1900 Châteaux de France inscrits et classés au titre des Monuments Historiques-chateaux privees1100-patrimoine-des chateaux historique de france -patrimoine-des chateaux historique de france -patrimoine-des chateaux historique de france )

Rechercher dans ce blog

Prime Vidéo Ciné+OCS - Ligue 1+ - AB1 - Action Max - AutoMoto - Canal j & TiJi - Crime District - Gulli Max - Histoire - Hopster Education - Mangas - Mezzo - Mon Science & Vie Junior - Mubi - Tfou Max- Geo - MGM- Science & Vie - Filmo- Noggin - Shadowz- Society+ - MGGTV Amazon Amazon Renewed - Animalerie - Appareils Amazon et Accessoires - Applis et Jeux - Auto et Moto - Beauté et Parfum - Bébé et Puériculture - Boutique cartes cadeaux - Boutique Kindle - Bricolage - CD et Vinyles - Climate Pledge Friendly - Commerce, Industrie et Science - Cuisine et Maison - DVD et Blu-ray - Epicerie - Fournitures de bureau - Gros électroménager - High-Tech - Hygiène et Santé - Informatique - Instruments de musique et Sono - Jardin - Jeux et Jouets - Jeux vidéo - Livres - Logiciels - Luminaires et Éclairage - Mode - Nouveautés dénichées - Produits Handmade - Sports et Loisirs - Téléchargement de Musique

samedi 30 août 2025

 

Château de Veyrières

Veyrières, joli château près de la nouvelle route qui le domine; c'était un fief qui a donné son nom à une famille encore existante. Guillaume de Veyrières, damoiseau, seigneur du lieu, vivait en 1404. Son fils, nommé aussi Guillaume, était seigneur de Veyrières et coseigneur de Sansac; il fut compris à l'armoriai de 1450. Jean de Veyrières, qui habitait ce château, s'établit à Requiran par suite de son mariage avec Césarine de la Roque, dame de ce lieu. Guyon de Veyrières, frère de Jean, résidait à Sansac; mais il fut exproprié, en 1601, par Hector de Senectère, fils naturel de François, prévôt du monastère de Montsalvy. Hector avait épousé Anne de Veyrières, fille de Jean, qui lui porta des droits considérables sur ce fief. Aussi, malgré tous les efforts de Guyon, il ne put rentrer dans le patrimoine de sa famille. Hugues de Senectère en jouissait en 1635. François fit ses preuves de noblesse en 1666. Il n'eut qu'une fille mariée à Jean de Peyronnenq, et qui lui porta Veyrières avec une partie de Marmiesse. Jean-Louis de Peyronnenq, comte de la Roque, fut seigneur de Veyrières en 1763. Son neveu, François, jouissait de Marmiesse. Antoine, vicomte de Peyronnenq-Saint-Chamarand, seigneur de Veyrières et de Marmiesse, inspecteur général des haras et président de l'élection d'Aurillac en 1787, n'eut qu'une fille mariée, en 1796, à Jean-Marc-Gabriel de la Garde, comte de Saignes, dont le fils aîné, Antoine-Félix-Auguste, comte de Saignes, ancien officier de cavalerie, démissionnaire en 1830, habite la ville de Maurs. 

 Le château de Veyrières est en bon état de conservation; il est entouré de vastes prairies et domine très-agréablement les bords de la Cère. Sa construction remonte à l'époque de la renaissance. Elle présente trois corps de bâtiment qui jouissent chacun d'un aspect différent, et renferment des logements vastes et complets. Le premier, de forme carrée, s'élève d'environ 60 mètres; il est surmonté d'une rangée de créneaux parfaitement régulière; les quatre angles du bâtiment sont eux-mêmes embellis par quatre tourelles qui dominent le faite du couvert, et chacune de ces tourelles repose sur des culs de lampe dont les boudins sont doubles, bien taillés et de fin granit. Le second corps de logis, joint au premier, est flanque vers ses angles nord et est de deux grosses tours rondes d'un coup-d'œil gracieux. Le troisième ne date que des premières années du siècle dernier; il présente une large construction en forme de double mansarde. Cet ensemble de constructions produit un bel effet, vu de la route, dont le château n'est distant que de quelques centaines de mètres. Jean-Antoine Duverdier de Marsilhac, ancien page de Louis XV, ancien chef d'escadron aux chasseurs de Flandre, chevalier de Saint-Louis avant 1790, en fit l'acquisition en 1814. Il appartenait à son fils, Louis de Marsilhac, procureur du roi à Aurillac avant la révolution de 1830. 

 Aujourd'hui, le château de Veyrières est composé de plusieurs éléments d'époques différentes. Le donjon remontant aux XIIIe et XIVe siècles jusqu'au niveau du chemin de ronde modifié au XVe siècle, époque de la mise en place des quatre tourelles d'angle, des hourdis et de la toiture. Un couloir avec cage d'escalier, appliqué à la face Est du donjon et de même longueur, datant fin du XIVe ou début XVe siècle. Un corps de logis flanqué de deux tours d'angle rondes au nord est et au sud-est, reprenant peut être des éléments d'une construction antérieure, mais pour l'essentiel postérieur à 1587. Un corps de logis bâti au XVIIe siècle sur la face sud du précédent. Une souillarde surélevée, placée à l'angle de la tour nord est et de la façade orientale au XIXe siècle. Un élément formant quart de cercle, placé dans l'angle de la tour sud est et de la face Est du bâtiment du XVIIe siècle, mis en place au début du XXe siècle. En 1730, le donjon a été aménagé de façon plus vivable, avec modification des ouvertures et création, au premier étage, de deux grandes pièces dont l'une présente un surplafond décorée de 32 caissons peints en camaïeu. L'ensemble est un excellent exemple de décor du XVIIIe siècle dont il reste, en Auvergne, peu de témoignages. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, l'escalier avec son couloir d'entrée, la cheminée de l'ancienne cuisine, le plafond peint du premier étage du donjon : inscription par arrêté du 30 octobre 1987. 

 château de Veyrières 15130 Sansac-de-Marmiesse

   

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire