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dimanche 18 janvier 2026

 

Château à Brax

Le château de Brax est situé en France sur la commune de Brax, dans le département de la Haute-Garonne et la région Occitanie.

Architecture et parc

Le château et son parc dans le village (en haut, à droite).

Le château est typique du style de transition entre celui du château fort et celui du château de plaisance de la Renaissance.

Le corps de logis rectangulaire en brique mesure environ 23 x 10 m². Il est flanqué de 4 tours d'angles circulaires épaisses couronnées de créneaux et surmontées de flèches polygonales. Les toits sont couverts d'ardoise et de hautes cheminées. La façade principale se développe sur le parc, et l'accès se fait par un perron à double rampe. À la façade postérieure, face à la rue, est accolé le bâtiment contenant le grand escalier. Un chemin de ronde, porté par de faux mâchicoulis formés d'encorbellement de briques et petites arcatures, ceinture l'ensemble de la construction.

L'ensemble formé par le château et son parc est entièrement clôturé d'un mur en brique.

Le parc, situé à moins de 2 km à l'est de la forêt de Bouconne, mesure environ 700 m d'est en ouest et 250 m du nord au sud. Il est traversé en son milieu par le ruisseau de la Chauge, affluent du Courbet. Le château et l'entrée sont situés dans le coin sud-ouest.

On peut distinguer deux zones différentes dans le parc : une zone boisée d'environ 10 hectares et une zone arborée autour du château et des dépendances. Cet ensemble constitué d'un patrimoine végétal remarquable en zone péri-urbaine comprend notamment un cèdre de l'Himalaya, sept platanes qui forment l'alignement situé à proximité du manège couvert, des chênes, des cyprès, des arbres pleureurs.

Historique

Le lieu-dit de Brax fait l'objet d'une donation en 1352 du comte de L'Isle Jourdain à son vassal Arnaud de La Faya, en récompense du sauvetage de son père et des services rendus au Roi de France. Cette donation est accompagnée du droit d'affouage qui permettait aux habitants de prendre du bois mort en forêt et de construire un château fortifié. Arnauld de La Faya fait élever à partir de 1352 un premier édifice fortifié en vue de repousser les hordes du Prince Noir d'Angleterre. Des murs crénelés entourent un corps d'habitation flanqué de quatre tours circulaires[3].

Le site ne semble pas avoir évolué avant 1582, date à laquelle dame Françoise de Seysses seigneuresse de Brax épouse Jean de Polastron. Ensemble, ils construisent un château de plaisance.

En 1600, Henri IV séjourne quelques jours au château durant une campagne de chasse.

En 1784, Suzanne de Polastron l'apporte en dot à son époux Jean-Luc d'Hérisson, chevalier conseiller du Roi et président de la chambre des comptes de Dijon. Les communs sont probablement construits par le couple au cours du XVIIIe siècle. Cette famille reste propriétaire du domaine jusqu'à la mort sans descendance de Gabriel d'Hérisson en 1849. La famille de Pins-Monbrun, qui avait été seigneurs de Brax jusqu'en 1618, lui succède en 1854. Ils ajoutent en 1860 un bâtiment à la façade principale qui vient détruire la simplicité des lignes de l'édifice.

Un grave incendie ravage le toit du château en 1930 qui sera mal restauré par le comte de Pins-Monbrun. L'ardoise est substituée alors aux tuiles plates.

Entre 1940 et 1945, il sert de refuge aux services spéciaux de la Défense nationale et accueille en 1942 le groupe de résistance du réseau Morhange[4]. Lorsqu'un ennemi était enlevé, il était conduit dans les sous-sols du château. Après interrogatoire, il passait en jugement et on appliquait la mesure D, c'est-à-dire l'exécution. Plus de soixante-dix cadavres ont été enterrés dans le parc. En 1945, des résistants ont été tués au fond du parc près d'une tour correspondant à l'ancien four banal.

Le domaine est acheté en 1943 pour réaliser une spéculation financière par Antonin Cousin de Sidi-Bel-Abbès en Algérie, qui en fait sa résidence secondaire. Son désir de transformer et d'abattre certains arbres du parc est à l'origine de l'inscription du château à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le [2].

Dans les années 1950 et jusqu’en 1967, le château est la propriété d’une personnalité bien connue dans la région, l’architecte Jean-Louis Gilet[5]. Grand prix de Rome, élève de Victor Laloux, diplômé par le gouvernement, il fut le directeur de l'École des beaux-arts de Toulouse. Il est mort en 1964.

En 1967, le domaine est acquis par l'Association de sauvegarde des enfants invalides (ASEI — aujourd'hui Agir, Soigner, Éduquer, Insérer). Elle y a d'abord créé un Institut de Développement de l'Audition et de la Communication (IDAC) devenue Maison d'accueil spécialisée dans les années 2000 pour répondre aux besoins du public. L'établissement accueille aujourd'hui en internat 32 adultes porteurs de surdicécité[6].

La façade est du château est ravalée en 1991.

En 2009, l'Office national des forêts réalise un inventaire du parc et du bois autour du château.

En 2020, l'association ASEI fait part de son désir de vendre une grande partie du domaine afin de regrouper ses activités dans un nouveau bâtiment dans le parc[7]. Afin d'éviter une vente du château à des investisseurs privés, la mairie décide d'engager des discussions pour s'en porter acquéreur[7]. Le , une délibération est prise lors de la séance du conseil municipal, autorisant le maire de Brax à engager la procédure d'acquisition[8].

En 2022, la mairie de Brax devient propriétaire du château[9].



Adresse renseignée dans la base Mérimée :
31490 Brax - France

Code Insee de la commune : 31088
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
2 Rue du Château 31490 Brax

Eléments protégés :
Château : inscription par arrêté du 26 novembre 1946

Historique :
Edifice cantonné de quatre tours circulaires. A la façade postérieure est accolé le bâtiment contenant le grand escalier. C'est une construction en briques dont les murs sont couronnés de créneaux. La façade principale se développe sur le parc, et l'accès se fait par un perron à double rampe. Un chemin de ronde, porté par de faux mâchicoulis formés d'encorbellement de briques et petites arcatures, ceinture l'ensemble de la construction.

Périodes de construction :
XIIIe siècle, XVIe siècle, XVIIIe siècle

Propriété privée

Le château de Brax est situé en France sur la commune de Brax, dans le département de la Haute-Garonne et la région Occitanie.

Architecture et parc

Le château et son parc dans le village (en haut, à droite).

Le château est typique du style de transition entre celui du château fort et celui du château de plaisance de la Renaissance.

Le corps de logis rectangulaire en brique mesure environ 23 x 10 m². Il est flanqué de 4 tours d'angles circulaires épaisses couronnées de créneaux et surmontées de flèches polygonales. Les toits sont couverts d'ardoise et de hautes cheminées. La façade principale se développe sur le parc, et l'accès se fait par un perron à double rampe. À la façade postérieure, face à la rue, est accolé le bâtiment contenant le grand escalier. Un chemin de ronde, porté par de faux mâchicoulis formés d'encorbellement de briques et petites arcatures, ceinture l'ensemble de la construction.

L'ensemble formé par le château et son parc est entièrement clôturé d'un mur en brique.

Le parc, situé à moins de 2 km à l'est de la forêt de Bouconne, mesure environ 700 m d'est en ouest et 250 m du nord au sud. Il est traversé en son milieu par le ruisseau de la Chauge, affluent du Courbet. Le château et l'entrée sont situés dans le coin sud-ouest.

On peut distinguer deux zones différentes dans le parc : une zone boisée d'environ 10 hectares et une zone arborée autour du château et des dépendances. Cet ensemble constitué d'un patrimoine végétal remarquable en zone péri-urbaine comprend notamment un cèdre de l'Himalaya, sept platanes qui forment l'alignement situé à proximité du manège couvert, des chênes, des cyprès, des arbres pleureurs.

Historique

Le lieu-dit de Brax fait l'objet d'une donation en 1352 du comte de L'Isle Jourdain à son vassal Arnaud de La Faya, en récompense du sauvetage de son père et des services rendus au Roi de France. Cette donation est accompagnée du droit d'affouage qui permettait aux habitants de prendre du bois mort en forêt et de construire un château fortifié. Arnauld de La Faya fait élever à partir de 1352 un premier édifice fortifié en vue de repousser les hordes du Prince Noir d'Angleterre. Des murs crénelés entourent un corps d'habitation flanqué de quatre tours circulaires[3].

Le site ne semble pas avoir évolué avant 1582, date à laquelle dame Françoise de Seysses seigneuresse de Brax épouse Jean de Polastron. Ensemble, ils construisent un château de plaisance.

En 1600, Henri IV séjourne quelques jours au château durant une campagne de chasse.

En 1784, Suzanne de Polastron l'apporte en dot à son époux Jean-Luc d'Hérisson, chevalier conseiller du Roi et président de la chambre des comptes de Dijon. Les communs sont probablement construits par le couple au cours du XVIIIe siècle. Cette famille reste propriétaire du domaine jusqu'à la mort sans descendance de Gabriel d'Hérisson en 1849. La famille de Pins-Monbrun, qui avait été seigneurs de Brax jusqu'en 1618, lui succède en 1854. Ils ajoutent en 1860 un bâtiment à la façade principale qui vient détruire la simplicité des lignes de l'édifice.

Un grave incendie ravage le toit du château en 1930 qui sera mal restauré par le comte de Pins-Monbrun. L'ardoise est substituée alors aux tuiles plates.

Entre 1940 et 1945, il sert de refuge aux services spéciaux de la Défense nationale et accueille en 1942 le groupe de résistance du réseau Morhange[4]. Lorsqu'un ennemi était enlevé, il était conduit dans les sous-sols du château. Après interrogatoire, il passait en jugement et on appliquait la mesure D, c'est-à-dire l'exécution. Plus de soixante-dix cadavres ont été enterrés dans le parc. En 1945, des résistants ont été tués au fond du parc près d'une tour correspondant à l'ancien four banal.

Le domaine est acheté en 1943 pour réaliser une spéculation financière par Antonin Cousin de Sidi-Bel-Abbès en Algérie, qui en fait sa résidence secondaire. Son désir de transformer et d'abattre certains arbres du parc est à l'origine de l'inscription du château à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le [2].

Dans les années 1950 et jusqu’en 1967, le château est la propriété d’une personnalité bien connue dans la région, l’architecte Jean-Louis Gilet[5]. Grand prix de Rome, élève de Victor Laloux, diplômé par le gouvernement, il fut le directeur de l'École des beaux-arts de Toulouse. Il est mort en 1964.

En 1967, le domaine est acquis par l'Association de sauvegarde des enfants invalides (ASEI — aujourd'hui Agir, Soigner, Éduquer, Insérer). Elle y a d'abord créé un Institut de Développement de l'Audition et de la Communication (IDAC) devenue Maison d'accueil spécialisée dans les années 2000 pour répondre aux besoins du public. L'établissement accueille aujourd'hui en internat 32 adultes porteurs de surdicécité[6].

La façade est du château est ravalée en 1991.

En 2009, l'Office national des forêts réalise un inventaire du parc et du bois autour du château.

En 2020, l'association ASEI fait part de son désir de vendre une grande partie du domaine afin de regrouper ses activités dans un nouveau bâtiment dans le parc[7]. Afin d'éviter une vente du château à des investisseurs privés, la mairie décide d'engager des discussions pour s'en porter acquéreur[7]. Le , une délibération est prise lors de la séance du conseil municipal, autorisant le maire de Brax à engager la procédure d'acquisition[8].

En 2022, la mairie de Brax devient propriétaire du château[9].



 

Château de Bonrepos à Bonrepos-Riquet


Adresse renseignée dans la base Mérimée :
31590 Bonrepos-Riquet - France

Code Insee de la commune : 31074
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
6 Route Pierre Paul Riquet 31590 Bonrepos-Riquet

Eléments protégés :
Le château avec ses fossés et les deux ponts qui les enjambent, les deux cours antérieures ouest, la terrasse sud, les bâtiments des communs, l'orangerie, les jardins et le parc dans lequel sont conservés les aménagements hydrauliques conçus par Riquet (cad. A 166, 167, 172, 173, 188 à 190, 467 à 469) : classement par arrêté du 31 juillet 2008

Description :
Grâce au débroussaillage, les différents niveaux topographiques du parc sont relativement perceptibles et les grands axes structurants du parc ont retrouvé leur lisibilité. Ce sont, d'une part, un axe sud-nord qui passe devant la façade orientale sur parterre du château, depuis les terrasses vers le bois de la Garenne, et un axe ouest-est, nettement mieux conservé, qui part de la grille d'entrée du château pour se terminer, à l'est, par la lisière des parcelles agricoles. Le château est ceinturé de fossés secs, larges de 8 à 9 m. Ils englobent la cour d'arrivée à l'ouest. Un terrassement, du même niveau que le sol de la cour d'arrivée, fait le tour des fossés, à l'exception du côté nord où un simple mur de brique sépare le fossé du terrain descendant en pente vers le vivier. Au sud, le terrassement surplombe un vaste jardin en terrasse orné d'un grand bassin. Sous la façade sud du château, une grotte de fraîcheur (ancien nymphée?) est incluse dans l'épaisseur du terrassement, sous un escalier à volées convergentes dont il reste quelques traces. La grotte ouvre sur le jardin au sud. Ce jardin bas est soutenu par un imposant mur de soutènement de 130 mètres de longueur, en brique. Devant la façade est du château, un parterre engazonné précède une allée axiale accompagnée de deux contre-allées parallèles. L'extrémité de l'allée axiale est marquée par un piédestal portant un vase Medicis colossal, en terre cuite mais entièrement cimenté. L'orangerie est édifiée le long de la contre-allée sud. L'ancienne maison du jardinier est accolée, en équerre, à l'orangerie. La contre-allée nord se poursuit sous le mur nord du fossé et vient rejoindre l'avant cour. Les versants du vallon de la Garenne, au nord et au nord-est du château, ont perdu leur lisibilité en raison du développement non maîtrisé du couvert végétal. Proche de l'ancien ruisseau du Coulombrès se trouve une glacière. A quelques dizaines de mètres de là, contre le talus, se situe l'ancienne résurgence de l'eau en excès, canalisée dans un bassin maçonné. Un pont en brique menaçant ruine donne accès au tertre qui sépare les deux bras supérieurs de l'ancien vivier. Toute cette zone est occupée par des vestiges de dispositions hydrauliques relatives aux "bassins d'essais" ou "maquette hydraulique" de Bonrepos. Le parc possède encore de nos jours quelques essences d'arbres assez majestueuses qui suggèrent un passé remarquable (des "Aesculus hippocastanum" ou marroniers d'Inde, des "Morus alba""ou mûriers blancs, quelques arbres fruitiers (pyrus, prunus...), des buis commun "Buxus sempervirens" pluricentenaires. A l'extérieur, le paysage se compose essentiellement des terres agricoles du Lauragais dont les collines molassiques entourent le parc de leurs ondulations.Historique :

La Seigneurie de Bonrepos a été acquise par Pierre-Paul Riquet en 1651. Château reconstruit de 1654 à 1666 par le maçon de Revel, Isaac Roux, sur un vieux site castral (plate-forme entourée de fossés). Corps rectangulaire cantonné de tours carrées sur la façade antérieure et de tourelles sur la façade arrière. Peu d'éléments du décor du XVIIe siècle subsistent, le château ayant été remis au goût du jour au XVIIIe et au XIXe siècles. Dans le parc, Riquet a préparé la construction du canal du Midi. Il a utilisé les dispositions naturelles (sources, déclivité, ...) du parc pour expérimenter les différentes techniques utilisées pour le canal du Midi (principe du captage, ...).
Dès 1655-1656, avant même la construction du château, des premiers travaux de terrassement sont entrepris par Riquet dans le fond du parc. En mars 1657, les sieurs Salvy Faure et Bertrand Capas travaillent sur une large allée dessinée par Riquet lui-même, qui doit longer le grand bassin supérieur. En juillet 1657, le jardinier de Bonrepos, François Audiguier, est mandaté pour réaliser le jardin (allées, cabinets, vaisseaux, niches et parterres). En 1671, la présence de François Andréossy est attestée à Bonrepos : il s'occupe de faire construire un système d'adduction d'eau souterrain, et de faire édifier la terrasse au sud. La construction de la grotte de fraîcheur, non mentionnée, pourrait dater de cette période (1671-1673). Des factures au nom de Riquet indiquent, "après achèvement des terrasses", une importante commande de buis réalisée du 8 avril 1674 au 19 avril 1675. En 1698 et 1699, son fils Jean-Mathias fait refaire une partie de la terrasse sud qui s'est effondrée. Le plan terrier levé en 1727 et dessiné en 1730 pour le compte de Marie-Louise de Montaigne, veuve de Jean-Mathias de Riquet, donne un état des jardins à cette date : cet état pourrait bien correspondre à celui commandé par Riquet lui-même. Sur ce plan, l'axe principal du jardin va du sud au nord et passe devant a façade sur parterres du château. Une vaste terrasse orientée au sud vers la vallée du Girou est ornée, sur la partie haute, de broderies de buis et d'un bassin. A l'est du château, s'étend un parterre compartimenté avec bassin. Le talus nord est occupé par des plantations régulières (vergers ? mûriers ?). Les bois couvre la Garenne. A cette date encore, l'ancienne chapelle qui ferme le parterre à l'est. Au-delà, le terrain est divisé en parcelles agricoles laniérées ne relevant pas du domaine. L'agrandissement du parc est réalisé après 1757 par le petit-fils de Riquet : Jean-Gabriel Amable Alexandre. Sur le plan aquarellé du domaine, datable de la 2ème moitié du XVIIIe siècle, le parc s'organise selon un nouvel axe transversal est-ouest, incluant les anciennes parcelles agricoles à l'est. Celles-ci font l'objet d'un traitement paysager avec allée centrale et contre-allées, aménageant une perspective vers l'horizon. Cet axe est-ouest traverse le château de part en part, mettant en valeur, en rez-de-chaussée, la transparence des vestibules. L'axe sud-nord est décalé et se prolonge désormais dans les jardins en terrasses grâce au déplacement des bassins et à l'aménagement de nouveaux escaliers. Ce plan très précis, fait mention de parterres, d'alignements et de dispositions diverses, telles que le bosquet à allées rayonnantes situé au nord-est du parc. Le bras inférieur du vivier y est transformé en un véritable canal bordé de plantations régulières. Le tracé actuel de la pièce d'eau ne paraît pas correspondre, cependant, au dessin géométrique qu'il en est fait. Exécuté assez tardivement (probablement vers 1770-1780), ce plan pourrait faire état des projets les plus tardifs sur le domaine, dont l'orangerie et l'embellissement du parc. Des achats importants de mûriers et d'arbres fruitiers sont notés en 1768 et 1771 : la culture des mûriers, très répandue tout le long du canal pour raison commerciale, a pu se développer à Bonrepos sur le versant nord du château orienté vers le vivier. Des interventions plus récentes peuvent se lire sur l'ensemble du parc : plantations de cèdres (XIXe siècle) sur ce même versant nord, platanes en quinconces sur la chaussée de terre séparant les deux bassins (début XXe siècle ?). A l'abandon depuis le milieu du XXe siècle, le parc est tombé progressivement en déshérence. Les opérations de débroussaillage menées par la municipalité depuis le rachat du domaine (2008) permettent à nouveau la lecture de sa composition



Le château de Bonrepos est situé en France sur la commune de Bonrepos-Riquet

(désignation officielle de la commune depuis 1921), dans le département de la

  Haute-Garonne et la région Occitanie. Il a été construit par 

Pierre-Paul Riquet.

Historique

Jusqu'à la fin du XVIe siècle, la localité avait le même 

nom que

 sa paroisse : 

Saint-Jean-de-Montagne, qui dépendait de la baronnie de

  Verfeil

Après l'incendie de

 l'église par les

huguenots entre 1570 et 1593, c'est le nom

 de la seigneurie de

 Bonrepos qui

 s'impose définitivement.

Attiré par le site, Pierre-Paul Riquet choisit Bonrepos pour y

 étudier, 

à ciel ouvert,

 grâce aux nombreuses 

sources et rigoles du vallon de la Garène, les problèmes 

que

 lui

 pose

 l'alimentation en eau 

de son canal, en projet, le canal royal de Languedoc, il décide, en 1651,

 de s'y installer.

Le centre de la commune est constitué par le château, devenu la mairie et l'église, installés sur une colline qui surplombe les vallées du Conné et du Girou. Depuis cette position dominante et par temps clair, on peut découvrir la chaîne lointaine des Pyrénées.

L'histoire du château et celle du village de Bonrepos-Riquet sont étroitement dépendantes et le changement de dénomination de la commune de Bonrepos par l'adjonction du nom de Riquet en 1921 témoigne de la reconnaissance du village envers son illustre habitant.

Pierre-Paul Riquet avant son installation à Bonrepos

Pierre-Paul Riquet avait de lointaines origines nobiliaires. Il est né à Béziers, probablement le , dans une famille de notables et de commerçants. Les sources diffèrent sur sa date de naissance. Il mena à partir de 1630 une carrière prospère comme contrôleur dans la ferme de gabelle du Languedoc. Il se marie avec Catherine de Milhau, riche héritière biterroise. Il s'installe à Mirepoix puis à Revel. Dès 1651, il exerce la fonction de sous-fermier avant de devenir fermier-général. Possédant déjà plusieurs propriétés à Revel et à Toulouse, il acquit en 1651 la seigneurie de Bonrepos près de Verfeil au nord-est de Toulouse constitué d'un parc de 150 hectares et d'un château Renaissance.

Le château de Bonrepos avant l'arrivée de Pierre-Paul Riquet

Les sous-sols datent de l'ancien château.

À la suite de l’ordonnance du sur le démantèlement de toutes les places fortes du Royaume, le donjon de Bonrepos a perdu toute fonction militaire. C’est sur l’emplacement de ce bastion déchu que Pierre-Paul Riquet entreprend la construction d’un nouveau château à partir de 1651. Les fossés de l’édifice antérieur furent aménagés en parterres ; l’espace situé à l’ouest du château fut débarrassé de ses murailles, afin d’offrir une vue dégagée sur le château, dont il devint la « cour d’honneur » dans sa partie comprise à l’intérieur des douves.

Pierre-Paul Riquet à Bonrepos

Riquet s'activa à transformer le château passablement délabré, entouré de défenses en très mauvais état en une agréable demeure dans le style austère du XVIIe siècle. Le château est reconstruit de 1654 à 1666 par le maçon de Revel, en conservant plusieurs éléments militaires hérités de la maison-forte antérieure, probablement aménagée durant les guerres de Religion : fossés secs, cour intérieure close (les bâtiments clôturant l'espace ont été démantelés depuis), corps de logis fortifié à l'est de deux imposantes tours carrées et à l'ouest par deux tourelles rondes en poivrière.

Portail d'entrée du château.

Les façades originellement en briques de bandeaux furent modifiées au XVIIIe siècle. Les ouvertures, portes et fenêtres furent elles aussi remises au goût du jour. Riquet agrémenta sa demeure d'un parc et de jardins à la française, entreprise qui fut poursuivie par ses descendants (construction de l'orangerie, de la glacière, et du labyrinthe arboré). À quelque distance du domaine, Riquet fit également construire une briqueterie et une forge, lieux qui lui servaient pour ses expériences.

Malgré son âge avancé pour l'époque (plus de 50 ans), Riquet ne se contenta pas de passer dans ce domaine une paisible retraite. Dans son imagination, l'idée germa de réaliser un canal de navigation à caractère commercial reliant, par voie terrestre et via la capitale du Languedoc, Toulouse, la mer Méditerranée à l'océan Atlantique. Les bois du vallon de la garenne, tout proche de son château, devint un vaste chantier expérimental : à partir d'un ancien vivier, Pierre-Paul Riquet fit creuser trois bassins étagés (bassin de décharge, bassin réservoir, bassin canal) alimentés par deux rigoles et des eaux saisonnières. La machine hydraulique de Riquet préfigurait les équipements du futur canal du Midi[2].

Les expérimentations que Riquet y mena durèrent de 1655 à 1662. Cette année-là, il reçut des hôtes de marque, dont l'archevêque de Toulouse, Charles-François d'Anglure de Bourlemont. Riquet sut le convaincre de la faisabilité du projet, grâce aux essais qu'il fit avec sa machine.

Cette rencontre fut déterminante. Dans sa fameuse lettre du , Riquet présenta son idée de canal à Colbert, ministre des Finances de Louis XIV. Le projet de « canal royal de Languedoc » reçut un avis favorable de la couronne qui autorisa l'ouverture du chantier par un édit royal d'. Riquet se lança alors dans cette opération gigantesque pour l'époque, y consacrant sa vie et sa fortune.

Pierre-Paul Riquet avait obtenu la réhabilitation de noblesse pour lui et les siens en 1666, devenant seigneur de Bonrepos. Il mourut en , quelques mois avant l'achèvement des travaux par ses fils, Jean-Mathias, baron de Bonrepos, et Pierre-Paul, comte de Caraman.

Le canal royal de Languedoc fut officiellement inauguré le .

Le domaine de Bonrepos après la mort de Pierre-Paul Riquet

Après la mort de Riquet, son fils Mathias, baron de Bonrepos, achève les travaux de construction. Il est conseiller au Parlement de Toulouse en 1664 et président à mortier en 1683. Il meurt le .

Le château passe alors à son fils, issu d'un second mariage avec Madeleine de Broglie : Jean Gabriel Amable de Riquet, qui devient conseiller au parlement, procureur général en 1752.

Sa fille Dorothée épouse le premier président au Parlement de Toulouse, Jean Louis de Cambon, parlementaire et mainteneur de l'Académie des Jeux floraux.

Son fils, Jean François, marquis de Cambon, devient député et maire de Bonrepos en 1824.

À la suite d'une succession embrouillée, c'est sa petite fille Charlotte Adélaïde de Tauriac qui hérite de Bonrepos en 1836. Mineure, la nouvelle châtelaine voit le domaine vendu aux enchères en 1836.

C'est le comte Joseph Falentin de Saintenac qui s'en porte acquéreur. Celui-ci revend le château en 1853 à MM. Henri et Paul Courtois, banquiers de Toulouse. En 1867, Henri et Paul Courtois (les fondateurs de la Banque Courtois de Toulouse) vendent[note 1] le domaine de Bonrepos au comte de Bertier et à son épouse née Tauriac.

L'Orangerie du château.

Le château revient ainsi à une descendante de Pierre-Paul Riquet. Les Bertier habitent au château où la comtesse meurt en 1888 et son mari peu après 1900. Le château échoit à leur fils François, comte de Bertier lors d'un partage entre ce dernier et sa sœur Germaine. François meurt à Bonrepos en 1916 et laisse sa sœur comme unique héritière.

Celle-ci, devenue veuve, vend en 1931 le château et le domaine (environ une centaine d'hectares) à une demoiselle Fonvieille, originaire de Béziers, qui épouse peu après le docteur Henri Marceillac, originaire de Verfeil. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le domaine et le château de Bonrepos deviennent un repaire et un enjeu importants  : s'y succèdent dans des circonstances encore mal établies les Waffen SS et les résistants.

Au décès du docteur Marceillac, en 1953, sa famille vend le domaine au colonel Fournier. À la faveur d'une importante avarie de toiture, la DRAC Midi-Pyrénées demande et obtient de la famille Fournier, en échange d'une importante participation aux frais de réparation, l'autorisation d'inscrire à l'Inventaire les trente hectares entourant le château et le château lui-même, ce qui fut fait par arrêté préfectoral du .

Après de longues et difficiles négociations, les enfants et descendants du colonel Fournier, en indivision au nombre de seize, cèdent le château, les jardins et son parc avec une cinquantaine d'hectares de terres agricoles (le tout couvrant 80 hectares environ) à la SAFER Gascogne-Haut-Languedoc (GHL) le .

La SAFER vend en retour, comme prévu par accord depuis 2005, la partie dite « historique » du domaine (la partie classée, soit une trentaine d'hectares autour du château) à la commune de Bonrepos-Riquet le .

Cette opération est l'œuvre, en plus de trois années, du travail des bénévoles d'une association locale spécialisée dans la sauvegarde du patrimoine historique. Cette association obtient notamment, pour faciliter l'acquisition par la commune, le classement d'office comme monument historique du château et des trente hectares du « périmètre historique » qui l'entourent, décision de la CRPS d', confirmée par arrêté préfectoral du . En outre, en , cette même association a soumis à la signature du maire de Bonrepos-Riquet un dossier de demande de rattachement du domaine de Bonrepos au canal du Midi en tant que monument classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Architecture

Le château est construit sur un site castral, une plate-forme entourée de fossés enjambés par deux ponts. Il est formé d'un logis rectangulaire cantonné de tours carrées et de tourelles sur la façade arrière. Le logis et les bâtiments des communs entourent deux cours et donne au sud sur une terrasse. Tous ces bâtiments et l'orangerie sont classés monument historique.

Les jardins et le parc dans lequel sont conservés les aménagements hydrauliques conçus par Riquet pour préparer la construction du canal du Midi et expérimenter les différentes techniques sont eux aussi classés monument historique.

Le jardin d'agrément du château de Bonrepos-Riquet est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables[3].

Galerie de photos

 

Château de la Creuse à Portet-sur-Garonne

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
31120 Portet-sur-Garonne - France

Code Insee de la commune : 31433
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
2 Chemin de Vigoulet Auzil 31120 Portet-sur-Garonne

Eléments protégés :
Façades et toitures (cad. C 32) : inscription par arrêté du 20 juillet 1979

Historique :
Demeure du général Ritay, baron d'Empire, bâtie ou transformée vers 1585 par Guillaume Mestre. Façade à ordonnance classique de briques avec claveaux de pierres aux portes et aux fenêtres pour recevoir les charnières. Deux tourelles d'angles, en opposition, sont coiffées de toitures de type Renaissance archaïsant et reposent à la base sur un culot en forme de pilastre. Les murs des constructions latérales reprennent la technique traditionnelle des pays de plaine garonnaise, avec assises alternées de briques et de galets.Période de construction : XVIème siècle/ XVIIIème siècle.

Demeure du général Ritay, baron d'Empire, bâtie ou transformée vers 1585 par Guillaume Mestre.

 

Château et ferme à Pinsaguel


Adresse renseignée dans la base Mérimée :
31120 Pinsaguel - France

Code Insee de la commune : 31420
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
144 Cht Berthier 31120 Pinsaguel

Eléments protégés :
Château et ferme (cad. A 347) : inscription par arrêté du 22 décembre 1941

Historique :
Reconstruit à la fin du XVIIIe siècle, le château se compose de bâtiments entourant la cour d'honneur sur trois côtés, le corps de logis présentant en retour deux ailes comportant les dépendances et se relient à la construction principale par deux pavillons plus élevés. Le corps de logis comporte deux étages et s'ouvre par une architecture de pilastres en briques couronnée d'un fronton. De part et d'autre de cette façade, deux arrondis percés de fenêtres accrochent les ailes en retour, également sur deux étages. En avant, et en prolongement des deux ailes, se disposent les bâtiments de la ferme construits en briques. A l'intérieur, salons ornés de faux lambris peints, pièce voûtée sur croisée d'ogives, petite chapelle.

Le château Bertier, dit château des Confluences, est situé à Pinsaguel (Haute-Garonne), entre la Garonne et l’Ariège au niveau de leur confluence, à une dizaine de kilomètres au sud-sud-ouest de Toulouse. Ancien château fort appartenant à la famille Bertier, il a été remanié en 1762 et reconstruit à la fin du XVIIIe siècle, alors que ses premières fondations remontent aux XIIIe et XIVe siècles. Le bâtiment principal et les dépendances entourent la cour d'honneur sur trois côtés : le corps de logis, élevé sur deux étages, est flanqué en retour de deux ailes abritant les dépendances et relié à la construction principale par deux pavillons plus élevés. La façade du corps de logis est rythmée de pilastres en brique et couronnée d’un fronton ; de part et d’autre, deux volumes arrondis percés de fenêtres prolongent les ailes, elles aussi sur deux étages. En avant, et en prolongement des ailes, s’alignent les bâtiments de la ferme, bâtis en briques. L’intérieur conserve des salons ornés de faux lambris peints, une pièce voûtée sur croisée d’ogives et une petite chapelle. Le château et la ferme sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1941. Racheté par la commune en 2011, l’ensemble a fait l’objet d’une rénovation complète destinée à préserver ce patrimoine local, à le valoriser et à en faire une porte d’entrée de la réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège. 

 

Château à Barbazan


Adresse renseignée dans la base Mérimée :
31510 Barbazan - France

Code Insee de la commune : 31045
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
2 Chemin de Lapale 31510 Barbazan

Eléments protégés :
Porte du XVIe siècle et porte surmontée de deux blasons en bois : inscription par arrêté du 13 mai 1947

Historique :
Le château repose sur des substructions anciennes (manoir du IXe siècle). Tours du XVe siècle, ainsi qu'une aile. Corps de logis et porte des XVIIe et XVIIIe siècles. Un donjon menaçant ruine a été rasé en 1842. La construction massive se compose de deux ailes, dont l'une flanquée de tours carrées. Fenêtres à meneaux. L'aile ancienne est percée d'une porte du XVe ou XVIe siècle, ornée de monogrammes et de sculptures. L'aile du 18e s'ouvre par une porte surmontée de deux blasons de bois.

ÉDIFICE

Description

Le château repose sur des substructions anciennes (manoir du 9e siècle). Tours du 15e siècle, ainsi qu'une aile. Corps de logis et porte des 17e et 18e siècles. Un donjon menaçant ruine a été rasé en 1842. La construction massive se compose de deux ailes, dont l'une flanquée de tours carrées. Fenêtres à meneaux. L'aile ancienne est percée d'une porte du 15e ou 16e siècle, ornée de monogrammes et de sculptures. L'aile du 18e s'ouvre par une porte surmontée de deux blasons de bois.

Type d'édifice

Château

Date de construction 1544
Siècles de construction 16e siècle, 18e siècle

PROTECTION

Nature de la protection 1947/05/13 : inscrit MH
Précision de la protection Porte du 16e siècle et porte surmontée de deux blasons en bois : inscription par arrêté du 13 mai 1947

 

Château de Thégra à Balma


Adresse renseignée dans la base Mérimée :
31130 Balma - France

Code Insee de la commune : 31044
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
0 Route de Gauré 31130 Balma

Eléments protégés :
Façades et toitures ainsi que les parties suivantes : plafonds peints et peinture murale du salon, plafonds peints de la salle à manger et de la chambre, situés au rez-de-chaussée, et plafonds peints du corridor et de la grande salle situés au premier étage ; cheminée du grand salon, cheminée et ancien évier de la cuisine, situés au rez-de-chaussée ; intérieur de la chapelle avec son décor : inscription par arrêté du 9 novembre 1984

Historique :
La propriété était un "cammas", regroupement de bâtiments agricoles autour d'un château. Ce dernier est attesté dès 1370. Le construction de l'édifice actuel doit être Durand d'Abbatia, capitoul en 1584. L'édifice est formé de deux corps de bâtiments en équerre, dont l'un se poursuit par une aile de communs à l'est, auxquels est accolée une tour octogonale côté nord, contenant l'escalier à vis. A l'intérieur décor de plafonds peints dans cinq pièces. Il s'agit de peinture à la détrempe d'inspiration florale, reprenant les dispositions et la composition des plafonds peints des XVIIe et XVIIIe siècles.

Le château de Thégra est un château situé à Balma, en France.

Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1984[1].

Localisation

Le château est situé sur la commune de Balma, dans le département français de la Haute-Garonne