVIIIe siècle, déploie les deux niveaux de sa façade principale vers l'est, face au village. Son mur de croupe septentrional disparaît entièrement derrière une tour en fer-à-cheval dont le niveau principal a été aménagé en chapelle au XIXe siècle, et dont le sous-sol dégagé s'ouvre sur le fossé de plusieurs archères-canonnières. Au sud, une courte aile en retour d'angle vers l'ouest est flanquée de deux tours rondes, de même hauteur, couronnées de créneaux fantaisies et de toits coniques, et, dans l'angle qu'elle forme avec le bâtiment principal, d'une tour polygonale. Chacune des trois tours rondes a été affublée au XIXe siècle d'une tourelle d'escalier à coupole et clocheton de pierre. Le donjon est légèrement désaxé par rapport au logis, auquel il est relié par une courte aile rachetant le faux-angle. Il est constitué d'un sous-sol dégagé par le fossé, un rez-de-chaussée, trois étages carrés, un étage de créneaux et un toit de pavillon en tuile vernissée. Sur les trois côtés libres (puisque la façade orientale est quasiment accolée au logis moderne), l'étage de cave s'ouvre de deux soupiraux oblongs, vraisemblablement modernes. Le rez-de-chaussée était initialement aveugle et ne comportait qu'un édicule en encorbellement à ressaut sur la façade nord ; il a été percé au XIXe siècle de deux baies par façade. Le premier étage a gardé de son état original deux petites baies en plein-cintre sur la façade nord ; il a été percé ultérieurement (XVIe siècle ?) de grandes croisées sans accolade. Le second étage est muni sur chaque façade de trois fenêtres rectangulaires dont le linteau est orné d'un arc brisé. Le troisième étage n'est ouvert que d'une unique fenêtre barlongue sur la façade nord. Le dernier étage s'ouvre, au nord, au sud et à l'est, de trois créneaux, qui sont peut-être des fenêtre de tir tronquées ; à l'ouest, il ne reste que deux créneaux, les deux créneaux centraux ayant été remplacés par une porte à houblon au XIXe siècle. Ce dernier étage est souligné sur tout le pourtour par des trous de hourdage. Au-dessus des créneaux, les façades nord et est portent des souches de cheminées de pierre à doubles conduits circulaires. Le donjon est entouré d'une terrasse et d'une chemise qui s'appuie sur la tour de la chapelle, et qui conserve sans doute les limites de la plate-forme primitive et de sa contrescarpe. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures des deux pavillons d'entrée et de la partie est du corps de bâtiment principal et de la tour-chapelle : inscription par arrêté du 9 novembre 1977. 

 château de Beire 21310 Beire-le-Châtel

  

 

Château de Belan-sur-Ource

En 1287 le duc Robert acquit Belan et sa forteresse tenue par Simon de Balan, d'Isabeau, fille de Gautier de Rochefort, femme de Guy de Tré-Chatel. En novembre 1317, Gui, fils de Simonin de Belan, damoiseau, tient en fief du duc tout ce qu'il possède en la ville et finage de Belan et dépendances, tant en maison forte qu'en autre maison, et hommes, prés, terre, four, moulin, justice grande et petite. Le 13 juin 1372, Jean, seigneur de Ray, tient en fief du duc à Belan-sur-Ource 15 setiers d'avoine accensés sur la seigneurie de La Tour. "Item cognoit et confesse tenir en arriere fié de Mondit seignur le duc tout ce que Messire Jehan de Belanou, chevalier, tient en fied et en hommage de moy en la dicte ville de Belanou don les parties sensuigent : premierement la tour dudit Belenou, la basse cour ansamble tout les foussé, jardins, mais et curtis tenant esdit foussés en toute justice". En 1402 dénombrement de Jean de la Tour, seigneur de Belan (Balaon) en partie, qui tient en fief de Bernard de Ray la forteresse qu'il a audit Belan, la justice etc. Le 25 juillet 1451, dénombrement de Belan-sur-Ource par Jean, seigneur de Ray, tant en son chef que de ce qu'il a acquis audit Belan de Demoiselle Hugotte de Frôlois, veuve de feu noble homme Thomas de la Rochelle, de laquelle dépendait la forteresse dudit Belan. En 1633, le château comprend deux corps de logis avec basse-cour, colombier, écurie, granges et un petit jardin, chapelle saint-Claude. En 1774, le château du bailliage de Châtillon est dit ruiné et un peu plus tard le château est détruit. Aujourd'hui, dominant un escarpement et un étang, le château de Belan est un bâtiment construit dans le troisième quart du XIXe siècle cantonné de tours cornières, et entouré d'un vaste parc. 

 Éléments protégés MH: le château, les écuries, le chenil, le portail d'entrée du château, la grille, le pavillon de gardien, le mur de clôture en demi-lune, et le portail de la ferme en face : inscription par arrêté du 26 février 1991. 

 hâteau de Belan sur Ource 21570 Belan-sur-Ource

  

 

Château de la Berchère

La première trace écrite date de janvier 1245 lorsque Gui de la Berchère (Guido de Varcherez), chevalier, a reçu en fief lige du duc "la maison, droits et contrôle de la ville et cent cinquante journaux de terres arables situées dans la même ville", sauf la foi qu'il doit à Philippe de Montagu, seigneur d'Antigny, et à Pierre de Paunelle, seigneur d'Allerey. La maison seigneuriale appartenait au milieu du XVe siècle à Jean Legoux, échevin, originaire de Nuits-Saint-Georges. En 1497 procès entre les maire et échevins de Nuits d'une part, et demoiselle Claire Paisseaul, veuve de Jean Legoux, stipulante pour Humbert Legoux, prévôt de Sussey et chanoine d'Autun son fils, au sujet des limites de la "grange de la Berchère" appartenant à ladite demoiselle. En 1597, les terres et seigneuries de Boncourt-le-Bois et la Berchère reviennent à Jean-Baptiste Legoux ; la seigneurie de la Berchère lui appartient par héritage depuis 160 ou 180 ans. Il y a un châtel à Boncourt, et l'ensemble est fief du roi. En 1634, Pierre Legault, premier président du Parlement de Bourgogne, fait reconstruire le château et la chapelle. Seuls la tour sud-est, un bel escalier en vis et des vestiges témoignent d'un bâtiment médiéval. En 1738, La Berchère est vendue à la famille Joly de Bévy. Reconnaissance et visite en 1794 ar Antoine l'Aîné : "le château proprement dit est placé au fond de la cour par laquelle on arrive ; il forme un seul corps de bâtiment de 73 pieds de long sur 30 pieds de large, avec deux grosses tours aux extrémité, celle du côté du nord est carré et celle du côté du midi est ronde. La principale façade est tournée au levant, celle au couchant présente une gallerie à double rangée de colonne de 8 pieds de proportion, très bien exécutée... Le château étoit autrefois entouré de fossés qui ont été comblés en partie, et dont on a fait un jardin potager". (Antoine préconise la démolition des deux tours aux deux extrémités).

 Situé en plaine, à deux kilomètres à l'est de Nuits-Saint-Georges et à environ un kilomètre au nord-ouest de Boncourt-le-Bois, le château de la fin du XVIe siècle est composé de trois corps de bâtiments sur une plate-forme trapézoïdale cantonnée de tours. Le corps de logis principal forme, au sud, la petite base du trapèze ; il s'ouvre en son centre d'une porte charretière avec porte piétonne à droite et canonnière à gauche, toute deux en plein-cintre, surmontées de trois rainures de flèches de pont-levis. Les portes sont encadrées de trois pilastres lisses amortis au-dessus de la corniche régnant sur les portes par trois petits frontons. Cet ensemble, bâti en moyen appareil, n'est pas inclus dans une tour portière, mais outrepasse légèrement la corniche régnant sur la façade. Le pont dormant à deux arches surbaissées a été complété à l'emplacement du pont-levis par un massif de maçonnerie sans arche. La façade sud, en maçonnerie, est encadrée à gauche par une tourelle ronde sur l'angle, et à droite par une tour en fer à cheval en moyen appareil, bâtie dans le prolongement de l'aile orientale. Ce bâtiment est complété par deux ailes en retour d'angle qui ferment la moitié septentrionale de la plate-forme. L'aile orientale présente un luxueux décor renaissance côté cour ; elle est flanquée au sud par la tour en fer à cheval précédemment citée, et au nord par une tour rectangulaire à deux étages en moyen appareil, qui abrite un escalier en vis auquel on accède par une porte à accolade souligné d'un tore à listel. Les quelques fenêtres à accolades qui ornent ces bâtiments sont des fantaisies du XIXe siècle. L'aile occidentale est occupée par un bâtiment plus simple, en maçonnerie. Les moitiés nord des côtés est et ouest, ainsi que la grande base nord du trapèze, étaient fermées en 1828 (cadastre) par des bâtiments aujourd'hui disparus, remplacés par un mur de courtine, défendu au nord-ouest par une canonnière à ébrasement externe horizontal adouci. Les trois tours rondes sur les angles nord-est, nord-ouest et sud-ouest desservent chacune, au rez-de-chaussée et à l'étage, trois canonnières à trou rond et fente de visées. La plate-forme est entourée au sud, à l'est et à l'ouest d'un fossé revêtu qui pouvait être mis en eau ; le fossé nord a été comblé. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures des bâtiments est et sud, le terre-plein et les douves. L'aile Est, y compris la galerie Renaissance du rez-de-chaussée, la tour sud, y compris le décor de la chapelle : inscription par arrêté du 30 avril 1999. 

 château de la Berchère 21700 Boncourt-le-Bois 

 Téléphone : 03 80 61 01 40 

 

 

Château de Blagny-sur-Vingeanne

Ancienne dépendance de l'abbaye de Bèze, le château de Blagny sur Vingeanne, propriété de la famille de Saulx en 1607, fut vraisemblablement détruit par l'armée de Gallas qui saccagea le village à plusieurs reprises, le château reconstruit au XVIIIe siècle, avant 1782, date d'un plan terrier déposé aux archives départementales, plan actuel conforme au plan de 1782. Bâtiments implantés en bordure du village, sur trois côtés d'une cour rectangulaire ouverte sur la rue par un portail découvert en fer forgé. Logis à l'arrière de la cour dans l'axe du portail, comprenant un rez-de-chaussée de plain pied et un étage de comble. Corps central à trois travées, en avancée. Elévation postérieure identique, porte axiale en plein-cintre. Façades antérieure et postérieure à décor de faux bossages continus en table. Toit brisé à croupes, communs de part et d'autre de la cour, élévations antérieures identiques, ouvertures en arc segmentaire, porte axiale en plein-cintre. Colombier de plan carré, au même alignement, en bordure de la rue. Accès au parc par deux portails découverts en fer forgé, entre le logis et les communs, puits à margelle ronde et superstructure en fer forgé à poulie, dans l'angle postérieur gauche de la cour. 

 Éléments protégés MH: le château, les façades et les toitures des communs, les grilles : inscription par arrêté du 28 juillet 1988. 

 château de Blagny, 2 rue du château, 21310 Blagny-sur-Vingeanne 

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Château de Blancey

La première trace écrite remonte au 16 juin 866 lorsque Charles le Chauve, à la prière du comte Alard, abbé de Saint-Symphorien, et de l'évêque d'Autun, ratifie le don fait par Alard à la mense conventuelle de 20 meix et d'une église à Blancey.La grange devant le château fut bâtie dans le premier tiers du XVe siècle (datation dendro-chronologique de). Mention en 1461 : à Blancey y a forteresse, à Monseigneur le cardinal d'Ostun. Le 16 mars 1488, "feu Claude Gaulthey procureur de Jean et Estienne de La Palus, escuyers, seigneur de Meilley et de Blancey en partie, et Anthoine Culley procureur de Philippes de Brobon escuyer, seigneur de Monpertot et des dits Meilley et Blancey à cause du douhaire de damoiselle Anthoine de Bazarne sa femme, soubz promesses faites par lesdits Gaulthey et Culley de faire ratifier ausdits sieurs, aient cedé, quitté et transporté perpetuellement a Guillaume Buret de Saizerey, prenant et acquérant pour luy et ses hoirs en descendans de ligne en ligne, la metancherie et maison fort de Tresmond scize en la ville et finage dudit Blancey apartenant ausdits sieurs, et generallement touz les heritages dépendans et mouvans de ladite maison de Tesmond concistant tant en ladite maison fort dudit Tremond, maisière, curtilz, jardins, preys, terres, bois, buissons, desertz et tous autres heritages quelconques, fors et reservé ausdits seigneurs la justice dudit Tremond haulte moienne et basse, le bois du foux, et le petit bois derrier ladite mason, moyennant la rente et cense perpetuelle d'un muid de bled contenant douze setiers mesure de Mont Saint Jean par moitié froment et avoyne, payable chacun an au jour de feste saint Martin d'hivers, avec cinq sols tournois de cense annuelle et perpetuelle portant lots, retenue et amende paiable au jour de feste de Nostre Dame de Mars ; et oultre ce, qu'iceulx seigneurs auroient une chambre et une estable pour leurs chevaux toute fois que lesdite seigneurs seroient audit lieu et a la charge que ledit Guillaume Buret entretiendroit la chapelle en bonne reparation, et qu'il feroit residance pesonnelle audit Tremont, moyennant quoy icelluy Guillaume Buret, ses hoirs et aians cause demeuroit homme franc desdits seigneurs en payant lesdites charges, ce qui auroit esté accepté et ratifié par ledit Etienne de La Palus, tant en son nom que dudit Jean de La Palus son frere. En 1616 terrier de Blancey, tailles, rentes, cens et autres droits dus au seigneur de Blancey-Trémont à cause de son terrier, ladite terre appartenant à Etienne Dareau, conseiller du roi, en toute justice ; les sujets sont tenus de faire guet et garde au château et maison forte dudit Blancey... tenus aux menues réparations et emparements. Le château dudit Blancey-Trémond consistant en plusieurs chambres, remises, caves, et grenier avec trois tours, dans l'une est une chapelle ; les cours, jardins, vergers, fossés, terrasses, allées, une belle grange, deux étables.

 Bâti à l'extrémité ouest du village, le château se compose d'un corps de bâtiment flanqué d'une tour demi-hors-oeuvre et de dépendances encadrées de deux tours circulaires. Les deux parties de l'édifice sont reliées par un mur d'enceinte percé d'un portail en arc segmentaire ; le portail est surmonté de deux fines rainures pour les flèches d'un pont-levis et d'une bretèche percée de trois archères-canonnières, supportée par six consoles à ressauts ; le revers du mur d'enceinte porte cinq consoles de hourdage (d'époque postérieure). Des archères-canonnières sont également visibles, l'une sur la tour du logis au niveau de l'étage, et trois autres sur la tour située à droite du portail, sous la corniche. Cette tour abrite au premier étage une chapelle voûtée en berceau, à laquelle on accède par un escalier en vis. Le corps de logis comprend au rez-de-chaussée une salle basse de plan carré avec cheminée, couverte de quatre voûtes d'arêtes reposant sur un pilier central de section octogonale ; elle communique avec une chambre carrée voûtée d'arêtes, située au rez-de-chaussée de la tour, et avec une cuisine rectangulaire, aussi voûtée d'arêtes. Le rez-de-chaussée du logis ouvre sur la façade postérieure par deux fenêtres en plein-cintre à agrafe et impostes. Desservis par un escalier tournant à quatre noyaux, les deux étages carrés comportent des pièces d'habitation couvertes de plafonds à solives apparentes. L'étage de comble est éclairé par des lucarnes à fronton triangulaire et ailerons surmontés d'impostes. Le vaste bâtiment des dépendances est percé d'ouvertures symétriques, dont deux portes centrales en anse-de-panier, surmontées d'un oculus ovale ; il est couvert comme le logis d'un toit brisé à croupes. Un portail à piliers de pierre, grille et fronton en fer forgé, aujourd'hui isolé, donnait accès à la cour au sud-ouest. 

 Éléments protégés MH: le château et les dépendances, la grille du XVIIIe siècle du parc et la porte d'entrée : inscription par arrêté du 28 décembre 1988. 

 château de Blancey 21320 Blancey 

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