| Château Depaz |
Adresse :
Désignation
Dénomination de l'édifice
Demeure
Appellation d'usage
Habitation La Montagne ou Château Depaz
Titre courant
Demeure dite habitation La Montagne ou Château Depaz
Localisation
Localisation
Martinique ; Martinique (972) ; Saint-Pierre ; C.D 10
Aire d'étude pour le domaine Inventaire
Martinique nord
Canton
Saint-Pierre
Adresse de l'édifice
C.D 10
Références cadastrales
1973 E 3
Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire
En ville
Partie constituante non étudiée
Cuisine ; écurie ; fontaine ; chambre ; bassin
Historique
Siècle de la campagne principale de construction
4e quart 17e siècle ; 2e quart 20e siècle
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1922
Auteur de l'édifice
Description historique
Construit sur le domaine de Jacques Duparquet, premier gouverneur de la Martinique, l'habitation La Montagne datée de 1922 est édifiée à quelques centaine de mètres son ancienne demeure détruite en 1902. Elle reste le siège du gouvernement jusqu'en 1664, date à laquelle la Martinique est rachetée par la Compagnies des Indes occidentales. Deux années plus tard, l'habitation ne pouvant plus faire face aux difficultés, l'habitation est rachetée par quatre personnes : le seigneur de Clodoré, gouverneur pour roi de l'île de la Martinique ; Bertrand d'Ogeron, gouverneur de l'île de La Tortue et de la côte de Saint-Domingue ; Jacques Giraud, écuyer, sieur de Chambré, agent général des affaires de la Compagnie, cette dernière part étant vendue peu de temps après aux Jésuites. En 1671, l'habitation compte deux sucreries mues par un moulin à eau et un moulin à boeufs. Elle exploite 135 hectares de cannes, 45 hectares de vivres. Le 20 avril 1679, Charles François d'Angennes (marquis de Maintenon) devient le seul propriétaire de l'habitation. A la mort de ce dernier, sa femme reprend l'habitation qu'elle continue à exploiter avec son frère, M. Giraud de Crésol. En 1711, elle vend aux Jésuites 33 hectares de canne puis en 1712, elle rétrocède le reste de la propriété à ses enfants contre une rente annuelle de 6000 livres. Le domaine sera vendu à M. Giraud de Crésol pour 318 067 livres, le 11 août 1714. Le domaine est conservé par la famille Crésol jusqu'en 1771. Partagée par de nombreux cohéritiers, elle revient en totalité à M. et Mme Pécoul en 1809. Elle restera leur propriété jusqu'en 1917. Les terres dévastées par l'éruption du 08 mai 1902 sont rachetées par M.Victor Depaz des héritiers Pécoul, installés en France. Il fit construire une distillerie qui commença à fonctionner en 1918. C'est cette distillerie modernisée qui existe actuellement. La maison principale du "Château Depaz" voit son achèvement en 1922. Elle fut construite à l'image de l'ancien monastère des Jésuites où résidait la famille Depaz avant l'éruption.
Description
Matériaux du gros-œuvre
Maçonnerie ; moellon ; pierre ; ciment
Matériaux de la couverture
Tôle ondulée
Typologie de plan
Plan régulier en U
Description de l'élévation intérieure
1 étage carré ; étage de comble
Partie d'élévation extérieure
Élévation à travées
Emplacement, forme et structure de l’escalier
Escalier intérieur : escalier en équerre ; en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
Précédée d'une terrasse composée d'une balustrade, d'une rampe d'accès droite et d'un mur de soutènement avec appareil polygonal régulier, l'habitation se compose au sud d'un corps central et de deux pavillons latéraux hors-oeuvre, ouverts à l'étage par de vastes balcons avec garde-corps en fer. Au nord, l'unique corps de bâtiment est percé en son centre d'une loggia à l'étage, soutenue au rez-de-chaussée par un portique. L'élévation compte trois niveaux, dont un étage en comble permis par l'aménagement d'un toit à deux versants et de lucarnes. Au sud, ce niveau est soutenu par des consoles. Les murs sont recouverts d'un appareil polygonal régulier similaire à celui de la terrasse. Il cède à un bossage lisse en harpe au niveau des chambranles des baies, et des chaînes d'angle. Le portique de la façade nord est composé de colonnes et de pilastres cannelés avec base et chapiteaux toscans. Certaines baies sont décorées d'agrafes aux dessins géométriques variés.
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