Citadelle d'Alès
Connue
aussi sous le nom de "Fort Vauban", la Citadelle d'Alès, construite en
même temps que celles de Saint-Hippolyte-du-Port et de Nîmes, est
probablement due aux plans du célèbre ingénieur des fortifications. Il
n'existe pas sur ce point, d'indications précises dans les Archives
Régionales, mais on possède assez de renseignements sur la date de la
construction pour confirmer la vraisemblance de cette tradition. C'est
en 1686, en effet, que l'Intendant du Languedoc décida que la
construction serait financée sur les fonds de la Province; les
procès-verbaux de l'Assiette de Nîmes enregistrent, le 14 juin 1687,
l'ordonnance de Nicolas de Lamoignon, enjoignant de presser cette
construction. Les États de Languedoc règlent, le 29 octobre 1697,
diverses fournitures pour le même objet, et abordent la liquidation des
indemnités aux propriétaires des sols occupés. La construction fut
pratiquement terminée avant le 22 août 1688, date à laquelle on
transfère dans la Citadelle les meubles des officiers de la garnison. La
même année, M. de la Trousse, commandant en second de la Province,
écrit à la Comtesse de la Fare pour ordonner la translation de quelques
pièces d'artillerie dans la citadelle. Ce nouveau fort occupait
l'emplacement des châteaux Comtal et baronnial, édifices ruinés au cours
des troubles du début du XVIIe siècle; le dégagement des abords fit
disparaître d'autres immeubles, parmi lesquels le Couvent des Capucins.
Le règlement des indemnités d'expropriation s'étala sur plusieurs
années, puisque cette question fut encore évoquée aux États Provinciaux
de 1695 où l'on estima à dix mille livres la valeur du sol et de la
demeure du comte d'Alès. D'après un plan du XVIIIe siècle, les bastions
portaient les noms suivants : bastion de la Roque, bastion Camus,
bastion de la Ville, bastion des Capucins, bastion Royal, bastion de la
Prairie. L'entrée principale ne se trouvait pas dans une courtine, mais
au milieu d'une face du bastion Royal; une autre entrée, ou poterne,
s'ouvrait dans une courtine, et était défendue par une Place d'Armes. A
partir de 1789, les casernes construites à l'intérieur du fort reçurent
des prisonniers, et, depuis la Citadelle a conservé cette destination
pénitentiaire. Toutefois, quelques bâtiments latéraux, accessibles
directement par la poterne, ont été laissés à la Municipalité pour des
oeuvres sociales et culturelles( musée, Bibliothèque, salles de réunions
de société locales).
Éléments protégés MH : les
bastions avec leurs échauguettes, courtines, porte et pont d'accès :
inscription par arrêté du 24 mai 1973.
citadelle d'Alès ou fort Vauban 30100 Alès

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