1900 Châteaux de France inscrits et classés au titre des Monuments Historiques-chateaux privees1100-patrimoine-des chateaux historique de france -patrimoine-des chateaux historique de france -patrimoine-des chateaux historique de france )

Rechercher dans ce blog

Prime Vidéo Ciné+OCS - Ligue 1+ - AB1 - Action Max - AutoMoto - Canal j & TiJi - Crime District - Gulli Max - Histoire - Hopster Education - Mangas - Mezzo - Mon Science & Vie Junior - Mubi - Tfou Max- Geo - MGM- Science & Vie - Filmo- Noggin - Shadowz- Society+ - MGGTV Amazon Amazon Renewed - Animalerie - Appareils Amazon et Accessoires - Applis et Jeux - Auto et Moto - Beauté et Parfum - Bébé et Puériculture - Boutique cartes cadeaux - Boutique Kindle - Bricolage - CD et Vinyles - Climate Pledge Friendly - Commerce, Industrie et Science - Cuisine et Maison - DVD et Blu-ray - Epicerie - Fournitures de bureau - Gros électroménager - High-Tech - Hygiène et Santé - Informatique - Instruments de musique et Sono - Jardin - Jeux et Jouets - Jeux vidéo - Livres - Logiciels - Luminaires et Éclairage - Mode - Nouveautés dénichées - Produits Handmade - Sports et Loisirs - Téléchargement de Musique

dimanche 11 janvier 2026

 

Château de Courtalain

Le château actuel de Courtalain remonte à l'année 1483. Il fut construit par Guillaume d'Avaugour et Perrette de Baïf, son épouse. L'antique donjon, ruiné par les guerres, n'était plus habitable et, du reste, le génie naissant de cette période de l'histoire qui devait jeter tant d'éclat et produire tant de chefs-d'oeuvre ne pouvait s'adresser en vain à d'aussi puissants et distingués personnages. En effet, Guillaume d'Avaugour occupait à la Cour de Louis XII la place de chambellan, et celle d'intendant auprès du célèbre Dunois, dit le bâtard d'Orléans, duc de Longueville. Quant à Perrette, elle était fille de Lazare de Baïf, ambassadeur à Venise et en Allemagne sous François 1er, et soeur de Jean-Antoine, l'un des poètes français les plus remarquables du XVIe siècle, et l'intime ami du vendômois Ronsard. L'oeuvre toutefois resta incomplète jusqu'au milieu du XIXe siècle, et c'est seulement en 1854 et 1855, que le duc Raoul de Montmorency eut recours à l'habile ciseau de M. Gaullier de Châteaudun pour en achever l'ornementation. Quelques modifications seulement y avaient été apportées. Le vieux donjon avait disparu dans le cours du XVIIe siècle. Deux cents hectares de terre labourable, prés et bois avaient été entourés de murs en 1745. Les fossés avaient été comblés, et la partie du manoir qui se trouvait à droite du pont-levis et séparée du corps de logis principal avait disparu,pour faire place a une construction assez originale, il est vrai, mais qui, selon nous, s'harmonise peu avec le style élégant et grandiose du reste de l'édifice Pour donner du château de Courtalain une idée un peu exacte, nous dirons donc successivement, et ce qu'il fût autrefois et ce qu'il est aujourd'hui. De ce qu'il fut autrefois, notre travail est ici des plus faciles. D'une part, en effet, nous possédons, le plan terrestre et figuratif de l'habitation et de son entourage, au moment de sa construction, et de l'autre la description qu'en a faite au XVIIIe siècle messire François de Montmorency, l'un de ses seigneurs.

 Description du château de Courtalain par M. François de Montmorency: "Courtalain consiste et est situé sur une petite éminence faite exprès pour l'élever plus que le bourg; où il y a un gros chasteau qui n'est pas achevé, regardant le soleil levant, et une aile au couchant, ayant dans ses angles, dehors et dedans deux grosses tours, dont celle du dedans fait le degré. La cour peut contenir environ un demi arpent, étant un peu plus large que longue, ayant au nord une forte grosse tour non habitée, et l'ancienne demeure des seigneurs du lieu. Estant dans la cour, on entre dans le chasteau par la tour du degré. Après ce vestibule, on y trouve une salle de communication pour aller dans une antichambre de même grandeur, n'estant jadis toutes les deux qu'une même salle, et de là dans une grande chambre parquetée et lambrissée avec des tableaux de l'histoire de Cyrus, et un grand cabinet et des garde-robes; le tout ayant vue sur le bourg, au levant, et au couchant sur la cour. L'antichambre et la chambre sont percées des deux côtés. Voilà ce qui est à gauche dans la dite salle. A la main droite est un petit appartement imparfait, ayant un passage; un petit vestibule, une chambre, qui ont vue sur le dit bourg, au levant; et une garde-robe derrière, au couchant. Dans le dit passage il y a une office. Dans l'aile, ce sont les cuisines, la salle du commun et cabinet derrière. Voilà le rez-de-chaussée. Au-dessus de tout cela, est premièrement, pour y aller, un fort beau degré à noyau. L'on trouve d'abord une grande salle qui règne sur les deux pièces de dessous, c'est-à-dire de la salle et antichambre, au bout de laquelle est une grande chambre, cabinet et garde-robes. Le tout a la même vue que celui d'en bas. L'autre appartement est dans la tour, de même que celui d'en bas; ayant une petite chambre et une garde-robe qui se trouvent détachées des appartements, etc".

 Tel était donc l'état du château de Courtalain du XVe siècle jusqu'à l'époque de la révolution; il fut alors entièrement dévasté; le mobilier fût vendu ou pillé; un maréchal établit sa forge dans la tour extérieure, un boucher s'installa dans le salon; la salle de billard fût convertie en abattoir. Quand le duc Anne Charles revint de l'exil, il eut tout à faire pour rendre habitable ce monceau de ruines. La question d'art fut ajournée indéfiniment. Elle ne fut reprise qu'en 1854 par le duc Anne Raoul. C'est cette restauration qu'il nous faut maintenant étudier. Il est juste de commencer notre visite par l'extérieur; en effet, c'est à l'embellissement de cette partie de l'édifice qu'a surtout songé le noble duc: fenêtres, lucarnes, cheminées,tout a été décoré par ses soins: le balcon lui-même n'a été construit qu'à cette époque. Rien n'a été négligé, il faut avouer pourtant que c'est à la façade de l'ouest, donnant sur la vallée de l'Yère que le génie de l'artiste s'est particulièrement appliqué. Aussi est-ce de ce côté que se dirige tout d'abord le touriste. Après un coup d'oeil rapide sur une section de mur assez négligée, défigurée même pour les besoins de l'intérieur, on arrive au centre, où l'on admire une belle panoplie, qui réunit tous les attributs de la chasse dominés par une tête de cerf, el ceux de la guerre séparés entre eux par un écusson aux armes de Montmorency et d'Avaugour, qui sont pour d'Avaugour d'argent au chef de gueules. L'écusson est supporté par deux enfants, dont l'un tient une épée et l'autre une balance. Au fronton de ce motif, se remarquent les armes de Montmorency avant Bouvines (1214) soit quatre alérions d'azur sur champ d'or accompagnée d'une étoile, et la légende: Dieu aide au premier baron chrestien. Les appuis de cette lucarne qui est géminée portent l'un les armes de Montmorency-Savoiê (Mathieu et Adèle de Savoie, veuve de Louis le Gros, roi de France; Savoie porte de gueules à la croix d'argent), l'autre Montmorency et France (François et Diane, légitimée de France). La lucarne de gauche offre à son fronton les armes de Montmorency et Angleterre (Mathieu et Olive d'Angleterre, 1126). L'appui porte celles de Montmorency-Luxembourg (Madeleine et Henri, ducs de Luxembourg, 1597). A l'appui de la petite lucarne de droite se voit l'écusson de Montmorency-Fosseux (Jean de Montmorency et Jeanne deFosseux, 1421).

 On arrive alors à la grosse tour extérieure qui joint le balcon. A l'appui, de ce même côté de l'Ouest, on remarque les armes de Montmorency et Dreux (Mathieu IV, dit le Grand et Marie de Dreux, de sang royal, 1270). Puis, au-dessus de la fenêtre, les armes du dernier duc et de la dernière duchesse; et tout près une inscription relatant la restauration du château en 1854. En tournant à l'Est, on trouve une autre fenêtre qui porte en dessous les armes de Mathieu IV et de Jeanne de Levis-Mirepoix, sa seconde femme (Levis porte sur champ d'or trois chevrons de sable). Vient ensuite une grande fenêtre et, au-dessus, une niche qui reproduit en ronde-bosse le buste de saint Thibault, abbé des Vaux de Cernay, au-dessous du buste l'on voit les insignes du saint abbé, et les emblèmes de ce qu'il a quitté dans le monde, pour suivre sa vocation religieuse. Un chapelet est suspendu à la crosse abbatiale du saint. Le tout est accompagné d'une inscription, où on lit: SANCTUS THEOBALDUS, ABBAS DE VALLE CliRNAÏ 1247. Saint Thibault cumula les titres de capitaine, de religieux, et de poète. Selon Moréri il était fils de Bouchard V de Montmorency et de Laure de Hainaut, fille de Baudouin V. D'après d'autres historiens il aurait eu pour mère Mathilde de Châteaufort, de la noble maison dé Courtenay, issue du sang royal de France. Il naquit à Marly-Gallardon, au diocèse de Chartres, dont son père était seigneur; c'est là qu'il passa son enfance et sa première jeunesse. Son éducation fût des plus soignées. Nul gentilhomme ne savait mieux monter à cheval et faire les armes. Cependant, il ne négligeait pas ses devoirs religieux, et professait en particulier une dévotion profonde envers la très sainte Vierge. A la suite d'un tournois où il avait été miraculeusement protégé par celle qu'il appelait sa bonne mère et sa chère maîtresse, il quitta le monde et se retira dans l'abbaye des Vaux de Cernay, alors célèbre par la régularité et la ferveur de ses religieux. Il mourut en 1247, entouré de l'estime de tous. La reine Marguerite de Provence, épouse de saint Louis, l'avait en particulière vénération, et plus d'une fois on la vit visiter son humble cellule, puis prier à son tombeau.

 A la suite se trouve une fenêtre de beaucoup moins grande dimension qui porte en appui les armes de Montmorency-Ponthieu. (Mathieu de Montmorency, et Marie de Ponthieu, fille d'Aline de France, soeur de Philippe-Auguste, 1238). La sculpture qui se voit au milieu de la grande cheminée de la grosse tour figure dans un encadrement grec d'environ un mètre de hauteur sur 80 centimètres de largeur, un sabre antique, semblable à la framée gauloise; la pointe se trouve au haut de l'encadrement; elle est accompagnée d'une couronne en feuilles de chêne. La garde est tenue par une main armée de gantelet. Des alérions accompagnent le sabre de chaque côté. Cette magnifique cheminée qui domine tout l'édifice apparaît donc au visiteur comme une sorte de dédicace du château lui même à l'illustre famille qui l'a si longtemps habité. L'on arrive alors à la façade du midi qui donne sur le bourg. Voici l'énumération des armoiries qui s'y trouvent: première lucarne près la tour: Mathieu II et Emme de Laval (1221). Appui: les armes de Guy de Montmorency, leur fils, souche de la branche de Montmorency-Laval, et celles de Philippa de Vitré, sa femme (1231). Seconde lucarne: tête de femme. Appui: Bouchard V et Laure de Hainault, descendante de Charlemagne par sa mère. Troisème lucarne: tête d'homme. Appui: Jacques de Montmorency et Philippa de Melun (1392). Quatrième lucarne, Charles de Montmorency et Perennelle de Villiers de Lisle Adam (1364). Appui: Louis de Montmorency et Mar guerite de Wastines (1462). Cette étude terminée, le visiteur passe à la cour du château. Il y remarque les armoiries suivantes: première lucarne, vers le nord, à gauche en entrant: Guillaume de Montmorency et Anne de Pot (1484). Armes de Pot: d'or à une fnsce d'azur. Appui: Philippe-Marie de Montmorency, prince de Rosbecq, mort en 1601, et Marie Philippe de Croy, son épouse (1611). Deuxième lucarne, à gauche de la tour de l'escalier: le connétable Anne de Montmorency, mort à la bataille de Saint-Denis (1567) et Madeleine de Savoie, son épouse (1526). Appui: Henri 1er de Montmorency et Louise de Budos (1593) Budos porte d'azur a trois bandes d'or. troisième lucarne, à droite de la dite tour: Henry II de Montmorency et Marie Félicité des Ursins (1412). Des Ursins porte bandé d'argent et de gueules de six, au chef d'argent chargé d'une rose de gueules soutenue d'or. Quatrième lucarne, près le pignon: le maréchal Christian Louis de Montmorency-Luxembourg et Madeleine de Clermont-Tallard de Luxembourg.

 A la fin du XIXe siècle, l'on a ouvert entre les deux lucarnes qui dominent l'entablement une petite fenêtre dont le fronton porte les armes de M. le marquis et de Madame la marquise de Gontaut-Biron, derniers propriétaires du château. A la suite de la tour est un petit bâtiment avec galerie et terrasse, qui lui aussi n'est pas sans mérite. On y distingue, avant tout, un écusson aux armes de Montmorency après Bouvines, qui serait dû au ciseau de Jean Gougeon. Deux anges le supportent; sous leurs pieds, sont les lettres A M entre lacées; le cimier est surmonté, comme le sont généralement les armoiries des Montmorency, d'une tête de chien courant, aux oreilles pendantes. Et c'est ainsi que la restauration do château de Courtalain nous apparaît comme une oeuvre à la fois artistique et patriotique, puisqu'en fixant sur la pierre le souvenir de ses glorieux ancêtres, M. Raoul de Montmorency a redit à la postérité quelques-unes des plus belles pages de notre histoire nationale. Qu'il nous soit permis toutefois, avant de pénétrer dans l'intérieur de l'édifice, de considérer un instant la porte de la tour triangulaire avec ses pilastres et ses chapiteaux si délicatement sculptés. La frise en est d'un dessin très pur, et le couronnement, composé de plusieurs frontons ornés de jolis candélabres renferme de curieuses figurines pleines de vie, et d'expression. Les lettres A M entrelacées avec une épée en pal sont gravées sur le fronton central. Cette porte qui conduit directement à l'escalier monumental est à peu près sans utilité aujourd'hui. Elle a été remplacée par une autre beaucoup plus spacieuse qui n'a d'autre ornement que l'écusson des Montmorency; mais a l'avantage d'ouvrir sur l'antichambre. C'est donc par cette antichambre que nous allons commencer la visite que nous avons maintenant intention de faire à l'intérieurdu château.

 Ce qui frappe avant tout dès l'entrée, c'est une large tapisserie où figurent les armoiries des derniers représentants de la famille Montmorency. Les leurs d'abord, unies à celles des ducs de Luxembourg qui n'en diffèrent du reste que par le lion de gueules debout, armé et couronné qu'elles portent en abîme, sur champ d'argent. C'est ensuite l'écu des princes de Bauffremont: vairé d'or et de gueules, avec leur devise: plus de deuil que de joie, et tout auprès celui des marquis de Gontaut-Biron: ècarlelé d'or et de gueules, avec la devise: périlsed in armis. C'est encore celui des ducs deRohan-Chabot: parti de gueules et d or, portant sur champ de gueules neuf macles posés trois, trois, trois et sur champ d'or trois chabots de gueules debout, posés deux, un avec la devise: concussus surgo. C'est enfin uni à un écusson des Montmorency, celui des comtes de Goyon-Matignon: écartelé d'argent et d'azur portant au 1er et au 4e un lion de gueules debout, armé, lampassé et couronne d'or, au 2e et au 3e, trois lys d'or, posés 3, 1, avec un bâton de gueules péri en abîme; au 2e un lamhel d'argent se voit en outre au sommet de cette partie de l'écu. Les armes de la dernière duchesse, unies à celles du duc son époux, ne figurent pas dans ce tableau, maison les trouve reproduites en divers endroits et particulièrement au-dessus de la porte d'entrée de cette même antichambre: elles sont écartelées: au 1er et 4e de cinq chevrons d'or et de gueules, et au 2e et au 3e d'un échiquier de gueules et d'or. Quatre scènes de chasse habilement reproduites, posées au dessus des portes, complètent la décoration de cette première pièce. Vient ensuite la salle de billard. De nombreux tableaux y fixent l'attention du connaisseur. C'est d'abord à droite, un Granet figurant l'intérieur d'une cellule de moine et puis revêtu de son armure un maréchal de France de la famille de Montmorêncy. A la suite on admire le duc de Bourgogne enfant et le Grand Condé; plusieurs Joseph Vernet, des vues du château de la Brosse autrefois propriété des Montmorency, des aquarelles et des estampes dont l'une représente à cheval le maréchal de Biron, décapité en 1602, et l'autre le comte Armand de Gontaut, ancien administrateur du canal de Suez. Enfin sur le billard une vieille tapisserie aux armes de Montmorency, et tout auprès un splendide buffet en bois d'ébène, orné de marqueterie d'une grande valeur, épave de la révolution.

 De la salle de billard on passé au salon. A l'entrée on voit tout d'abord revêtu d'une armure de vieux chevalier, le duc Anne Léon II, et au-dessous Mme la princesse de Tingry, née de Segozan, puis le portrait en pied du célèbre Henri II de Montmorency, décapité à Toulouse, et ceux du dernier duc et de la dernière duchesse. Vient ensuite, sur un piédestal, le buste en bronze du maréchal de Biron, l'ami d'Henri IV, tué au siège d'Epernay, et après en costume de l'époque, Charlotte de Montmorency, femme d'Henri de Bourbon et mère du Grand Condé, et la duchesse de Longueville, sa fille, l'une des héroïnes de la Fronde, célèbre par l'empire qu'elle sut exercer sur tous ceux qui l'approchaient. En suivant on rencontre un très joli tableau, rappelant le mariage si honorable pour la famille de Montmorency de Mathieu 1er avec Adélaïde de Savoie, veuve de Louis le Gros, et mère de Louis VII dit le jeune; et au-dessous une châsse d'une grande valeur artistique, qui contient, posée sur un riche coussinet, l'épée du connétable Anne; et un peu plus loin les mains jointes et dans l'attitude d'un ascète, Guillaume de Montmorency déjà nommé, zélé serviteur de nos rois pendant plus de 60 ans, mort en 1581. Enfin aux quatre angles des murs ce sont les attributs des quatre arts libéraux; et dans le panneau qui fait face à la cheminée le portrait en grandeur naturelle de l'illustré maréchal de Luxembourg. En quittant le salon, on se rend à la bibliothèque en passant par une galerie, appelée petit salon, et qui renferme elle aussi plusieurs tableaux dus à d'habiles pinceaux: c'est d'abord, à gauche en entrant, la duchesse Charlotte de Montmorency Luxembourg, épouse du duc Anne Léon II entourée de ses cinq enfants encore en bas âge. C'est ensuite le baron de Breteuil, puis c'est le duc Anne Charles, et la duchesse Caroline, son épouse. Un peu plus loin, c'est le duc de Laval, Anne Adrien Pierre de Montmorency, seigneur de Montigny-le-Gannelqn, maréchal de camp, pair de France, tour à tour ambassadeur à Madrid, Rome, Vienne et Londres. Et à la suite, le comte Anne Joseph Thibault de Montmorency, à la fois oncle et beau-frère du dernier duc; la princesse de Tingry, et le duc de Rohan, grand-père de M. le marquis de Gontaut.

 Enfin, au bout de cet intéressant musée de famille, on regarde, non sans admiration sur un beau piédestal le buste en marbre blanc de Son Altesse Royale, Mme Adélaïde de France, fille de Louis XV, morte à Trieste en 1800, donné par Son Altesse elle même au duc Anne Léon 1er, son chevalier d'honneur. De cette pièce on passe généralement à la bibliothèque. Mais cette visite a perdu de nos jours ses principaux attraits. Il est toutefois un objet précieux à plus d'un titre qui ne manque jamais de fixer l'intention des curieux; c'est une petite statue en albâtre sur le dos de laquelle on lit gravé par la main même de M. le marquis de Gontaut: "Statuette trouvée dans les décombres de l'église de Courtalain et donnée à M. de Gontaut en 1863". Elle représente une abbesse tenant d'une main un livre, signe de sa dignité, et de l'autre un vase avec des marguerites, et un long chapelet. "Albâtre ayant été peint; travail du XIIIe ou XIVe siècle". Quant à la salle à manger, la dernière pièce qui s'offre au visiteur, ce qu'on y admire avant tout, ce sont les dignes et gracieux tableaux de famille qui en ornent les murs. Ils sont si nombreux que nous sommes exposés à en oublier quelques uns. Nous noterons toutefois les suivants: le connétable Anne de Montmorency et Marguerite de Savoie, son épouse. Le maréchal Jacques de Goyon-Matignon, et messire Odet de Thorigny, l'un de ses descendants. Le prince de Montmorency-Rosbecq, et la duchesse Charlotte en costume de chasse; Madame de Tresson, née Charlotte de Montmorency; Madame la duchesse de Luxembourg, née Louise de CoIbert-Seignelay; Madame la duchesse de Villeroy, née Marie de Montmorency; et enfin de jolies images en pastel de tout jeunes enfants. Il n'y a pas longtemps encore, on ne quittait pas Courtalain sans faire une longue visite aux serres et aux jardins, cette visite ne se fait plus guère de nos jours. La culture des fleurs est devenue si commune !!! 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château : inscription par arrêté du 9 juillet 1926. L'escalier en vis principal du château, les façades et les toitures des dépendances du XVIIIe siècle (pressoir, étables, écuries, remises à voitures, grange), le pavillon d'entrée de la cour des communs, les murs qui ferment cette cour avec leurs portails, le pavillon Caroline et son décor, les façades et les toitures de l'orangerie, les façades et les toitures de la briquetterie et les vestiges des fours, les façades et les toitures de la conciergerie vers la place de l'église, les pavillons du jardin potager et son mur de clôture et les douves : inscription par arrêté du 10 mai 1991. Les façades et les toitures du pavillon de garde, sur la route de Châtillon-en-Dunois : inscription par arrêté du 10 mai 1991. Le parc paysager constitué de sa prairie et des grandes perspectives autour du château et ses éléments édifiés non protégés : la glacière, le mur d'enceinte préservé autour des grands axes d'accès au château et aux douves, les façades et les toitures du pavillon de garde à l'entrée de l'allée d'accès aux douves: inscription par arrêté du 21 mai 1997

 château de Courtalain 28290 Courtalain 

 Téléphone : 02 37 98 80 25 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire