1900 Châteaux de France inscrits et classés au titre des Monuments Historiques-chateaux privees1100-patrimoine-des chateaux historique de france -patrimoine-des chateaux historique de france -patrimoine-des chateaux historique de france )

Rechercher dans ce blog

Prime Vidéo Ciné+OCS - Ligue 1+ - AB1 - Action Max - AutoMoto - Canal j & TiJi - Crime District - Gulli Max - Histoire - Hopster Education - Mangas - Mezzo - Mon Science & Vie Junior - Mubi - Tfou Max- Geo - MGM- Science & Vie - Filmo- Noggin - Shadowz- Society+ - MGGTV Amazon Amazon Renewed - Animalerie - Appareils Amazon et Accessoires - Applis et Jeux - Auto et Moto - Beauté et Parfum - Bébé et Puériculture - Boutique cartes cadeaux - Boutique Kindle - Bricolage - CD et Vinyles - Climate Pledge Friendly - Commerce, Industrie et Science - Cuisine et Maison - DVD et Blu-ray - Epicerie - Fournitures de bureau - Gros électroménager - High-Tech - Hygiène et Santé - Informatique - Instruments de musique et Sono - Jardin - Jeux et Jouets - Jeux vidéo - Livres - Logiciels - Luminaires et Éclairage - Mode - Nouveautés dénichées - Produits Handmade - Sports et Loisirs - Téléchargement de Musique

samedi 23 août 2025

 

Château de Bonnemie

La seigneurie de Bonnemie figure dans les chartes dès 1086. A cette date Guy comte de Poitiers et de Gascogne, duc de Guyenne et de l'île d'Oléron, cède à Ebles de Chatellaillon, le puissant seigneur de Bonnemie, l'église et la paroisse de Saint-Georges-d'Oléron ainsi que plusieurs fiefs dans l'île. Cependant le seigneur dut renoncer par la suite à ces donations illégales. Ces biens en effet avaient été attribués en 1040 à l'abbaye de Vendôme qui les revendiquait, menaçant même le donateur et l'acquéreur d'excommunication. Ce n'est qu'en 1208 qu'apparaît à nouveau dans les textes, le titre de seigneur de Bonnemie et du Fouilloux en 1245. Un inventaire effectué en 1723 selon les volontés testamentaires de Marc-Antoine Le Berton, montre que le mobilier du château était estimé à 13291 livres 18 sols. On peut affirmer que les seigneurs de Bonnemie possédaient une fortune non négligeable bien que Marc-Auguste ait laissé à sa mort, en 1755, un actif de 359463 livres et 112300 livres de dettes auxquelles on pouvait ajouter des gages non payés depuis un ou deux ans aux domestiques du château. En effet, Bonnemie au milieu du XVIIIe siècle était évaluée en partage à 194000 livres, somme à laquelle s'additionnait la valeur de 150000 livres pour chacune des seigneuries de La Barde, Fagneuse, Léoville, Saint-Médard et 50000 pour celle de Préguillac. Mais l'aisance des Le Berton prit fin à la Révolution, laquelle ruina la famille en lui supprimant les rentes, dîmes, revenus et avantages matériels de toute sorte. En leur possession depuis 1545, les Le Berton finirent par vendre, le 18 novembre 1894, ce qui restait de la seigneurie à M. Camille Rivasseau adjoint au maire de Saint-Pierre. 

 Le seigneur de Bonnemie (maison noble la plus importante de l'île jusqu'à la Révolution) avait droits de haute, moyenne et basse justice. Jean de Fors descendant des précédents mourut en 1376, probablement sans successeur puisqu'à cette date, la seigneurie est détenue par Clos de Céris. Pour une raison inconnue la terre de Bonnemie est partagée en 1388 entre Jean de Céris, écuyer, et Jean Peyron, écuyer, seigneur du Fouilloux, qui deviennent alors seigneurs en partie de Bonnemie. En outre, à ces deux familles s'ajoutent d'autres noms notamment Hercule Barbezière, écuyer, seigneur en partie de Bonnemie et de La Grossetière en 1571, ainsi que de Portal de Geay vers 1594. Pierre Jourdain rend aveu à son suzerain en 1608 pour sa terre de Bonnemie qu'il tient de son épouse Marie, fille de François Céris. Toujours par alliance le domaine échoit en 1545 à Jean Le Berton, écuyer, seigneur de L'Aiguille près de Libourne, et de L'Ile d'Aix, baron en partie de Mornac. Cette famille conservera Bonnemie jusqu'en 1594 et selon toute vraisemblance elle en reprit la totalité en 1599, date où Anne de Pons l'érigea en baronnie renonçant pour elle et ses successeurs au droit d'hommage sur la seigneurie. Dorénavant les Le Berton étaient tenus de faire leur devoir au roi de France, mais en 1621, suite à une plainte de Loup de Grenier, seigneur de Dolus, hostile à cette faveur, ils durent se soumettre à rendre hommage au seigneur d'Oléron. 

 Entouré d'un mur d'enceinte, le château de Bonnemie se compose de deux corps de logis en équerre flanqués de deux tours circulaires sur la façade sud et d'un pavillon, à l'extrémité de l'aile nord-sud, abritant la chapelle. L'emplacement de l'escalier en œuvre est repérable de l'extérieur en raison de sa toiture à l'impériale couverte d'ardoises en écailles, caractéristique du XVIIe siècle. L'édifice fut vraisemblablement remanié à cette époque, mais conserve cependant quelques éléments de défense du XVe siècle, comme les archères canonnières percées dans la tour sud-est et la bretèche protégeant la porte de la tour sud-ouest qui constituait l'entrée du château. On doit aux Le Berton la suppression de créneaux et la couverture en ardoises sur charpente, la troisième tour, carrée elle, et le donjon au curieux dôme galbé couvert d’ardoises en écailles. Dans son mémoire historique de l’isle d’Oléron, Marc Antoine Le Berton, donnera à la fin du règne de Louis XIV, une idée de la vie insulaire plus proche de la vie continentale qu’il n’y paraît aujourd’hui. L'édifice est acheté au XXe siècle par la commune de Saint-Pierre qui doit en faire un bâtiment ouvert au public. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures : inscription par arrêté du 1er septembre 1981. L'intérieur du château : inscription par arrêté du 4 octobre 1994 

 château de Bonnemie 17310 Saint-Pierre-d'Oléron

  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire