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dimanche 11 janvier 2026

 

Château de Courtmoulin

La seigneurie de Sainte-Barbe est attestée dès le XIIIe siècle. En 1253, Guillaume de Colmoulin, dont le nom est à l'origine de celui du domaine, est mentionné comme seigneur du fief tout en siégeant aux assises de Normandie. Le château, construit au XVIIe siècle, est agrandi et modifié aux XIXe et XXe siècles, avec l'ajout de bâtiments aux extrémités. A l'intérieur, le rez-de-chaussée conserve plusieurs pièces lambrissées. Les origines de la chapelle seigneuriale dédiée à Saint Vulfranc, remonteraient au XVIe siècle. Sa construction est également attribuée à la famille Langlois, au XVIIe siècle, en même temps que l'édification du château. La chapelle possède un plan rectangulaire composé d'un vaisseau unique à deux travées, et dispose d'un chœur désorienté, tourné vers l'Ouest. L'édifice présente des façades enduites au mortier, d'où se distinguent l'encadrement en pierre de taille du portail d'entrée. Les baies à tiers point ont conservé trois verrières, datées du XVIe siècle, illustrant la vie de la Vierge. Une charpente à chevrons formant fermes soutient la couverture à double versants en tuiles plates, complétée par un clocheton en ardoises. Le château a été très transformé avec le prolongement du logis d'origine par des pavillons et des ailes latérales au XIXe et au début du XXe siècle. Des aménagements intérieurs du XVIIIe siècle ont été conservés (lambris et cheminée du salon). La chapelle bénéficie de l'environnement arboré et paysager du parc du château. Les champs et les bois forment un cadre rural valorisant... 

 Éléments protégés MH: la chapelle du château, en totalité : inscription par arrêté du 11 mai 2006.

 château de Courtmoulin 27600 Sainte-Barbe-sur-Gaillon

   
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Château de Chennebrun

Situé sur la frontière de l'Avre entre le duché de Normandie et le royaume de France, le site était occupé par une forteresse dès le XIIe siècle. A la fin du XIIIe siècle, le rattachement de la Normandie à la France fit perdre à la place forte son intérêt stratégique. Une partie de l'enceinte médiévale subsiste encore (tours et courtines). Vers 1750, le château actuel fut construit pour la famille de Laval-Montmorency, en intégrant d'anciennes caves voûtées de la forteresse. Il s'agit d'un corps de logis d'une grande sobriété avec ses façades de briques (arêtes, encadrements des baies) mêlées à un remplissage de moellons enduits ou laissés à nu. Quelques ornements (frontons, corniches) mettent en valeur l'édifice. Le colombier circulaire et la maison du régisseur placée face au château datent de la fin du XVIIIe siècle, tandis qu'une serre maçonnée a été ajoutée au XIXe siècle. Le château possède un vaste cône de vue vers le Sud, dans l'axe de la Grande Rue de Chennebrun. Cette rue présente un cadre bâti soigné (constructions en briques, silex et pans de bois). Le parc forme un environnement boisé autour du château. Son mur d'enceinte est visible depuis les champs voisins. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures, le gros oeuvre et les caves. Le vieux château avec l'ensemble lambrissé de l'étage et les vestiges archéologiques. Les façades et les toitures et l'escalier de la maison du régisseur, la serre et le colombier, le parc, y compris son enceinte et le mur du clos à l'est de l'église, le potager, y compris son mur d'enceinte et l'appentis : inscription par arrêté du 29 septembre 1994. 

 château de Chennebrun 27820 Chennebrun

 
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Château de la Chapelle

Une demeure seigneuriale occupait le site dès le XVIIe siècle dont il subsiste quelques vestiges intégrés au château actuel. Le domaine a été acquis au début du XIXe siècle par un marchand quincaillier en gros d'Ambenay, dont le fils Emile Claudius Baraguay Fouquet a hérité en 1852. Dès 1855, Bartaguay a fait établir des projets de transformation du château de la Vallée, qui furent peut-être réalisés. Il a aussi fait planter en 1865 un parc selon le système de Le Nôtre et de Kent par François Duvillers. L'actuel château a été érigé entre 1876 et 1879, avec réemploi partiel de l'édifice antérieur, par l'architecte Baumier de Caen, aussi connu pour ses réalisations à Trouville et à Houlgate. Baumier a également conçu l'organisation nouvelle du domaine avec l'actuelle avenue d'accès, la clôture, la chapelle et le pavillon de chasse, les communs et la ferme. La demeure est composée d'un corps principal flanqué de deux pavillons latéraux. Un avant-corps à tourelles signale l'entrée du château. Les façades mêlent le silex taillé en parement, la brique (chaînes) et la pierre de taille (corniches). Lachapelle reprend les mêmes matériaux que le château, donnant une unité à l'ensemble. Le parc du château comprend des parterres et des jardins agrémentés d'étangs et de ruisseaux. L'ensemble, qui témoigne de la réussite sociale d'un grand capitaine d'industrie, est exceptionnel par l'ampleur de la composition, la qualité de cette architecture, son style éclectique, la conservation des dispositions intérieures et du décor d'origine. Le château possède une perspective orientée à l'Est vers la vallée de la Risle et soulignée par des alignements d'arbres. Un massif arboré clôt cette perspective et permet de masquer les usines de Chagny. Le parc fournit un écrin arboré au reste du domaine. Au Sud quelques vues portent vers les champs... 

 Éléments protégés MH: le château, le pavillon de chasse et la chapelle, le pavillon de gardien, l'orangerie et les communs, l'avenue d'accès, la cour d'honneur et le petit parc avec leurs aménagements : inscription par arrêté du 30 mai 2002. 

 château de la Chapelle 27330 La Neuve-Lyre 

 Téléphone : 06 98 64 49 26 

   
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Château du champ de bataille

Il en est des monuments comme des personnes. Les uns se présentent trop avantageusement, et sont trouvés, après examen, valoir moins qu'on ne l'avait cru au premier abord; d'autres, au contraire, ont besoin d'être mis en leur jour et n'annoncent pas tout ce qu'ils donneront. Le château du Champ-de-Bataille est de ces derniers. "Voilà, dit-on, un château un peu lourd de style, qui ne manque ni d'ampleur, ni de caractère". En sortant du village du Neubourg, gagnez une avenue, puis un parc boisé, qui s'étendent à perte de vue sur une longueur de plusieurs kilomètres. Lorsqu'enfin vous approchez d'un grand château à dôme central et à gros pavillons d'angle, au lieu de vous arrêter à l'examiner, dirigez-vous vers la droite. Bientôt, à votre gauche se présentera un haut mur à compartiments de brique séparés par des chaînes de pierre, couronné par une galerie de balustres de pierre. Au milieu de ce mur s'ouvre une porte monumentale en pierre de taille, un portique voûté, encadré dans des pilastres corinthiens et offrant, au-dessus de la baie, les les insignes héraldiques et la fière devise de la maison de Créqui. Après avoir franche ce portique, vous êtes dans une grande cour carrée. A gauche on voit un château qui occupe un des côtés du quadrilatère. Devant vous est une clôture en grilles de fer, dont les travées sont scellées dans de petits obélisques de pierre. Au milieu, cette clôture est divisée par une porte composée de deux puissants massifs en pierre esquissant un fronton brisé, et sur les montants desquels de grandes et belles statues de femmes assises soutiennent des écussons armoriés. A travers ces grilles et ce portique, au bout d'un parterre en contre-bas, la vue va se perdre dans un horizon boisé. A votre droite enfin, vous retrouvez un second château identiquement pareil (extérieurement du moins) à celui que vous avez aperçu à votre gauche. Traversez toute cette cour, avancez jusqu'à la porte dont nous venons de parler, puis retournez-vous. Alors vous avez l'aspect singulier, mais vraiment majestueux, de deux grands châteaux parallèles, avec leur solide architecture et leurs dômes épais et puissants, reliés par une galerie en terrasse que divise en deux un portail monumental.

 Qui donc est allé cacher au fond des bois cette demeure de grand seigneur? Et, d'abord, d'où lui vient son nom retentissant: Le Champ-de-Bataille? Rien qu'à l'entendre l'imagination prend son vol. Elle entrevoit dans la nuit des temps de brillants fait d'armes accomplis sur ce sol, peut-être un château fort ayant précédé l'aristocratique demeure actuelle, et au pieds duquel se sera dénoué quelques épisode intéressants de notre histoire. L'histoire locale semble d'abord prêter son appui à cette conjecture. A diverses époques, les environs du Neubourg ont été le théâtre de combats de quelque importance. Mais bientôt tout ceci s'évanouit comme dans un rêve, l'examen des terriers de la baronnie du Neubourg a fait découvrir, dans ces parages, l'existence d'une pièce de terre, d'un champ, ayant appartenu à un propriétaire du nom de Bataille; et, vraisemblablement, par une habile équivoque, ce château élevé plus tard sur l'emplacement de ce simple champ est devenu fièrement le château du Champ-de-Bataille. Saint-Simon dit, avec raison, que les "fureteurs de registres" sont bien à craindre pour les familles dont les prétentions ne sont pas fondées; ils ne sont pas parfois moins redoutables pour les châteaux. Et, vraiment, ici, c'est grand dommage. Les souvenirs d'une bataille auraient couronné d'une noble auréole le dernier chapitre de l'histoire de cette terre du Neubourg, dont le château a, plusieurs fois, joué un certain rôle dans l'histoire de la Normandie, et qui, dans la longue série de ses possesseurs, a successivement compté les de Meullent, les d'Harcourt, les de Rieux, jusqu'au jour où, dans les dernières années du XVIIe siècle, le seigneur d'alors déserta le vieux château-fort pour se fixer un peu plus loin au milieu de ses grands bois.

 Au moins le nom de ce propriétaire ne nous réserve pas les mêmes mécomptes que celui de son domaine, en effet, messire Alexandre de Créqui, comte de Créqui et de Bernieules, qui avait recueilli, dans la succession de sa mère, Renée de Vieuxpont, une portion de la baronnie du Neubourg. Si le style du château peut laisser planer quelques doutes sur l'époque à laquelle il a été élevé et semble engager à en reporter la construction au milieu du XVIIe siècle, l'épitaphe de ce seigneur nous ote toute incertitude. Lorsqu'il mourut, en 1702, cette épitaphe prit soin de rappeler qu'il avait fait bâtir le château du Champ-de-Bataille. Monsieur Créqui qui fut inhumé dans l'église paroissiale de Sainte-Opportune-du-Bosc, sur le territoire de laquelle est situé l'emplacement du château. Sur son tombeau était une inscription ainsi conçue, dont les caractères furent brisés à l'époque de la Révolution de 1789 et dont, dit M. Ozanne, il ne reste que des traces illisibles: "Cy giste très haut et puissant seigneur Messire Alexandre, comte de Créqui, de Bernieules et de Cléry, baron de Combon, chef du nom et des armes de la maison de Créqui, seigneur et baron de cette paroisse, fit bâtir le château du Champ-de-Bataille, et, après avoir passé sa vie dans les délices du monde, mourut dans la soixante-quinzième année de son âge, le 5 août 1702". Monsieur de Créqui avait épousé Marie Maignard de Bernières; aussi l'écusson des Maignard de Bernières est-il un de ceux que supportent les statues assises dont nous avons parlé. Dire qu'il s'était en partie ruiné à construire le château du Champ-de-Bataille, cela ne surprendra personne de ceux qui ont quelque connaissance de l'histoire des familles. Combien de fois, en effet, des hériteirs n'ont-ils pas été obligés de vendre des demeures dont la construction avait entamé la fortune de leurs auteurs, ne leur laissant qu'une situation pécuniaire insuffisante pour les conserver.111 

 Monsieur de Créqui n'avait pas d'enfants, sa succession passa à des collatéraux. Son neveu, Gabriel-René de Mailloc ne l'accepta que sous bénéfice d'inventaire. Immédiatement arriva le cortège rapace des gens de loi, survinrent tous les incidents, toutes les péripéties qui accompagnent les successions obérées. Le magnifique chartrier du Champ-de-Bataille, aujourd'hui conservé aux Archives départementales de l'Eure, contient encore une copie, en quatre-vingts pages, du procès-verbal de la vente aux enchères publiques de tout le mobilier garnissant le château, vente à laquelle il fut procédé, en novembre 1703, à la requète de M. de Mailloc; puis ce sont des procédures et des papiers relatifs aux réparations déjà nécessaires à cet édifice à peine terminé. Mais M. de Mailloc n'était pas seulement le neveu et l'héritier du comte de Créqui, il était aussi, paraît-il, son créancier. On ne saurait, au juste dire en vertu duquel de ces titres il fut "envoyé en possession, moyennant 200000 livres, de la terre du Champ-de-Bataille, par sentence de la vicomté de Beaumont-le-Roger, en date du 1er décembre 1711". M. de Mailloc conserva ce domaine jusqu'à sa mort. Il avait alors soixante-dix-huit ans; sa veuve, Claude-Lydie d'Harcourt, n'en avait que vingt-huit. Il n'avait point eu d'enfants de cette union un peu disproportionnée au point de vue de l'âge. Les héritiers de M. de Mailloc, ou peut-être plutôt sa veuve, vendirent alors le Champ-de-Bataille, "par contrat du n mai 17 53, à Simon-Zacharie Palerne, ecuier, tresorier-general du duc d'Orléans". Toutefois, d'autres parents ne jugèrent pas à propos de laisser ce financier jouir de sa nouvelle acquisition. L'ancienne législation donnait, en effet, aux parents du vendeur d'un immeuble le droit de désintéresser l'acquéreur, et, prenant pour eux le marché, de faire rentrer le domaine dans la famille dont il était sorti. C'était la clameur de retrait-lignager.

 Donc, par suite de cette clameur, ce formée le 10 mai 1754, par Monseigneur de Harcourt, duc de Beuvron, l'homme d'affaires du duc d'Orléans dut délaisser son acquisition. Il lui fut payé, par le retrayant, 473501 livres pour principal, intérêts, frais et loyaux-coûts. Une partie de la baronnie du Neubourg devait donc finir son existence féodale entre les mains de cette illustre famille des d'Harcourt qui l'avait possédée déjà au XI siècle (car les Meullent étaient une branche de cette même maison). Les d'Harcourt étaient alors au faîte des honneurs. Le chef de cette famille Mgr Anne-Pierre, duc d'Harcourt, était pair de France, maréchal de France, garde de l'oriflamme, chevalier des ordres du roi, gouverneur-général et commandant militaire de la Normandie. Sous ses ordres il avait, pour l'aider dans ces dernières fonctions, ses deux fils, François-Henri, comte de Lillebonne, duc d'Harcourt après son père, et Anne-François, marquis, puis duc de Beuvron. Le maréchal duc d'Harcourt étant mort en 1784, son fils aîné lui succéda dans le gouvernement de Normandie, et eut alors lui-même sous ses ordres deux lieutenants-généraux, dont l'un était son propre frère, le duc de Beuvron. Le château du Champ-de-Bataille était la propriété du duc de Beuvron. Il y résidait beaucoup; c'est ce qu'il est facile de voir d'après les volumineuses correspondances d'affaires qui lui sont envoyées à cette adresse, et aussi d'après les brouillons de lettres qui en sont datées. Ainsi s'explique la présence, dans le chartrier du château, de pièces innombrables et infiniment précieuses, relatives au gouvernement de la Normandie, non seulement à la fin du XVIIIe siècle, mais encore pendant tout le cours du XVIIe et même la fin du XVIe, documents qui nous paraissent égaler au moins, en intérêt historique, ceux, analogues, tirés par M. Hippeau des archives du château d'Harcourt...

 Pendant la Révolution, il faut noter deux épisodse de l'histoire du château du Champ-de-Bataille, l'un en 1790 et l'autre en 1795. A la première de ces dates, l'imagination populaire commençait déjà à fermenter. Les propriétaires en général devenaient suspects. Que devait-il en être, à plus forte raison, d'un Ghamp de Bataille, appartenant à un ancien lieutenant-général au gouvernement de Normandie? Mais la bourgeoisie dans les villes, lès municipalités dans les campagnes, trouvaient que tout était pour le mieux dans le meilleur des monde. Ayant renversé ce qui était au-dessus d'eux, les nouveaux arrivés voulaient bien laisser la vie à ceux qu'ils avaient en partie dépouillés. Peut-être aussi craignaient-ils que, mis en appétit, le peuple ne vint ensuite les dévorer eux-mêmes? Toujours est-il que si nous devons nous en rapporter à la version officielle d'un journal de l'époque, version peut-être un peu arrangée en son honneur, la municipalité du Neubourg aurait, en 1790, calmé l'effervescence populaire qui grondait contre les châtelains du Champ-de-Bataille, et couvert ceux-ci de son appui moral et de sa protection. On lit ceci dans le Journal de Normandie, numéro du 7 mai 1790.

 "Il circuloit depuis quelque temps, des bruits défavorables à la maison de Beuvron; et d'une nature si dangereuse, qu'ils pouvoient faire naître des craintes pour la sûreté de cette famille respectable, à qui la Révolution n'a pas de reproches à faire. On assuroit que le Champ-de-Bataille, château qui lui appartient, renfermoit des armes et des munitions de tout genre; qu'il s'y rendoit clandestinement nombre de personnes, qui, de concert avec les ouvriers au service de cette maison, s'armeroient contre les cantons voisins à la première nouvelle de la contre-révolution. Cette calomnie odieuse avoit fait tant de progrès que la municipalité du Neubourg, guidée par le désir louable d'en détruire les impressions, a cru devoir rendre l'ordonnance dont la teneur suit: extrait du registre de la municipalité du Neubourg, du 23 avril 1790: nous, maire et officiers de la municipalité du Neubourg, informés que des ennemis du bien public cherchent par des discours aussi faux que méchants à troubler la tranquillité dont ses soins,sa vigilance et sa continuelle sollicitude a fait constamment jouir ce canton; depuis longtemps ces bruits répandus et dont nous nous étions assurés de la fausseté, nous auroient fait écrire à MM. les maires de Bernay, Pont-Audemer, Brionne, Elbeuf, pour les prier, les engager à détruire de pareilles absurdités qui ne tendoient rien moins qu'à une insurrection. Ils se renouvellent, ces bruits, avec plus de fureur. Ces amas d'armes, de munitions de toutes espèces au Champ-de-Bataille, sont des chimères que nous avons combattues après nous être assurés par nous-mêmes qu'il n'y a dans le château, et qu'il n'y eu que la seule famille de M. le duc de Beuvron; MM. de Boisgelin, partis il y a quelques semaines pour leurs terres, ne sont pas étrangers à cette famille; et, hors M. le baron d'Achey, qui y a passé douze ou quinze jours, il n'y est venu que quelques étrangers momentanément. Nous devons à la vérité et à l'ordre public un témoignage authentique. Nous nous sommes encore assurés, par la poste, que ces prétendues assemblées nombreuses ont une fausseté. Que s'il y a des ouvriers piocheurs, ce sont des Terrassiers, Défricheurs, des Bûcherons, tous gens du pays, des malheureux employés pour gagner leur pain, gens de nous connus. La municipalité doit donc, en conséquence des décrets de l'Assemblée Nationale, veiller au maintien de l'ordre, la sûreté des citoyens.

 Pourquoi, suivant les conclusions du procureur-syndic de la Commune, il est arrêté: Que pour tranquilliser le public, lever ses doutes et prévenir une insurrection, la présente ordonnance sera imprimée, lue, publiée et affichée partout où besoin sera. Fait et arrêté à l'Hôtel de la Municipalité, le bureau et le conseil réunis et notables appelés (Suivent les signatures)". Cinq ans plus tard, c'était autre chose: la bête populaire était affolée, rien, ni personne, ne pouvait plus la calmer. "En 1795, dit l'historien du Neubourg, une bande armée, composée de gens sans aveu et sortie on ne sait d'où, fit une seconde irruption dans le château du Champ-de-Bataille, qui était alors privé de la présence de ses maîtres. Ces espèces de brigands se livrèrent aux plus grands excès. Ils enfoncèrent les portes, brisèrent les meubles, souillèrent les tapisseries et les mirent en lambeaux, mutilèrent les statues et les bustes qu'ils décapitèrent, burent le vin qui se trouva dans les caves et s'emparèrent des titres et papiers dont ils firent des feux de joie qui durèrent plusieurs jpurs. Ils ne quittèrent le château que lorsqu'ils virent les habitants des campagnes voisines disposés à les venir déloger". Heureusement, ainsi qu'on l'a vu, le duc de Beuvron n'habitait plus son domaine. Il s'était retiré à Amiens où il mourut en 1797. De son mariage avec Marie-Catherine Rouillé, fille du ministre, il laissait un fils, né en 1755, qui servit dans l'armée de Condé où il commandait les chevaliers de la couronne; et deux filles, les marquises de Boisgelin et d'Harcourt-d'Olonde. Dans les premières années du XIXe siècle, ses héritiers vendirent le Champ-de-Bataille à la comtesse de Vieux. En 1840, il devint la propriété de la famille Quesné-Prieur. 

 Madame Quesné aura marqué son passage comme propriétaire de ce domaine, par un acte dont tous ceux qui ont le souci de l'histoire ne sauraient lui être assez reconnaissants. Elle a donné aux Archives départementales de l'Eure le magnifique chartrier conservé au château et qui comprenait deux séries ,de pièces différentes; l'une et l'autre d'une extrême importance: la première relative à la seigneurie du Neubourg et aux familles qui l'ont successivement possédée; la seconde touchant aux affaires publiques et au gouvernement de la Normandie aux XVIIe et XVIIIe siècles, souvenir du séjour des duc de Beuvron. La gracieuse complaisance de l'archiviste du département de l'Eure, M. G. Bourbon, permis à l'auteur de cette Note, il y a longtemps déjà, de prendre connaissance des richesses inappréciables que renferme le chartrier du Champ-de-Bataille. A la fin du XIXe siècle, ce beau domaine appartient à un nouveau propriétaire, entre les mains de qui il a repris son grand air et son éclat d'autrefois, M. William Warcop Peter, de nationalité anglaise, que de nombreuses relations et une alliance contractée dans le voisinage par un de ses enfants, semblent devoir rattacher à notre pays. Aujourd'hui c'est M.Jacques Garcia, le propriétaire actuel, qui a réalisé une magnifique restauration depuis 1992. Elle est maintenant accomplie, et il souhaite vous faire partager cette expérience exceptionnelle. Les jardins, seul un bout de croquis avait échappé à l’oubli, né vraisemblablement de la main d'André Le Nôtre, ce document désignait à grands traits l’emplacement de la Grande Terrasse, des vieilles broderies de buis, des anciens bosquets de part et d’autre, ainsi que les proportions des Carrés de Diane et d’Apollon. Ces rares éléments d’époque ont été restitués scrupuleusement, et pour le reste, ce sont eux qui ont donné la mesure et la tonalité des nouveaux jardins. Passé l’Avant-cour avec son Echiquier, le visiteur franchit l’Arc du Créquois pour entrer dans le Carrousel. Le grand axe des nouveaux jardins peut être considéré, comme une évocation des différents degrés reliant l’univers matériel (corps de logis) vers l’univers immatériel. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du bâtiment d'habitation, du bâtiment des communs et du pavillon d'entrée en bordure de la route se dirigeant vers Sainte-Opportune-du-Bosc, les murs de clôture entourant la grande cour, la cour à l'ouest des communs et la pelouse au sud-ouest, y compris le soutènement, la totalité du sol à l'intérieur des clôtures, le hall du rez-de-chaussée, l'escalier, le grand salon carré du premier étage et le salon contigü : classement par arrêté du 14 mai 1952. Les abords du château, la grande perspective du château : classement par arrêté du 13 octobre 1971. Les parties suivantes constituant le parc et les abords du château (à l'exception des parties déjà classées) : le parc, l'ensemble des murs et tous les aménagements de jardin connus ou à découvrir, le grand axe nord-ouest/sud-est pour la partie comprise entre la départementale 39 au nord et le chemin rural des bois au sud, la réserve boisée du bois du Colombier, les sols, la demi-lune et les allées en étoile compris entre le chemin vicinal 40 au sud-est et les parcelles constructibles au nord-ouest: inscription par arrêté du 21 juillet 1995. Le château: les communs, le pavillon d'entrée et le corps de logis et la partie du parc: classement par arrêté du 12 octobre 1995 

 château du Champ de Bataille 27110 Le Neubourg 

 Téléphone : 02 32 34 84 34

 
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Château de Chambray

Ce qui fait le charme du château de Chambray, ce n'est pas l'élégance de sa construction: s'il est du XVIIe siècle, époque où l'architecture produisait encore ses merveilles sous l'habile inspiration de Mansart, il ne reste que peu de chose de son ordonnance primitive et les murailles sont, à la fin du XIXe siècle, recouvertes d'un enduit de plâtre et d'un badigeon qui leur enlèvent tout caractère. Bien que ses toits élevés, ainsi que les encadrements des fenêtres et les cordons en pierre de taille de la façade principale lui aient conservé un aspect particulier, c'était surtout à son origine, qu'il était digne d'être remarqué, à l'époque où, moins important sans doute, il semblait sortir des eaux du fleuve qui l'entouraient et qui, par une canalisation habile et gracieuse, baignaient ses murs de fondation comme pour leur servir de rempart et rafraîchir l'atmosphère ambiante. C'était alors le séjour du marquis de Crève-Cœur, Adrien de Hanivel, baron de Chambray, dont la sœur Madeleine de Hanivel avait épousé Georges Langlois de Colmoulins, fils du baron de la Croix-Saint-Leufroy. Son autre sœur, Louise de Hanivel, épousa François Aubert, sieur de Vertot, dont elle eut un fils, René-Aubert de Vertot, qui devint si célèbre dans la littérature sous le nom d'abbé de Vertot. Nous ne sommes pas surpris que Mademoiselle des Houllières (non pas Madame des Houllières comme plusieurs l'ont prétendu) ait chanté dans ses vers les agréments de la vallée d'Eure. Ses belles relations avec l'abbé de Vertot ne pouvaient manquer de l'attirer au château de Chambray, ou le marquis de Crève-Cœur lui offrait l'hospitalité.

 Quand elle voulut célébrer la paix de Ryswick, elle dut son inspiration à la générosité de ses hôtes; l'ambassadeur à la paix de Ryswick était Nicolas-Auguste de Harlay, seigneur de Bonneville, le père de Claude-Elisabeth de Harlay, qu'Adrien de Hanivel, marquis de Creve-Coeur et baron de Chambray, avait épousée en 1690. C'est donc du séjour de Chambray qu'elle parlait, en 1697, quand dans ses stances sur la poésie elle débute ainsi: "Dans un de ces beaux lieux chéris de la nature, où règne de tout temps l'innocence et la paix, sur un lit émaillé de fleurs et de verdure, d'un tranquille sommeil je goûtais les attraits". Le domaine de Chambray passa bientôt dans les mains de François-Joseph, comte de Clermont-Tonnerre, qui avait épousé Marie de Hanivel, fille d'Alexandre et seule héritière des biens de cette famille. Philippe-Armand, comte de Clermont-Tonnerre, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colonel au régiment d'Anjou, hérita des titres de son père et devint baron de Chambray; il épousa, le 30 décembre 1706, Geneviève-Armande de la Rochefoucauld de Roye, dame de compagnie de la duchesse d'Orléans. Il n'eut que trois filles, et donna l'une, Marie-Charlotte-Félicité, à Hyacinthe-Gaetan, comte de Lannion, qui devint possesseur du domaine de Chambray, le 20 décembre 1745. C'est sans doute au comte de Lannion que l'on doit la construction de ces importantes dépendances qui semblent avoir été aménagées pour mener un train de maison presque royal. Il y créa une chapelle pour recueillir les restes vénérés des ancêtres, et une riche bibliothèque composée des meilleurs auteurs du XVIIIe siècle et des éditions les plus illustrées et les mieux soignées.

 Il mourut gouverneur de Port-Mahon en 1762, à l'âge de quarante-quatre ans. Sa veuve vendit la terre de Chambray à Marie-Thérèse de Mondray, veuve de M. de la Poupliniere, en 1769. Un an après, celle-ci la remit entre les mains du marquis de Kerhoent. La marquise de Kerhoent, qu'on appelait la bonne marquise parce qu'elle nourrissait, chauffait et habillait tous les indigents du village, se retira dans son château d'Abondant et légua par testament sa terre de Chalnbray à sa cousine Pulchériè- Tranquille de Lannion, marquise de Pons, dont la fille, Augustine-Éléonore, épousa le marquis de Tourzel. Charles-Louis- Yves du Bouchet de Sourches, onzième marquis de Tourzel et dernier grand prévôt de France, était le fils de Madame de Tourzel, qui fut la gouvernante des Enfants de France dans ces jours désastreux où avec sa fille, Mademoiselle Pauline de Tourzel, elles faillirent payer de leur tête leur dévouement sans bornes aux royales victimes de la Révolution. La première fois que la marquise de Tourzel vit la reine en sa qualité de gouvernante, elle en fut saluée par une de ces paroles où l'infortunée Marie-Antoinette savait mettre toute la gracieuse délicatesse de son coeur: "Madame, lui dit-elle, j'avais confié mes enfants à l'amitié, je les confie maintenant à la vertu". La marquise de Kerhoent et le sire de Pons ne purent échapper au massacre, et le domaine de Chambray fut livré au pillage. Tous les meubles du château furent vendus à vil prix, et on emporta à Vernon dix voitures à quatre chevaux remplies de munitions pour l'armée.

 Quand on vit renaître des jours meilleurs, la marquise de Tourzel revint chercher dans la solitude et le calme que pouvaient lui offrir les frais ombrages et les gracieux horizons de la campagne, l'oubli de tant d'horreurs et l'espoir d'un avenir plus heureux. Le château subit alors une restauration complète et des agrandissements qui lui donnèrent un aspect plus riant que monumental. Sa façade tout entière se reflète dans une large pièce d'eau dont les bords arrivent jusqu'à ses pieds. D'habiles travaux de transformation firent, en même temps, du parc un des plus beaux de la Normandie. Un pont de briques, d'une légèreté incomparable, que l'on appelle encore le pont Tourzel, fut jeté sur un des bras dérivatifs de l'Eure. Il agrémente délicieusement le paysage et l'on ne sait trop ce que l'on doit le plus admirer de la hardiesse ou de l'élégance avec lesquelles il fut construit. Le mobilier du château qui ne consiste guère que dans les épaves oubliées par la Révolution, n'offre rien d'artistique ni de remarquable, si ce n'est une galerie de portraits de famille très intéressants et de grandes tapisseries fort estimées. La chapelle, dédiée à la Sainte-Vierge, possède une statue de la Mère de Dieu, qui n'est pas sans mérite; elle n'a pour ornementation que les épitaphes des tombeaux qu'elle renferme. La visite royale des duchesses d'Angoulême et de Berry vint embellir encore ce séjour l'an 1826. Un sentiment mêlé de vive reconnaissance et de réelle sympathie devait rapprocher Madame Royale de celle qui avait été pour elle une gouvernante si affectueuse et si dévouée. Madame de Tourzel laissa ce beau domaine à sa fille Léonie qui avait épousé le duc de Lorges; et à la fin du XIXe siècle leur fille, Marie de Lorges, devenue par son mariage princesse de Croy, conserve avec honneur l'héritage de ses ancêtres, non seulement celui de leurs domaines, mais aussi celui de leurs vertus. La famille de Croy blasonnait: écartelé au 1 et 4 à 3 fasces de gueules, au 2 et 3 d'argent à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossees. 

 Éléments protégés MH: les façade et les toitures de l'ensemble des communs et du pavillon dit conciergerie, l'église dite chapelle dans sa totalité, l'orangerie, la grille d'entrée : classement par arrêté du 24 mai 1973. 

 château de Chambray, grande rue, 27120 Chambray

   
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Château de Cernières

Situé sur un ancien site médiéval, le château a été construit au XVIIe siècle (aile est-ouest), puis agrandi au XVIIIe siècle par l'adjonction d'une aile en retour, orientée nord-sud. L'édifice, inspiré par le classicisme français, présente des façades rythmées par des chaînes en pierre avec un remplissage de briques polychromes formant un motif losangé. Le domaine est largement modifié entre 1870 et 1900, selon un style normand vernaculaire. Les transformations, dirigés par l'architecte Delarue, ont surtout concerné la recomposition des façades (galeries à pans de bois, moellons), la surélévation des toitures, et la construction de tours d'escalier. Des communs (écuries et colombier octogonal) ont été bâtis avec un appareillage en damier de briques polychromes et de moellons en silex. Le parc a été réalisé par Georges Aumont. Édifié à flanc de colline, le domaine ouvre à l'Ouest sur un paysage vallonné par un cours d'eau, mêlant prairies et bois, tandis qu'à l'Est, l'avenue plantée d'arbres cadre sur la plaine. Le village, au Nord, a également une grande valeur patrimoniale (église, lavoir). 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château, les fossés qui l'entourent, le colombier et les communs, le portail d'honneur et l'avenue d'accès : inscription par arrêté du 15 décembre 2005.

 château de Cernières 27390 Saint-Pierre-de-Cernières

   
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Château de Canteloup

Au pied de la côte des Deux-Amants, à quelques pas des rives de la Seine et non loin de l'Andelle, au milieu de beaux jardins et de vieux arbres, s'élève le château de Canteloup, dans un petit vallon, voisin autrefois de futaies où l'on entendait le hurlement des loups, "cantus 1upi". Construit vers le commencement du XVIIe siècle, en briques et pierres, flanqué de quatre tourelle d'angle en encorbellement, le château présente, avec ses toits aigus et ses hautes cheminées, l'aspect des édifices du temps de Henri IV et de Louis XIII. De la côte des Deux-Amants, l'œil peut embrasser l'ensemble pittoresque de cette maison seigneuriale. Elle a dû être édifiée par la famille Hallé, dont l'un des membres, Jacques Hallé, seigneur du Val, échevin de Rouen, avait acheté, en 1608, de Henri de Chaumont, le fief de Canteloup, le plus important des fiefs d'Amfreville-sous-les-Monts. Le peintre Hackert, dans un tableau gravé par Dufour et désigné sous le nom de "Deuxième vue de la ville de Pont-de-l'Arche", dédiée à Le Boucher d'Ailly, seigneur d'Hocquincourt, a plaé au second plan le château de Canteloup. L'artiste le fait figurer, entouré d'arbres et de rochers, sur les bords de la Seine, assez près du Pont-de-l Arche, dans un paysage composé par lui et où il s'est peu préoccupé d'exactitude locale. Les rives de la Seine, en cet endroit, ont subi, il est vrai, bien des modifications successives, et on retrouverait difficilement aujourd'hui, auprès de Canteloup, ses contours tels que les avait peints Lantara dans sa jolie "Vue du Prieuré des Deux-Amans", gravée par Picquenot, et qui fut dédiée à Thiroux de Crosne, intendant de la généralité de Rouen. Le vallon de Canteloup était autrefois moins étendu. Un bras de la Seine, maintenant desséché et où l'on a trouvé, en 1841, le remarquable casque en acier, recouvert à l'extérieur de plaques d'or et d'émaux et donné au Musée du Louvre, le séparait d'une petite île, réunie depuis longtemps d'ailleurs à la terre ferme.

 La découverte de substructions antiques et des restes d'une tour ont même fait supposer que cette île avait été l'ancienne Tornholm, tandis que la grande île, sa voisine, aurait été l'Oscellus, occupée par les Normands en 857 et qui leur servit de campement jusqu'en 860. Il faut reconnaître qu'au pied d'une côte, dont le sommet escarpé pouvait servir de vigie pour surveiller les vallées de la Seine, de l'Eure et de l'Andelle, la position stratégique était excellente. C'est à l'un des vieux manoirs, auquel le château actuel de Canteloup a succédé, que se rattachent les souvenirs et les légendes des Deux-Amants. Une tradition, qui existe depuis des siècles, auprès de Canteloup et de Bonnemare, qu'ont recueillie l'Ermite en Normandie et M. de Fallue dans son Histoire de Radepont, place à la fin du XIIe siècle les amours tragiques de Mathilde de Canteloup et de Raoul de Bonnemare. Au retour de la croisade entreprise par Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion, Robert de Canteloup, qui y avait pris part, ne consentit à accorder la main de sa fille Mathilde à son cousin Raoul que s'il la portait sur ses épaules, sans s'arrêter, sans reprendre haleine, jusqu'au sommet de la côte. L'amant croit qu'il pourra porter celle qu'il aime jusqu'au bout du monde; il gravit toute la montagne, mais parvenu à sa cime, en faisant le dernier pas, il rend son dernier soupir. Mathilde, désespérée, se précipite du haut de la côte avec le corps de son ami et vient mourir aux pieds de son père. Robert de Canteloup, pris d'un tardif repentir, aurait fondé, sous le nom des Deux-Amants, un prieuré, où l'on faisait voir encore, vers la fin du XVIIIe siècle, un vase en bois placé sous l'autel de l'église et qu'on disait renfermer les cendres des amants.

 Les amours de Raoul de Bonnemare et de Mathilde de Canteloup, dont le tombeau était à l'abbaye de Fontaine-Guerard, appartiennent peut-être à l'histoire, mais les légendes, transformées à travers les âges, ont mêlé leurs noms à des récits dont l'origine est beaucoup plus lointaine. Le prieuré des Deux-Amants existait déjà au Xe siècle, si l'on en croit une note provenant du cabinet de d'Hozier et relative à la généalogie des Roncherolles. Pierre de Roncherolles, mort le 13 août 980, y avait été enterré, et il était question dans son épitaphe de conventions entre lui et les religieux, inscrites dans les chartes. Béatrix de Roncherolles avait fait dans ce prieuré une fondation en 1031, et Roger de Roncherolles, qui vivait en 1070, lui avait donné la dîme de ses moulins en 1120, année où il mourut le 30 septembre. Sa tombe était à côté du grand autel, tandis que celle de son fils Thibault, mort en 1140, se trouvait dans la chapelle, à main droite du monastère. Louis le Gros, monté sur le trône en 1108, fit aux religieux une donation, à laquelle Guillaume de Canteloup ajouta, vers 1130, le moulin de Canteloup. Il est probable que, comme les Roncherolles, les Canteloup avaient choisi le prieuré comme lieu de sépulture; du moins, deux personnages de cette famille, contemporains de Richard Cœur de Lion, y furent enterrés: Baudouin de Canteloup, fils ou petit-fils de Guillaume, et Jourdain de Canteloup, connu seulement pour avoir, en 1203, fait don au roi Jean d'un palefroi, afin d'obtenir la création d'une foire à Amfreville. Millin, dans ses Antiquités Nationales, a reproduit une pierre tombale qu'on lui a dit être celle de Baudouin de Canteloup. L'existence du prieuré sous le nom des Deux-Amants, avant 980, fait reporter à une époque antérieure l'aventure des jeunes amoureux, qui a donné son nom à la côte.

 Aujourd'hui, le château de Canteloup présente un corps de bâtiment rectangulaire à deux étages, cantonné aux angles par quatre poivrières. Un soubassement et des chaînes en pierres de taille structurent les façades en briques. La silhouette gracieuse du château est accentuée par la toiture haute en ardoises et par la couverture effilée des tourelles. Un clocheton et des lucarnes complètent les toitures. La chapelle et les communs datent également du XVIIe siècle. Au début du XXe siècle, un incendie détruit les combles du château. A ce sinistre succède la dégradation des intérieurs par les troupes d'occupation en1940-1944. Après la guerre, l'édifice est divisé en logement pour le personnel de la verrerie de Romilly. Depuis 1960, le domaine a bénéficié de restaurations qui l'ont mis en valeur. Situé au bord d'un ancien bras asséché de la Seine, le château possède un cadre boisé avec son parc arboré et le coteau voisin. Le domaine donne des vues sur les champs en bord de Seine, ainsi que sur les hameaux de Canteloup et du Val Pitant. Malgré la proximité de l'écluse de Pose-Amfreville, l'environnement a conservé un cadre rural préservé. 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures et les parties suivantes à l'intérieur: le rez-de-chaussée et l'escalier, le cellier (en sous-sol du chemin de Romilly), la chapelle et le commun sud-est: inscription par arrêté du 2 décembre 1997 

 château de Canteloup 27380 Amfreville-sous-les-Monts

 
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Château de Cahaignes

Le château a été construit au XVIIe siècle. L'édifice a longtemps été la propriété de la famille Claude de Boisdenemetz, qui a donné plusieurs maires à la commune. En 1848 y est décédée la fille de la compositrice Marie-Emmanuelle Bayon et de Victor Louis, Marie-Hélène-Victoire, belle-mère d'Alexandre Armand, marquis de Boidenemetz. Dans les années 1950 et 1960, le château a accueilli des colonies de vacances. Depuis les années 1980, l'édifice se délabre au fil du temps. Son dernier propriétaire Ernest Hubert Jean Picot s'est trouvé dans l'impossibilité de l'entretenir à la suite de son départ en maison de repos. Le domaine a été racheté en 2014 et devrait être remis en état, à suivre... En 1953, le château et son parc sont l'objet d'un classement au titre des sites naturels 

 château de Cahaignes 27420 Cahaignes

 
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Château du Buisson de May

La seigneurie du Buisson de May est attestée depuis le XVe siècle. Elle appartint pendant environ 300 ans à la famille de Bordeaux, notable de Vernon. Situé à proximité d'un ancien logis seigneurial, le château et le parc ont été réalisés par Jacques-Denis Antoine, architecte de l'Académie Royale, en 1781. L'édifice a connu quelques transformations au XIXe siècle et différents usages durant le XXe siècle (colonie de vacances, hôpital militaire, etc.). Apparenté au mouvement néo-classique, le château présente un corps de logis rectangulaire, cantonné aux angles par quatre pavillons symétriques surmontés de clochetons. L'austérité des façades en brique ou enduites met en valeur les frontons des ouvertures, les bossages en pierre aux arêtes des murs. L'aménagement du parc (hémicycles, perspectives en patte d'oie) renforce la monumentalité du site. Malgré la proximité de la RN13, le château a conservé ses vues lointaines, qui, au travers des bois environnant, ouvrent sur des paysages de plaines, l'accès d'origine a été tracé en diagonale par l'architecte afin de découvrir le château vu de trois-quart. 

 Éléments protégés MH : le château, les esplanades en hémicycle avec leurs murs de soutènement, les douves et le pont d'accès, les alignements en patte d'oie au nord et les perspectives : classement par arrêté du 10 février 1994. 

 château du Buisson de Mai 27120 Saint-Aquilin-de-Pacy 

 Téléphone : 01 39 58 02 81 

 
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Château de Brumare

Fief cité en 1367, château construit dans la première moitié du XVIIe siècle et a eu de nombreux remaniements au XIXe siècle au niveau de la façade antérieure du rez-de-chaussée, de la toiture et des pavillons latéraux. Brumare est l’un des plus beaux domaines du canton de Montfort sur Risle. Ce château, entouré de très belles hêtraies est un grand édifice blanc à deux étages surmontés de combles mansardés s’ordonnant de part et d’autre d’un haut pavillon central de trois étages et se terminant par deux pavillons de même hauteur. Une galerie vitrée a été ajoutée sur la façade sud au XIXe siècle. Dans le parc, une chapelle de XVIe siècle où l’on conservait le cœur d’un Montmorency décapité sur ordre de Richelieu. Le château comporte un hall d'entrée, une galerie, deux salons, une bibliothèque, une salle à manger, un bureau, treize chambres, six salles de bain, une salle de jeux et quinze chambres secondaires, également de nombreuses dépendances dont une maison de régisseur, un bûcher, un hangar, des écuries, une remise, une sellerie et une maison de gardien. Le domaine possède un parc boisé qui met en valeur le château avec ses rhododendrons et ses grands alignements d'arbres. Des vues se dégagent sur les plaines cultivées alentours, en particulier vers le hameau des Chèvres, les champs ainsi que les lisières des hameaux voisins participent à ce cadre rural... 

 Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château et de la chapelle, les pièces et leur décor, le salon chinois au rez-de-chaussée, les chambres nord-ouest, nord-est et sud-est et le boudoir attenant à cette dernière, la chambre au premier étage : inscription par arrêté du 13 mars 1978. 

 château de Brumare 27350 Brestot 

 Téléphone : 02 27 36 90 10 

 
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Château de Broglie

Le château actuel s'élève sur l'emplacement d'une antique forteresse dont l'histoire est étroitement liée à celle de la Normandie; deux tours en subsistent qui portent encore la marque des assauts de Dunois. Ensuite et surtout, les constructions, d'une noble simplicité, qui s'y sont adossées, sont devenues, depuis près de deux siècles, la principale résidence d'une des plus illustres familles de France, et se sont lentement appropriées aux habitudes et aux goûts des grands serviteurs du pays qui viennent périodiquement y chercher asile, loin des luttes et des déceptions de la vie publique. Les noms de Chambrais et de Broglie ne pouvaient manquer de figurer dans un ouvrage élevé à la gloire de la province normande. Le bourg de Chambrais, qui a pris le nom de Broglie depuis la lettre royale de 1742, est un des plus anciens de la région: en 1024, il était qualifié de villa optima dans l'acte par lequel Richard II le cédait au comte de Vexin. La seigneurie qui s'y était constituée fut probablement donnée, vers 1071, par Guillaume le Conquérant, à Henri de Ferrières, son compagnon et son ami: du moins est-il certain que le fils de ce dernier, Henri, deuxième du nom, la possédait au commencement du XIIe siècle, et que pendant six cents ans elle fit partie du patrimoine de la Maison. La forteresse, établie au plus haut de la colline, suivit les vicissitudes de la province normande: enlevée par les Anglais en 1418, elle fut reprise par Dunois en 1449, et ne figure plus dès lors dans l'histoire qu'à l'époque des guerres de religion, où catholiques et protestants se livrèrent, en 1589, une furieuse bataille à l'ombre de ses murs.

 En 1653, Chambrais appartenait à l'héritier de la maison de Ferrières, Eustache III, comte de Conflans, qui le vendit à Charles Le Comte de Nonant. Le gendre de celui-ci, Jacques Du Plessis, le revendit à Simon Arnaud, marquis de Pomponne. Enfin le château et ses dépendances furent acquis, en 1716, par François-Marie de Broglie, dans la famille duquel ils sont restés. Il est difficile de dire en quoi consistait, vers 1653, l'édifice qui servait de siège à la seigneurie. Dès le XVe siècle, les barons de Ferrières y avaient établi leur résidence, et la vieille forteresse, presque démantelée en 1449, avait dû être appropriée aux exigences de l'habitation. Mais rien n'autorise à croire que les nouvelles constructions aient eu grande importance: aucune trace n'en subsiste sur les lieux, ni aucun souvenir dans les annales du pays. La demeure proprement dite était sans doute peu seigneuriale, et c'est à la difficulté d'une réfection sur place, au milieu des ruines de l'ancien donjon, qu'il faut attribuer la hâte des deux acheteurs successifs à s'en dessaisir. Ils ont pourtant commencé un établissement nouveau, car la bâtisse proprement dite du château date sûrement du XVIIe siècle; mais elle était restée inachevée, n'ayant jamais eu plus d'un étage, et, selon toute vraisemblance, inhabitée jusqu'au dernier changement de propriétaire. Il ne semble pas que le comte de Broglie se soit beaucoup hâté de la mettre en état, puisque, huit ans après l'acquisition, il mourait dans sa terre de Buhy, et que le nouveau domaine n'apparaît guère comme résidence ordinaire de la famille qu'après l'exil de 1742.

 Quoi qu'il en soit, les Broglie lui ont imposé leur nom comme le cachet de leur gloire, et nul de ceux qui visitent ce château ne saurait ignorer l'histoire de l'illustre race à qui notre province doit ce fleuron moderne ajouté à son antique couronne. Les Broglie sont originaires de Chieri ou Quiers en Piémont, où ils étaient connus depuis 960, sous le nom de Gribaldi; leur nom actuel, Broglia ou Broglio, ne remonte guère au delà de 1200. En France, où elle avait pris du service, la famille commence d'être célèbre au XVIIe siècle. Le chef de la lignée, François-Marie, premier du nom, est tué au siège de Valence, au moment où il allait devenir maréchal; son fils Victor-Maurice obtient le bâton en 1724; son petit-fils, qui devait porter plus haut encore le renom de ses aïeux, est l'acquéreur de Chambrais. Entré de bonne heure au service, il se signale au siège de Fribourg, en 1713, par une action d'éclat, qui lui vaut la faveur de Louis XIV. En 1724, il est ambassadeur en Angleterre, maréchal de France en 1734; il gagne les batailles de Parme et de Guastalla, qui amènent la paix de 1735. En 1740, il est envoyé en Bohême où, après avoir inutilement guerroyé, il s'enferme dans Prague et y soutient le siège fameux que l'on sait. C'est le jour même du suprême combat livré sous les murs de la ville (20 août 1742), que Louis XV élève la baronnie de Ferrières en duché de Broglie. Aussi avisé politique qu'habile général, il refuse de défendre la Bavière, pays ravagé où son armée est incapable de tenir, et la ramène presque intacte en France. Mais là, il est accueilli par la plus injuste des disgrâces, et se voit exilé dans son domaine de l'Eure, qu'il a tout juste le temps d'achever et d'embellir, car il meurt en 1745. 

 Il laissait cinq enfants: l'aîné, l'héritier du titre et de la terre, Victor-François, né en 1718, était déjà maréchal de camp lors de la mort de son père. Vainqueur à Bergen, à Corbeck, à Minden, créé prince héréditaire du Saint-Empire, il est fait maréchal de France en 1759, à quarante et un ans. Il devait, lui aussi, connaître le retour de la faveur royale: en 1761, après la défaite de Fillinghansen, dont Soubise et lui se rejettent la responsabilité, il est, à son tour, exilé à Broglie où il emploie ses loisirs à aménager le parc du château. Le roi ne tarde pas à le rappeler, et la carrière des honneurs se rouvre devant lui. En 1778, il commande le pays Messin; en 1789 il est ministre de la guerre. Renvoyé dans son gouvernement, il est assailli, à Metz, par une émeute qui l'oblige à chercher asile auprès de Joseph II. Son fils, qui est député à l'Assemblé, monte à la tribune pour justifier la conduite du vieux maréchal, a la joie de le faire absoudre: Broglie est maintenu dans tous ses honneurs et charges. Mais il ne lui plait pas de rentrer en grâce auprès de la Nation qui est en train d'abattre le trône des Bourbons, et il va rejoindre le comte d'Artois lorsque celui-ci se décide à émigrer; on le trouve à la tête d'une division de l'armée des Princes. Les événements se précipitent sans qu'il puisse rentrer en France, il meurt en 1804. Son fils, Charles-Louis-Victor, suit une autre voie, mais il n'y rencontre qu'une fin plus tragique: au retour d'Amérique, il est élu député aux États-Généraux, embrasse les idées nouvelles et part pour l'armée où il est maréchal de camp, en 1792. On l'accuse de trahison, et il monte sur l'échafaud le 25 juin 1794. 

 L'admirable lignée d'hommes que cette famille porte à sa tête n'est pas près de s'épuiser: la victime de Robespierre laisse plusieurs enfants dont l'aîné, Victor, est pair de France en 1814, puis Grand Maître de l'Université, ministre des affaires étrangères, ambassadeur à Londres, et hors tout cela, un des esprits les plus libéraux, un des plus brillants écrivains de son temps. En 1816, il épouse la fille de Madame de Staël, et de cette union qui semble fondre ensemble toutes les formes et toutes les raisons de supériorité possibles entre les hommes, naît, en 1821, le chef actuel de la famille, le duc Albert de Broglie, à qui incombait la lourde tâche de ne pas déroger à une pareille origine. M. le duc de Broglie est trop mêlé à l'histoire présente pour qu'il soit permis d'apprécier ici son role politique. On sait qu'il fut l'un des principaux inspirateurs et l'acteur principal des diverses tentatives que le parti conservateur de France risqua, de 1872 à 1877, pour s'emparer définitivement du pouvoir. Au cours des luttes et des crises où il défendait sa foi monarchique et religieuse, il a été en butte à bien des attaques et peut-être à quelques injures; mais l'idée n'est jamais venue à personne de mettre en doute sa haute sincérité, son énergie d'âme et son grand talent. Aux yeux même de ses adversaires, M. de Broglie reste un des rares hommes d'Etat du pays, et sa valeur personnelle le met vraiment hors de pair. A coté du duc son frère cadet doit être nommé, autant pour ses rares mérites qu'en raison de sa fin tragique qui a ému la France. Auguste-Théodore, prince de Broglie, était sorti de l'école Polytechnique avec le second rang et s'était senti attiré vers la marine.

 Lieutenant de vaisseau en 1862, à vingt-huit ans, il avait quitté le service pour se consacrer à la profession religieuse, où sa science, ses talents et ses vertus avaient bientôt fait de lui une sorte de saint, vénéré de tous. Et, de fait, il est mort en martyr, tué par une folle envers laquelle il avait épuisé tous les trésors de son angélique bonté. Il habitait souvent Broglie, avec ses neveux, dignes d'une si belle ascendance, et il y était chéri. Le château, qui réunit encore la famille, chaque année, aux approches de l'été, est aménagé pour les goûts de littérature et d'art qui sont héréditaires dans la maison, comme les talents militaires et l'amour de la vie publique. Les canons pris par le grand Maréchal et donnés par Louis XV après le combat de Sandershausen, ne sont plus là, car ils ont disparu pendant la tourmente révolutionnaire; mais il reste la bibliothèque riche de 20000 volumes, et la longue série des portraits de famille où Madame de Staël apparaît au milieu des guerriers en cuirasse. C'est dans ce rapprochement de gloires diverses, unies en une même race et tendant à un même but, la grandeur de la patrie française, que réside le véritable intérêt du château de Broglie, et pour cette raison l'on trouvera peut-être qu'il valait une visite. 

 Éléments protégés MH : les façades et les toitures du château et des communs, le hall d'entrée, l'escalier avec sa cage et sa rampe, la chapelle, la bibliothèque des Ministres, la bibliothèque de Madame de Stael, le grand salon dit salon bleu, avec leur décor : inscription par arrêté du 25 février 1974. 

 château de Broglie 27270 Broglie

   
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Fourni par Google TraductionTraduction

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Symbole du double pouvoir de l'évêque d'Uzès et de la famille d'Anduze, le château du Cheylard d'Aujac s'installe au XIIe siècle au centre de la haute vallée de...
Château de Caveirac
Château de Caveirac
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30 - Gard
Autrefois égal en renommée au château de la Mosson, le somptueux château de Caveirac ne coûta pas moins de 1.635.000 livres à Jacques Boisson, riche banquier Nî...
Château de Castille
Château de Castille
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30 - Gard
Bastide datant du XVIIe siècle, restaurée à la fin du XVIIIe siècle par Gabriel Joseph Froment, baron de Castille, qui remanie à l'antique le vieux château et a...
Château du Castellas
Château du Castellas
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30 - Gard
Un castrum primitif attribué à l'époque romaine aurait existé sur les lieux. Une simple tour, noyau du futur château, était peut-être installée sur une motte fé...
Château de Cardet
Château de Cardet
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30 - Gard
Domaine occupé par la même famille depuis le XIVe siècle. C’est vers 1710 que le seigneur de Cardet de l’époque, M. de Bouzanquet, lui donna son allure actuelle...
Tour Carbonnière
Tour Carbonnière
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30 - Gard
Cette tour Carbonnière est en lien avec les remparts d'Aigues-Mortes, défendant l'approche de la ville. Construite à la fin du XIIIe siècle, dans le même style ...
Château de Calvières
Château de Calvières
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30 - Gard
Le château de Saint-Laurent-d'Aigouze appartenait au XVIIe et XVIIIe siècle à la famille de Calvières, et la marquise de Bernis-Calvières le vend en 1848 à M. V...
Château de la Calvière
Château de la Calvière
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30 - Gard
Château construit vers 1754 par Rollin, architecte de la province de Languedoc, pour le marquis de Calvière, sur l'emplacement d'un couvent. Conçu et construit ...
Château de Brésis
Château de Brésis
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30 - Gard
Le château fort de Brésis fut sans doute bâti sur une ancienne villa romaine. Il appartient a la famille des Hérail au XIIe siècle. L'édifice échoit à Pierre Hé...
Château de Blauzac
Château de Blauzac
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30 - Gard
Le castrum de Blauzac, situé près de la voie romaine d'Uzès à Nîmes, est cité dès 1136 et en 1209, le comte de Toulouse le cède à l'évêque d'Uzès. De nombreux c...
Château de Belvézet
Château de Belvézet
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30 - Gard
Le castellas de Belvezet peut se comparer à celui d'Allègre, de Montalet à Molières-sur-Cèze, de Gicon à Chusclan ou à l'arque de Baron et au castellas de Saint...
Château de Beaucaire
Château de Beaucaire
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30 - Gard
Bâti au XIe siècle, le château de Beaucaire constitue un des plus beaux ensembles fortifiés du sud de la France. Originellement entouré d'une vaste enceinte, do...
Château de la Basse-Cour
Château de la Basse-Cour
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30 - Gard
Le château de la Basse-Cour est une construction de plan rectangulaire datant des XVIIe-XVIIIe siècles. Corps de bâtiment que délimite la tour carrée avec deux ...
Château de Barjac
Château de Barjac
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30 - Gard
Barjac occupe une position stratégique à la porte du Bas-vivarais et constitue un important lieu de passage (pèlerinages, foires..). Les Barjac premiers seigneu...
Château d'Aubais
Château d'Aubais
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30 - Gard
La colline d'Aubais a été fortifiée de bonne heure, puisqu'un castrum y est déjà mentionné en 1179. Au treizième siècle, cette seigneurie appartenait aux Langus...
Château d'Assas
Château d'Assas
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30 - Gard
Ce bâtiment illustre magnifiquement la période faste du Vigan. Appelé château d'Assas depuis son rachat par les Assas Faventines en 1850 (après avoir été vendu ...
Château de d'Aramon
Château de d'Aramon
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30 - Gard
Le château domine la vieille ville d’Aramon et la vallée du Rhône. La partie la plus ancienne est un donjon, carré et massif, datant de Philippe le Bel. Bien p...
Citadelle d'Alès
Citadelle d'Alès
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30 - Gard
Connue aussi sous le nom de "Fort Vauban", la Citadelle d'Alès, construite en même temps que celles de Saint-Hippolyte-du-Port et de Nîmes, est probablement due...
Forteresse d'Aigues Mortes
Forteresse d'Aigues Mortes
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30 - Gard
Aigues-Mortes, ville fondée par Louis lX, est à son origine un port d'embarquement vers la Terre Sainte et de commerce. Cette bastide a été pourvue d'une encein...
Château de Troménec
Château de Troménec
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29 - Finistère
Les vestiges du manoir de Troménec, qui semblent dater du XVIe siècle, s’élèvent au bord d’un lavoir, dans le vallon. Ces ruines, encore assez importantes, ont ...
Château de Trohanet
Château de Trohanet
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29 - Finistère
Le château a conservé une part importante de sa structure du XVIIe siècle. La recomposition des façades sud et est, vers 1880, est une bonne illustration des mo...
Château de Trévarez
Château de Trévarez
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29 - Finistère
Bâti sur le modèle de celui de Pan, à la limite de la forêt de Laz, couronnant le versant nord des Montagnes Noires, le château de Trévarez dresse aujourd’hui s...
Château de Trémazan
Château de Trémazan
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29 - Finistère
Présentation : le château fort de Trémazan a été construit par la famille du Chastel dans la première moitié du XIVe siècle et au XVe siècle. En raison de son i...
Château de Trébodennic
Château de Trébodennic
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29 - Finistère
Le constructeur de ce château s'appelait Alain du Poulpry seigneur de Lanvengat, ecclésiastique du haut clergé du Léon, juriste, conseiller au parlement de Bret...
Château du Taureau
Château du Taureau
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29 - Finistère
Placé à l'entrée de la baie de Morlaix, l'îlot du Taureau était d'une importance stratégique pour la défense de celle-ci. Un premier château, construit en 1521,...
Château de Rustéphan
Château de Rustéphan
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29 - Finistère
Le château aurait été construit, à l'origine, par Etienne, comte de Penthièvre, au XIIe siècle. Les vestiges actuels remontent à la reconstruction du XVe siècle...
Château de Rosmorduc
Château de Rosmorduc
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29 - Finistère
Le château est construit sur une ancienne motte féodale. Le manoir primitif était protégé par une enceinte trapézoïdale cernée de douves, avec une face donnant ...
Château de Roch Morvan
Château de Roch Morvan
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29 - Finistère
La première mention du château date de 1263, mais il est incontestablement plus ancien. Situé sur un emplacement défensif de premier ordre, il était une des plu...
Château de Mesléan
Château de Mesléan
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29 - Finistère
Il y a quelques décades, quand le Brest des Lettres et des Arts, les Mme Perdriel-Vaissière, la délicate poétesse, Saint-Pol-Roux, toujours magnifique, Erwan M...
Château de Maillé
Château de Maillé
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29 - Finistère
La chapelle de Maillé fait partie de l'ensemble du château de Maillé, classé en 1981. A l'époque, la chapelle n'avait pas été présentée. L'histoire de cette cha...
Château de Lesquiffiou
Château de Lesquiffiou
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29 - Finistère
Le château de Lesquiffiou a été construit au XVIIe siècle, probablement sur l'emplacement d'un manoir plus ancien dont subsiste le pigeonnier du XVIe siècle. Le...
Château de Lanniron
Château de Lanniron
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29 - Finistère
Le château de Lanniron a été construit au XVIIe siècle pour Mgr François de Coetlogon, à l'emplacement de l'ancienne résidence d'été des évêques de Quimper au b...
Château de Kervézec
Château de Kervézec
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29 - Finistère
L'origine du manoir de Kervézec est très obscure : on ne retrouve aucune mention de terre noble à cet endroit dans les réformations de 1481 et 1535. La première...
Château de Kervéatoux
Château de Kervéatoux
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29 - Finistère
La construction du manoir primitif, selon un plan en L, date au XVe siècle. Premier agrandissement au XVIIe siècle, puis transformation en ferme. L'aile Est dev...
Château de Keruzoret
Château de Keruzoret
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29 - Finistère
Le manoir de Kéruzoret est construit autour de 1500 par Hervé 1er de Kersaintgilly; son descendant, Hervé II, obtient l'autorisation de construire une chapelle ...
Château de Kerriou
Château de Kerriou
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29 - Finistère
Château construit en 1906 par l'architecte rennais Jean-Marie Laloy pour le comte Henri de Legge et son épouse, Cecilia Monteiro de Barros, sur le domaine de l'...
Château de Kerouzere
Château de Kerouzere
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29 - Finistère
Le château de Kerouzere constitue un parfait exemple de ce que le terme château fort décrit; austérité et puissance. Pillé par les paysans il sera restauré dans...
Château de Kerousien
Château de Kerousien
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29 - Finistère
Château construit au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle; agrandissement latéral au début du XXe siècle par M. de Carné. Bâtiment de plan symétrique, le ...
Château de Kérouartz
Château de Kérouartz
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29 - Finistère
La famille de Keroüartz, entrera dans l’histoire à la époque où légende et merveilleux se confondent en cette journée du 26 mars 1351. De cette héroïque épopée ...
Château de Kernévez
Château de Kernévez
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29 - Finistère
L'ancien château de la Villeneuve, attesté au Moyen Age et connu par des documents graphiques de la première moitié du XIXe siècle, existait encore en 1848. Il ...
Château de Kerjean
Château de Kerjean
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29 - Finistère
A la fois château fort et symbole de la Renaissance en Bretagne, le château de Kerjean dévoile aux visiteurs une histoire très mouvementée qui façonne la person...
Château de Keriolet
Château de Keriolet
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29 - Finistère
Kériolet, distant d’un kilomètre environ de ancien bourg de Beuzec-Cong, n’était jadis qu un modeste manoir. Un Jehan de Trévaré, sieur de Kéryollet, est représ...
Château de Kergroadez
Château de Kergroadez
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29 - Finistère
Le château de Kergroadez a été bâti entre 1602 et 1613, selon un plan inspiré de celui du château de Kerjean, édifié quelques quarante ans plus tôt: il est cons...
Château de Kergournadeach
Château de Kergournadeach
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29 - Finistère
Construit à la fin du XVIe siècle, ce château fut habité pendant 150 ans avant d’être volontairement détruit par ses propriétaires vers 1760 et exploité comme c...
Château de Kerazan
Château de Kerazan
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29 - Finistère
Sur la route qui, de Pont-l’Abbé, mène à Loctudy, on rencontre la chapelle de Notre-Dame des Croix, sise justement à un croisement de routes, et dont l’origine...
Château de Keranroux
Château de Keranroux
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29 - Finistère
La Seigneurie de Keranroux, connue depuis 1301, a été cédée au XVIIIe par la famille du Parc à Madame de la Fruglaye, née Sophie de Caradeuc, fille de Louis Ren...
Château de Kerampuil
Château de Kerampuil
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29 - Finistère
Installé auprès des vestiges d'un édifice habité au XVIe siècle par le procureur à la Cour de Carhaix et par Gilles de Kerampuilh, chanoine de la collégiale Sai...
Château de Hénant
Château de Hénant
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29 - Finistère
La partie la plus ancienne du château remonterait au XVe siècle. La chapelle et la tour polygonale datent du XVIe siècle. Le reste du bâtiment a été reconstruit...
Château de Guilguiffin
Château de Guilguiffin
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29 - Finistère
Manoir attesté dès le XVIe siècle. Nicolas-Louis de Ploeuc confie la direction des travaux du château à l'architecte Nicolas Pochic en 1750. L'ancien donjon est...
Château de la Coudraie
Château de la Coudraie
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29 - Finistère
En bordure du chemin qui prend au village de Stang-ar-Bacol, sur la route de Quimper à Plonéour-Lanvern, et conduit au bourg de Tréméoc, on ne peut manquer l’en...
Citadelle de Concarneau
Citadelle de Concarneau
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29 - Finistère
Doté d'une source, le site de Concarneau "naturellement défendu" est occupé très tôt par les hommes. Ville close par excellence, la cité maritime établie sur l´...
Château de Cheffontaines
Château de Cheffontaines
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29 - Finistère
Au nombre des places fortes, le château féodal de Kergoat et le château de Bodigneau figuraient en bonne et due place dans le système de défense de la Cornouail...
Château de Chef du Bois
Château de Chef du Bois
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29 - Finistère
Le château est un ensemble dont l'évolution est assez mal connue et qui présente d'importants remaniements. Il ne semble rien subsister du manoir initial, const...
Château de Brest
Château de Brest
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